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Un visiteur
2,5
Publiée le 7 juin 2019
Le filme commence comme une gigantesque farce, assez drôle bien qu'un peu potache. Puis cela vire à la fable sociale agrémentée d'une scène gore dont on aurait facilement pu se passer. Fable ou satire, on ne sait trop, en tout cas une vision désespérée de la société humaine. Les rats resteront toujours des rats. Ils veulent remplacer les riches, mais ils ne sont bons qu'à se battre entre eux et ils finiront par retourner dans leurs trous à rats. Certes, c'est admirablement filmé mais cela ne suffit pas à en faire un chef d'oeuvre...
ahurissant mais tellement habituel ! une palme d ' or de Cannes encensée par la critique ( et même par les spectateurs ! pour un film au scénario intéressant au début , une famille pauvre s ' incruste chez des gens très riches par des manoeuvres habiles ( et pas très vraisemblables ) ,mais ensuite le film part dans des épisodes sanglants et à la limite du ridicule , nous sommes dans le grand guignol ! en sortant de la salle, je me suis demandé , il n ' y avait pas de meilleurs films dans la sélection ? une grande déception !
Film moyen. Une première partie pas trop mal. Le début est assez drôle. Mais après ça tourne au vinaigre, au grand-guignol. Je m'étonne que ce film ait autant de bonnes critiques, de la part des spectateurs ou de la presse. Mais après quand on voit qu'une série médiocre et vulgaire comme Games of Throne est autant louée il ne faut plus s'étonner...
Je suis sortie perplexe de la salle. Au début je me suis dit « encore un film sur la lutte des classes et les inégalités » (j’ai tout de suite repensé à Une affaire de famille). Puis au fil du film l’ambiance devient malsaine, machiavélique voire même gore. J’ai trouvé ça très dérangeant et aucun intérêt. Personnellement je n’y ai rien vu d’intelligent.
Encore une fois, la Palme d’Or est une grosse déception. Pour un réalisateur qui avait tellement réussi ses films précédents dans des genres aussi éloignés l’un de l’autre que Mother ou Snowpiercer, on ne peut qu’être surpris de l’attribution de la récompense suprême à un film aussi peu subtil, même s’il est formellement très correct. Comment s’enthousiasmer pour cette énième confrontation entre maîtres et valets où les maîtres sont naïfs et gentils et où les valets sont fourbes, niais et sentent affreusement mauvais ? C’est le niveau de subtilité de ce conte qui évolue entre hyperréalisme et fantasmagorie de façon désordonnée - voir le retour délirant dans le sous-sol inondé - et qui se termine dans une apothéose ( !) grand-guignolesque aussi peu soutenable que drôle.
J'en attendais peut être trop, surtout que la première moitié du film allait réellement dans le sens espéré, tout en finesse, en subtilité, pas à pas. Et puis patatras, arrive un évènement inattendu et avec lui le début d'un basculement vers un mélange de genres, mélange qui m'a complètement détaché de l'histoire et de ses personnages, à tel point que chaque mort me laissait totalement de marbre. Je passe sur la fête d'anniversaire qui, même si elle montre clairement le propos de Bong Joon Ho, est à la limite de la guignolerie. Fort heureusement, le final se réoriente vers la délicatesse et la finesse, nous laissant sur une note mélancolique. Mais là où je rejoins surtout les critiques unanimes c'est dans la maitrise de la caméra, des plans, de la photo et de la colorimétrie (la version noir et blanc doit d'ailleurs gâcher le contraste pauvres/riches). A souligner aussi une musique peu présente mais à chaque fois très soignée.
Il est toujours difficile de sortir d’un film encensé par les critiques, qui vient de recevoir la palme d’or au dernier Festival de Cannes, et avouer que le film nous a profondément déçu….Je suis sorti profondément perplexe sur les raisons qui ont amené un jury unanime à lui décerner une palme d’or qu’aurait tout autant mérité Douleur et Gloire de Pedro Almodovar… et pourtant Parasite commence bien, on s’installe pendant une heure dans une atmosphère à la Chabrol de la Cérémonie…on sourit devant les manigances de la famille de Ki-Taek , couple de chômeurs qui vivote avec sa fille et son fils dans un piteux sous-sol de Séoul…Quand un ancien camarade de classe vient proposer à Ki-Woo, le fils, de le remplacer pour donner des cours à la jeune fille d’une richissime famille, les Park…le fils se trouve un costume, se bricole un faux diplôme et se présente dans la magnifique demeure des Park construite par un architecte de renom…Une fois introduit dans la famille , le jeune homme recommande à madame Park, sa sœur comme professeur de dessin, adepte de l’art-thérapie, pour le jeune fils très turbulent, puis le père comme chauffeur et enfin la mère comme gouvernante en prenant soin de masquer leurs liens familiaux…la famille Ki-Taek finit par phagocyter la famille Park…le tableau est plutôt hilarant rejouant la fable des malins valets face aux maitres naïfs…Bong Joon –ho dessine avec talent les rapports de force, trace la ligne que le bourgeois ne veut pas que ses employés franchissent…parle de l’odeur des domestiques qui n’est autre que l’odeur de la pauvreté…mais pourquoi faut-il que le film bascule brutalement dans le gore et l’invraisemblance , pourquoi une telle fascination pour l’hémoglobine…J’avoue mon malaise devant cette fin…Je ne connaissais par le cinéma de Bong-Joon-ho, mais en matière de cinéma sud-coréen, je préférais le splendide Mademoiselle de Park Chan-wook…
J'avoue ne pas comprendre l'engouement autour de ce film... Le scénario est plutôt simpliste, certains rebondissements sont intéressants mais le film se noie entre les différents genres qu'il aborde.
