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    La Belle et la Meute
    note moyenne
    4,1
    363 notes dont 59 critiques
    17% (10 critiques)
    54% (32 critiques)
    24% (14 critiques)
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    59 critiques spectateurs

    L'Info Tout Court
    L'Info Tout Court

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    4,5
    Entre mépris et intimidation, « la belle » fait face à « la meute », celle des hommes et des femmes chargés de faire respecter des institutions gangrenées par le machisme et la domination masculine. En ressort un parcours du combattant où la jeune étudiante, livrée à elle-même, ne pourra pas se reposer sur une société trop occupée à la blâmer. Consciente de ses droits, elle en reprend peu à peu possession, victime redevenue femme, femme redevenue citoyenne. Citoyenne réclamant justice. La cape en prime !
    Pauline_R
    Pauline_R

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    4,5
    Coup de poing. Coup de tonnerre. Coup de cœur pour ce film oppressant, bouleversant, féministe, nécessaire.
    poet75
    poet75

    Suivre son activité 179 abonnés Lire ses 147 critiques

    4,0
    Ce film, très impressionnant et remarquablement réalisé, se fonde sur un fait divers ayant défrayé la chronique en Tunisie en 2012 et ayant fortement contribué à une révision des lois de ce pays. L’histoire a été relatée par la victime elle-même (Meriem Ben Mohamed) dans un ouvrage intitulé « Coupable d’avoir été violée ». Dans le film, Mariam, la jeune tunisienne, (Mariam Al Ferjani), revêt avec un peu d’hésitation une belle robe échancrée pour se rendre à une fête d’étudiants. Elle y rencontre Youssef, un jeune homme plein de charme, qu’elle décide d’accompagner sur une plage. Le plan suivant nous la montre en état de choc, titubant dans les rues, et toujours accompagnée par Youssef. Que s’est-il passé ? Rapidement se dessine la scène manquante, judicieusement non filmée par la réalisatrice (on n’en verra que quelques images furtives sur l’écran d’un téléphone portable) : Mariam et Youssef ont été interpellés par une patrouille de police et la jeune femme déclare avoir été violée par les agents dans leur voiture. Le film relate la nuit de cauchemar vécue par Mariam. Soutenue par Youssef pendant une grande partie des événements, elle doit affronter les lourdeurs bureaucratiques de l’administration des hôpitaux puis de celle de la police elle-même. Avec son apparence de femme bien portante et sa robe sexy, certains ont vite fait de lui coller une étiquette d’aguicheuse, d’autres se contentent de faire la sourde oreille ou de se débarrasser d’elle en la renvoyant à un autre service. A l’hôpital, on lui rétorque qu’avant tout examen, il lui faut déposer une plainte à la police. Les agents de police, eux, on l’imagine, ne se montrent pas très réceptifs, c’est le moins qu’on puisse dire. Ils essaient tout ce qui est possible pour la décourager de porter plainte, et plus encore quand la jeune femme découvre la preuve que les coupables sont des agents du poste même dans lequel elle se trouve. Les moments de peur succèdent à ceux du découragement, et pourtant la jeune femme puise la force de ne pas céder. Il faut dire que, même si la plupart de ses interlocuteurs lui sont hostiles, il en est aussi qui cherchent à l’encourager et à l’aider. Mais c’est en elle, dans ses propres réserves intérieures, qu’elle trouve une volonté qu’elle-même sans doute ne pensait pas avoir. Son personnage bouleverse et elle provoque une irrésistible empathie : si Mariam va au bout de son calvaire, si elle résiste aux intimidations, aux mensonges et aux pressions, c’est parce qu’elle sait que sa cause est juste. Sa dignité ne saurait lui être enlevée. 8/10
    Barlet O
    Barlet O

