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The Front Runner
note moyenne
3,1
159 notes dont 22 critiques
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Votre avis sur The Front Runner ?

22 critiques spectateurs

Yves G.

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3,5
Publiée le 20/01/2019
En 1988, aux États-Unis, Ronald Reagan achève son second mandat. Les Démocrates espèrent reconquérir la Maison-Blanche. Parmi les candidats, le sénateur du Colorado, Gary Hart, fait la course en tête. Jeune, intelligent, charismatique, moderne, il fait figure de nouveau Kennedy. Seul obstacle dans sa course à la présidence : Gary Hart est un homme à femmes et, si la presse ne s'intéressait pas jusqu'alors à la vie privée des hommes politiques, les choses vont changer. On lit ici et là des critiques mitigées à propos de "The Front Runner". On lui reproche son manque de souffle, son didactisme pesant, son rythme plan-plan, son absence de suspense (on sait tous qu'à la fin Gary Hart, acculé par la presse, devra renoncer), le message ambigu qu'il véhicule sur la presse. Elles sont bien sévères. "The Front Runner" est l’œuvre de Jason Reitman, l'un des cinéastes les plus doués de sa génération, dont la quasi-totalité des films ("Thank you for smoking", "Juno", "In the Air", "Young Adult", "Tully") réussissent avec une rare intelligence à décrypter un aspect paradoxal de la société américaine. Avec "The Front Runner", il semble abandonner ses sujets de prédilection pour signer son premier biopic politique. Mais, c'est moins au parcours et à la vie de Gary Hart qu'il s'intéresse qu'à ce que le fiasco de sa campagne électorale révèle sur l'évolution des États-Unis. La presse n'y a pas le beau rôle. Traditionnellement, dans les films hollywoodiens le quatrième pouvoir est le dernier rempart d'une démocratie corrompue. C'est le message de "Network", "Les Hommes du président", "Les Trois Jours du condor" ou "Pentagon Papers". Mais à la différence de Lumet, de Pakula ou de Spielberg, Reitman a le culot de dénoncer les dérives de la presse, ce moment où, au nom de la transparence, elle a considéré que la vie privée des hommes politiques était d'intérêt public. Comme toujours chez Jason Reitman, la question est présentée avec intelligence, à rebours de tout manichéisme. Gary Hart, remarquablement interprété par Hugh Jackman - dont les grimaces griffues dans "X-Men" ne nous interdisent pas de saluer la qualité de jeu dans d'autres rôles - n'est pas un macho détestable. C'est un homme de son temps arqué sur une conviction : ce qu'il fait dans sa vie privée ne regarde que lui. Pour n'avoir pas compris plus tôt que les temps avaient changé, il devra piteusement renoncer. De la même façon, la presse n'est pas caricaturée comme celle par qui le scandale arrive. La révélation des frasques extra-conjugales de Gary Hart fait débat dans la rédaction du très intellectuel Washington Post. La vieille garde, dont fait partie Bob Woodward, l'homme qui révéla le scandale du Watergate, rappelle en ricanant les frasques de JFK ou de Johnson et le silence complice de la presse pour les dissimuler et ne se formalise pas des écarts de conduite des hommes politiques. Une jeune journaliste, au contraire, ne l'accepte pas, pour des motifs qu'on retrouvera trente ans plus tard dans la bouche des féministes de #MeToo. Le jeune rédacteur chargé de la campagne de Hart est, quant à lui, partagé : il répugne à interroger le candidat sur sa vie privée mais considère qu'il en a le droit dès lors que le Président la met en avant. Et c'est bien là que s'opère la bascule. Le problème de Gary Hart n'était pas tant d'être un homme à femmes ou d'avoir menti sur sa vie privée. Son problème était dans ses contradictions : condamner publiquement l'adultère et le pratiquer dans l'intimité.
FredArrow

