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    Les Chatouilles
    note moyenne
    4,2
    1859 notes dont 263 critiques
    33% (87 critiques)
    44% (115 critiques)
    16% (43 critiques)
    5% (12 critiques)
    2% (5 critiques)
    0% (1 critique)
    Votre avis sur Les Chatouilles ?

    263 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2385 abonnés Lire ses 641 critiques

    5,0
    Publiée le 26 novembre 2018
    « Les Chatouilles », un titre gentil et anodin pour un film qui se résume en tous cas à un véritable coup de poing, à une déflagration extrêmement violente dont on sort assommé et bouleversé ! Ce témoignage sur cette enfance démolie, abusée, vécue par Andréa Bescond dont elle est elle-même l’actrice principale, nous prend aux tripes et nous laisse suspendu comme à un fil, à sa souffrance, sa douleur, son mal être comme jamais on ne pouvait l’imaginer ! Sa présence est d’une vérité criante et évidente et pour cause ! Tout dans ce film est intense, difficile, puissant, choquant et dérangeant, du jeu incroyable des acteurs et en particulier de cette petite victime, au montage et à la mise en scène elle-même ! En effet, si cette réalisation succède à la pièce de théâtre dont elle est issue, elle en reprend en partie les codes, en les mélangeant à ceux du cinéma, ce qui donne un impact terrible à tout ce que peut vivre et ressentir Odette dans son cauchemar au quotidien ! De passer à ces performances de danse, voire de véritable transe, à ces terribles moments répétés où le loup rôde autour de sa proie, en insistant sur cette thérapie à fleur de peau un peu particulière, et vice-versa, on rentre de plein fouet dans l’indescriptible, l’inqualifiable, c’est à dire l’horreur en direct ! En effet le rythme même du film, cet aspect saccadé, perturbé, en dent de scie, reflète incroyablement l’état psychologique d’Odette, enfant et soumise, puis devenue adulte, révoltée, exacerbée et perturbée... Comme si ces procédés cinématographiques permettaient d’entrer on ne peut mieux dans le mental de cette petite fille, de cette femme brisée où tout se mélange, passé, présent, avenir devenant un véritable fouillis, avec cette impossibilité de pouvoir évidemment avancer droit devant ! De même que se mélangent en parallèle les notions de lieux ou d’espace, comme si ces souvenirs inaltérables surgissaient partout et à chaque instant dans un chaos le plus total... On reste totalement inerte, paralysé face à cette vie détruite, broyée par ce prédateur sexuel au comportement de bon père de famille qu’interprète Pierre Delalongchamps, avec du reste un réalisme et une conviction qui font froid dans le dos... Et ceci sans oublier Karin Viard, dans une composition extrêmement délicate, en mère au comportement hallucinant dans son déni, et même dans sa relation plutôt destructrice et complexe qu’elle entretient avec sa fille ! Franchement ce film fait très fort dans tout un tas de directions, et on reste bouche bée plus d’une fois, devant ces images, ces instants quasiment insoutenables ! Une réalisation de Andrea Bescaud sur un sujet particulièrement épineux qu’est la pédophilie et ses ravages, qui restera gravée dans nos mémoires à jamais ! Un grand bravo pour cette prouesse et ce témoignage nécessaire et indispensable même s’il est douloureux et difficile à appréhender...
    Ufuk K
    Ufuk K

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    4,0
    Publiée le 18 novembre 2018
    " les chatouilles " plébiscité par la critique est un drame autobiographique subtil. En effet en dépit d'un récit parfois un peu confus à causes de nombreuses ellipse, Andrea Bescond a mis ses tripes pour décrire l'horreur de son enfance ponctué d'abus sexuel et conséquences sur sa vie adulte avec en fil rouge l'importance de la résilience.
    didbail
    didbail

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    4,5
    Publiée le 18 novembre 2018
    Ouah ! Je sors de la salle et je suis encore sous le choc. Il FAUT voir ce film ! Mais il ne vous laissera pas indemne. Sur un sujet très difficile mais ô combien actuel Andréa Bescond réussit l'impossible. Tout exprimer sans rien montrer. Grâce à une mise en scène très inventive qui privilégie la métaphore, elle nous fait vivre la souffrance d'Odette sans avoir à nous infliger des scènes scabreuses.
    Christoblog
    Christoblog