    Suivre son activité 157 abonnés Lire ses 33 critiques

    4,0
    Les travaux de l’anthropologue Françoise Héritier montrent que si l’on cherche une universalité des comportements en comparant les systèmes de parenté des cultures, on la trouve dans la hiérarchie entre les sexes qui conduit à l’infériorisation de la femme. Cela va jusqu’à ne plus voir dans le viol un scandale. C’est à partir de cette triste réalité et de la recherche des conditions de son évolution qu’est construit le nouveau film de Kaouther Ben Hania. La réalisatrice vient du documentaire (Les Imams vont à l’école, Zaineb n’aime pas la neige) mais a aussi exploré l’imaginaire d’un fait divers machiste avec Le Challat de Tunis. Si La Belle et la meute est indiscutablement une fiction, le film se définit comme inspiré d’une histoire vraie. Une femme donc, Mariam, déchire sa robe alors qu’elle organise une soirée dansante et s’en fait prêter une qu’elle trouve un peu osée mais qui lui va très bien. Elle y rencontre Youssef et ils vont faire un tour ensemble. Donc Marie rencontre Joseph, rien que de très pur. Jusqu’à ce qu’on la voit courir désespérément dans la rue : elle vient d’être violée par des policiers. Le film adopte dès lors un chapitrage apparaissant à l’écran, à chaque fois une ellipse conduisant à un lieu différent du parcours infernal de Mariam dans la nuit. Youssef, qui a participé à la révolution et l’encourage à la résistance, la persuade de se faire dresser une attestation par un médecin, qui lui permettrait de porter plainte. Mais rien n’est simple lorsqu’on veut attaquer la police, qui fait vite corps pour ne pas être remise en cause. Le système de santé privé/public tunisien est au passage bien écorné. Quelque soit l’institution, tout est affaire de papiers et de règles, au détriment de l’empathie : en les précisant, la loi limite les recours et donne finalement le pouvoir aux puissants. Face à la loi, et profitant de sa méconnaissance, les policiers développent comme une meute les menaces et une stratégie de la peur pour éviter le dépôt de plainte. Un engrenage se met en place, suite de chocs qui sonnent un peu plus la pauvre Mariam, toujours présente à l’écran et interprétée par Mariam Al Ferjani qui par son jeu très physique sait allier fragilité et indocilité. Dans le premier plan, la caméra est à la place du miroir des toilettes où Miriam se change et l’on retrouvera plus tard une vitre sans teint au commissariat : le problème est toujours de savoir qui regarde, quel contrôle la démocratie permet-elle pour ne pas laisser libre cours à la loi du plus fort et au machisme ambiant. On pense à Ronit Elkabetz dans Le Procès de Viviane Amsalem : c’est une véritable machination et une prise de tête sur les mots qui empêchent la femme d’accéder à la justice. Il en était de même avec Une séparation d’Asghar Farhadi. Mais Miriam trouve peu à peu les ruses nécessaires pour s’en sortir, sachant que l’application de la loi reste sa dernière chance. La journaliste, l’infirmière, le médecin légiste, l’avocat, la commissaire enceinte, le père, jusqu’à l’ami Youssef : les recours ne manquent pas, mais pour l’heure, Mariam se retrouve seule face à l’adversité. Elle n’a d’autre choix que de se soumettre ou résister par elle-même. Pour Kaouther Ben Hania, face au machisme et à la violence, la seule piste possible est la vigilance et la ruse. Le moment où Mariam met le haut-parleur du téléphone et déjoue le piège policier est un incomparable tournant. Au cours de cette nuit de cauchemar, elle s’affirme jusqu’à la lumière du jour, celle de la détermination. Tourné au plus près des personnages, largement en intérieurs, dans un décor épuré et grandement porté par les dialogues, La Belle et la meute n’échappe pas à une certaine théâtralité mais elle est clairement voulue. Elle est adoucie par la fluidité apportée par une série de plans séquence qui renforcent à la fois la tension et l’impression de réel et dont le temps finit par déborder le récit. Ce cauchemar kafkaïen se veut édifiant car il s’agit ici d’alerter sur ce que n’a pas résolu la révolution : l’importance de la loi et de son application comme protection des citoyens, à commencer par les femmes. Toutes se reconnaîtront dans cette histoire fort bien écrite, qui frise le cinéma de genre, à la fois thriller et film d’horreur (Youssef ne se compare-t-il pas à un zombie ?). Le scénario a été développé lors d’un atelier de la Cinéfondation du festival de Cannes en 2015 et les financements européens et francophones ont complété les fonds locaux. Il s’agit là d’un exemple de coproduction nord-sud vertueuse, dans la mesure où la réalisatrice garde ses prérogatives et que le film conserve sa pertinence pour le public local tout en touchant le reste de la planète. Car face au mépris de la meute que génèrent et protègent les institutions, la belle est bien seule pour renverser l’ordre établi. Elle doit s’affermir pour survivre, mais aussi pour obtenir réparation. Plutôt que de dresser le portrait d’une égérie, Kaouther Ben Hania fait de la belle Mariam une femme parmi les autres qui découvre et prouve que le combat est possible.
    islander29
    islander29

