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En attendant les Hirondelles
note moyenne
3,7
89 notes dont 25 critiques
48% (12 critiques)
8% (2 critiques)
32% (8 critiques)
4% (1 critique)
4% (1 critique)
4% (1 critique)
Votre avis sur En attendant les Hirondelles ?

25 critiques spectateurs

Fidelou

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3,5Bien
Publiée le 09/11/2017

Il y a d’abord Mourad, bourgeois aisé, qui partage avec son ex-femme la même inquiétude à propos de leur fils, étudiant totalement démotivé. En plus, il n’est pas fier de sa lâcheté qui l’a vu assister sans broncher au tabassage d’un type. Il y a ensuite Aïcha, conduite vers le mari promis, mais qui se permet un écart de conduite en route, avec son chauffeur, un ancien amour de jeunesse. Il y a enfin Dahman, médecin hospitalier, prêt lui aussi à convoler, mais très mal à l’aise face à une femme violée jadis par des islamistes en sa présence... Trois personnages principaux, trois destins contrariés ou dérangeants, trois histoires qui se croisent parfois, pour raconter le quotidien d’une Algérie contemporaine dans sa diversité. Toutes les constructions qui sortent de terre en témoignent : le pays avance. Mais il demeure aussi prisonnier de rigidités patriarcales et d’un passé qui ne passe toujours pas, en référence à la décennie sanglante des années 1990. Et il n’est pas dit que le ciel s’éclaircisse pour les plus jeunes, premières victimes d’un chômage endémique… Le premier film de Karim Moussaoui est à la croisée de la dissection d’un territoire et du portrait kaléidoscopique d’une société. Un film de mouvement et de suggestion, d’une beauté sobre et aride, à l’image de la terre ocre des Aurès. Mais sa construction complexe nuit à sa fluidité et atténue sa virtuosité narrative. Les comédiens, qui s’expriment en arabe parsemé de français, sont excellents. Mais voilà, avec ce joli titre En Attendant les Hirondelles, on se dit que là-bas, le printemps (arabe) se fait désirer.

Vincent B.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/11/2017

Vu ce matin, le film m'a beaucoup plus. Sa force est d'être à la fois poétique et à la fois brut, sans détour, quant à ce qu'il raconte sur l'Algérie. On voyage et on apprend, en même temps que les personnages qui tentent de s'adapter, de trouver leur place, dans une société contemporaine qui semble pourtant stagner. J'espère que cela prédit une belle carrière à Karim Moussaoui qui fait un très beau premier film.

Jérome D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/11/2017

Ce film détonne de par sa structure narrative qu'on pourrait penser facile, mais pourtant très travaillée. Les interprètes sont extraordinaires, dirigés par Karim Moussaoui, un metteur-en-scène d'une justesse et d'une sensibilité rare. Un très bon et beau moment de cinéma et de vie.

Henry B.

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4,5Excellent
Publiée le 07/11/2017

J'étais assez sceptique en voyant les bande-annonce mais j'ai finalement été convaincu, à la fois par le propos du réalisateur et par sa manière de raconter l'histoire. La structure un peu chorale pourrait lasser car il est souvent difficile de maintenir une unité et une continuité dans l'histoire, mais ici tout est maîtrisé. Le seul reproche que je pourrais faire est que le film est parfois un peu elliptique, mais ça n'est qu'un tout petit détail. A voir en ce moment en tout cas.

Yves G.

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2,0Pas terrible
Publiée le 13/11/2017

Trois histoires dans l'Algérie contemporaine. En commun dénominateur : la lâcheté humaine. Un riche homme d'affaires assiste sans réagir au tabassage d'un inconnu. Une jeune femme retrouve un amour de jeunesse la veille de son mariage. Un neurologue est accusé d'avoir participé à un viol collectif durant les années de guerre civile. Karim Moussaoui s'était fait connaître en 2015 par un moyen-métrage minimaliste "Les Jours d'avant" qui racontait l'amour impossible de deux jeunes gens dans l'Algérie des années 90. Il passe au long s'en changer sa façon de faire. Et c'est bien là le problème. Certes, les trois (ou quatre) histoires que compte son premier long-métrage ont la même délicatesse que celle racontée dans "Les Jours d'avant". Par petites touches, un portrait de l'Algérie contemporaine se dessine. Une Algérie filmée, à rebours de l'image de carte postale qu'on en a depuis Camus, sous un soleil froid, où les protagonistes grelottent dans des manteaux trop fins. Une Algérie prisonnière du passé. Du passé collectif de la guerre civile dont les blessures sont loin d'être refermées. Et du passé individuel lesté des petites lâchetés auxquelles oblige un système corrompu fondé sur le clientélisme, le respect hypocrite des traditions et le conformisme. Une Algérie irrespirable où l'on attend ces hirondelles qui annoncent l'arrivée du printemps (arabe). Mais le sujet aurait mérité un traitement plus habile que celui de ces trois histoires maladroitement juxtaposées. Je ne goûte guère les films à sketches au cinéma ou les nouvelles en littérature. J'ai déjà eu l'occasion de le dire dans ma critique, mitigée, du film américain "Certaines femmes" sorti en début d'année et pourtant accueilli par une critique élogieuse. Raconter trois courtes histoires, c'est en reconnaître implicitement mais nécessairement la modestie, puisqu'on ne consacrera à chacune qu'une dizaine de minutes. C'est placer un chronomètre au cœur du film ("la première est fini ; plus que deux. La deuxième s'achève ; plus qu'une"). C'est surtout conduire à des palmarès inconscients : ici c'est la première qui pêche par son insignifiance et la troisième qui est de loin la plus émouvante.

