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    Battleship Island
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Battleship Island" et de son tournage !

    Naissance du projet

    C'est lorsqu'il a découvert une photo de l'île-Cuirassé que Ryoo Seung-wan a eu l'idée de faire ce film. Le réalisateur a ainsi immédiatement pensé à une histoire d'évasion, l'île ressemblant à une gigantesque prison. Il raconte : "Si je me retrouvais coincé dans un endroit pareil, je n'aurais qu'une envie – c'est de m'évader ! Mais si on veut être réaliste, il est impossible de fuir un lieu comme celui-là, très loin de toute terre habitée et encerclé par une mer déchaînée. En revanche, au cinéma, on peut rendre possible ce qui ne l'est pas dans la vie réelle. Certains ont réussi à s'évader de l'île, et d'autres pas, mais il n'existe aucun document d'archive prouvant que 400 personnes sont parvenus à prendre la fuite. C'est peut-être le fait qu'il n'y ait jamais eu d'évasion collective qui m'a donné envie de faire ce film."

    Un film ambitieux

    The Battleship Island est l'une des productions coréennes les plus ambitieuses de tous les temps. Le film a en effet nécessité six mois de tournage, de gigantesques décors extérieurs et des séquences d'action d'une envergure inédite.

    Recréer le camp de travail

    L'un des défis majeurs de la conception du film a consisté à reconstituer le camp de travail situé sur l’île d’Hashima. Pour ce, le chef-décorateur Lee Hwo-Kyung s'est rendu sur les lieux et a mené d'importantes recherches. Il a ensuite supervisé la construction d'un gigantesque décor extérieur à Chuncheon et il aura fallu trois mois pour le mettre au point et six mois pour le bâtir. Le plateau regroupait le tristement célèbre "escalier de l'enfer", les mines, les immeubles d'habitation, les toilettes publiques etc. Installé sur un site de 132 000 m2 – soit les deux-tiers environ de l'île de Hashima –, le décor était d'une superficie de 66 000 m2.

    Une île artificielle

    C'est en 2015, lors de la sortie de Beterang, son précédent film, que Ryoo Seung-wan s'est rendu au Japon et a découvert l'île. Sur place, le metteur en scène a été sidéré par cet endroit incarnant parfaitement la conquête de la nature par l'homme. "D'après les archives, environ 5 000 personnes ont vécu sur un espace d'une surface équivalente à deux terrains de football. Du coup, j'ai forcément imaginé un espace extrêmement exigu. Pourtant, on est frappé par les gigantesques colonnes qui se trouvent là où le charbon est extrait et traité, et la vision des débris de matériel et des installations suscite un climat troublant. Cette île artificielle, construite de toutes pièces au milieu de l'océan, suscite toutes sortes d'émotions. Je me suis senti abasourdi, et rempli d'effroi, mais aussi ému et inspiré – j'ai eu le sentiment que je pouvais signer un film qui ne ressemble à rien de ce qu'on a déjà vu au cinéma", se rappelle-t-il.

    Les décors

    Une bonne partie des décors a été construite à Chuncheon, une ville de Corée du Sud d'environ 250 000 habitants. Ryoo Seung-wan explique : "Comme je connaissais la véritable île-Cuirassé, je savais que je ne pourrais pas me satisfaire d'un décor banal. En réalité, il a fallu construire l'île dans son intégralité. Je souhaitais tourner le film en extérieurs, et pas en studio. On a bâti la mine de charbon, le tapis roulant, la cantine et l'appartement où se trouve le sinistre "escalier de l'enfer". Une fois le décor achevé, j'ai félicité notre chef-décorateur tellement j'étais heureux ! J'avais l'impression de découvrir un décor hollywoodien des années 30 ou 40."

    Eclairage

    L'éclairagiste Lee Sung-Hwan a utilisé des lampes à incandescence et des lampes-torches pour accentuer l'authenticité de chacune des scènes. Et pour s'inscrire dans le style du film, il s'est servi d'un tissu de soie de 30 m pour atténuer la luminosité du soleil.

    Note d'intention du cinéaste

    "Dès l'instant où j'ai vu une photo aérienne de l'île et découvert son histoire, j'ai compris qu'il y avait là une formidable histoire qui méritait d'être racontée. Je pense que la plupart des gens ne peuvent qu'être choqués en découvrant les images de l'île-Cuirassé et de son histoire. C'est aussi ce que j'ai ressenti et c'est cette simple photo qui m'a donné envie de m'engager dans ce projet.

    J'ai toujours eu envie de réaliser un film sur ceux qui ont vécu l'occupation de la Corée par le Japon. Je tenais au réalisme, même si le film n'est pas un documentaire : je n'ai jamais cherché à m'inspirer de documentaires sur l'île-Cuirassé. L'intrigue s'inspire d'événements historiques, mais ce projet est avant tout une oeuvre de fiction. Ce que j'ai surtout cherché à faire, c'est de pousser le spectateur à prendre quelques instants, après la projection, pour repenser à l'île-Cuirassé…"
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