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    4,0
    je dirais volontiers que le fond du film est essentiel, et que la réalisation a su affirmer un point de vue politique qui ne peut que faire bouger les "choses". en Tunisie et pas seulement. Beaucoup d'autres pays se sentiront concerner. J'ai même pensé un moment qu'on pouvait en faire une pièce de théâtre, écrit par Sartre pourquoi pas. ou un descendant ??? Chapeau la mise en scène habilement découpée en épisodes, à l'atmosphère oppressante, aux acteurs et à ;l'actrice principale, à ;la présence de dialogues justes et émouvants, aux intentions politiques de la fin, avec un twist qui au fond est très important. Mon petit regret , qui n'en est pas un, puisque on ne peut détourner un tel film par un esthétisme incongru ou déviant est le discours technique presque sans intérêt, sans musique, sans qualité photographique, mais on peut en effet se demander si s'attarder sur la technique n'aurait pas été une erreur......Film éprouvant s'il en est, mais bourrés de qualités "politiques", film indispensable d'une certaine manière, je conseille.
    fcaponord
    fcaponord

    Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 9 critiques

    5,0
    voilà un film épatant tourné presque comme un thriller noir où l'espoir est un luxe trop cher... autant dire au âme sensible de s'abstenir de le visionner pour continuer à aller au pays avec le club med à prix cassé....personnellement j'ai trouvé un écho à un autre très bon film arabe récent, c'est "le Caire confidentiel" dont la noirceur est moins prononcée mais avec une toile de fond totalement identique, à savoir un système totalement corrompu.....à cette mise en scène s'ajoute des séquences de détresse non stop où l'on accompagne l’héroïne avec son fidèle ami d'institution en institution, pour les voir se faire tour à tour refouler....bref à mon sens c'est une mise en scène sublime, idem avec les acteurs en particulier la jeune provinciale tunisienne, c'est un film haletant qui ne peut que déclencher l'empathie.... à découvrir après l'évènement du printemps arabe pour constater que les véritables changement sont véritablement difficile à conduire...en général.
    Paolo J.
    Paolo J.

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    4,0
    La magie de Cinexpérience a encore frappé. La belle et la meute n'est pas seulement un film sur le viol, c'est un film de garde a vue et sur la difficile transition démocratique tunisienne. Depuis l’immense Garde à vue de Claude Miller, jamais un film sur la pression que peut subir une personne de la part de policiers ne m'avait autant marqué. D'autant plus que dans la Belle et la meute, la personne n'est ni un suspect ni un témoin mais une victime, une jeune femme de 21 ans qui vient de subir un viol, et que les flics sont pour la plupart corrompus, soit par corporatisme, soit par machisme, soit par un idéal perverti. Le résultat est le même, quasiment aucun ne ressent d'empathie pour cette victime qui devient à son tour accusée. L'absence d'empathie est également présente chez d'autres représentant de la société, que ce soit dans le milieu médical ou un chauffeur de taxi. Mariem Ferjani qui interprète l'héroïne du film crève l'écran et l'on s'identifie à elle, on est vissé sur son siège dans un stress permanent en se demandant quelle nouvelle pression et humiliation elle va subir. La réalisation de Kaouther Ben Hania est bluffante, les plans séquences caméra sur l'épaule sont léchés au minimètre et contribuent à maintenir une tension continue qui demeure bien après le film. La scène de fin où la frêle Mariam subit les ultimes pressions d'un énorme policier est la métaphore de la fragilité de chercher la justice face à une institution écrasante qui est prête à tout pour éviter le scandale dans une société où la loi peut envoyer en prison un couple d'amoureux qui s'est embrassé mais donne l'impunité à des policiers violeurs. On est parfois tenté comme l'héroïne de dire ou de signer n'importe quoi pour fuir cette lutte inégale et on comprend subitement les aveux fictifs qui peuvent être arrachés à un suspect après 48h de garde à vue. Ghanem Zrelli qui joue l'un des uniques soutiens de Mariam est le visage de l'idéal de la justice et de tous ces jeunes tunisiens qui se battent pour une société juste et démocratique face à l'indifférence, à la tradition ou à l’autoritarisme. Quel qu'en soit le prix. Une bonne surprise que ce film que je pense je n'aurais jamais été voir de moi même et une sacré découverte de ce nouveau cinéma tunisien. Qu'il soit tiré d'un fait réel rajoute encore à son crédit.
    Hippolyte F.
    Hippolyte F.