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    5,0
    Publiée le 14 novembre 2018
    Franchement, après avoir pleuré d'émotion et de plaisir devant le spectacle d'Andréa Bescond, je ne donnais pas cher de sa version cinématographique. De la même façon qu'on est presque toujours déçu par l'adaptation au cinéma d'un livre qu'on a aimé, je redoutais de ne pas retrouver à l'écran l'énergie dégagée par la danseuse sur scène. La surprise a donc été totale devant l'inventivité de la mise en scène proposée par Eric Métayer et sa comparse. Ils parviennent à exprimer la stupeur douloureuse de la petite fille et l'énergie sauvage de l'adulte par des procédés purement cinématographiques. Le résultat est tour à tour bouleversant (heureusement que le film s'allège un peu après les éprouvantes quinze première minutes), joyeux et surprenant. Outre la performance encore une fois exceptionnelle d'Andréa Bescond, il faut souligner l'incroyable composition de Karin Viard, dans le rôle d'une mère très présente, qu'on aimerait détester. Le reste du casting est impeccable, de Clovis Cornillac à Gringe, en passant par Carole Franck (dans un rôle de psy laborieuse qui vaut le déplacement à lui seul) et Pierre Deladonchamps qui ose ici camper un des pire rôle qu'on puisse proposer à un acteur. Le film est miraculeux, parsemé de scènes inoubliables, et parvient à donner une pêche d'enfer aux spectateurs, qui viennent pourtant d'assister à un calvaire dramatique. Je le conseille vivement.
    FREDDY44600
    FREDDY44600

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    5,0
    Publiée le 18 novembre 2018
    Ca chatouille mais ca ne fait pas rire du tout. Excellente mise en scène axée sur la thérapie, qui montre juste ce qu'il faut de la relation entre Gilbert et Odette pour qu'on comprenne mais que ca ne tombe pas dans le voyeurisme sordide. Acteurs excellent, la mère hystérique, le père trop gentil, Odette enfant avec un regard qui montre bien sa souffrance, Gilbert et sa terrible explication finale, et bien sur Odette adulte puisque Andrea Bescond joue (ou revit) son propre rôle. Courage Odette, et bonne renaissance.
    PLR
    PLR

    Suivre son activité 88 abonnés Lire ses 139 critiques

    4,0
    Publiée le 18 novembre 2018
    Un scénario coup de poing. Très vite on entre dans le vif du sujet, sans détours, son fioritures. Evidemment, être témoin passif comme l’est nécessairement le spectateur met mal à l’aise. La mise en scène est originale, alternant présent, passé, narration, quelque peu onirique ou allégorique de temps en temps avec le recours à de belles chorégraphies très expressives. Au final, après avoir digéré tout ça, certains spectateurs applaudissent. Non pas de plaisir d’avoir vu racontée une telle histoire mais de satisfaction qu’elle ait pu être ainsi portée à l’écran de manière aussi sobre et démonstrative, très efficace pour témoigner. Un film qui restera dans les annales.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    Suivre son activité 54 abonnés Lire ses 55 critiques

