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Un visiteur
4,0
Publiée le 5 mai 2009
Du bon Woody Allen. Sans être du niveau de Banana ou Zelig ce petit film est tout de même bien drôle pour celui qui saura bien l'appréhender. De l'humour "juif" à la sauce Woody avec sa célèbre façon de raconter ses histoires. Il y ajoute toute sa satire et sa critique d'une époque ou la frontière entre radio et propagande était assez mince. Heureusement la famille nous accompagnant dans le film est toujours là pour nous montrer un certain recul vis à vis de ces émissions de radio loufoques qui parfois déteignent sur leur auditeurs. Tient, il me semble que ça n'a finalement pas trop changé aujourd'hui !
Evocation des souvenirs d'enfance de Woody Allen,"Radio Days"se veut nostalgique et rendant un hommage certain aux musics-hall radiophoniques.Le cadre prend donc place dans les années 40,au sein d'une famille juive modeste,qui vit en communauté(père,mère,fils,oncle,tantes,cousine).Tous se réunissent autour des émissions de radios,qui leur apportent du rêve au milieu d'un quotidien morose.Majoritairement autobiographique,le film déroute par sa construction cahotique.Les saynètes s'empilent sans lien entre elles.Il y a plus de 200 personnages!On a l'impression que porté par son enthousiasme,Woody a posé ses idées en bloc sur sa caméra,sans chercher à établir une quelconque homogénéité.En résulte un film fourre-tout,sympathique,mais bancal,voire abscons par moments.Il faut bien connaître Allen pour comprendre les multiples références.Sinon,le spectateur risque de s'ennuyer ferme!
Réalisé en 1987, "Radio Days" m'a frappé de par les points communs que l'on pourra facilement repérer avec "Destins Tordus", un bouquin rédigé il y a bien des années par Allen. Normal me rétorqueront les plus sceptiques, dans la mesure où il s'agit du même auteur. Non, ce que je veux dire, c'est que cet opus (filmique) n'a en quelque sorte de scénario que son titre et qu'il s'agit finalement d'une succession de saynètes ayant un lien plus ou moins déterminé avec les grands souvenirs radiophoniques du cinéaste. Des sketchs regroupés autour d'un prétexte si vous préférez... En cela, j'ai beaucoup songé aux nouvelles littéraires dont je vous parlais plus haut, décrivant un monde délirant dans lequel les personnages sont sans cesse en action. La vivacité d'esprit de W.A. se retrouve également, sans qu'il n'y ait de véritable souci de cohérence dans ce qui est exposé. Des idées balancées ici et là, des gags et bons mots distribués à tout-va, directement sortis (sans tri) d'un cerveau en ébullition constante retranscrivant sans prendre le temps de peser les situations ces scènes pour le moins pittoresques. On peut percevoir cela comme une sorte d'instantané par lequel Woody s'exprime, fonçant dans le mur avant, réfléchissant après. Forcément, ça donne un résultat très dense et inégal, parfois brouillon, souvent bien senti. "Radio Days" ne possède pas de structure, pas de caractère fouillé et en souffre : en même temps, son rythme de formule 1 ainsi que son aspect joyeux plaident en sa faveur. On pourra pointer du doigt sa tendance à tomber dans la facilité (notamment la voix-off et les clichés Alleniens) tout en cautionnant sa présence d'esprit. C'est cela "Radio Days" : un film plaisant mais évidemment loin d'être abouti, où le pour et le contre s'affrontent sans cesse, où les surprises parviennent à compenser d'occasionnels ratés. Un pot-pourri intéressant et drôle dont le principal objectif est d'amuser son public, tout cela sans plus de prétention. Pas trop mal.
Un Woody en petite forme mais pas inintéressant, les années où la radio était la reine des foyers… les petites anecdotes sont sympathiques même si parfois elles tombent à plat… le film est un peu trop lent pour qu'on puisse pleinement rire ou entrer dans l'histoire.
Radio Days (1987) fait partie de ces films considérés comme le sommet de la période Woody Allen-Mia Farrow avec La Rose Pourpre du Caire ou Hannah et ses Soeurs. Et pourtant, je dois avouer que Mia Farrow n'est pas la muse de Woody Allen que je préfère. Sa voix aigrelette me fait parfois regretter la douceur de Diane Keaton ou me fait dire que Scarlett Johansson est bien plus "inspirante", bien que je reconnaisse qu'elle est une grande actrice. C'est donc pourquoi je pense que la période 1982-1992 (de Comédie érotique d'une nuit d'été à Maris et Femmes) n'égale pas celle de 1972-1979. Pour autant, Radio Days reste un très bon film, empreint d'une certaine mélancolie, inscrit dans une période nostalgique (celle de Broadway Danny Rose ou de La Rose Pourpre du Caire) du cinéaste qui semble avoir pris une certaine distance avec la folie de ses débuts. Cette maturité trouve sa consécration dans cette évocation (fictive certes mais aux relents autobiographiques) de l'enfance du cinéaste en 1943. Le film offre également une peinture de la société américaine de l'époque, où la radio était alors ce qu'est la télévision aujourd'hui. En 1943, la guerre n'est pas encore tout à fait dans la tête de l'Américain moyen qui préfère entendre les crooners, les sagas fictives et les canulars (celui du film rappelle étrangement celui d'Orson Welles). Film à sketchs avec un fil conducteur comme les aime Woody Allen, Radio Days évoque une autre époque, celle du star-system, des prémisses de la consommation de masse et de l'émergence du communisme. Cette peinture d'une famille juive modeste, tendre, drôle et délicieusement surannée offre une vision plus aigre-douce du cinéma d'un cinéaste juif qui ne s'assagit pas mais qui commence à jeter un regard plus profond encore sur son passé. Robert Altman semble s'en être inspiré pour son ultime film, The Last Show. Quoiqu'il en soit, même si c'est un film mineur dans son immense filmographie, Radio Days reste un moment de cinéma très agréable.
