Premier long-métrage de Tim Burton, Pee Wee's big adventure est loin d'être une réussite. L'humour est bien trop enfantin, les répliques pathétiques et Paul Rubens est décidément mauvais. Heureusement que la partie road-movie est plus amusante. On retrouve pourtant dans ce film quelques touches du futur univers burtonien; l'humour noir, les damiers noir et blanc... Mais ce Pee Wee est avant tout réservé aux enfants, même s'il manque cruellement de magie.
Complètement délirant, ce film a tout les argument pour être pitoyable, mais il est génial ! Paul Reubens est incroyable, c'est indescriptible, on ne s'ennuie pas, on rigole, j'était absorbé par le film, et puis avec une histoire aussi simple et banale, faire un long métrage qui se tient c'est pas mal ! j'en garde un super souvenir ça m'as beaucoup amusé, c'est loin d'être un chef d'œuvre mais contrairement a ce qu'on peux croire, c'est très loin aussi d'être un nanar !
A ce jour, c'était le seul Burton que je n'avais pas vu. Ce premier long métrage, n'est certainement pas le meilleur mais il est quand même très amusant. On reconnait quand même que le film date des années 80, puisqu'il fait un peu old school, cependant ça n'est pas du tout négatif. Je trouve sa très bien de pouvoir comparer ses débuts de cinéaste en voyant Pee Wee et Beetlejuice par rapport à Charlie et la chocolaterie ou encore Sleepy Hollow. Pee Wee est plutôt marrant, mais comme c'est vraiment trop bête je pourrais comprendre que l'on ne l'apprécie pas, cependant il reste à voir pour les fans du réalisateurs.
un bon film, à l'humour assez particulier. Même si l'on peut être sceptique au début du film son univers fini par nous entraîner et l'on regarde Pee Wee en ne voyant plus le temps passer.
Pee Wee a connu une suite désastreuse mais heureusement ce n'est pas le cas du film de Tim Burton. Très inventive et pleine de dérision, une comédie originale qui fait plaisir à voir.
Tout premier long-métrage de Tim Burton, Pee-Wee Big Adventure n'est en aucun cas son meilleur film sans être pour autant le pire (souvenez-vous de son adaptation La Planète des singes...). Pur produit de commande, le long-métrage n'est ni plus ni moins que l'adaptation sur grand écran d'un personnage de TV adulé par les jeunes enfants américains : les aventures de l'excentrique Pee-Wee Herman, interprété par l'inénarrable Paul Reubens. Le film est par conséquent souillé par l'égocentrisme du personnage, ses facéties et une histoire purement loufoque le mettant en scène de sa paisible bourgade jusqu'aux studios d'Hollywood. Loin d'être un navet, le long-métrage n'est hélas tout simplement pas très drôle, ce Mister Bean américain étant vraiment éreintant voire lourd à rigoler tout seul de ses blagues, à exagérer chaque fait et geste et à agir comme un gamin (c'est le but me direz-vous, mais tout de même exaspérant). Ainsi, malgré un scénario sympathique et pour le moins original et mis à part quelques inventions déjantées au début du film ainsi que l'inévitable bourgade colorée pleine de voisins excentriques, rien n'est vraiment encore « burtonien ». Un premier essai mitigé pour le futur réalisateur culte qui nous livre au final avec ce Pee-Wee Big Adventure un produit tout au plus regardable laissant derrière lui non pas un goût sucré mais une saveur sacrément amère.
Une excellente et irrésistible comédie originale signé par le singulier Tim Burton, qui plonge le spectateur dans les incroyables et drôlissimes aventures d'un simplet traversant tout les Etats-Unis pour retrouvé... son vélo... Ce film est à savourer, à admirer, à partager et surtout à prendre au 3e degré... Un pur plaisir cinématographique à redécouvrir pour ce grand résultat artistique... rare...
La réalisation n'est pas mauvaise pour un premier long-métrage, mais le film souffre de l'interprétation de l'acteur principal, l'agaçant Paul Reubens.
Premier long métrage de Burton, Pee Wee n'est pas à première vue un film à proprement dit "Burtonien" et pourtant si! Le personnage lui même a des caractéristiques du réalisateur, c'est un marginal asexué resté coincé dans l'enfance et qui a parfois du mal à tisser des liens intimes avec les gens comme avec Dottie. Mais la signature burtonienne est présente dès les premières secondes avec la chaine mécanique faisant plus tard écho avec celle du "père" d'Edward, un personnage cabotin et excentrique comme Wonka, et le vélo, véritable petit frère de la future batmobile tant il est bourré de gadgets. "Pee-wee" n'est pas qu'un film sur un grand enfant, c'est un film sur le cinéma, ce qu'on voit avec la présence de motifs récurrents du cinéma américain avec le vagabond, le cow-boy, le biker, le fuyard ou le camion fantôme. Burton livre même quelques scènes parodiques du cinéma hollywoodien avec des scènes de road movie où Pee-wee se travestit (futur Ed Wood) ou de film fantastique avec la scène de la ruelle où on peut déceler une influence expressionniste grâce au thème du double représenté par l'ombre déformée sur le mur. L'influence du cinéma expressionniste est flagrante dans le rêve de Pee-Wee où l'architecture faite d'oblique reflète l'état d'esprit tourmenté du personnage. Le film est un road movie parlant des USA et de son Histoire avec Alamo par exemple, un road movie parsemé de la personnalité du futur grand cinéaste avec le stop motion, la présence de l'enfance ou l'hybridation (très légère ici) de l'Homme avec l'animal avec les pantoufles ourson (hybridation la plus claire dans Big Fish). Pee-Wee est le déclencheur des thèmes qui vont peupler profondément le cinéma de Burton, notamment quand il s'attaque à l'establishment symbolisé ici avec Hollywood décrit comme monde de tromperie où on voit des acteur odieux jouer des personnages adorables. Il critique autant l'éducation des enfants avec Francis (Charlie et la chocolaterie) ou plus généralement les suiveurs.
Dans Pee Wee, Tim Burton a choisi le cadre du burlesque pour exprimer sa poésie et son talent visuel. Pas de côté sombre, expressioniste ou gothique ici, seulement du cartoon et de la fantaisie. Le scénario, point faible de Burton, s'effiloche un peu en court de route, mais c'est un très bon premier film, qui annnonce un futur grand magicien du cinéma.