    5,0
    Publiée le 8 novembre 2018
    Ballet contemporain dans lequel le corps se heurte à l’espace pourtant infini mais peuplé d’un spectre invisible partout présent parmi le noir environnant, cri de mort et de vie dans les limbes labyrinthiques d’une conscience, Les Chatouilles ne nécessite nulle critique pour en promouvoir la qualité, nul mot pour prendre conscience de l’urgence et de la détresse dont se saisissent ensemble Andréa Bescond et Éric Métayer, ou peut-être une seule formule, lambda et sérieuse : il faut voir Les Chatouilles, pas forcément en parler car il est difficile de mettre des termes figés sur autant de mouvance intérieure – la nôtre et celle des personnages –, sur autant de destruction à visage humain à visage commun à visage découvert. Simplement s’asseoir et regarder, ressentir, s’indigner et partager. Ici pas de caricature, pas de manichéisme, pas de psychologie de bazar ni d’exubérance dans la démarche ; simplement un électrochoc qui joue d’un même mouvement cinéma, théâtre et danse pour une même visée : faire choir le masque du prédateur et éveiller les consciences, toutes les consciences. Pour cela, le film adopte une forme narrative pleine d’ellipses et d’imbrications spatio-temporelles à la manière d’un conte : l’humour accentue cette dimension de récit initialement enfantin perverti par le pédophile, les transitions merveilleuses fonctionnent tel un livre d’images animées. C'est un film sur l’insouciance dangereuse, sur le viol d'une naïveté que l'adolescence et l'âge adulte n'ont pas eu le temps de faire disparaître. C'est un film sur l'incapacité à construire une existence entourée de ténèbres jusqu'à la violence ultime suite à laquelle l'être se relève de son mutisme ou s'y noie. Transparaît alors le courage d’une équipe et de leur projet, demeure le combat d’une femme qui, en franchissant le seuil interdit de l’enfouissement silencieux, lance un cri d’alerte. Plus jamais ça.
    Christophe Stéphanie Mathilde L
    Christophe Stéphanie Mathilde L

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    4,0
    Publiée le 18 novembre 2018
    Film nerveux, comme un coup de poing en plein cœur de tout papa...un film conçu comme une danse de rue, rage et urgence. Les comédiennes et comédiens sont dans le vrai, on est happé par le film... Espérons que la société change et rejette ce cancer qu ‘est la pédophilie.
    Revo67
    Revo67

    Suivre son activité 9 abonnés

    4,0
    Publiée le 18 novembre 2018
    Bouleversant ,ce film traite ce sujet délicat avec une grande émotion, c’est violent et ça fait mal de voir l’innocence d’une enfant bafouée par un adulte. La mise en scène est très originale et les acteurs excellents.
    ffred
    ffred

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    4,5
    Publiée le 17 novembre 2018
    Les chatouilles est le premier film d'Andréa Bescond et d'Eric Métayer (couple à la ville), tirée de leur propre pièce, elle même relatant les violences subies dans son enfance par la jeune femme. Sur le fond, le sujet est terrible. Sur la forme, j'ai eu beaucoup, de mal à entrer dedans. Un mélange de comédie, de drame, de réalité, de flash-backs, de fantasmes et de rêves. On fini par s'y faire et être rattrapé par l'histoire et être totalement pris à la gorge. L'interprétation joue aussi pour beaucoup. On a un peu de mal avec le personnage principal au début. Un peu,de mal à s'y attacher, mais cela finit aussi par arriver sans que l'on s'en rende compte. Andréa Bescond joue, écrit et réalise le film, sans oublier les scènes de danses, elle porte tout le film sur ses épaules. Elle est magistralement aidée par les reste du casting. Clovic Cornillac est parfait. Pierre Deladonchamps et Karin Viard ont eu beaucoup de courage et de cran d'accepter ces rôles, ce sont certainement les plus ingrats de leurs carrières. L'actrice, dans le rôle de la mère (étonnante ressemblance entre les deux femmes, même au niveau de la voix), est absolument bluffante. Elle peut vraiment tout jouer et arrive encore à nous étonner. Au final, un film coup de poing, pas parfait, qui peut dérouter, avec ce mélange de légèreté et de gravité, aussi bien sur la forme que sur le fond, mais un film nécessaire. A la fois tragique et traversé par une belle énergie et un bel espoir, le choc de cette fin d'année.
    SebLefr3nch
    SebLefr3nch

    Suivre son activité 86 abonnés Lire ses 95 critiques

    4,0
    Publiée le 19 novembre 2018
    Pour un sujet très délicat à traiter parfois il faut mieux prendre des chemins non explorés et c'est ce que réussit magistralement le film. On parle de la pédophilie, elle n'est pas cachée, elle est amenée dès les premières minutes mais la manière dont la réalisation, le montage, le lien avec la danse et le jeu des acteurs le traite, crée un film très réussi sur la vie d'une victime qui souhaite s'en sortir. La réalisation et le montage travaillent de pair pour être très inventifs. Le lien avec la danse et l'expression du corps prend tout son sens et le jeu des acteurs est incroyable. Karine Viard est magistrale ! Le film va faire beaucoup parler de lui, aussi bien pour son sujet que l'angle d'approche ou la mise en scène très réussie.
    bouddha5962
    bouddha5962

