Parasite
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gimliamideselfes
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2019
Je crois que j'en attendais un peu trop et que je suis un peu déçu. En fait Parasite est un bon film, voire même sans doute un très bon film, c'est parfaitement exécuté, l'histoire est terriblement efficace, c'est magnifiquement interprété... Bref il y a tout dans ce film et je comprends qu'il ait été récompensé à Cannes.

Cependant j'y vois un léger retour en arrière par rapport à Snowpiercer sur le traitement de la lutte des classes. Je m'explique, dans les deux films la thématique principale est sociale et l'opposition entre une classe dominante et une classe dominée. La métaphore est poussée à son paroxysme dans Snowpiercer puisque progresser socialement c'est avancer vers l'avant du train. Dans Parasite il s'agit de monter, il y une sorte de ville du haut et de ville du bas comme dans Metropolis de Fritz Lang. La différence principale réside dans le fait que Snowpiercer propose d'aller de l'avant en dépassant le conflit initial en trouvant une troisième voie sortant de l'opposition riche pauvre et du rêve d'ascension sociale puisque la société toute entière semble foutue. Il fallait recommencer à zéro.

Ici on reste dans quelque chose de plus classique avec les pauvres qui veulent occuper la place des riches.

Après, c'est très bien raconté et le message est vraiment réussi, j'aime particulièrement cette descente aux enfers où les personnages, sous une pluie diluvienne, doivent regagner leur domicile. Clairement on voit toute la différence entre les riches avec leur beau jardin et la pluie qui ne leur cause aucun dégât et le bordel en bas... Surtout que la séquence est totalement hallucinante car ça va loin dans le délire apocalyptique, la boue, la merde sont omniprésentes.

Mais disons que je trouve ça plus classique... plus classique, mais d'un côté plus tragique aussi, car il n'y a pour les pauvres que d'espoir de s'en sortir qu'en prenant la place des riches... ce que l'on sait impossible. Ils sont enfermés à vie dans leur classe sociale à sentir les gueux qui prennent le métro.

Parce que ce qui est réussi dans le film, c'est l'humiliation du bourgeois. Humiliation qui va crescendo, puisque leur comportement est de plus en plus ridicule dans leur volonté de se distinguer des prolétaires et dans leurs manières. Ainsi ils se retrouvent à se boucher le nez à cause de l'odeur des pauvres...

Au début on trouve ces bourgeois sympathiques, gentils et puis on voit toute la médiocrité liée à leur classe sociale, toute leur bêtise... Mais surtout on voit que les prolétaires, au lieu de s'unir préfèrent se taper dessus afin d'être dans les petits papiers du bourgeois. L'aliénation est parfaite. Le pauvre veut plaire au riche pour qu'il lui confie un peu de son argent.

Là dessus c'est assez intéressant thématiquement, bien que ça ne soit jamais réellement inédit et comme dit j'ai largement préféré Snowpiercer de ce côté là.

Globalement je dois dire que j'ai préféré la première partie du film, où le plan se met en place, parce qu'elle est plus jouissive. Voir les membres de la famille s'imposer les uns après les autres dans une famille de riche, ça a quelque chose de délicieux. J'aime beaucoup cependant le questionnement social, plus présent dans la seconde partie. Mais disons que je m'attendais à quelque chose de plus fou, quelque chose qui aille plus loin encore.

C'est vraiment un film appréciable, accessible et pourtant exigeant, il arrive à faire parfaitement du cinéma populaire de qualité où la réflexion n'est pas en reste.

Bref, j'ai passé un très bon moment, mais je reste un peu sur ma faim.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2019
Un peu moins enjoué que la plupart des critiques professionnelles et amatrices je suis ressorti de la salle un petit peu déçu tant mon attente était grande. Effectivement très bien menée, jonglant avec une facilité déconcertante entre plusieurs styles, critique sociale acerbe de la société coréenne cette revanche des classes a tout pour plaire et plait souvent. Mais j'aurai aimé ce film plus concis, une fois que le système est mis en place et le que pot-au-rose est découvert je trouve qu'il perd en impact, qu'il lui manque quelque chose de plus vicieux, de plus tarabiscoté, j'aurai adoré voir la version de Park Chan-Wook d'une telle histoire. Parasite reste cependant un bon film, même s'il devait y avoir mieux cette année à Cannes, et surtout, et c'est sans doute le plus important, est une palme d'or qui s'adresse à tous les publics.
Ismael
Ismael

127 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2019
Tout en reconnaissant les évidentes qualités de cette palme 2019, je ne serais toutefois pas aussi enthousiaste que la plupart des critiques qui sont postées ici.