Visuellement, je le trouve réussi. Les plans sont beaux, et c'est d'ailleurs pour cela que je lui accorde 2 points.
Une vraie déception... Une jolie comédie satirique qui s'esssoufle avant de virer au gore. Mais pourquoi donc les réalisateurs coréens ont cette fascination pour l'hémoglobine ? Alors oui le message politique sur la lutte des classes, bien faiblard quand même : les riches sont parfois ridicules mais toujours gentils, les pauvres sont très intelligents mais le plus souvent méchants ! Et puis le sentiment d'être passé à côté d'un vrai coup de théâtre, d'une alliance potentielle ( je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler). Pour le reste c'est maîtrisé : bien filmé, bien joué, bien mis en scène. En tout cas aucun rapport avec le délire critique lu et entendu au moment de Cannes ! Du cinéma grand public qui ne passera pas à la postérité !
Comme l'an passé, une Palme d'Or de bonne facture, filmé très proprement, qui se laisse regarder avec plaisir, malgré (selon moi) quelques passages poussifs dans le scénario (et un message ambigu) MAIS Quand ce festival de cinéma, l'un des premiers du monde, nous offrira-t-il un film qui se propulse directement parmi les classiques, comme le Troisième homme en 1949, Othello en 1952, La Dolce Vita en 1960, Le Guépard en 1963, Taxi Driver en 1976, La Ballade de Narayama en 1983... (merci wikipedia) et j'en passe. Mais pas tant que ça... Un bon film donc, mais pas époustouflant.
Les films Coréens sont vraiment spéciaux. On aime ou pas, pour ma pars je ne suis pas fana même si l'histoire est bien foutue, peut-être est ce du à la durée du film ... Pourtant il est très bien noté et a reçu la palme d'or au festival de cannes comme quoi le goût et les couleurs...
Un film qui démarre très bien, puis prend un virage inattendu et troublant, mais pour la phase finale soit on aime, soit... Pour ma part, au vu du début du film, cela méritait une fin beaucoup plus fine et intelligente, c est bien dommage, une sensation de gâchis...
Il y a bien mieux comme film, beaucoup mieux même, à chacun de se faire son idée...
Il est toujours très délicat d'aller voir un film dont vous savez qu'il a conquis tout le monde : le jury du Festival de Cannes, les critiques, les simples cinéphiles, en clair, un film dont vous n'avez jamais entendu la moindre critique négative. Et pourtant ... ! Depuis 2014 et "Winter sleep", pas une seule Palme d'or pouvant être considérée comme un très grand film et la Palme d'or 2019, une fois de plus, n'est pas un très grand film ! Ni même un grand film. D'accord, le jury a dû faire avec ce qu'on lui a proposé, c'est à dire, une fois de plus depuis 5 ans, pas grand chose d'exctaordinaire. On peut penser, toutefois, que "Le traitre" de Marco Bellocchio ou "Sorry we missed you" de Ken Loach sont de meilleurs films que "Parasite". Après tout, Ken Loach avait bien été couronné il y a 3 ans pour un film au sujet aussi fort que "Sorry we missed you" mais cinématographiquement plus paresseusement réalisé. Mais revenons à "Parasite", bien inférieur à "Mother", le meilleur film de Bong Joon Ho. En fait, ce film sur la lutte des classes dans la Corée du sud contemporaine est plutôt prometteur pendant une heure, puis s'essouffle et passe par une séquence digne du Grand Guignol plutôt mal filmée. S'il montre assez bien la condescendance des fortunés par rapport à la "classe inférieure", avec, en particulier, une grande insistance sur les odeurs, il est beaucoup plus maladroit sur la lutte qui oppose entre eux les membres de cette "classe inférieure" pour avoir droit à une part du gâteau, fut elle modeste. Pour Bong Joon Ho, en particulier au travers des rêves qu'il évoque, l'espoir des "classes inférieures" n'est manifestement pas d'aboutir à un partage plus équitable des richesses mais de se retrouver purement et simplement à la place des fortunés. Par ailleurs, le film, au sujet par ailleurs très universel, fait appel à deux ou trois reprises à des clins d'œil que seuls les coréens peuvent vraiment apprécier, par exemple lorsqu'une protagoniste se lance dans une imitation d'une émission de propagande en provenance de la Corée du Nord.
Je suis allé voir ce film avec beaucoup d’enthousiasme et je suis sorti un peu déçu. Le sujet et la réalisation sont originaux. On découvre aussi une société qu'on connait peu. Mais il y a des invraisemblances qui frisent le ridicule. C'est surement la force du réalisateur de créer un cocktail de grotesque, de violence et du social avec brio au point de gagner la Palme d'Or mais pour moi, je suis resté sur ma faim.