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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Ava" et de son tournage !

Origine du scénario : un chien noir

Ava résulte du scénario de fin d'études de Léa Mysius, qu'elle a dû écrire très vite parce qu'elle était en retard pour le rendu. L'histoire du film est par ailleurs née d'une vision que la cinéaste avait d'un chien noir, famélique et étrange, qui traverse une plage bondée, pleine de chair, de cris et de crème solaire... Léa Mysius poursuit :

"L’image du chien noir était déjà présente dans un de mes courts-métrages, Les Oiseaux-tonnerre. J’avais envie avec ce scénario d’explorer plus loin. Le chien ici est une sorte de guide entre les gens, les lieux. Il fait la jonction entre l’artificiel et le sauvage, entre le réel et le fantasme. Il accompagne Ava dans ce voyage vers la sensualité et la sexualité. C’est lui qui la mènera vers Juan. La jeune fille, d’abord intéressée par le chien (d’aveugle) finira par s’intéresser au maître. Elle passe de l’enfance à l’âge adulte."

Inspirations diverses

Même s'il y a beaucoup de choses relatives au vécu de Léa Mysius dans Ava, le film n’est pas autobiographique pour autant. "Les décors sont les lieux de mon enfance et les personnages et les situations sont inspirés de choses que je connais ou que j’ai lues, vues", précise-t-elle. Le personnage de Juan est quant à lui inspiré d'un garçon qu'elle a réellement connu, un jeune du collège qui se faisait rejeter violemment par les professeurs et les élèves parce qu’il était gitan.

Côté casting

Si Noée Abita, l'interprète de Ava, a été relativement facile à trouver, les choses ont été plus compliquées en ce qui concerne Juan. Pour sélectionner celui qui allait se glisser dans la peau de ce personnage, Léa Mysius a entrepris un long casting sauvage où elle s'est rendue dans une cinquantaine d’aires de gens du voyage autour de Paris, puis dans le Sud de la France. "On a vu environ trois cents personnes, et on l’a trouvé à côté de Bordeaux. Je l’ai aperçu tout timide sous sa casquette et j’ai su tout de suite, comme pour Noée, que ça allait être lui. C’était un deuxième coup de foudre", se rappelle la réalisatrice.

Le choix du 35 mm

C'est le directeur de la photographie Paul Guilhaume qui a convaincu Léa Mysius d'utiliser du 35 mm pour tourner Ava. La cinéaste explique au sujet de ce format : "Ce qui m’intéressait dans le 35mm c’était la matière et la couleur. Ava est un film sur le corps et les éléments : le vent, le sable, l’eau… la matière en général. C’est un film d’été plein de couleurs et de soleil. Je voulais une image sublimée. Même si on arrive à faire de belles choses en numérique, je trouve que c’est plus difficile d’y faire émerger autant de force et de poésie qu’en pellicule."

Process

Léa Mysius a, dans un premier temps, écrit le scénario d'Ava en fonction des décors puis a fait le découpage à l’avance en compagnie du directeur de la photographie Paul Guilhaume. Elle se rappelle : "Nous avons beaucoup préparé ensemble avec Paul Guilhaume et Esther Mysius, la décoratrice, parce que pour nous les décors font la lumière et la lumière fait les décors. Quand on arrive sur le plateau, on sait où poser la caméra et quels plans on va faire même si on s’adapte aux imprévus et aux comédiens. Ça laisse une grande liberté sur le moment pour changer des choses ou travailler le jeu des comédiens parce qu’on sait qu’on part d’une base réfléchie. Et tout le monde peut anticiper les choses à son poste."

Les débuts de Noée Abita

Noée Abita a 18 ans et est en Terminale au moment du tournage de Ava. Rêvant depuis toute petite de devenir actrice, la jeune femme est, il y a un an, allée dans une agence pour se renseigner et passer des castings. C'est à ce moment qu'elle a lu le scénario de Ava. "J’étais avec une amie. On nous a envoyé une petite scène à apprendre. On a passé le casting toutes les deux. On a lu la scène, Léa nous a parlé du film", se souvient la jeune comédienne.

Une musique organique

Léa Mysius voulait que la musique de son film soit très organique, avec des cordes et des sons concrets, des frottements, des grattements, des bruits très proches pour "sentir la matière". La réalisatrice développe sa collaboration avec la compositrice Florencia Di Concilio : 

"A l’image du chien noir qui traverse la plage bondée du début du film, je souhaitais que la musique habite les images en contre-point des musiques additionnelles. Qu’elle soit souterraine, physique, qu’elle déstabilise et bouscule l’inconscient pour faire émerger l’émotion. Avec Florencia, nous avons abordé le film de manière artisanale et empirique. Nous avons donc décidé de l’enregistrer avec des micros très proches de l’instrument et du musicien pour chercher un son brut, assez sale. Notre idée était de faire surgir une harmonie tonale de la musique d’abord chaotique et agressive. Au fur et à mesure qu’Ava devient aveugle ses sens se développent, elle s’ouvre, fait confiance aux autres, tombe amoureuse. Le même thème se déploie petit à petit jusqu’à se résoudre. L’harmonie se trouve. Parce qu’en définitive, Ava est une histoire d’amour."
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