Prenons les choses dans l’ordre. La première moitié du film est vraiment bonne. Sans trop dévoiler l’intrigue disons qu’on est un peu dans une sorte de parodie ironique de ces vieux thrillers américains rances-du genre Obsession fatale et La main sur le berceau-ou un élément extérieur malsain menaçe la gentille famille bourgeoise. Sauf qu’ici les codes sont pervertis et les rôles inversés : ce sont les intrus -les fameux parasites du titre- qui sont les gentils (du moins au début) et les héros du film.
Et on se laisse prendre au jeu, d’autant plus que le réalisateur, visiblement inspiré, mène son histoire tambour battant et n’hésite pas à distiller une certaine dose d’humour pour donner à ce thriller une saveur particulière. Quand aux comédiens -évidemment inconnus en France- ils sont plutôt dynamiques et convaincants.

Les choses commencent à se gâter vers la moitié du film, quand soudain Bong Joon-Ho ne semble plus vraiment savoir quoi faire de la situation bizarre et intriguante qu'il met en place depuis une bonne heure. Le film commence alors à partir dans tous les sens, avant de virer carrément au grand guignol dans la dernière demi-heure. Pour le spectateur c’est une sorte de débandade, surtout quand tout avait été rythmé et tendu jusque-là.

J’avais exactement les mêmes reproches à faire à son film Snowpiercer, qui avait installé un cadre et une atmosphère vraiment réussis avant de finir en banal film d’action et de courses poursuites à travers le train (malgré des décors magnifiques). Bong Joon-Ho ne manque pas de talent et a un vrai sens artistique, il lui faut maintenant trouver une sorte de maturité. On a encore trop l’impression d’un film de (sale) gamin qui se fait plaisir. Alors oui Parasite est supérieur au tout-venant, mais franchement dans le genre thriller violent et déjanté on est très loin d’un No Country for Old Men.
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2019
Quand j’ai appris que Bong Joon Ho avait reçu la Palme d’Or pour ce « Parasite », je n’ai pas pu m’empêcher de me dire : « Ah tiens ! Cannes a décidé de se remettre à récompenser le cinéma. » Bah oui. J’avais beau ne pas avoir encore vu ce film, pour moi récompenser Bong Joon Ho c’était forcément récompenser le cinéma avant tout. Le vrai cinéma. Le cinéma de la richesse technique au service du regard hors pair. Et maintenant que j’ai vu « Parasite », je peux désormais vous confirmer mon a priori. Oui, « Parasite » est bien un film remarquablement mis en scène, brillamment mis en forme et somptueusement mis en mouvement. C’est beau. Très dynamique dans son intrigue. Il y a une idée à chaque plan. Tout matche à merveille. C’est vraiment du très bel ouvrage. Là-dessus, je n’ai pas été déçu… Et pourtant. Pourtant – je dois bien l’avouer – j’ai apprécié ce film sans me sentir transporté pour autant. La magie n’a pas opéré. J’ai vu un spectacle propre et minutieux mais sans qu’à aucun moment une flamme ne vienne m’embraser. Pourquoi ? Eh bien peut-être justement parce que « Parasite » ne se réduit en grande partie qu’à ça : à son talent plastique et métrique, mais sans pour autant que cet art ne soit mis au service d’un propos du même acabit. Car franchement, où veut vraiment en venir Bong Joon Ho avec cette intrigue ? Des riches. Des pauvres. Des pauvres qui spolient les riches. Mais en retour des contreparties pour rappeler que si les pauvres sont aussi vilains c’est surtout parce qu’ils ne sont pas riches. spoiler: Et à la fin une petite galipette pour sous-entendre que la perversité du système repose sur le fait que cette violence physique des pauvres contre le riches est aussi stimulée par les violences symboliques des riches sur les pauvres, et qu’au fond les pauvres resteront toujours esclaves du système puisqu’en définitive ils chercheront à le reproduire pour eux-mêmes.
