La comtesse aux pieds nus. La princesse c'est Ava Gardner. L'histoire de la montée d'une star. Un film sorti en 1954, une exellent film mais avec beaucoup de longueurs. Mais certes, un grand film néanmoins, Beaucoup de psychologie. Un film tourné intégrallement à hoolywwod, mais le film part loin, en Espagne et en France. La riviera se transforme en océan pacifique.
La comtesse aux pieds nus commence, chose curieuse, par ce qui devrait être la scène finale : un enterrement, celui de Maria Vargas, petite danseuse espagnole devenu star hollywoodienne en quelques mois et personnage principal du film ( elle est jouée par la resplendissante Ava Gardner ). Cette étrange façon de commencer par la fin n'est pas un caprice du réalisateur mais bel et bien le moteur principal du scénario : à tour de rôle, différents personnages racontent par flash-back la triste destiné de Maria, dont la mort, qui se rapproche un peu plus à chaque flash-back, semble à la fois insupportable et pourtant inévitable. Cette impression, qui met à mal les nerfs du spectateur, renforce ce sentiment de fatalité propre aux tragédies. De plus, cette narration faites par plusieurs personnages permet d'avoir différentes vision du personnages de Maria Vargas, personnage assez énigmatique qui m'a fais pensé à Carmen, une femme fière et libre, du moins au début, car après s'être marié, mariage qui fais d'elle une comtesse, elle supporte mal son titre mais se plie au mœurs des nobles jusqu'au jour où son mari, apprenant qu'elle le trompe, la tue. Cette mort pourrai être, comme celle de Carmen, sa dernière lutte pour la liberté, seulement voilà, le réalisateur, craignant sans doute que ce personnage perde subitement l'affection du public après avoir fais cocu un mari si parfait, lui a donner une raison noble pour commettre cet adultère : le mari est stérile et désespéré de ne pouvoir poursuivre la lignée, elle passe donc par un autre pour lui faire un enfant. Le personnage garde ainsi la sympathie du spectateur mais perd une grande partie de sa grandeur, dommage… Mais cette fin heureusement à peine décevante ne gâche en rien ce chef-d'œuvre cinématographique aux acteurs touts simplement parfaits et aux décors absolument magnifiques qui mérite amplement son succès.
Film le plus personnel de Mankiewicz qui offre une réflexion sur les illusions du cinéma dans une version désenchantée de Cendrillon . Comme toujours chez Mankiewicz , flashs back habiles, changement de points de vue, faux semblants et dialogues ciselés, confrontation peuple, bourgeoisie et aristocratie. Interprétation impeccable . Le film est devenu un classique instantané en France , même si l'on peut penser , avec le public américain de l'époque, que le tout est est sans doute trop bavard et que, finalement, la thématique , hors cinéphilie prononcée, est bien peu universelle .
Un grand classique porté par deux monuments du cinéma : Humphrey Bogart et Ava Gardner mais finalement une grande déception. L'ensemble est mal ficelé, parfois mal joué (le duel des riches par exemple). L'histoire n'a guère de sens. Restent les 2 acteurs principaux qu'on a plaisir à voir.
Flashbacks sur la vie d’une star racontée en voix off, notamment par un immense Humphrey Bogart, témoin et confident privilégié d’une Ava Gardner resplendissante. Libéré de ses obligations auprès des grands studios et cumulant les casquettes de metteur en scène, scénariste et producteur, Joseph L. Mankiewicz donne à ce conte une image acerbe du monde hollywoodien et de l’aristocratie jet-setteuse. La richesse de la prose narrative, incisive, parfois tendre mais toujours pertinente, est révélatrice d’un état satirique amer. La galerie des seconds rôles également, atteignant son apogée avec celui d’Edmond O’Brien. Un très beau film, mélancolique, affublé de longueurs toutefois.
Derrière le chef d’œuvre de Mankiewicz qui réunit Ava Gardner et Humphrey Bogard, je ne vois qu’un drame en trois actes bavard et ennuyeux. Mankiewicz utilise en voix off omniprésente tour à tour la voix des trois comédiens successifs qui seront les hommes de la vie de la Comtesse. J’accepte le concept sur la première partie souvent synonyme de mise en place dans les films ; mais lorsque je m’aperçois que c’est l’essence même du film çà finit par m’être pénible. De plus cette voix off vient percuter des plans ou des dialogues qui ne font que la faire bégayer. Très vite ce film tourne au roman-photo avec des comédiens devenant empruntés dans leur mutisme. Et pourtant ce film avait tant à dire sur les stars et les personnes qui se cachent sous le vernis : les failles, le conflit de loyauté via à vis de son milieu d’origine, la perte de repère et de sens. Tous ces thèmes sont bien présents et font jaillir quelque fois une étincelle, mais le parti pris artistique et la mise en scène ampoulée m’ont laissé de marbre devant ce que beaucoup appellent un chef d’œuvre. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un comte de cendrillon qui vire à la catastrophe... dans un contexte de stars de cinéma et de milliardaires, on est dans les années 50. Un casting de référence et une histoire - aux dialogues près, un peu longuet - qui s égrène de manière fluide ... on peut également apprécier ce retour en arrière, ce contexte qui semble suranné mais qui peut s apprécier.