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    4,5
    Tout en restant sobre, le film nous plonge, avec brio, dans l'angoisse et la panique que ressens la victime. Va-t-elle ceder aux pression? Va-t-elle s'écrouler de fatigue? Va-t-elle obtenir gain de cause? Et à quel prix? C'est aussi tout une mentalité que l'on observe changeante. De la femme brisée et honteuse d'avoir été victime de viol, elle devient, à la force de son courage, fière de son agression; elle se fait porte-parole de toutes les victimes. Fière de son agression? Non, fière de se battre pour la justice!
    dominique P.
    dominique P.

    Suivre son activité 474 abonnés Lire ses 428 critiques

    4,5
    Voilà un remarquable film qui raconte l'histoire vraie d'une étudiante tunisienne qui a été violée spoiler: et qui a réussi à faire condamner ses deux agresseurs. Le film nous montre la soirée étudiante à laquelle elle participe avec une amie, sa rencontre avec un jeune étudiant et surtout son calvaire toute la nuit durant et aussi au petit matin, spoiler: après avoir été violée par deux policiers en fin de soirée dans une voiture vers la plage. Ce qu'à vécu cette nuit là suite à son viol est aberrant, terrifiant, hallucinant. spoiler: Entre l'hôpital qui ne veut pas la recevoir car elle a perdu son sac et donc ses papiers d'identité lors de l'agression, des flics qui ne la prennent pas au sérieux, puis ensuite chez d'autres flics (brigade à laquelle appartiennent les deux flics violeurs) afin de pouvoir porter plainte, tout ceci est atroce. spoiler: Elle et le jeune étudiant qui sera auprès d'elle pour le soutenir, vont vivre que des absurdités, des pressions, des méchancetés. spoiler: C'est insoutenable tout ce à quoi elle a été confrontée cette jeune fille. Voilà un excellent film qui dénonce les flics violeurs et corrompus, l'absurdité de l'administration, la place des femmes en Tunisie. L'actrice qui joue ce rôle est stupéfiante tellement elle joue bien.
    car0laïne
    car0laïne

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    2,5
    Un film en 9 plans séquence dont la qualité est malheureusement inégale: la maîtrise des premiers laisse place progressivement à d'autres trop appuyés, des acteurs secondaires pas toujours bien dirigés. Si toutes les accusations pointées par ce film sont essentielles (police, religion, famille), elles auraient pu bénéficier d'une écriture plus subtile sur les deux dernières scènes, terriblement démonstratives.
    Laurent C.
    Laurent C.

