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    I Am Not a Witch
    note moyenne
    3,4
    192 notes dont 26 critiques
    8% (2 critiques)
    38% (10 critiques)
    31% (8 critiques)
    8% (2 critiques)
    12% (3 critiques)
    4% (1 critique)
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    26 critiques spectateurs

    1ou2mo
    1ou2mo

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    3,0
    Publiée le 15 janvier 2018
    Il y a eu bien avant "Les sorcières de Salem", en 2017,avec "I am not a witch" ,on est confronté aux absurdités et croyances qui peuvent compromettre la vie de tout être confronté seul à la vindicte populaire. Là , une petite fille incrédule doit supporter les superstitions d'un entourage hostile et se retrouve embarquée dans des histoires qui la dépassent. Tout cela traité sous forme de fable et allégories finement transposées par la réalisatrice.
    depassageparici
    depassageparici

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    4,0
    Publiée le 13 janvier 2018
    C'est un film surprenant. Il traite avec humour d'un sujet grave. En préface il est écrit : "C'est un conte". C'est un film d'une grande beauté. J'y ai retrouvé de simples et belles images comme j'en avais vu en Afrique. Magnifique métaphore et superbes construction des images grâce à ces objets que sont les rubans blancs. Le camion, à la fin avec ces bobines est une image superbe. Parfois, la musique porte le film. Les visages de ces femmes sont beaux. Celui de la petite fille aussi. C'est un film fin qui réussit à ne pas émettre d'avis sur les croyances. Il questionne la liberté et les jugements. C'est un traitement élégant de la bêtise, la proposition qui nous est faite de rire désamorce les jugements que nous-mêmes pourrions porter sur certains personnages. Et c'est surréaliste. J'ai plongé dans ce conte. Et je pense que, comme un conte, ce film peut toucher l'inconscient.
    Bernard D.
    Bernard D.

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    3,0
    Publiée le 19 janvier 2018
    Je sors dubitatif du premier film de Rungano Nyoni, « I’m not a witch ». L’histoire est celle d’une petite fille orpheline au regard perçant qui est accusée de sorcellerie sur des on-dit des villageois, accusation « confortée » par un homme politique (le ministre du tourisme ?) sur des arguments de pure rhétorique et par le fait qu’une poule blanche sacrifiée meure en dehors d’un cercle de craie tracé par le sorcier du coin. Elle est alors placée dans une « réserve de sorcières » où toutes ces femmes sont attachées par un long ruban blanc afin que « elles ne s’envolent pas pour tuer les gens » mais où il faut travailler durement pour l’état et être photographiées par les touristes ! La petite doit d’abord passer une nuit seule dans une cabane pour savoir si elle veut qu’on lui coupe son ruban dorsal et devenir alors une chèvre (et être abandonnée dans la brousse) ou au contraire devenir une nouvelle recrue de cette réserve présidée par une « matriarche » qui va même jusqu’à donner ses ordres à notre homme politique. Baptisée par les anciennes sorcières, Shula (être déraciné) va devenir la « petite sorcière préférée » de notre homme politique qui va la prendre dans sa luxueuse villa (après avoir inondé de gin le seuil de la maison pour que les mauvais esprits n’entrent pas) et l’utiliser pour juger des affaires de droits communs, l’exhiber dans un talk-show télévisé … Cette histoire n’est bien sûr qu’une pure métaphore sur la collusion entre le système politique corrompu et les traditions/croyances ancestrales d’une part et une réflexion sur la place des femmes en Afrique … mais on se prend au jeu et on finit par croire à cette histoire de réserve de sorcières qui existeraient réellement en Zambie et au Ghana ! Si la petite Shula joue à merveille et s’il y a de superbes plans, la musique classique européenne n’a pas trop sa place ici et in fine on se demande si la réalisatrice qui certes est née en Zambie mais réside au Portugal, ne nous en fait pas elle-même ensorcelé par son conte ? J’attends donc son prochain film pour mieux percevoir sa trajectoire !
    Laure N
    Laure N

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    3,0
    Publiée le 2 novembre 2017
    L'occasion de se balader en Afrique.... mais en étant agacé? amusé? par les traditions ancestrales.... absurdes?
    Mégane P.
    Mégane P.

