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    I Am Not a Witch
    note moyenne
    3,4
    189 notes dont 26 critiques
    8% (2 critiques)
    38% (10 critiques)
    31% (8 critiques)
    8% (2 critiques)
    12% (3 critiques)
    4% (1 critique)
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    26 critiques spectateurs

    Barlet O
    Barlet O

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    4,5
    Ce premier long métrage extrêmement prometteur est à ne pas rater. Il nous emmène avec une bonne dose d'humour dans un monde fictionnel parfaitement décalé où transperce de bien réelles et actuelles problématiques. Après un démarrage fulgurant, nous voilà partis dans une série de scènes rocambolesques, extrêmement drôles et parfaitement allégoriques puisque tout au long du film, c'est l’exploitation de la croyance pour asseoir les pouvoirs qui est visée, un sujet parfaitement universel. Cela passe ici par l’industrie touristique, la police et la justice. Sans oublier, puisque ce sont les femmes les sorcières, cette peur de la femme qui fait qu’on la ramène à une menace forcément paranormale puisque développant une étonnante puissance. La jeune fille n’a pas été choisie par hasard : son regard perçant a une force capable de surmonter l’assignation, car c’est de cela qu’il s’agira : vivre assujettie ou vivre libre, au risque d’être dans la peau d’une chèvre. Cela n'est pas sans rappeler La Chèvre de Monsieur Seguin, une des nouvelles des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, qui a clairement inspiré la cinéaste. Le loup est ici aussi bien la déviation de la croyance que le capitalisme qui assujettit les femmes, même sorcières. Le choix purement fictionnel de Rungano Nyoni lui permet de jouer sur une impressionnante force visuelle et un décalage permanent pour ouvrir à la réflexion et parodier ceux qui se servent des croyances pour exploiter les autres ou régler commodément leurs problèmes. Ce choix radical de la fiction ouvre ainsi les perspectives. Il tord le cou au pathos pour mieux laisser émerger l'empathie. Et il fait de ce constat une dynamique porteuse d'avenir. (lire l'intégralité de la critique d'Olivier Barlet sur le site d'Africultures)
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    On peut avoir envie de voir I am not a Witch pour beaucoup de raisons : pour l'exotisme d'une histoire tournée par une cinéaste zambienne (mais vivant au Pays de Galles depuis l'âge de 9 ans), par exemple. Ou plus simplement parce que le cinéma africain est toujours vivant, même s'il a du mal à exister et que son exposition sur nos écrans est très chiche. Mais la meilleure raison est que ce premier long-métrage de Rungano Nyoni est tout bonnement excellent. Cette histoire d'une petite sorcière de 9 ans, ou jugée comme telle parce que cela arrange tout le monde, n'a rien d'un documentaire même si, encore aujourd'hui, l'existence de camps de sorcières dans plusieurs pays africains est avérée. Sur un fond on ne peut plus dramatique, le film installe des scènes de comédie dès lors que l'absurde règne dans ce conte qui n'a pas peur des ruptures de ton et des ellipses. I am not a Witch a des allures de satire d'une société obscurantiste où l'existence de sorcières présente de grands avantages pour tenir en laisse l'opinion publique en la manipulant. Shula, la petite sorcière du film, est ainsi amenée à désigner un coupable de vol dans un village, à divertir les touristes ou à égayer un show télévisé. Impossible de distinguer la part de vérité dans cette fiction étonnante dont la mise en scène ne cherche pas à dépasser son sujet. On retient pourtant des images marquantes comme ces longs rubans blancs, reliés à de gigantesques bobines, qui sont censés empêcher les sorcières de s'échapper. Et une liberté de ton, y compris dans ses choix musicaux surprenants, qui certes déconcerte parfois mais convainc sur la longueur que Rungano Nyoni est une cinéaste dont on va attendre le prochain film avec impatience.
    btravis1
    btravis1

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    2,5
    Sur fond de traditions ancestrales, d'abus de pouvoir des fonctionnaires et d'argent gagné illégalement, cette fable est finalement plus triste que drôle. Le film n'avance guère et, passé les premières scènes, perd un peu d'intérêt. Quelques belles images cependant, surtout dans l'utilisation des rubans auxquels sont attachées les soit-disant sorcières.
    Anne M.
    Anne M.

