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    Continuer
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Continuer" et de son tournage !

    Adaptation d'un roman

    Continuer est adapté du roman du même nom (publié aux Editions de Minuit) écrit par Laurent Mauvignier et qui a obtenu le "Prix Culture et Bibliothèques pour tous" en 2017. Lorsqu'il a terminé la lecture du livre, Joachim Lafosse s'est alors demandé si le voyage qu'il venait de vivre ne devait pas être celui à faire avec sa propre mère. Le réalisateur se rappelle : "J'ai 42 ans et pour la première fois cette envie me traverse. Le désir d'adaptation n'est pas venu tout de suite, c'était peut-être trop intime. Oserais-je y aller ? Puis lors d'une conversation autour du roman, je me suis découvert prenant de toutes mes forces la défense de Samuel, le fils. Je me suis entendu dire qu'il souffrait lui aussi de sa propre violence, qu'il n'était pas que cette agressivité. Le lendemain, j'entamais les démarches pour faire mienne l'adaptation du roman."

    Grands espaces

    Pour la première fois, Joachim Lafosse filme de grands espaces qui suscitent l’imaginaire. Le metteur en scène explique : "J’ai fait beaucoup de films de huis clos avant celui-ci, et en lisant le roman, j’ai entrevu la possibilité d’offrir un moment de plaisir cinématographique aux spectateurs, à mon équipe et à moi-même. Pour moi, ce fut le cas du premier jour de repérage à la fin du montage. Ces grands espaces laissent de la place pour que le spectateur puisse se projeter. C’est pourquoi il fallait limiter les digressions."

    Adaptation dépouillée du roman

    Joachim Lafosse a adapté le roman de Laurent Mauvignier de manière très dépouillée. Il a ainsi mis de côté le personnage du père et n'a pas voulu donner trop d’informations sur le passé des autres protagonistes. Il raconte : "La littérature, c’est l’art de la liberté. Et quand on lit le roman de Laurent Mauvignier, on est confronté à une énorme et magnifique liberté. Le cinéma, lui, est l’art de la contrainte, car on fabrique avec du réel. Pour adapter, il faut donc trahir et c’est passionnant. La littérature laisse le spectateur se faire son film, tandis qu’en tant que cinéaste, ce qui me plaît, c’est le hors-champ ; c’est d’offrir au spectateur la possibilité de se déposer, de faire en sorte que le film fasse miroir. Dans le roman, il y avait trop d’éléments pour pouvoir faire miroir avec le cinéma. Il m’a semblé que les causes du voyage et le passé de Samuel n’étaient pas très intéressants à mettre en scène. Cela enlève du mystère et nous aurait emmenés vers un cinéma psychologisant."

    2 comédiens occupés

    Dans le rôle de la mère déterminée, Virginie Efira connaît une fin d'année chargée puisqu'elle est actuellement à l'affiche du Grand Bain et Un Amour impossible. La comédienne belge donne la réplique, dans Continuer, au jeune Kacey Mottet Klein, dont la notoriété s'est beaucoup accentuée en 2018 grâce à ses prestations dans Vent du nordL'Échange des princesses et surtout Comme des rois, où il jouait le fils débrouillard d'un escroc campé par Kad Merad

    Thème musical récurrent

    Le thème musical récurrent au hautbois est un tango de Piazzolla, intitulé "Oblivion" et joué par le hautboïste Marcel Ponseele accompagné de son ensemble belge de musique baroque Il Gardellino. "Je trouvais ce thème intéressant, car il évoque une danse entre Sibylle et Samuel. Il me semblait important que le film soit musical, car ce qui se joue entre ces personnages est silencieux et inconscient, or la musique est l’art qui va directement à l’inconscient. Le hautbois apporte aussi de la douceur, une émotion subtile", précise Joachim Lafosse.

    A cheval

    Les chevaux tiennent un rôle important dans Continuer puisqu'ils sont primordiaux dans la reconstruction du lien entre la mère et son fils. Esthétiquement, ce sont aussi des animaux très beaux à filmer, qui apportent une sensualité, une présence et une grâce dans le mouvement selon Joachim Lafosse. Ayant à l'origine plutôt peur de la vitesse et de l'animal, Virginie Efira a pris des cours pendant deux mois. La comédienne a travaillé avec Mario Luraschi, qui est cascadeur et dresseur équestre. Elle se souvient : "C’était très bien, car il avait l’autorité dont j’avais besoin. J’ai commencé par faire du « tape-cul », puis des promenades avec une fille super, Margot. Progressivement, j’ai ressenti qu’un lien se tissait avec l’animal et c’était merveilleux. J’ai participé au casting du cheval. Et j’ai fini par adorer monter."

    2 livres qui racontent la même histoire

    Pour écrire son roman, Laurent Mauvignier s'est inspiré d'un article du Monde intitulé "Chevauchée initiatique" écrit par la journaliste Pascale Krémer. Ce dernier relate l'histoire vraie d'un père qui a décidé d'entreprendre un voyage à cheval avec son fils de 17 ans, Tom, à travers les steppes d’Asie centrale, aux confins du Kirghizstan, et ce pendant trois mois. Cet homme s'appelle Renaud François et a voulu effectuer ce périple pour se rapprocher de son fils qui glissait sur une mauvaise pente : échec scolaire, violence, drogue… Une fois leur voyage terminé, Renaud et Tom François ont écrit un livre né de cette expérience et la relatant de manière particulièrement authentique : "Dans les pas du fils".

    Lorsqu'ils ont remarqué que Laurent Mauvignier a sorti son roman "Continuer", d'après l'article du Monde et leur expérience, ils sont tombés des nues. Le choc était d'autant plus important pour eux que leur livre ne s'est pas bien vendu, contrairement à celui de Laurent Mauvignier. Lorsque Renaud François est allé voir l'auteur de "Continuer" lors d'une rencontre de librairie pour lui demander des explications, ce dernier lui a dit qu'il s'est uniquement basé sur l'article du Monde sans avoir conscience qu'un autre ouvrage sur le sujet existait... Et ce même si "Dans les pas du fils" est sorti (aux éditions Kero) en mai 2016 et "Continuer" à peu près trois mois plus tard (aux éditions de Minuit).

    Lors de cette rencontre, Laurent Mauvignier a dit à Renaud François : "Pour moi... aucun problème avec cette question-là, je suis même content qu’on en parle. Ce n’est pas la première fois que j’écris un livre à partir d’une histoire qui a existé. Je m’inspire beaucoup, comme plein d’écrivains, souvent de choses que je lis dans la presse. Je ne suis pas un écrivain à imagination, je suis un écrivain qui va prendre des choses dans le réel. [...] Ce que j’essaye d’en faire moi, ce n’est pas une question de s’approprier l’histoire des gens [...] à partir de quelque chose qui me touche, faire vibrer mes propres histoires à moi, avec mes propres personnages. Il ne s’agit évidemment pas de me substituer à l’histoire des uns et des autres. Vous avez fait votre livre, c’est très bien, mais, moi, j’ai fait autre chose avec ça."

    L'auteur de "Dans les pas du fils" lui a alors rétorqué : "Mais les deux histoires sont très très proches." Ce à quoi Mauvignier a répondu : "Peut-être... et vous savez, en même temps, sur la question de l’adolescence et du parent [...] des histoires, il n’y en a pas une infinité non plus. Plein de choses se retrouvent forcément : quand on se pose la question d’aller faire un trek comme ça, qu’est-ce qui peut se passer ? [...] On va rencontrer tel type de gens, tel type d’histoire. Évidemment, les éléments peuvent se retrouver, je ne dis pas le contraire." (source : ActuaLitté)
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