Ma foi oui – pourquoi pas – mais non seulement je trouve ça un peu court, facile et réducteur, mais surtout je trouve ça assez malsain. Parce que l’air de rien, derrière un discours qui semble critiquer un certain ordre social (plus qu’il ne l’analyse d’ailleurs), on se retrouve quand-même régulièrement avec une démarche très rétrograde et droitière, posant très souvent le riche en victime et le pauvre en parasite. Les premiers sont benêts quand les seconds sont fourbes, manipulateurs et peu respectueux. Et même si le film essaye d’opérer une bascule lors de son dernier tiers, il est néanmoins discutable sur sa démarche. Pourquoi partir d’une situation initiale où on vient confirmer le préjugé « les pauvres viennent tondre la laine sur le dos des riches » ? A qui s’adresse Bong Joon Ho au juste avec ce film ? Et si son but était de s’adresser à une certaine bourgeoisie dans le but de casser ses préjugés, pourquoi opérer une bascule aussi molle ? Au fond, à la fin, le film nous dit juste : spoiler: « Le fossé entre les riches et les pauvres est trop grand. Il est plus qu’économique. Il est aussi culturel. Il est aussi dans l’habitus. Même une fois dans les belles maisons, les pauvres seront toujours chassés par la première pluie et renvoyés dans les égouts. OK. Mais c’est tout ? Parce qu’au final c’est quand même à une belle résignation qu’on assiste là ! Cette idée du « bon bah après tout c’est comme ça. C’est triste mais il faut l’accepter. »
Pour le coup Bong Joon Ho livre un propos incroyablement conservateur, se réduisant à un simple constat, à mille lieues de la passion révolutionnaire et sanglante de son compère Park Chan Wook. Or, pour le coup, cette démarche discursive ne pose pas souci qu’au dangereux gauchiste que je suis, elle perturbe aussi le cinéphile. Parce qu’au fond, la mécanique a beau être belle et huilée, elle tourne un petit peu à vide dans la mesure où, au lieu de creuser une situation, « Parasite » s’arrête au simple constat enrobé de symboliques assez lourdes. Tout est d’ailleurs finalement à l’image de cette grosse pierre allégorique que Min offre à la famille de « Kevin ». spoiler: Min est celui qui fait rentrer tout ce petit monde dans ce grand jeu de parasitage social. Il est celui qui est à la fois l’initiateur de l’ascension puis celui de la chute. Chute qui entraîne l’hécatombe familiale au point qu’elle suscite chez le héros un rire autant chirurgical que cynique. Le rire de celui qui a compris qu’en définitive il aurait encore mieux fallu ne pas lutter socialement. Un rire causé par le fracas de cette même pierre symbolique. Celle qui lui est retombée sur la face et qui finit au fond de l’eau, là où est sa place.
Cette pierre est certes bien ouvragée, elle sait nous coller à la peau, mais au fond elle ne reste qu’une grosse pierre un peu lourde alors que moi, spectateur, j’étais un petit peu comme le personnage de la mère : j’attendais qu’on m’offre quelque-chose à me mettre sous la dent. Du coup tant pis. Je me suis contenté d’admirer la finesse de l’ouvrage à défaut d’admirer la finesse de la vision. Parce que, oui, malgré une certaine déception je n’en perds pas pour autant l’essentiel : au jeu des Palmes cannoises, au moins celle-ci a su mettre en avant ce qu’il y a de plus précieux dans un film : le cinéma. Mais bon, encore une fois, tout ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
remyll
remyll

256 abonnés 581 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2019
Depuis longtemps je n’avais pas vu une telle unanimité de critiques extrêmement positives des journaux les plus contestataires du « système » à ceux beaucoup plus conservateurs qui ont noté ce film comme un vrai chef d’œuvre. Et puis le jury du festival de Cannes lui a attribué la Palme d’or...c’est dire : aucun risque de déception alors.
Je n’ai pas mis en doute leurs analyses et je me suis dit que j’allais avoir la révélation de ma vie...

1ere déception : Le film à Paris n’est proposé qu’en VO, or 1er mauvais point: je déteste voir un film dont j’ignore totalement la langue. À part « KansaAmnida » qui veut dire « merci » cette langue coréenne m’est totalement étrangère . Et passer le film à lire les sous-titres est une épreuve que je n´aime pas, d’autant qu’en France nous avons d’excellents doubleurs.
Mais chez nos plus grands distributeurs français il semble que tout le monde parle coréen...