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    4,0
    Une fillette de neuf ans, seule, arrivée dans un village africain depuis peu, est accusée de sorcellerie par les villageois pour des raisons défiant toute rationalité. L’inspectrice de police du village en réfère à un haut fonctionnaire qui vit dans une villa luxueuse. Celui-ci intervient et emmène la fillette, qui ne résiste presque pas, dans un camp de sorcières, occasionnellement visité par les touristes. Là-bas, l’enfant est baptisée « Shula ». Les femmes accusées de sorcellerie ont un ruban dans le dos rattaché à une bobine, pour les empêcher de « s’envoler ». L’Etat les exploite et les fait travailler durement, complice de la matriarche locale. Le haut fonctionnaire utilise Shula grimée en sorcière, pour gérer certaines affaires et rendre justice. Il va même juste qu’à vendre ses dits « pouvoirs » à un homme blanc important, ou pour faire de l’audience à la télévision. Ce film au vitriol, à l’humour grinçant, est écrit dans un style surréaliste, avec un beau travail des cadrages, des contrastes intéressants, des ellipses, une musique empruntée au répertoire classique européen et ces obsédants rubans. La fillette, taiseuse, au visage et au regard expressifs sait créer de l’émotion et appelle à la la compassion. Difficile de démêler la fiction de la réalité. Ceci dit, le message est un constat plutôt désespéré autour de trois axes : la discrimination des plus vulnérables et des femmes, l’utilisation par le pouvoir en place du paganisme local, le terrible manque d’eau en Afrique. Un film vraiment à découvrir avec un appel à l’espoir tout à la fin. Mon blog : larroseurarrose.com
    Min S
    Min S

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    4,0
    Un super film qui dénonce clairement l’absurdité des croyances culturelles et religieuses qu’on retrouve encore de nos jours dans bcp des cultures presque par tout dans le monde. Il y a de l’humour même si personnellement ça ne me fait pas rire mais ça alléger fortement la problématique.
    Rhumcoco
    Rhumcoco

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    1,0
    Quelle déception... le film n’a pas de souffle, le personnage muet (pour quelle raison? ...Allo la scenariste?) peine a exprimer quelque chose avec tout ce qui lui arrive. Le filmage bon chic bon genre n hesite pas a se moquer de ses personnages, sous couvert d un humour qui se veut decalé dans cette atroce situation... seule la jeune comedienne a un regard interessant, mais faudrait il encore que la narration s interesse plus a ce qui lui arrive qu’aux « effets » de mise en scene et de montage (le film est très mal monté) qui n ont ni queue ni tete... ca se regarde filmer quoi. J’ai toujours pas compris ce que la musique de vivaldi faisait ici, si ce n est pour dramatiser a qui mieux mieux... Et la sorcellerie? Une grosse farce, selon l auteure de ce film. Le cynisme, encore, regne. Pour faire du cinema il faut une croyance, dans une forme de magie au moins... là, rien, des astuces de cineaste qui a l air de sortir de son ecole des beaux arts ou de je ne sais quel milieu, loin d’une afrique qu on aimerait voir autrement que comme un pretexte aux fables stereotypees qu on lui colle a chaque film. Un film dans sa bulle de festival international (et poseur). Une coquille vide sans amour ni force. A éviter. Donnons des cameras aux réels cineastes africains, pas aux « deracinées » qui font mine de parler de « leur pays ».
    Christoblog
    Christoblog

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    4,0
    Parmi les bonnes surprises que peut réserver un Festival comme Cannes, il y a celle de se retrouver un petit matin dans une salle de la Quinzaine à regarder un premier film qui sort de nulle part (en fait de Zambie), et de dialoguer ensuite avec sa lumineuse réalisatrice. Quel plaisir de suivre les méandres de ce conte qui s'inspire de la réalité (à moins que ce soit le contraire) et qui parvient à la fois à être drôle (les scènes avec le représentant du gouvernement) et beau (les rubans, et une myriade d'inventions). Subtilement critique, à la limite de l'esthétisme gratuit, I'm not a witch étonne par la sûreté et la cohérence de ses choix de mise en scène. L'Afrique a définitivement besoin de ces films qui la raconte, loin des stéréotypes, dans un geste créatif parfait techniquement. Une délicieuse surprise.
    Les choix de pauline
    Les choix de pauline

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    4,0
    Un beau film incongru, qui traite d’un sujet grave et absurde mais sans lourdeur, avec même fantaisie et poésie. Rien n’est pesant dans ce film d’auteur qui développe un vrai point vu (l’absurdité des croyances et superstitions et leur instrumentalisation pour mieux asservir , comme d’habitude, les femmes), on y rit même souvent , la mise en scène est très belle et souligne le surréalisme de la situation. . Les actrices sont intenses et lumineuses. Un film très original , onirique et intelligent. A voir.
    Laure N
    Laure N

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    3,0
    L'occasion de se balader en Afrique.... mais en étant agacé? amusé? par les traditions ancestrales.... absurdes?
    Mégane P.
    Mégane P.