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3,0
Publiée le 19/01/2019
En 2019, le nom de Gary Hart ne dit peut-être plus grand chose à personne et pourtant... Grand favori des primaires démocrates en vue des élections présidentielles américaines de 1988, ce sénateur a bien failli devenir celui qui aurait pu battre George Bush et gommer la défaite de Michael Dukakis des livres d'histoire. À l'aise sur tous les sujets, habile orateur et marchant dans les pas d'un Kennedy à chacune de ses prestations, Gary Hart avait absolument tout pour l'emporter... avant que le récit de ses infidélités fassent la une de tous les médias du pays. Jusqu'alors, les journalistes et les politiciens avaient une espèce d'accord tacite, les premiers ne se faisaient pas les échos de la vie privée des seconds, peu importe que les moeurs de ces derniers furent légères ou non, cet état de fait était acté comme une forme de loi coutumière qu'aucun média n'allait se risquer à enfreindre. Mais, avec Gary Hart, cette boîte de Pandore fut ouverte pour la première fois et la presse bascula dans ce côté obscur qui, trente ans plus tard, ferait que plus personne ne s'étonnerait de voir la vie privée (dissolue ou non) d'un homme politique scrutée dans le moindre détail sous le feu des projecteurs. La première partie de "The Front Runner" est très réussie en mettant en avant l'ascension de ce candidat que rien ne semble arrêter. À la fois extrêmement bien entouré par une équipe de campagne ayant tiré les leçons de sa défaite aux primaires de 1984 et bénéficiant d'une bonne entente avec le milieu de la presse, Gary Hart paraît tout simplement indéboulonnable de son statut de futur représentant du parti démocrate à la présidentielle. Et puis, arrive le grain de sable qui va enrayer toute la mécanique jusqu'à se transformer en déflagration. L'acte d'infidélité d'un homme trop confiant malgré un mariage déjà tumultueux, les premières rumeurs qui en découlent, les tergiversations morales des journalistes autour de la publication ou non de ce scoop qui va changer leur profession de manière irrémédiable, une équipe de campagne obligée d'improviser face à une bombe médiatique dont elle n'aurait pu soupçonné la teneur et, finalement, à nouveau au centre de tout, l'homme coupable des débuts, touché sur le seul domaine de son existence qu'il n'avait jamais su maîtriser, sa vie privée. Perdu face au déferlement que provoque la nouvelle, Gary Hart tente encore et toujours de maîtriser la situation, avec parfois même quelques succès rhétoriques face aux caméras, mais l'ampleur de l'engrenage dont il est prisonnier est tel qu'il le balayera forcément à un moment ou à un autre. Quand elle reste dans cette seule optique du candidat tiraillé entre les manœuvres désespérées de son équipe et les journalistes transformés en meute, la deuxième partie de "The Front Runner" a encore des choses fascinantes à proposer, notamment sur le véritable combat de joutes orales qui se déroule lors des conférences de presse de Gary Hart, persuadé de pouvoir encore s'en sortir en ramenant sa campagne sur les sujets de fond où il excelle face à l'emballement médiatique. Parfait dans le rôle, Hugh Jackman excelle à retranscrire la détresse de son personnage devant une menace qu'il a lui-même provoqué et qu'il ne parvient plus à contenir malgré ses efforts. Le problème, c'est que Jason Reitman va lui aussi, avec une inconsciente ironie, s'intéresser aux répercussions du scandale sur la sphère privée de l'homme politique. Aucun reproche à faire à Vera Farmiga dans le rôle de la femme blessée ou à Sarah Paxton dans celui de la jeune maîtresse, les personnages sont d'ailleurs traités avec une vraie profondeur, mais l'adultère vu sous cet angle va se révéler des plus ordinaires et affaiblir considérablement le film en donnant l'impression qu'il se disperse beaucoup trop. Pour autant de brillantes scènes de Hart dans le milieu politico-médiatique, on se retrouve avec des passages obligés d'une famille traversant une période de crise que l'on connaît déjà sur le bout des doigts par sa banalité. C'est terriblement dommage et cela amène à considérer ce nouveau film de Jason Reitman comme une de ses oeuvres les plus mineures et frustrantes. S'il avait su garder le cap en se concentrant sur ce qui marchait le mieux dans "The Front Runner", c'est à dire le front runner lui-même en pleine tourmente, au lieu de s'attarder sur la facette mari/père ne véhiculant que des ressorts classiques, nul doute que le film aurait une autre portée. Bon, en l'état, "The Front Runner" reste tout de même très recommandable car une oeuvre de Jason Reitman, même mineure, contient toujours de bonnes choses et c'est encore le cas ici.
dominique P.