C'est une réalisation de Mankiewicz, qui date un peu donc, l'affiche nous le rappelle d'ailleurs, de part sa construction. Le film comporte deux stars, Bogart et Gardner. Ce qui est original c'est la façon de narrer l'histoire de cette jeune espagnole, devenue une star du cinéma hollywoodien un peu malgré elle, par la fin et en donnant la parole à divers personnages dont le fameux scénariste incarné par Bogart.
je n'ai réussi à regarder ce film que par intermittence, d'un part parce qu'il y a des dialogues interminable et d'autre part parce que ma provision de kleenex n'aurait pas suffit tellement c'est larmoyant. la fin pourtant originale m'a fait éclater de rire tellement c'était insolite ...
Ce film appartient à la catégorie de ceux qui vieillissent mal, l'action traine en longueur et les 2 premières parties un peu bavardes, n'apportent pas grand chose au dénouement final qui est, de fait, même si on le sent venir, la seule partie originale et réussie du scénario. La manière de filmer, les éclairages, les maquillages, le dialogue en phrases longues qui sont plus du domaine de l'écrit que du parler, sont aujourd'hui totalement surannés. Ava Gardner ne s'en sort pas très bien, malgré sa sublime beauté, Humphrey Bogart en metteur en scène, ami, parrain ténébreux de la pseudo vedette Maria est beaucoup plus convaincant
Une relecture moderne du conte de Cendrillon, avec une construction du récit intéressante mais alourdi par trop de bla-bla sirupeux, en dépit d’un casting prestigieux.
6 196 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 9 mai 2021
Je m'attendais à beaucoup plus de la part du réalisateur de ce film. N'était-il pas le réalisateur de Ève qui 'était une merveilleuse œuvre satirique avec des personnages intéressants et crédibles. Ce film m'a semblé être écrit de manière pesante avec une série de personnages unidimensionnels la plupart étant des clichés. Humphrey Bogart a fait de son mieux mais Ava Gardner n'était pas satisfaisante bien que belle à regarder c'est une poupée de papier. Edmond O'Brien a bien joué son rôle superficiel mais j'ai été étonné d'apprendre qu'il avait eu l'Oscar face Steiger, Cobb et Malden pour leurs grands rôles dans Sur les quais. Je tiens Joseph Mankiewicz pour responsable car si ce film avait été bien mieux réalisé il aurait pu être vraiment intriguant...
Un beau titre, représentatif de l’itinéraire de cette femme devenue comtesse, née dans le dénuement et le ruisseau. Itinéraire singulier pour cette femme sensuelle, aucun des trois hommes qu’elle va suivre (trois hommes représentant trois milieux « décadents », celui du cinéma de studio, celui de l’argent roi et celui de l’aristocratie mourante) ne devenant, pour des raisons différentes, son amant. Un magnifique film, dont la qualité principale est l’écriture. Ecriture du film, qui consiste en une succession de flash-backs, narrés par trois personnages différents. Avec des innovations (du moins, à ma connaissance) : à l’intérieur d’un flash- back, un autre, narré par -encore- un autre personnage ; dans deux flash-backs différents, la même scène racontée deux fois, sous un angle et par un personnage différent. Ecriture des dialogues, certes abondants, mais fins et ciselés. Pour cela, Joseph Mankiewicz a parfois été qualifié d’homme de théâtre ou de littérature. Ce serait oublier la pertinence de sa mise en scène cinématographique, discrète, mais à la fois adaptée, intelligente et expressive. Le choix des plans épouse parfaitement l’évolution de la situation ou la psychologie des personnages. Dans sa démarche, Mankiewicz s’oppose à la tradition spectaculaire Hollywoodienne : au moment de la découverte de la « comtesse », il ne montre que les spectateurs du cabaret qui la regardent, elle n’existe alors que par l’image et l’effet qu’elle produit ; entre les deux personnages principaux, interprétés par les deux stars du film, aucune idylle n’aura de place et la relation restera parfaitement platonique ; et lors de la disparition de la comtesse, le spectateur n’entendra que le bruit de coups de feu. Cette « opposition » s’exprime aussi par le verbe, le personnage de Harry étant bien sûr son alter égo : il fait passer par sa bouche nombre de ses réflexions et considérations sur son art, et sur l’univers de sa production : rapports et parfois interdépendance entre la réalité et la fiction, rôle fondamental du réalisateur, pouvoirs excessifs des producteurs, le tout dans une vision désenchantée … Une œuvre majeure du cinéma Américain, extrêmement riche, toujours intelligente, parfois émouvante, de surcroît magnifiquement servie et portée par le charisme de Humphrey Bogart et l’éclat de Ava Gardner.
Après un début prometteur sur les cyniques coulisses peu reluisantes de la production cinématographique et des rapports financiers de force, le film s'essouffle, la relecture de Cendrillon se centrant sur le destin d'une femme dont le métier ne revêt finalement guère d'importance. L'élégante beauté d'Ava Gardner ne rend pas son personnage intéressant ou touchant pour autant, tandis que le système des diverses voix narratoriales se fait vite lassant! Un mélodrame qui a raté sa cible.