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Candelaria
note moyenne
3,6
65 notes dont 9 critiques
33% (3 critiques)
44% (4 critiques)
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Votre avis sur Candelaria ?

9 critiques spectateurs

traversay1

Suivre son activité 395 abonnés Lire ses 2 900 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 22/04/2018

Candelaria n'est pas destiné aux multiplexes ni à la consommation de masse. Son charme est modeste, c'est vrai, mais le film mérite d'être vu pour son regard tendre, pudique et malicieux sur un couple de seniors vivant dans le La Havane des années 90, c'est à dire dans le dénuement le plus total, en usant de la débrouillardise légendaire des cubains. Cette chronique aborde des thèmes que l'on connait bien depuis les derniers films de Tomas Gutuerrez Alea, le cinéaste colombien Jhonny Hendrix Hinestroza y apportant sa vision d'étranger dans une histoire très cubaine aux connotations universelles. A travers ce couple de "vieux" qui n'a pas renoncé à s'aimer, l'intrigue est relancée par un événement fortuit qui permet d'aborder le sujet du sexe et du troisième âge. Reliée au contexte cubain, au tourisme et aux combines qui en sont dérivées, la narration s'amuse de son audace et rappelle que la dignité ne se monnaie pas en dollars. Candelaria ne donne pas pour autant de leçons de morale et poursuit assez tranquillement son chemin, avec une humilité constante. Ce n'est pas que l'on n'apprécierait pas que le film soit parfois un peu plus ambitieux mais l'on se contente finalement de sa tonalité sage et espiègle.

Scénario Catastrophe

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3,5Bien
Publiée le 14/04/2018

À la fois arty et tout à fait accessible, Candelaria est un film singulier, avec des idées étonnantes. Nous suivons un couple de cubains, âgés, pauvres. À travers leurs regards, tout ce qu'ils possèdent à une place importante : les poussins sont comme des enfants, les vêtements qu'ils portent, troués, sont les derniers qu'ils possèdent, la robe en location prend une valeur immense tant elle fait pétiller les yeux de celle qui la porte... Et puis il y a la caméra, qui devient un jouet, un objet à travers lequel les protagonistes se mettent à communiquer, un objet par lequel ils pourront se voir autrement... Film enrichissant, qui prête à réfléchir et à sourire !

velocio

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4,0Très bien
Publiée le 02/04/2018

Le début des années 90 fut une période très difficile pour le peuple cubain. Alors que ce pays réalisait 80 % de son commerce extérieur avec le bloc des pays de l'est, la disparition de l'URSS et le blocus imposé par les Etats-Unis furent à la source d'une sévère crise économique pour l'île-crocodile. C'est en 1994, une des pires années de cette période qualifiée de "période spéciale", que se situe l'action de "Candelaria". Réalisé par le colombien Jhonny Hendrix Hinestroza, ce film nous dit beaucoup de choses sur la vie quotidienne des cubains durant cette période au travers d'une très jolie comédie douce-amère centrée sur le couple formé de Victor Hugo et de Candelaria, 150 ans à eux deux : les problèmes pour trouver de la nourriture, les élevages de volaille en appartements, les trafics divers et variés, les pannes d'électricité à répétition, etc. Mais aussi, le fait que, malgré tout, tout fut mis en œuvre pour qu'aucune école ne soit fermée et pour assurer la continuité des soins médicaux. On ne peut que tomber en sympathie avec le couple formé par Alden Knight (Victor Hugo) et Veronica Lynn (Candelaria), cette dernière ayant un sourire qui rappelle celui de la regrettée Jeanne Moreau.

Jmartine

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4,0Très bien
Publiée le 29/04/2018