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4,0
Publiée le 22/01/2019
Ce film parle d'un fait véridique. Comme j'aime la politique et aussi les années 80, j'étais très intéressée par ce film. Il est vraiment très bien, c'est passionnant, aucun moment d'ennui, on suit cet homme en campagne politique puis sa chute avec grand intérêt. Ce rôle va parfaitement bien à H. Jackman.
desiles ben

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1,5
Publiée le 20/01/2019
le problème de ce film tiré d'un chapitre de la vie politique américaine est qu'on sait par avance comment l'histoire se termine. Le réalisateur aurait pu toutefois en profiter pour approfondir la psychologie des protagonistes. Cela est esquissé pour la maîtresse, mais laissé de côté pour le personnage principal dont on sait juste que la chair est faible. Quant à l'épouse, elle joue du piano... Reste donc des réunions de QG de campagne bruyantes, des interviews et des discours. Vraiment pas enthousiasmant !
Caine78

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3,0
Publiée le 19/01/2019
N'ayant nullement entendu parler de cette histoire avant la sortie du film, celui-ci semblait être le moyen idéal pour rattraper ce manque, surtout au vu du joli casting et du bon (un peu moins ces dernières années) Jason Reitman derrière la caméra. « The Front Runner » sait d'emblée trouver un ton juste, sobre nous permettant d'être pleinement intéressé par ce récit dont on a beau connaître la fin, n'en reste pas moins habile et bien mené. Classique, sans doute, linéaire, mais doté d'un scénario écrit avec soin, le ton constamment nuancé, presque fataliste, apparaissant bien adapté pour raconter cette histoire plus triste qu'autre chose, certes sans morts ni blessés, mais ayant précipité la chute politique d'un homme de qualité, possible futur président des États-Unis. L'équilibre est bon entre les équipes de campagne et journalistiques, le ressenti de chacun apparaissant avec précision pour un constat globalement unanime : l'intrusion dans la vie privée, ayant pris depuis une importance encore plus grande, n'a rien à voir avec la politique, conclusion que je partage à 100%, ce qui n'empêche nullement d'y avoir recours puisque cela fait vendre... Si certains aspects auraient sans doute mérité d'être un peu plus fouillés, tandis que le casting secondaire fait le job sans être marquant (la splendide Vera Farmiga et J.K. Simmons nous avaient notamment habitués à mieux), Hugh Jackman est impeccable en candidat utra-charismatique, compétent et profondément sincère dans sa démarche, déchu pour une erreur qu'il n'aurait jamais dû commettre (surtout lorsqu'on est marié à la belle Vera, en passant!). Une œuvre habile, n'atteignant évidemment pas la maestria des « Hommes du président » ou autres grands titres politiques, mais intelligente, éclairante sur le basculement d'un certain rapport aux médias, voire à la démocratie en général. Du bon boulot.
Steph N.

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2,5
Publiée le 16/01/2019
Le coeur des années 80 est bien restitué, mais le sujet est abordé de manière trop superficielle pour intéresser vraiment... Dommage...
scrabble

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1,0
Publiée le 21/01/2019
ça aurait pu être très bien malheureusement la 1ère heure est « cafouillis » trop rapide. indistinct. on n’arrive pas à se fixer sur les acteurs ni sur les dialogues. la 2ème partie est cousue de fils blancs. pour un fait réel ce n’est pas bien ficelé.
zorro50

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2,0
Publiée le 16/01/2019
Ce film n’est pas une réussite ! Après 45 minutes de multiples bavardages incessants, menés simultanément en petites apartés, par des groupes d’une demi-douzaine de figurants qui occupent tour à tour l’écran en gesticulant, on a enfin droit à ce que le film commence lorsque Sara Paxton, la seule chose agréable du film, fasse son entrée. Partant de là, je ne dis pas que j’ai aimé la suite, mais cela ressemblait quand même à un film. On ressort de là avec une migraine et on se demande pourquoi on ne nous imposerait pas aussi un « Penelope Gate » dans la foulée !
coperhead