Damien L.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/11/2017

Ce premier film révèle un réalisateur virtuose dont la mise en scène est de toute beauté. Au delà d une vision objective et sans concession de l Algérie contemporaine, il insuffle une grâce et une poésie rares à l écran. Les personnages sont justes et très charismatiques, la bande-son est aussi contrastée que les paysages. Bref, on attendra nous aussi les hirondelles un peu plus longtemps s il le faut, au moins jusqu’à son deuxième film!

traversay1

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3,0Pas mal
Publiée le 05/11/2017

Le premier long-métrage de l'algérien Karim Moussaoui a un titre énigmatique : En attendant les hirondelles. Est-ce pour signifier que faute d'un printemps arabe, son pays n'évolue que peu, perclus dans des schémas traditionnels dépassés ? Le film déroule trois histoires qui n'ont qu'un lien ténu les unes avec les autres. C'est son principal défaut : il n'y a pas le temps d'approfondir les situations réduites à l'état de squelettes narratifs. Qui plus est, les trois récits ne possèdent pas la même intensité. Le plus réussi est le deuxième qui creuse à travers la relation entre deux anciens amoureux la piste d'une Algérie bloquée par ses coutumes et frustrant ses jeunes générations par une absence de modernité synonyme d'impossible liberté. L'ombre des années les plus noires du pays, avec le terrorisme, contamine par ailleurs la dernière partie du film sans pour autant parvenir à convaincre totalement. Reste que pour sa maîtrise formelle, au moins, il convient de retenir le nom de Karim Moussaoui qui semble avoir beaucoup à dire sur la société de son pays.

jonadebo

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1,5Mauvais
Publiée le 10/11/2017

Enorme déception, film qui démarrait plutôt bien, mais qui s'est très vite perdu dans la lenteur des scènes de voitures interminables et des histoires pas vraiment convaincantes.Nous cherchons encore les vibrants moments de grâce annoncés. Seule chose positive de ce film, les très bons acteurs.

théo M.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/11/2017

Ce premier long-métrage de Karim Moussaoui est ce qu'on appelle une belle réussite ! Comme tout premier long il a quelques faiblesses, mais il déborde de poésie, de sensibilité alors qu'il raconte l'histoire d'une Algérie contemporaine qui n'arrive pourtant pas à avancer. Cela n'en fait pas pour autant un film triste, mais plutôt mélancolique et par moment optimiste.

Barbara C.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/11/2017

Ce film est un petit bijou de beauté, de mélancolie et de poésie. Il est porté par des interprétations fortes qui donnent vie au(x) sujet(s). Karim Moussaoui appartient à cette nouvelle génération de cinéastes algériens. A voir en cette fin d'année!

lulu B.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/11/2017

En attendant les hirondelles raconte l'Algérie du XXième siècle à travers 3 histoires différentes qui s'entremêlent. Le metteur en scène choisi un schéma narratif bien précis, afin d'esquisser les contours des enjeux de la société algérienne contemporaine. En plus d' une évasion visuelle que nous offre les images du film, Spoiler: Moussaoui nous offre également un interlude musical d'exception qui poétise encore plus son propos. Un film à la hauteur, en tout point.

Alizée R.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/11/2017

En attendant les hirondelles est un très joli film. Il entrelace 3 histoires, avec toutes des enjeux différents pour raconter une Algérie contemporaine qui se cherche. Les images sont belles, les personnages sont forts et nous on rêve à cet ailleurs.

Juliette G.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/11/2017

J'ai pu voir ce film en avant-première et il m'a beaucoup touché. C'est un film brut, sincère sur une Algérie que je ne connais pas du tout. La structure du film est très intéressante, et son onirisme est remarquable. Définitivement Karim Moussaoui est un réalisateur que je vais suivre de près.

velocio

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3,5Bien
Publiée le 02/11/2017

Il y a un peu plus de 2 ans, un moyen métrage algérien de 47 minutes était, malheureusement, passé presque totalement inaperçu. Il avait pour titre "Les jours d'avant" et Karim Moussaoui comme réalisateur. C'est avec plaisir qu'en mai dernier, on a retrouvé ce quadragénaire algérien dans la sélection Un Certain Regard avec, cette fois ci, un long métrage : "En attendant les hirondelles". Dans ce film, Karim Moussaoui a fait le choix de raconter l'Algérie contemporaine au travers de trois histoires mettant en scène des personnages d'âges différents. Film à sketches, donc, mais dans lequel les 3 histoires s'enchaînent de façon subtile, sans aucune coupure brutale. Dans la première, il est question de Mourad, un promoteur immobilier d'une soixantaine d'années qui s'aperçoit que, dans sa vie, beaucoup de choses sont en train de lui échapper. Dans le deuxième, Djalil, le chauffeur de Mourad, est amené à conduire vers son mariage à Biskra une jeune fille, Aïcha, avec qui le lie un passé sentimental. Quant au 3ème, on y retrouve Dahman, un médecin, qui avait été "convoqué" par des terroristes et avait assisté, sans broncher, au viol collectif d'une femme. Celle-ci, l'ayant retrouvé, veut qu'il reconnaisse comme sien le fils qu'elle a eu suite à ce viol. C'est sans jugement personnel, en observateur, que Karim Moussaoui montre une Algérie où rien ne bouge vraiment, une Algérie absente de la scène des Printemps arabes, une Algérie qui, peut-être, attend la mort de son vieux président pour mettre en avant la jeunesse de son peuple.

Hayet L.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/11/2017

un très beau film. j'ai adoré. Merci à toute l'équipe de ce film d'enrichir le cinéma algérien avec cette belle production. une jolie peinture d'une partie de la vie algérienne contemporaine teintée des stigmates du passé. de belles interprétations. une touche de poésie et de comédie, de quoi ravir tout le monde. encre merci.

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