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    5,0
    Ce court-métrage est tout simplement un chef d'oeuvre. Rungano Nyoni s'est inscrit avec ce film dans les rangs des talentueux cinéastes africains, qui osent et qui dénoncent. Saupoudré d'un humour juste, elle met clairement en évidence les failles d'une partie de l'Afrique noire. Les camps de sorcières ne sons pas qu'une légende... Ouvrons les yeux et agissons!
    FREDDY44600
    FREDDY44600

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    1,5
    c'est le genre de film pour lesquels un spectateur lamba comme moi ne peut pas comprendre ce que des cinéphiles avertis peuvent y trouver. L'idée de départ est bonne, surtout si c'est vrai qu'il existe un parc aux sorcières, le film démarre pas mal avec cette scène devant la policière, mais après quel ennui. Dommage, l'afrique mérite beaucoup mieux.
    mat niro
    mat niro

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    3,0
    Rungano Nyoni signe ici un film sur l'Afrique Noire pour le moins original. Ce conte sur les prétendues sorcières met en évidence avec beaucoup d'humour la condition de certaines femmes dans les contrées les plus reculées de ce continent. Ces sorcières qui trainent leurs rubans blancs comme un fardeau peuvent mettre le spectateur mal à l'aise devant certaines absurdités (comme la dénonciation du voleur par Shula). Un premier long-métrage pour une cinéaste Zambienne parfois maladroit mais rempli d'"humour noir".
    DarioFulci
    DarioFulci

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    4,0
    Sous des dehors de film dénonciateur pesant, "I'm not a witch" prend plutôt la forme d'un conte cruel. Cette petite fille excommuniée, exhibée, humiliée, affronte l'archaïsme des superstitions avec aplomb. Le film ne s'enferme pas du tout dans le vase-clos du misérabilisme. Tous les pièges du film à thèse sont déjoués par cette volonté de coller à la fable. La prouesse étant de réussir à faire exister des personnages réalistes tout en leur donnant un caractère figuré propre au genre: la sorcière, le méchant, l'héroïne etc. Un très bon film qui a des choses à dire et le fait passer sans forcer.
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Parce qu'une villageoise a chu devant elle en revenant du puits, Shula, neuf ans, est accusée de sorcellerie. Elle est condamnée à rejoindre un groupe de sorcières. Les pouvoirs de divination qu'on lui prête la valorisent autant qu'ils la stigmatisent. "I am not a witch" nous vient de Zambie. Un pays moins connu pour sa production cinématographique que... que pour quoi au fait ? La Zambie fait partie de ces pays du monde qu'on serait bien en peine de caractériser. Aucune dictature sanguinaire, aucune guerre civile ne lui ont valu l'attention des médias. Ni safari ni huitième merveille du monde - sinon peut-être les chutes Victoria qu'elle doit partager avec le Zimbabwe limitrophe - n'attirent les tours operators. À défaut d'autres titres de gloires, la Zambie pourra désormais se targuer d'avoir un film qui en porte les couleurs - même si sa réalisatrice a grandi au Pays de Galles et vit désormais au Portugal et que le film est une coproduction internationale. Pour autant l'image de ce pays d'Afrique australe n'en sortira pas grandie. Car c'est à une de ses facettes les plus sombres qu'il est consacré : la stigmatisation dont ses soi-disant sorcières font l'objet. Un phénomène qui n'est pas propre à la Zambie et qu'on retrouve dans d'autres pays africains. "White Shadow", sorti en 2015, traitait un thème analogue, qui avait pour héros un albinos en Tanzanie, victime de brimades. Rungano Nyoni aurait pu choisir le registre de la tragédie pour traiter de ce sujet. Elle prend une voie moins évidente : celui de la fable voire de la farce. C'est non sans humour qu'elle décrit les situations cocasses dans laquelle Shula est plongée, comme par exemple lorsqu'on lui demande d'identifier l'auteur d'un vol-à-la-tire. Le problème est que la situation dramatique de Shula ne prête jamais à rire. Sans doute l'écueil du drame décrivant avec forces trémolos les injustices subies par cette enfant innocente a-t-il été opportunément évité. Pour autant, le registre de la comédie ne fonctionne guère mieux.
    mazou31
    mazou31

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    4,0
    La réalisatrice se serait inspirée de “ La chèvre de M. Seguin “ pour ce conte très original et passablement drôle qui se moque de la réelle chasse aux sorcières qui existe dans certains pays d’Afrique – et qui n’est pas plus ridicule que celle menée par certains McCarthy, Edgar Hoover et autres dingues américains ! Un film extrêmement original qui dénonce l’insondable bêtise des mâles et l’incroyable asservissement des femmes en Afrique… mais on peut aisément élargir à l’ensemble de la planète ! La dérision, l’humour noir (sans jeu de mot) cachent le drame de la situation qui ne surgit qu’à la fin. Les acteurs sont naturels, la gamine est impressionnante dans toutes ses attitudes et la mise en scène bien travaillée. Il n’en reste pas moins que si le film est une belle œuvre… il m’a beaucoup ennuyé !
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