2eme déception : Le scénario
Très simple : les gentils pauvres désœuvrés vont se taper l’incruste chez les idiots de jeunes riches, en usant de stratagèmes assez border-line; et ces imbéciles de jeunes riches vont tomber dans le panneau. Mais les gentils pauvres vont bien évidemment découvrir que tout n’est pas si simple....Ooooook !

Une belle réussite tout de même: les acteurs qui sont tous excellents et la réalisation, les prises vues, la photo est également très belle. C’est vrai.
Et puis plusieurs passages sont vraiment assez drôles, on frise l’humour façon « fais pas ci, fais pas ça », en mieux. Mais quand cela vire au gore: là moi j’ai été assez surpris et pour tout dire déçu. J’attendais désespérément mieux, ou plus fin tous les cas. Même si la toute fin esquisse cela.

En réalité tout ce film m’a mis assez mal à l’aise, car on se doute bien que la belle arnaque va mal tourner. Mais globalement à cet égard le suspens est assez bien mené.

Conclusion parler d’immense chef d’œuvre pour ce film PARASITE , c’est franchement assez exagéré. Un bon film oui. C’est sûr. Assez amusant. Mais pas un « chef d’œuvre ».
David B.
David B.

54 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2019
Un film sud-coréen de bonne facture qui décrocha la palme d'or avec une famille prête à tout pour sortir de sa misère. Il dénonce en même temps les inégalités et la vacuité des super friqués. Un moment un peu déjanté, avec quelques rebondissements certes parfois un peu gros. Mais assumons notre plaisir.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2020
La virtuosité stylistique de Joon-ho Bong est toujours bien présente et il jongle encore à merveille entre burlesque, social, horreur, psychologique, sociétal, etc. Mais son propos est cette fois ci bien flou pour ne pas dire assez vain et certaines situations sont si improbables qu'elles décrédibilisent l'ensemble. Reste un bon film réalisé de main de maître mais hautement surcoté à mon sens.
elodieeve
elodieeve

3 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2019
Le scénario est original et on est tout de suite embarqué dans l’histoire de cette famille prête à tout pour travailler et s’en sortir, quitte à laisser de côté la morale. Toute la première partie du film est plutôt enlevée, drôle et plonge le spectateur dans l’attente de ce qui va se passer ensuite, de l’ampleur que vont prendre les événements. J’ai un peu moins apprécié la fin très axée sur ce qu’il y a de plus mauvais chez l’homme, notamment pauvre, qui perd tout sens moral et n’éprouve même aucune compassion pour ceux qui connaissent les mêmes difficultés. Je trouve que les personnages sont trop déshumanisés et cruels et que c’en est un peu dérangeant, surtout lorsque tout dégénère et vire quelque peu au bain de sang... Dans l’ensemble, je trouve quand même que c’est un film qui vaut le coup de par son originalité et ce qu’il peut dénoncer sur les problèmes de la misère dans certains quartiers de certains pays.
📞 Appelez-moi Jo
📞 Appelez-moi Jo

39 abonnés 191 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2021
La maison de Parasite n’était donc pas réelle ! Ce dernier a été nominé dans la catégorie des meilleurs décors aux derniers Oscars pour son travail sur le bâtiment était en fait un décor créé de toutes pièces, et non une réelle maison déjà existante avant le tournage. 
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 août 2019
Un film qu’il faut sans doute découvrir vierge de toute attente pour bien apprécier la magnifique réalisation, la photographie qui dessine de très belles atmosphères, cet humour et ce mélange des genres très coréens, ce scénario imprévisible et la partition jouissive des comédiens, en particulier les 4 parents. Mais entre le nom de Bong Joon-Ho, la Palme d’or et les critiques unanimes, j’avoue que j’espérais un peu plus. C’est un très bon film, mais cette outrance et ces ruptures de ton commencent à avoir un air de déjà-vu. Le huis-clos central m’a moyennement convaincu, alors que le film m’a paru très fort quand il s’épanouit dans une temporalité plus elliptique et des lieux plus variés (en gros toute la mise en place et la fin). Memories of murder faisait quand même un meilleur candidat à la Palme.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 juin 2019
Un bon film car basé sur un scénario qui tient bien la route. cette famille de bras cassés, débrouillards, escrocs, machiavéliques qui embobinent une famille "bien sous tous rapports" et très riche, est suffisamment original pour nous tenir en haleine et on se demande tout le long comment cela va bien finir. Si le ryhtme est bon, les acteurs excellents et très bien dirigés, cela ne suffit pas à faire une Palme d'Or. On est très loin du dernier Almodovar.
mindstyle
mindstyle