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    5,0
    Publiée le 14 janvier 2018
    Ce court-métrage est tout simplement un chef d'oeuvre. Rungano Nyoni s'est inscrit avec ce film dans les rangs des talentueux cinéastes africains, qui osent et qui dénoncent. Saupoudré d'un humour juste, elle met clairement en évidence les failles d'une partie de l'Afrique noire. Les camps de sorcières ne sons pas qu'une légende... Ouvrons les yeux et agissons!
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,0
    Publiée le 26 décembre 2018
    Doté d'une histoire touchante, ce drame se déroulant en Zambie raconte la triste destinée d'une petite fille de neuf ans accusée d'être une sorcière. Et l'ensemble est à visionner pour la très belle prestation de la petite Maggie Mulubwa, qui est la vraie révélation de ce long-métrage, et aussi pour la mise en scène de Rungano Nyoni qui ne manque pas d'inspiration.
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 30 décembre 2017
    Parce qu'une villageoise a chu devant elle en revenant du puits, Shula, neuf ans, est accusée de sorcellerie. Elle est condamnée à rejoindre un groupe de sorcières. Les pouvoirs de divination qu'on lui prête la valorisent autant qu'ils la stigmatisent. "I am not a witch" nous vient de Zambie. Un pays moins connu pour sa production cinématographique que... que pour quoi au fait ? La Zambie fait partie de ces pays du monde qu'on serait bien en peine de caractériser. Aucune dictature sanguinaire, aucune guerre civile ne lui ont valu l'attention des médias. Ni safari ni huitième merveille du monde - sinon peut-être les chutes Victoria qu'elle doit partager avec le Zimbabwe limitrophe - n'attirent les tours operators. À défaut d'autres titres de gloires, la Zambie pourra désormais se targuer d'avoir un film qui en porte les couleurs - même si sa réalisatrice a grandi au Pays de Galles et vit désormais au Portugal et que le film est une coproduction internationale. Pour autant l'image de ce pays d'Afrique australe n'en sortira pas grandie. Car c'est à une de ses facettes les plus sombres qu'il est consacré : la stigmatisation dont ses soi-disant sorcières font l'objet. Un phénomène qui n'est pas propre à la Zambie et qu'on retrouve dans d'autres pays africains. "White Shadow", sorti en 2015, traitait un thème analogue, qui avait pour héros un albinos en Tanzanie, victime de brimades. Rungano Nyoni aurait pu choisir le registre de la tragédie pour traiter de ce sujet. Elle prend une voie moins évidente : celui de la fable voire de la farce. C'est non sans humour qu'elle décrit les situations cocasses dans laquelle Shula est plongée, comme par exemple lorsqu'on lui demande d'identifier l'auteur d'un vol-à-la-tire. Le problème est que la situation dramatique de Shula ne prête jamais à rire. Sans doute l'écueil du drame décrivant avec forces trémolos les injustices subies par cette enfant innocente a-t-il été opportunément évité. Pour autant, le registre de la comédie ne fonctionne guère mieux.
    DarioFulci
    DarioFulci

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    4,0
    Publiée le 6 mai 2019
    Sous des dehors de film dénonciateur pesant, "I'm not a witch" prend plutôt la forme d'un conte cruel. Cette petite fille excommuniée, exhibée, humiliée, affronte l'archaïsme des superstitions avec aplomb. Le film ne s'enferme pas du tout dans le vase-clos du misérabilisme. Tous les pièges du film à thèse sont déjoués par cette volonté de coller à la fable. La prouesse étant de réussir à faire exister des personnages réalistes tout en leur donnant un caractère figuré propre au genre: la sorcière, le méchant, l'héroïne etc. Un très bon film qui a des choses à dire et le fait passer sans forcer.
    mazou31
    mazou31

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    4,0
    Publiée le 22 janvier 2018
    La réalisatrice se serait inspirée de “ La chèvre de M. Seguin “ pour ce conte très original et passablement drôle qui se moque de la réelle chasse aux sorcières qui existe dans certains pays d’Afrique – et qui n’est pas plus ridicule que celle menée par certains McCarthy, Edgar Hoover et autres dingues américains ! Un film extrêmement original qui dénonce l’insondable bêtise des mâles et l’incroyable asservissement des femmes en Afrique… mais on peut aisément élargir à l’ensemble de la planète ! La dérision, l’humour noir (sans jeu de mot) cachent le drame de la situation qui ne surgit qu’à la fin. Les acteurs sont naturels, la gamine est impressionnante dans toutes ses attitudes et la mise en scène bien travaillée. Il n’en reste pas moins que si le film est une belle œuvre… il m’a beaucoup ennuyé !
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 13 décembre 2018
    Un film au thème original (les camps de sorcières en Zambie), aux images magnifiques (la réalisatrice est douée, en particulier elle a un beau sens du cadre, la dernière séquence est visuellement splendide), et très bien interprété (par des interprètes non professionnels) mais au traitement qui m'a laissée un peu perplexe. Après un début (au commissariat de police) qui laisse en effet penser que le film traitera le sujet sous forme d'une fable teintée d'humour et de satire sociale, ces aspects -là sont un peu laissés de côté. En fait, à cause sans doute d'un mauvais dosage entre tous les éléments : le réalisme du cadre, la part de satire et d'humour, et le côté tout de même très dramatique de cette histoire. On ne sait même plus si on est dans une sorte de conte (assez cruel finalement) ou si c'est du réalisme teinté de surnaturel (?). On en viendrait, sans le carton initial, à douter de l'existence à notre époque de ces camps, ce qui dessert un peu le propos du film (dénoncer leur existence, et au-delà de ce sujet, l'utilisation des croyances et superstitions pour asservir -ici les femmes). Dommage...
    elriad
    elriad

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    3,0
    Publiée le 19 juin 2018
    pour son premier film, la réalisatrice fait mouche en dénonçant sous forme de fable à l'humour caustique, ces camps de sorcières qui existent en Zambie ou encore le Ghana. Porté par des comédiens amateurs rendant le propos plus réaliste encore, ces femmes dénoncées par superstition, parce qu'elles sont vieilles et qu'on veut s'en débarrasse, ou encore par jalousie, finissent isolées dans des camps, exploitées par l'état ou livrées aux touristes qui viennent les photographier. Cruel sur le fond et poétique dans la forme avec ces rubans blancs attachés dans le dos pour éviter qu'elle ne s'envolent, ce cente troublant et révoltant ne laisse indifférant et donne envie de suivre la carrière de la réalisatrice.
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