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    4,0
    Elle est belle, certes. Elle se prépare à la danse, telle Cendrillon, dans une petite robe bleue qui enchante son corps. Mais le bal ne sera pas long. La jeune-fille se retrouve aux prises d'une voiture de police, dont on comprend qu'elle vient de subir un viol. "La belle et la meute" est un titre énigmatique, mais absolument adapté. Il s'agit bien de cela : la livraison d'une jeune-femme aux mains monstrueuses d'une meute d'hommes, a fortiori policiers, certains de leur masculinité, de leur pouvoir, et de leur puissance. Le film se passe en Tunisie, dans les années 2014, bien après le fameux printemps arabe qui pourtant, était synonyme d'espoir et de liberté. D'un point de vue technique, "La belle et la meute" ne paye pas de mine. La photographie est bleutée, la lumière est rare, les décors sont rudimentaires. Pourtant, le film est d'une formidable efficacité. Construit en chapitres, il retrace le parcours de combattant de cette jeune-fille qui doit faire gagner la justice sur l'accablement du machisme. Le stress monte scènes après scènes. Le film est dérangeant, étouffant, et sa réussite vient du fait que le spectateur ne peut s'empêcher de penser à l'actualité du moment. "La belle et la meute" est un hymne à la féminité, une féminité de la lutte, une féminité de l'honneur. Les hommes sont répugnants, violents, sans limite. Finalement, l'exotisme de la Tunisie pourrait laisser penser que le sujet ne concerne pas le spectateur français. Au contraire, le réalisateur dresse un portrait totalement universel d'une humanité qui faillit à son devoir de respect et de vérité.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,0
    Après le scandaleux docu-menteur Le Challat de Tunis, la réalisatrice Kaouther Ben Hania arrive à Cannes dans la sélection Un Certain Regard pour suivre la nuit effroyable de Mariam, jeune Tunisienne qui après avoir fait la connaissance de Youssef, va se faire violer par des policiers. Ce viol, nous ne le verrons pas mais au travers de neuf plans séquences nous allons suivre toutes les démarches qu’elle entreprend avec son nouvel ami pour faire valoir ses droits. La visite à l’hôpital privé puis public, au commissariat ou chez le gynécologue, le film montre à quel point la femme est encore traitée comme inférieure en Tunisie. Si l’actrice jouait bien, nous serions totalement immergés dans cette histoire vainement perturbante. Malheureusement et malgré son charisme, Mariam Al Ferjani ne sait pas interpréter la peur et en surjoue l’émotion. En choquant, La Belle et la Meute est pénétrant hommage aux droits des femmes dans un pays encore sexiste. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 515 abonnés Lire ses 1 381 critiques

    4,0
    Après le malicieux et irrévérencieux documenteur Le challat de Tunis, la cinéaste Kaouther Ben Hania frappe très fort avec La belle et la meute, fiction inspirée de faits réels. Un drame tourné entièrement en plan séquences, accablant et étouffant où l'on ne quitte pas Mariam d'une semelle, une femme victime ballotée, harcelée, méprisée, menacée. Son crime ? Elle est coupable d'avoir été violée et de vouloir porter plainte, ce qui pourrait jusqu'à ébranler la société tunisienne (dixit un policier). Sans jamais dévoiler la réalité atroce de l'acte, la réalisatrice tunisienne montre ses suites et le cauchemar que vit Mariam, dans un récit qui emprunte parfois aux codes du film d'horreur. La place de la femme dans une société régie par des lois masculines et des comportements machistes est au coeur de ce film sans concession (démonstratif diront certains, ce qui est contestable mais même si, pour une fois c'est une qualité) mais aussi plus largement les droits fondamentaux des citoyens bafoués par un système toujours archaïque, malgré le passage de la révolution. Une façon de dire aussi que le combat continue pour la liberté,l'égalité et le respect de l'être humain. Il y a du travail à faire et ce n'est évidemment pas valable uniquement en Tunisie.
    WutheringHeights
    WutheringHeights

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    4,5
    En neuf plans-séquence incroyablement maîtrisés, la cinéaste plonge le spectateur dans le cauchemar vécu par Mariam. Magistralement mis en scène et tristement d’actualité.
    dejihem
    dejihem

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 268 critiques

    5,0
    Ce film est un véritable acte de bravoure. Un énorme choc. En huit plans séquences, la pression ne retombe pas, la caméra garde sa fluidité pour nous faire ressentir celle de l’événement. En plus de la pression ressentie et de la tension permanente, réussir à placer dans ce film des symboles très forts rend cette œuvre cinématographique encore plus intense et encore plus importante.
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