Mon AlloCiné
Il Figlio, Manuel
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Il Figlio, Manuel" et de son tournage !

Qui est Dario Albertini ?

Le réalisateur de Il Figlio, Dario Albertini, a 43 ans, est né et a toujours vécu à Rome. Il s'intéresse d’abord à la photographie. "C’est une passion de mon père qu’il m’a transmise. J’ai reçu mon premier appareil photo à l’âge de quatre ans ! Mon père était batteur dans un groupe italien qui a duré des années 60 aux années 80. Grâce à lui je joue de plusieurs instruments et j’ai moi-même composé la musique de Il Figlio". Dario n'a pas fait d’école de cinéma. Il a travaillé plusieurs années à un projet photo qu'il n'a jamais réussi à terminer, parce qu'il avait l’impression que la photo seule ne réussissait pas à raconter ce qu'il voulait raconter. "C’était l’histoire d’une dépendance aux machines à sous, le parcours d’un homme qui avait tout perdu au jeu - son argent et ses proches. Je me suis décidé à en faire un documentaire, Slot, mon premier film. J’ai ensuite réalisé plusieurs documentaires, dans lesquels je faisais tout moi-même, de l’image au son et au montage - une façon de garder une liberté totale. Je n’avais pas en tête de me servir du documentaire pour arriver à la fiction, mais j’ai choisi la fiction parce qu’une fois de plus, Il Figlio me permettait d’exposer tout ce que je n’avais pas réussi à exprimer dans La Repubblica dei ragazzi [La République des Jeunes], un documentaire que j’ai tourné en 2015."

Observation

La Repubblica dei ragazzi, documentaire de Dario Albertini, évoque la naissance, dans l’immédiat après guerre, d’une structure à 70 kilomètres de Rome, faite pour accueillir les enfants sans famille, orphelins de guerre. "Le film montre l’évolution de cette institution, l’accueil des jeunes, leur vie dans cette grande maison de famille. Je suis resté plus de deux ans à observer ce lieu et je me suis rendu compte que le moment où les adolescents le quittaient était très important. Ils doivent partir et affronter le monde. Je n’étais pas allé au bout de ce sujet dans mon documentaire et j’ai choisi d’en faire le sujet de ma première fiction". Le réalisateur a écrit le scénario avec Simone Ranucci, qui est romancier, et dont c’est la première expérience scénaristique. "Nous sommes partis d’histoires vraies, que nous a racontées le directeur de l’Institut. Ce qui m’intéressait, c’était le sentiment de confusion, d’égarement des pensionnaires à leur sortie et je voulais que ce soient les silences de Manuel qui le racontent. À partir d’une histoire vraie, nous avons tracé notre chemin jusqu’à la dernière version du scénario : le film est entièrement une fiction."

La révélation Andrea Lattanzi

Le cinéaste Dario Albertini évoque son acteur principal, Andrea Lattanzi. "C’est un jeune romain de 24 ans que j’avais vu dans une vidéo où il disait un monologue. Il m’avait alors beaucoup impressionné. Mais j’ai néanmoins fait passer des castings à pas mal d’autres garçons, pour être sûr de n’en rater aucun. Après en avoir vu une cinquantaine, j’avais gardé Andrea pour la fin. Il était venu à l’audition sans avoir étudié le rôle, en me racontant ce qu’il avait fait dans la journée. On aurait dit un écolier qui se justifie parce qu’il n’a pas fait ses devoirs, cela m’a fait beaucoup rire, et j’ai tout de suite pensé : Manuel, c’est lui. J’ai emmené Andrea incognito à Repubblica dei Ragazzi. Il a vécu là-bas pendant plus d’un mois. Je lui avais raconté de vive voix l’histoire du film, il n’a jamais lu le scénario. Au fil du tournage, séquence après séquence, il est entré complètement dans le personnage, vivant profondément cette histoire. Avant mon film, Andrea n’avait fait qu’un court métrage, Fruscio, mais il prend des cours et veut devenir comédien à plein temps."

Décors réels

Dario Albertini et son équipe ont tourné à 70 kilomètres de Rome, dans un bord de mer où peu d’habitants continuent d’habiter l’hiver venu. "Pour moi, le lieu symbolise le moment que vit Manuel. Manuel est hors du temps, exactement comme cette station balnéaire qui ne revit que l’été. Et il devient un vrai fils à l’âge où les autres adolescents cessent d’en être un", confie le metteur en scène.

Retour au néo-réalisme ?

Assiste-t-on à un retour du néo-réalisme dans le jeune cinéma italien ? Il Figlio est comme un lointain écho à Bambini in città de Luigi Comencini. "Il y a un nouveau courant, je ne sais pas s’il est comparable au néo-réalisme, mais où se trouve sûrement la volonté d’aller dehors et de raconter ce qui se passe entre les gens. Venant du documentaire, je suis très attaché au réel. Bambini in città est une oeuvre importante, pas très connue, qui fait partie de mes films préférés, au même titre que la série Diario di un maestro [série sur un instituteur et ses élèves, produite par la RAI en 1973] de Vittorio de Seta, qu’on confond encore en Italie avec Vittorio de Sica... Le néo-réalisme est un héritage colossal auquel je n’ose pas prétendre !", analyse Dario Albertini.
Les secrets de tournage des films les plus populaires lors des 30 derniers jours
  • Rémi sans famille (2018)
  • Mortal Engines (2018)
  • Spider-Man : New Generation (2018)
  • Bienvenue à Marwen (2018)
  • Mystic River (2003)
  • Une Affaire de famille (2018)
  • Astérix - Le Secret de la Potion Magique (2018)
  • Pupille (2018)
  • Le Retour de Mary Poppins (2018)
  • Sauver ou périr (2017)
  • Aquaman (2018)
  • Bohemian Rhapsody (2018)
  • L'Empereur de Paris (2018)
  • Hunter Killer (2018)
  • Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald (2018)
  • Les Veuves (2018)
  • The Nice Guys (2016)
  • Le Grinch (2018)
  • Casse-noisette et les quatre royaumes (2018)
  • Edmond (2018)
Back to Top