Le film du colombien Jhonny Hendrix Hinestroza est sorti au début avril, et je serais passé à coté de cette pépite si un proche, marié à une cubaine ne m’en avait parlé, me précisant que l’atmosphère qu’avait saisie le réalisateur reflétait avec réalisme cette période que les autorités cubaines ont appelé « période spéciale en temps de paix ». Après la chute du mur de Berlin fin 1989, les bateaux soviétiques ont brusquement cessé d'approvisionner l'île en pétrole, céréales, lait en poudre, médicaments, intrants ou pièces détachées, provoquant un écroulement de l’économie et l’apparition d’une véritable économie de guerre alors que l’ile restait isolée par l’embargo américain. C’est dans ce contexte que Jhonny Hendrix Hinestroza a placé l’histoire de ce couple , dont l’idée lui serait venue après avoir rencontré dans le centre ville de la Havane une vieille dame qui s’appelait Candelaria , femme aux yeux sombres et à la peau brûlée qui d’une voix roque et au ton mélodieux, souligne le réalisateur, lui a raconté une histoire très personnelle du temps de la « période spéciale » Dans le film Candelaria vit avec Victor Hugo, un grand noir, probablement ancien sportif, joueur de baseball …Ils ont largement dépassé les 150 ans à deux et plutôt que de vivre une paisible retraite, ils sont encore obligés d’effectuer de petits boulots pour survivre… Victor Hugo est une espèce de surveillant dans une fabrique de cigares , installé sur une estrade il commente aux ouvriers, Granma, l’organe officiel du Parti, avec une préférence pour les commentaires sportifs…Candelaria est lingère dans un grand hôtel et reçoit dans les sous-sols des brassées de linges sales qui arrivent des étages…Les deux survivent dans un appartement miteux, entre deux coupures d’électricité , s’alimentant chichement à cause des rationnements…Victor Hugo fait un peu de marché noir en revendant des boites de cigares soustraites à l’atelier…Candelaria élève quatre poussins qu’elle considère comme ses enfants…Certains soirs, Candelaria met une belle robe rouge et avec Victor Hugo vont jouer et chanter dans un café pour touristes, dans un ensemble « Benua vista social club » au petit pied… Un jour, Candelaria voit tomber dans son panier de linge, un caméscope qui s’est mélangé avec les draps d’une chambre… comme personne ne l’a vue, elle le garde et cet objet tombé du ciel va permettre au vieux couple de réinventé sa sexualité…Non sans malice, les deux vieux amants l’utilisent pour faire renaître et immortaliser une passion physique qu’ils croyaient à jamais éteinte et qu'ils nous offrent du même coup, entre humour et amusement, …Victor Hugo filme sa femme et la redécouvre. Sa peau est fripée, son corps fatigué, mais il ne voit que son amour…….C’est un film tendre et délicat , une délicieuse comédie dramatique, pleine de fantaisie, qui doit beaucoup à deux formidables acteurs , tous deux cubains, Alden Knight qui joue Victor Hugo et Veronica Lynn qui joue Candelaria , sans oublier Philipp Hochmair en El Carpitero, dans le rôle d'un receleur machiavélique régnant sur le marché noir local ou Manuel Viveros, El Négro qui trafique et bricole le moteur qui lui permettra de fuir l’île…tous deux soulignent le sous-texte politique de cette fable coquine…Allez voir Candelaria…il passe encore dans le circuit Art et Essai.

Marie-Christine M.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/04/2018

Un vrai petit bijou, à ne pas manquer si vous aimez Cuba et ses habitants. Quelle belle réalisation, une histoire d'amour du 3e âge, rare au cinéma, qui ne manque pas de charme.

Felipe Dla Serna

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4,5Excellent
Publiée le 16/04/2018

Une émouvante histoire d’amour d’un couple de septuagénaires dans le Cuba de l’embargo et la débrouille au milieu des années 90. Ça serait juste le décor, après il y a toute la subtilité et la délicatesse de deux merveilleux acteurs qui jouent toute la complicité de ce couple qui s’adorent mais que dans le contexte ne voient pas d’avenir. Une merveille de nuances dans cette relation qui aura un changement inattendu dans leurs vies, comme « tombé du ciel » et qui va conditionner la suite. Seule petit bémol: quelques petites longueurs, peut être nécessaires pour montrer toute la subtilité de l’histoire et surtout des acteurs, qui justifieraient la demi étoile que je me suis permis d’enlever dans mon attribution.

soap_13 v.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/04/2018

Très beau film remplit de tendresse et d'amour. Chaque-scène est un parfum différent qui se regarde avec passion

Didier J.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/04/2018

Très beau film, les acteurs sont formidables, très belle poésie tout au long du film. On le conseille, pour ceux qui connaissent Cuba ou ceux qui veulent mieux connaitre Cuba. Cette période spéciale pendant laquelle se déroule le film a certainement été très dure, mais Cuba ne s'est pas renié et a tenu face à la pression américaine très contestable : David face à Goliath... Cuba reste ainsi authentique, il faut l'aider à rénover son fabuleux patrimoine, sans l'obliger à devenir dépendante du monde occidental et à la faire entrer dans la société de consommation.

Anne M.

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4,0Très bien
Publiée le 06/04/2018

En 1994, l’embargo américain est en cours à Cuba, alors que la chute du communisme fragilise définitivement les relations commerciales de l’île. La crise économique frappe la société cubaine de plein fouet. A La Havane, un vieux couple, Victor Hugo et Candelaria, vivent comme ils le peuvent, travaillant , trafiquant, élevant des poussins et déjouant les multiples pannes d’électricité. Leur amour est à l’image de ce pays usé. Jusqu’au jour où Candelaria découvre sur son lieu de travail un caméscope oublié par des touristes. Le couple connaît un nouveau souffle, jouant de cette caméra, mais c’est sans compter l’emprise du parrain mafieux local qui les entraîne sur une pente glauque. L’intérêt du film se situe dans les possibilités de l’amour après de nombreuses années de vie commune, davantage que par son témoignage sur la vie à Cuba. C’est plutôt touchant. Mon blog : larroseurarrose.com

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