Derniers Avis : La Comtesse aux pieds nus - Page 3
La Comtesse aux pieds nus
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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 décembre 2020
Excellent film pour moi, le meilleur film de toute la carrière de Ava Gardner ! L'histoire est magnifique, spoiler: de plus le scénario de ce film est quasiment la vie d'Ava Gardner ce qui est rare pour une star !
"La comtesse aux pieds nus" est assurément un classique du cinéma et pourtant, je dois admettre être complètement passé à côté et ne pas comprendre l'intérêt que l'on peut porter à ce film. La filmographie de Mankiewicz comprend de bien meilleurs longs métrages. En soit, "La comtesse aux pieds nus" n'est pas complètement inintéressant mais balance davantage vers l'anecdotique. Scénario et mise en scène basiques auxquels s'ajoute un rythme très lent. Il en résulte quelques passages soporifiques. Un film surcôté selon moi mais qui reste agréable à visionner.
"The Barefoot Contessa" évoque la vie d'une danseuse espagnole qui se verra devenir tour à tour star hollywoodienne, membre de la jet set, puis noble italienne. Une manière pour Joseph L. Mankiewicz de critiquer tous ces univers, avec ce scénario en forme de conte de fée amer, où les batailles d'égos et d'hypocrisies sont légions. Outre cette écriture intelligente, le film dispose d'une construction originale, débutant lors de l'enterrement de la protagoniste puis racontant son histoire à travers les hommes qui l'ont connue. Sans compter la mise en scène très professionnelle, et les acteurs au sommet. Humphrey Bogart, excellent en réalisateur alcoolique et cynique au bout du rouleau, qui verra en cette femme une renaissance à protéger. Et bien sûr Ava Gardner, charismatique et forte en femme insaisissable qui tentera de garder son cap malgré tous ses hommes qui essaieront de la contrôler. Un petit reproche à faire est peut-être le fait qu'il est difficile de s'attacher aux personnages peu communs. Mais cela n'empêche pas "The Barefoot Contessa" de figurer parmi les réussites de Joseph L. Mankiewicz.
En dépit du peu d’action et de sa longueur, ce film n’est pas du tout ennuyeux. Critique efficace d’Hollywood et d’une bourgeoisie de parvenus jet-setteurs, Mankiewicz brille par les dialogues et la tension entre les personnages avec une construction en flashs backs. La scène de la gifle est présentée deux fois avec deux angles différents. Ava Gardner est superbe particulièrement dans la scène où elle danse parmi les gitans.
Beaucoup de narration pour peu de choses. Une équipe de cinéma découvre par hasard Maria Vargas et de là, la narration sur Maria et les hommes qui la désirent s'enchaîne... Interminable ! Il ne semble y avoir que 30 minutes intéressantes sur les deux longues heures pendant lesquels on apprend très peu de choses intéressante quant à Maria Vargas. Pour une actrice, nous ne voyons aucun extrait de film, tout n'est même pas suggéré, seulement narré.
La narration de la voix off est bien écrite, et la beauté d'Ava Gardner captive encore de nos jours. Cependant j'ai trouvé beaucoup de longueurs à cette oeuvre de Mankiewitz, qui n'est pas sa meilleure selon moi.
Le long-métrage réalisé en 1954 commence dans un cimetière, où Harry Dawes, scénariste et réalisateur joué par Humprey Bogart, assiste aux funérailles de la star hollywoodienne Maria d’Amato, interprétée par Ava Gardner. C’est alors que l’homme se souvient et nous raconte l’histoire de cette Cendrillon moderne. Joseph L. Mankiewicz, qui a aussi signé de grands classiques comme Le Limier ou Eve, dresse le portrait intimiste d’une actrice en passant son regard derrière les coulisses du cinéma. Construit sur sept flash-backs énoncés par une voix-off, La Comtesse aux Pieds nus décrit l’industrie hollywoodienne, la puissance des grandes fortunes mais aussi l’aristocratie italienne. C’est un conte mélancolique teinté d’amertume dans une période où l’âge d’or du cinéma est empli de joies et de couleurs. Ava Gardner parvient l’inaccessibilité tout en nous émouvant de toute cette névrose qui l’entoure. La Comtesse aux Pieds nus est une œuvre touchante où les dialogues priment enfin sur le strass et les paillettes. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
L'objectivité oblige à dire qu'on n'est pas dans le chef d'œuvre. La faute à des dialogues interminables et moyennement gérés (attention on va discuter un moment je m'assois, et je pose mon chapeau), le face à face entre les deux milliardaires étant carrément raté (une confrontation en période de stress ne peut se passer de la sorte). Ces réserves faites le film n'en reste pas moins excellent, en tordant le cou au mythe de Cendrillon avec un prince charmant complètement dérangé, Mankiewicz en profite pour se payer le portrait de quelques types qui se croient tout permis parce qu'ils ont de l'argent et c'est plutôt bien vu. La construction du film à le mérite d'éviter le mélo. Ce film n'est pas celui ou Ava resplendit le mieux mais certains plans n'en restent pas moins assez fabuleux.