Une jolie plongée sur l'hégémonie de la radio comme support média dans les années 40 et des souvenirs qu'il put engendrer ! Plaisant ! Maurice, Joyce, tu crois qu'il sévit encore sur une antenne ?
W.Allen évite l'écueil du film-hommage sirupeux pour réaliser une oeuvre assez romantique, pleine de personnages sympathiques dont les frasques forment un ensemble plutôt ravissant.
L’un des meilleurs films de Woody Allen. Très drôle et qui ne se prend pas la tête. Des souvenirs de Woody qui sont une succession de sketchs mais ayant comme fil conducteur la famille du narrateur. Et justement, le narrateur est vraiment le bienvenue dans ce film qui grâce a lui devient comme un film souvenir.
Une comédie trés sympathique et légére qui nous plonge de la qutidien d'une famille juif américaine pendant les années 40. Le parallel fait entre les moeurs de l'époque et la radio est trés sympa et contribu à l'atmosphére du film.
Radio Days (1987) nous plonge au coeur des années 30, dans un petit patelin où une famille juive modeste est bercée par la radio. Ils l’écoutent du matin au soir, suivent jour après jour les chroniqueurs et leurs feuilletons radiophoniques habituels. Cet objet fait partie intégrante de leur vie au sein de la famille, comme un membre à part entière ! Le film s’intéresse à eux, leurs habitudes, leur addiction à la radio. Allen parvient à attendrir en fonction des personnages, quant à la mise en scène, comme toujours, il n’y a rien à redire (on retiendra particulièrement le début du film qui s’ouvre sur un cambriolage hors norme). La reconstitution des années 30 est impressionnante, les décors et la qualité photo sont sublimes et les acteurs parfaits !
Un hommage autobiographique aux beaux jours de la radio dans les années 30. Woody Allen raconte son enfance bercée par la radio avec un scénario riche en détails et une mise en scène parfaite. La voie-off qui accompagne tout le film ainsi que les superbes décors donnent un ton touchant et nostalgique à "Radio Days" qui ferait presque passer le film pour un conte. Un hommage touchant à une époque révolue, un des meilleurs films de Woody Allen.
Il est de coutume quun film de Woody Allen sans Woody Allen possède une certaine fadeur sinon une singularité dans son cinéma. Or ce «Radio Days» (USA, 1987) est pétri dune patte autre que celle coutumière de la vision dAllen. Retraçant la vie américaine dans les années 30-40 dun voisinage autour de la radio, ce quinzième film dAllen expire la nostalgie par des musiques de jazz rythmant les aléas du quotidien des protagonistes. Tout sarticule autour de la radio, lobsession des individus sur un objet sont dailleurs, à laccoutumé des films dAllen, les causes principales des situations ironiques. Et cest ici vers la radio que converge toutes les histoires. Afin de capturer les agencements des histoires, Allen soctroie, le temps de certaines séquences voire uniquement de plans, la mise en scène de Martin Scorsese en faisant des plans séquences, moins prestigieux certes mais semblables en de nombreux points. Le regroupement, insignifiant mais qui veut dire beaucoup, de Mia Farrow et Diane Keaton dans ce même film fait déjà de «Radio Days», une uvre alleniene hors norme. Abordant lhumour en biais, avec une pudeur quon ne connaît pas à Woody Allen, il réalise une uvre aux allures timorées mais à lambition feutrée et grande. Cest avec ce simple témoignage dun passé révolu, tourné vers la seule appréciation commune de la musique que Woody Allen livre une uvre relativement autobiographique et pourtant truffé des thématiques fétiches du cinéaste (son obsession pour le beau sexe, sa facétie naturelle) abordées au travers de lenfant Joe. La nostalgie diluée dans ce film nest que leffet dun témoignage savamment poétique sur les beautés de lancien New-York et sur lenfance dAllen rythmé par le son du jazz à travers les ondes de la radio. Et cest à travers ce regard a posteriori, clos sur une fin contemplative que lon perçoit peut-être le plus subtilement les douces relations amères que le cinéaste entretient avec la vie.
Un très bon film. A l'image de woody Allen, il ne ressemble à rien d'autre connu. Chaque sequence est parfaitement maitrisée et les acteurs tous autant qu'ils sont sont excellents, à l'image de Dianne Wiest et Mia Farrow. De plus, c'est un excellent film au niveau éducatif, l'ayant moi-même étudié en cours d'anglais.