Mon AlloCiné
Cœurs purs
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Cœurs purs" et de son tournage !

Qui est Roberto De Paolis ?

Le cinéaste italien Roberto De Paolis a étudié à la London International Film School. Il a travaillé comme photographe et a exposé ses oeuvres dans toute l‘Europe. Il a réalisé deux courts métrages, tous deux présentés à la Mostra de Venise, Bassa Marea en 2010 et Alice en 2011. Il travaille comme vidéaste pour Nowness.com. Coeurs purs est son premier long métrage.

Point de départ

Roberto De Paolis revient sur la genèse de Coeurs purs : "Pour écrire le film, j’ai d’abord choisi d’examiner la périphérie urbaine: les centres sociaux, les camps de Roms, mais aussi les églises dans lesquelles j’ai observé ce qu’était la réalité de la communauté Chrétienne aujourd’hui. L’écriture du scénario est rapidement devenue une expérience de vie et les rendez-vous organisés se sont transformés en séjours avec des gens qui sont, par la suite, devenus les protagonistes du film. Pour comprendre vraiment ces personnes, pour mieux écrire sur eux, j‘ai voulu me laisser contaminer, essayer de vivre leur vie, sans les juger", confie le cinéaste.

Tournage en impro

Pour le tournage, Roberto De Paolis a utilisé les techniques d’improvisation, aussi bien pour les comédiens que pour le cadreur. Il a également choisi de ne pas utiliser d'éclairage artificiel et ne pas limiter le cadrage afin de ne pas contraindre les acteurs à évoluer dans des espaces trop confinés.

"Le travail à la caméra a été improvisé de façon à ce qu’elle “ressente” plutôt qu’elle suive des parcours prédéfinis. Les deux comédiens étaient libres de modifier leur texte, de bouger comme ils le souhaitaient et d’enrichir les scènes de réactions spontanées qui leur étaient propres. Paradoxalement, cette incertitude sur ce qui était en train de se passer sous nos yeux a contribué à entretenir une atmosphère vivante et une attention paticulière sur le plateau : cet état d’alerte nous poussait à réagir, à nous plonger dans l’action, comme dans la vie. Nous avons donc choisi d‘opter au tournage pour cette approche quasi documentaire afin de rester fidèles à ce que nous avions perçu lors de la préparation sur le terrain."

La peur de l'autre

Roberto De Paolis confie que c’est au montage que le film s’est révélé un récit sur “la peur de l’autre”, et en même temps, de façon assez contradictoire, sur le désir qu’on ressent pour l’autre et sur le besoin d’échapper à sa propre identité.

"La structure sociale de ces banlieues, un environnement habité dans le film par les peurs et les sentiments des deux protagonistes, a éclairé nos reflexions sur les limites de notre condition humaine, et nous a amenés à nous y confronter."

Un regard sur la religion

Agnese, le personnage interprétée par Selene Caramazza, est complètement immergée dans la foi chrétienne. Alors que le cinéma a tendance à porter des jugements dans sa représentation de l’Eglise, le but de Roberto De Paolis était au contraire d’essayer de vivre en communion avec elle.

"J’ai eu la chance d’être capable de m’y oublier de façon irrationnelle, de ressentir la foi, et ma fascination pour ce monde m’a inspiré un désir : faire le portrait d’une Eglise ouverte, contemporaine, lumineuse, à travers la figure du prêtre philosophe, qui est plus en phase avec la sagesse de Jésus qu’avec les doctrines du clergé."

Un regard sur la virginité et la pureté

Au coeur du film se pose la question de la virginité. Elle est perçue comme la fin des illusions de l’enfance sur la pureté et la perfection : la virginité du corps, d’un territoire qu’on voudrait maintenir dans un état de pureté, sans risquer le mélange avec le monde extérieur. Le parking où Stefano travaille comme gardien et le corps d’Agnese sont, symboliquement, une même chose : un corps menacé d’être contaminé par la différence, par le réel – par l’autre.

"Les «coeurs purs» du film, Stefano et Agnese, sont aussi des coeurs pleins de détermination, peu enclins au mystère ni disposés à devenir autre chose que ce qu’ils sont. Ce sont des coeurs «parfaits», enfermés dans des cages de verre. Le besoin de sortir de leurs cages, de se salir, d’échapper à eux-mêmes, les amène à converger l’un vers l’autre. Pour s’aimer l’un l’autre, pour se confronter à eux–mêmes aussi, ils doivent accepter de corrompre leur idée de pureté", analyse Roberto De Paolis.

Simone Liberati AKA Stefano

Simone Liberati (Stefano) est né à Rome en 1988. Il a étudié l‘art dramatique à l‘École de Cinéma «Gian Maria Volonté», à Rome. Il a joué dans de nombreux courts métrages, représentations théâtrales et séries télévisées italiennes. Dans Suburra, il a travaillé avec le réalisateur Stefano Sollima, dont les précédents films ont été présentés à Cannes et à Venise ; et dans Il Permesso – 48 ore fuori, aux côtés de l‘acteur et réalisateur Claudio Amendola, nommé plusieurs fois aux David di Donatello. Avec Coeurs purs, Simone tient pour la première fois un rôle principal.

Selene Caramazza AKA Agnese

Selene Caramazza est née à Palerme et a étudié la danse moderne et le mouvement scénique. Plus tard, elle est entrée à l‘école d‘art dramatique «Teatro Azione» de Rome. Sa carrière comprend des représentations théâtrales et plusieurs rôles dans des séries télévisées italiennes telles que Catturandi, Squadra Antimafia, Don Matteo et Il Bello delle donne 20 anni dopo. Coeurs purs marque son premier rôle dans un long métrage.
Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • Avengers: Infinity War (2018)
  • Taxi 5 (2018)
  • Comme des garçons (2018)
  • Action ou vérité (2018)
  • Escobar (2017)
  • Larguées (2017)
  • Ready Player One (2018)
  • Place publique (2018)
  • L'Île aux chiens (2018)
  • Love addict (2018)
  • Red Sparrow (2018)
  • Game Night (2018)
  • Strangers: Prey at Night (2018)
  • Les Municipaux, ces héros (2018)
  • Pierre Lapin (2018)
  • MILF (2017)
  • Abdel et la Comtesse (2017)
  • Tout là-haut (2016)
  • Tout le monde debout (2018)
  • Dans la brume (2018)
Back to Top