    Suivre son activité 35 abonnés Lire ses 123 critiques

    3,0
    Publiée le 18 novembre 2018
    Un film à la fois perturbant et surprenant. Entre danse et récit sur le thème de la pédophilie la réalisatrice / actrice nous emmène dans son histoire bouleversante. Les acteurs sont sublimes. La réalisation est très particulière voire dérangeante comme l’est le thème.
    Nathalie Q
    Nathalie Q

    Suivre son activité 3 abonnés

    5,0
    Publiée le 19 novembre 2018
    Un sujet délicat : la pedophilie, abordé avec humour, violence et sensibilité. Les chorégraphies en disent autant que les mots. Il faut voir ce film. J’ai été très touchée et ébranlée .
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

    Suivre son activité 189 abonnés Lire ses 89 critiques

    4,5
    Publiée le 21 mai 2018
    Andréa Bescond est danseuse de formation. Dans le but de se reconstruire après un viol, elle met en scène la pièce « Les Chatouilles ou la danse de la colère ». Aujourd’hui la pièce devient un film et il est présenté à Cannes 2018 dans la catégorie Un Certain Regard. Le film débute avec une femme qui danse, façon Sia, sur un fond noir. Cette femme c’est Odette qui se plonge corps et âme dans sa carrière. Mais Odette a un secret et il est temps pour elle de se libérer. C’est chez sa psy qu’elle va se remémorer son enfance, lorsque que le meilleur ami de sa famille la violait régulièrement et que ses parents ne voyaient rien. Andréa Bescond va y jouer son propre rôle et nulle autre qu’elle n'aurait pu insuffler une telle force à ce personnage qui vous empoigne le cœur. Karin Viard et Clovis Cornillac jouent les parents fictifs. L’actrice habituée aux rôles colériques va ici vous outrer à un point que la farce va très vite résonner dans la vérité dérangeante. En effet, ses réactions peuvent s’avérer improbables et scandaleuses mais sont pourtant crédibles. L’acteur est un peu moins à l’aise mais sait apporter la tendresse nécessaire à l’histoire. Pierre Deladonchamp est quant à lui le pédophile. Habitué aux rôles d’homosexuels, nous n’avons pas trouvé ce choix judicieux du fait que certains amalgames peuvent être faits par certains spectateurs homophobes. « Les Chatouilles » est une comédie sur fond douloureux, violent, troublant, presque voyeuriste et c’est justement là que le film réussi à faire passer un message poignant dans la légèreté. Préparez vos mouchoirs. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Ismael
    Ismael

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    4,0
    Publiée le 16 novembre 2018
    A des années-lumière de l’archétype du film dramatique à la Chabrol, c’est plutôt à une sorte d’éxutoire et de catharsis personnel que se livrent ici Andréa Bescond et Éric Métayer. Un type de cinéma libre et résolument moderne, assez loin des sentiers battus et qui rappelle un peu le travail mené par Valérie Donzelli et Jérémie Elkaim dans leur film autobiographique La guerre est déclarée. Certes, la structure narrative est atypique : c’est désorganisé, jalonné d’ellipses et de flashbacks. Mais toute cette confusion colle complétement à l’image du personnage d’Odette (interprété par Andréa Bescond elle-même) : femme brisée qui cherche désespérément une issue dans le brouillard de sa vie chaotique. Ce qui ressort de ce brouillard c’est évidemment le côté écorché vif, tant du personnage que du film lui-même. L’un comme l’autre sont crus, imprévisibles et ont le mérite de pas prendre de gants et ne jamais aller où on les attendrait. Pour toucher un plus large public, les auteurs ont misé sur la présence de stars au générique. Un choix qui n’était pas forcément évident sur une histoire aussi personnelle, mais un pari réussi. Karin Viard et Clovis Cornillac sont parfaits en parents terre à terre et à côté de la plaque. Mais c’est vraiment Pierre Deladonchamps qui crève l’écran dans une incarnation à visage humain de ce que Hannah Arendt appelait lucidement la banalité du mal.
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