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3,0
Publiée le 15/02/2019
The front Runner nous immerge dans l'équipe de campagne du sénateur Hart en 1988 . Film moyennent captivant puisque le scénario est couru d'avance mais le message sur la responsabilité de la presse est bien amenée avec une seule question importante . Doit elle privilégier les idées des candidats comme le pense notre sénateur ou s'éterniser sur la vie privée de ceux ci. La réponse n'est pas si simple comme le prouvera les dernières élections américaines .
Fabien S.

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4,0
Publiée le 14/02/2019
Un très bon film politique . Hugh Jackman incarne un sénateur dans la tourmente. L'action se passe en 1988 sous le mandat de Ronald Regean. Une belle performance d'acteur pour l'homme qui a interprété Wolerine et qui change de registre.
Pierreliott B

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4,0
Publiée le 29/01/2019
Super film sur un personnage oublié et pourtant grandiose de la vie politique américaine. Excellente mise en scène, on y retrouve l'Amérique des année 80, si proche de notre époque et pourtant si différente. On y découvre le premier scandale sexuel impliquant un politique, occurence aujourd'hui (trop?) récurrente, et on s'interroge du coup sur le rôle de la presse, et des politiques, à travers cette trame rythmée et ces personnages attachants. Bravo !
L'Info Tout Court

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3,0
Publiée le 28/01/2019
Lors de son retrait, Gary Hart déclara : « Dans la vie publique, il y a des choses intéressantes, mais ça ne veut pas nécessairement dire qu’elles sont importantes ». C’est ce qu’est The Front Runner, un film intéressant, mais dont les insuffisances l’empêchent d’être important.
antony Z.

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2,5
Publiée le 27/01/2019
2,7- plutôt ennuyeux notamment quant au rythme. Cela reste néanmoins assez intéressant de découvrir cette histoire plutôt méconnue sauf erreur?.. Cela dénonce la stupiditée collective au détriment de ses propres intérêts de pouvoir compter sur un dirigeant brillant et impliqué dans sa mission de faire évoluer positivement les conditions de vie de ses citoyens
Jean-Marc P.

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3,5
Publiée le 27/01/2019
Faut-il se priver de talents au motif d’une vie privée discutée ? Les dirigeants de ce monde ne s’échafaudent-ils pas des personnalités pour donner le change à la population en quête d’une vaine « transparence » ? Le film de Reitman signe un retour au classique politique, on pense aux « Hommes du Président », servi par un Hugh Jackman mimétique. Il se déroule à ce temps de bascule, à la moitié des années 80, où les mœurs puritaines ont gagné depuis les esprits et les réseaux sociaux. Il interroge sur la manière dont nous recrutons nos Présidents, cette focalisation sur la vie privée et le nivellement vers le bas qu’elle entraîne. Le candidat Hart est focalisé sur le fond, il néglige l’exploitation d’un aspect de sa vie au détriment d’une existence plus complexe. Le film relate cette déconstruction, celle d’un homme public, cloué au pilori comme aurait pu l’être avant lui Kennedy. De l’anecdote qui construit l’Histoire, « The front runner » adopte un rythme qui décélère, presque académique, pour mieux mettre en lumière cette mécanique infernale. C’est une leçon d’Histoire avec des dialogues au cordeau, une production de qualité, des reconstitutions de décors convaincantes. L’incrémentation d’images d’archives annonce notre temps, celui des démocraties malades, des instants qu’on nous donne à voir en vérité.
PLR

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2,5
Publiée le 24/01/2019
Par définition, puisqu’il s’agit d’une variante de biopic (pas une vie entière mais une tranche de celle-ci), le spectateur sait où on l’amène avec le personnage mis en scène. L’absence de suspens devrait donc idéalement être compensée par autre chose : du rythme, de la surprise, de l’étonnement, de la réflexion. Il n’y a hélas pas beaucoup de tout ça ici du fait d'un traitement assez (trop) linéaire.
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