7 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2019
L'histoire d'un jeune étudiant désargenté qui sans avoir les compétences requises parvient à se faire embaucher en tant que prof' d'anglais particulier au sein d'une famille aisée.
Je ne dévoilerai pas la suite.
Points positifs : Une photographie maîtrisée, des plans aux couleurs chatoyantes et de belle composition. Techniquement il n'y a rien à redire.
Sur les points négatifs, en revanche, on se demande quel message voulait faire passer le réalisateur et surtout qu'elle était la véritable spoiler: intention de cette famille après avoir réussi à se faire employer au service de cette petite bourgeoisie
.
Il y a beaucoup de clichés, un propos assez peu nuancé; ayant vu le film Snowpiercer quelques jours avant, j'ai pu relever les mêmes travers, mais qui passent mieux ici car enrobés par une forme maîtrisée.
Au niveau du scénario,; on a pas l'impression de quelque chose de très recherché; il était parti sur une stratégie de rapprochement spoiler: entre 2 familles que tout oppose
et puis sans nous faire comprendre les implications sous-jacentes de ce rapprochement, il a improvisé, bricolé une fin afin de clore son film de manière plus ou moins potable.
La bande-son, je ne me souviens pas de quoi que ce soit qui m'ai marqué autant qu'un film comme Old Boy;
Je pense que la palme d'or pour ce film a surtout bénéficié du thème de la lutte des classes sur fond de crise des Gilets Jaunes, plus la belle photographie.
David R.
David R.

5 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2019
Dans ce portrait d'une famille dysfonctionnante, pour ne pas dire pathogène et criminogène, mais amante, oh c'est vrai...ce film ne pose pas de limites (contrairement à Une Affaire de famille, également très discutable) dans sa dénonciation du système, dans ce cas celui de la Corée du Sud. Cela plait à certains, on les connait, notamment en Europe et plus particulièrement en France, marchés pour lequel il a été réalisé. Le tout auréolé par une navrante Palme d'Or à Cannes. C'est long, indigeste à l'infini car trop nombreuses sont ses clefs d'interprétation, cérébral et finalement prétentieux. Les quelques moments d'humour, bienvenus, sont vite submergés par une violence arbitraire et gratuite, celle du metteur en scène . Il reste quelques bons moment de cinéma, et la possibilité de se triturer le cerveau à la sortie. Le film sera vite oublié, mais pas les problèmes qu'il pose, qui sont eux réels et digne d'attention...
labellejardinière
labellejardinière

97 abonnés 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2019
Le pauvre, le clandestin, le chômeur (et autres déshérités) ont une vraie vertu cinégénique pour le petit monde intello/bobo qui a la haute main sur les palmarès de festivals. La version asiatique, distinguée cette année à Cannes ("Palme d'or" 2019), aborde heureusement la question sous l'angle humoristique (humour noir), et la critique de moeurs (acerbe), plutôt que par un (pseudo) réalisme "documentaire" pesant ! Ce "Parasite" est en conséquence d'abord distrayant (spectacle iconoclaste et volontiers "gore",, à réserver à un public averti, cependant...). Scénario habile et mise en scène efficace sont indéniables. Tout comme (en bémol, pour des spectateurs occidentaux) la dramaturgie souvent outrée, tradition très.... coréenne.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2019
Palme d’or, en lieu et place de mon coup de coeur « Douleur et Gloire », je me suis précipité!
Difficile de comparer deux films aussi différents…
J’y ai vu, une forme très particulière de fable sur la lutte des classes….Le ton est caustique; le machiavélisme des uns n’a d’égal que la naïveté des autres.
La démesure monte progressivement et nous laisse désarmé face à cette farce « agressive » . Ou comment la revanche des « pauvres » s’organise pour faire face à la crédulité et la morgue de la grande bourgeoisie; dérangeant ?
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