Moi qui pensait que le cinéaste Joseph L. Mankiewicz était un cinéaste surestimé, cela m'a donné tort en voyant ce magnifique film !! Je ne raconte pas les premières scènes qui raconte un peu la fin, je commence par les scènes d'après avec les rencontres de deux producteurs et d'un cinéaste avec une danseuse Espagnole nommé Maria Vargas qui feront d'elle une star de cinéma dont le metteur en scène sera son confident et ami par la suite. La belle Maria connaitra les revers de la célébrité pour sa famille mais rencontrera un comte qui fera d'elle sa femme comme le titre de ce long métrage l'indique. J'ai adoré ce film qui, on peux le dire, est un chef d'œuvre d'abord par sa belle narration raconté par les proches de l'héroine à la fois mélancolique et enchanteur superbement écrit par Mankiewicz, de belles images en technicolor et puis Ava Gardner qui rayonne par sa beauté, sa splendeur dans le jeu d'actrice entouré dans les seconds roles par Humphrey Bogart, Edmond O'Brien et des comédiens Latinos ou Américains. La musique est belle et mélodieuse aussi. Un grand film à ne pas rater.
Variation autour d'une actrice mythique: la femme se dévoile dans le milieu fascinant du cinéma et devient une star C'est splendide et d'une grande classe. Ava Gardner est une reine (une comtesse en vérité!!!) d'Hollywood et même du cinéma mondial. Je la mettrais en deuxième après Lana Turner. Les hommes se battent autour d'elle, mais elle est fatale et "sans amour" sauf pour son prince charmant qu'elle va épouser mais le drame survient et c'est si triste. Magnifique film
Quatre ans après "All about Eve" qui contait déjà en flashback l'ascension d'une jeune femme vers les sommets du show-business, Mankiewicz poursuit sa critique acerbe de l'univers du spectacle, fort de sa propre expérience et de son éloignement progressif des grands studios. "The barefoot contessa" (1954) décrit la destinée d'une danseuse espagnole découverte par Hollywood, qui accepte presque contre son gré de devenir comédienne, et qui payera cher sa conquête de ce monde sans scrupules. Ava Gardner prête son talent et sa beauté à cette artiste authentique, qu'elle incarne avec éclat. Outre au show-business, Mankewicz confronte son héroïne, par le biais de flashbacks distincts, à la jet-set puis à la grande noblesse italienne, des milieux qui ne trouvent pas davantage grâce aux yeux du cinéaste. On est face à un classique des années 50, un film assez cérébral mis en scène brillamment par un intellectuel du septième art, qui bénéficie en outre d'une distribution prestigieuse, à commencer par un Bogart vieillissant qui semble être l'avatar de Mankiewicz, celui qui sait rester loyal au milieux des requins. D'autre part, Edmond O'Brien en "public relation" ambivalent obtiendra l'Oscar du meilleur second rôle. Seul bémol, cette relecture du mythe de Cendrillon comporte quelques longueurs, et risque le laisser de côté les non-cinéphiles.
Un de mes films préférés. Du très grand cinéma. Une belle histoire sur le cinéma. Joseph Mankiewicz, Ava Garner et Humphrey Bogart au sommet de leur art. A voir et à revoir.
Réalisateur surtout connu du grand public pour le film qu'il a renié ("Cléopâtre" avec E. Taylor et R. Burton), J. L. Mankiewicz est surtout l'un des meilleurs dialoguistes et conteur qu'ai connu Hollywood, un véritable génie de sa catégorie qui donna au cinéma de multiples portraits sensibles et complexes, le plus souvent de femmes et qui s'est imposé comme l'un des meilleurs directeurs d'actrices d'Hollywood. Avec ce magnifique film, évocation plus ou moins fidèle du parcours de R. Hayworth, il offre à H. Bogart un rôle magnifique, loin des rôles de privés qui ont jalonnés sa carrière et fournit à A. Gardner l'un des plus beaux écrins de sa carrière, la lumière sublime de J. Cardiff magnifiant chacune de ses scènes, sa beauté naturelle emportant tout sur son passage. On retrouve aussi dans le film le portait acide du milieu hollywoodien mais ce n'est rien comparé à celui de la jet-set. Les scènes s'enchaînent au rythme des flash-backs qui ne sont jamais inutiles et leur utilisation permet à Mankiewicz toutes les audaces. C'est beau, tragique, intelligent, pertinent et jamais poseur, c'est du très, très grand cinéma. Quand à E. O'Brien, dans un rôle complexe et dense, il n'a pas volé son Oscar.
Il était une fois, ou l'histoire de Cendrillon qui n'est pas si vierge et pure que cela et du prince charmant qui en fait est gay (impuissant, mon œil!), sur fond de pourriture hollywoodienne et de déliquescence sociale. Pour un film sorti en 1954 à l'ère de la toute puissance des studios de cinéma US, les thèmes abordés sont plutôt culottés et Mankiewicz un tantinet désabusé. On ne pourra cependant pas lui reprocher sa clairvoyance...
Un film réussi qui s'attache à décrire la trajectoire fulgurante d'une étoile partie d’en bas pour finir sacrifiée au sommet de son art et de sa notoriété. La narration est originale (flash back partant de l"épilogue qui est rapidement connu). Au tout début, un réalisateur vient repérer dans un cabaret à Madrid une chanteuse nommée Maria Vargas, Elle changera de nom au moment de lancer sa carrière. Mais finira assassinée au faîte de sa gloire par un millionnaire ivre de jalousie et frappé d'impuissance. Ratrappée par la fatalité. C’est Joseph Mankiewicz qui en parlait le mieux : "un conte de fée moderne, une version amère de Cendrillon où le prince charmant aurait dû, à la fin, se révéler homosexuel, mais je ne voulais pas aller aussi loin."