Notez des films
Mon AlloCiné
    Les Éblouis
    note moyenne
    4,0
    639 notes dont 91 critiques
    répartition des 91 critiques par note
    24 critiques
    40 critiques
    20 critiques
    4 critiques
    2 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Les Éblouis ?

    91 critiques spectateurs

    Romain S.
    Romain S.

    Suivre son activité 124 abonnés Lire ses 12 critiques

    5,0
    Publiée le 20 novembre 2019
    Comme une claque qui ne laisserait pas de marque sur le visage, mais qui vous laisserait une cicatrice cachée et profonde. Minute par minute, le film s'installe dans une climat oppressant, les sourires laissent la place à des rires nerveux, le malaise est dans chaque séquence. On est plongé avec justesse et sensibilité dans l'intimité de la réalisatrice et de son extraordinaire interprète, Céleste Brunnquell. Elle est magnifiquement épaulée par la force de l'interprétation de Camille Cottin, la finesse et les nuances d'Eric Caravaca et de Jean-Pierre Darroussin. Pas de repos dans cette histoire habilement écrite, avec une grande justesse. Sarah Suco signe une film bouleversant, édifiant, intime, sensible, un film important. Une cinéaste à suivre et un film à aller voir en salles le plus vite possible.
    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2458 abonnés Lire ses 649 critiques

    5,0
    Publiée le 27 novembre 2019
    « Les Éblouis » ne laisse à priori rien supposer du veritable coup de tonnerre qu’il va déclencher chez le spectateur ! Si la douceur et la bienveillance semblent être de mise au début, c’est ensuite l’extrême violence envers l’âme et le corps que l’on va ressentir et à laquelle on va être confronté de plein fouet... C’est bien là la force et la particularité de ce magnifique film, car si l’entrée dans cette communauté religieuse apparaît à nos yeux presque l’idéal dans le partage, la fraternité et la solidarité, la suite va nous amener peu à peu à déchanter évidemment par une démonstration implacable, sous couvert d’un mécanisme fait de petits riens qui en disent pourtant long sur l’emprise que peut avoir un seul homme, ce qui va nous laisser totalement pantois ! En effet, le vécu de cette jeune adolescente Camille au sein de sa famille, elle-même au sein de cette communauté, est retranscrit de manière incroyable, admirable et avec une sensibilité en pointillés de chaque instant ! C’est tout simplement fabuleux d’avoir réussi avec autant de force, de conviction et de persuasion, à nous amener à comprendre et à saisir le processus terrible que ce prêtre met en place pour dominer et endoctriner des êtres fragiles, dépassés, en quête d’eux-mêmes et des leurs proches. Ce qui se déroule sous nos yeux est fascinant de machiavélisme, et l’observation de chaque personnage parfaitement décrit et dessiné, qu’il soit petit ou grand, en devient un petit bout d’explication qui s’ajoute à un autre petit bout pour faire un tout d’une limpidité incroyable en terme de lecture et d’analyse. La cinéaste Sarah Suco a su nous immerger dans ce milieu avec beaucoup de tact et d’intelligence, en s’accompagnant d’acteurs à couper le souffle dans leur prestation de haut niveau, à commencer par la jeune Céleste Brunquell au prénom prédestiné, tellement vraie, lumineuse et saisissante que l’on vibre et tremble pour elle dans sa volonté et sa capacité à rester lucide et clairvoyante ! Bravo... Camille Cottin en mère fragilisée tient là sans doute son meilleur rôle, tant elle transpire le mal être et l’angoisse à fleur de peau. Impressionnant ! Les trois jeunes frères et sœur sont aussi à leur niveau extrêmement touchants, d’autant plus quand ils se retrouvent sous l’aile protectrice de cette formidable grande sœur Camille ! On reste franchement bouche bée, bluffé par tant de puissance, et pourtant tant de délicatesse dans cette réalisation exceptionnelle parfaitement aboutie et maîtrisée. De voir en effet cette famille perdre toute réflexion, toute prise de recul ou pouvoir d’analyse, fait frémir... Ce phénomène préoccupant vu et décortiqué ici avec un grand réalisme et sous un angle autobiographique, est d’ailleurs d’autant plus intéressant et inquiétant, qu’il risque à l’heure d’une société qui s’individualise, se fragilise et se précarise énormément, de tenter plus d’un individu ou plus d’une famille en quête de sens, de valeurs profondes et de spiritualité... Un film rare, intelligent et bouleversant à plus d’un titre !
    Mathis A.
    Mathis A.

    Suivre son activité 42 abonnés Lire ses 157 critiques

    4,5
    Publiée le 22 novembre 2019
    Un film fort ! Un film puissant ! Un film qui vous prend au tripes et qui bouscule vos émotions... Les communautés sectaires est un sujet très peu exploité dans le monde du cinéma et Sarah Suco nous y délivre un puissant message. Les acteurs sont bien choisis et jouent superbement bien. Ce film boulverse et nous donne envie de reflechir à la sortie du cinéma.
    byeny
    byeny

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 3 critiques

    5,0
    Publiée le 22 novembre 2019
    Un film qui résonne... faute de raisonnement. Et qui fait écho à un vécu parallèle, tout récent, et avec encore aujourd'hui des conséquences sur mes enfants que j'ai grande difficulté à faire sortir de cela. Du coup, j'ai trouvé pertients les mécanismes présentés et extrêmement justes les expressions utilisées, souvent mot pour mot. La réalisatrice est héroique d'avoir pu se sauver et sauver ses frères et soeurs. Et faire bouger la police coute que coute quand on sait que la justice a bien du mal à intervenir dans les cas limites où le bénéfice du doute ou bien l'apparence propre et nette de ces associations font classer sans suite. Le jeu de certains adeptes m'a parfois paru légèrement surjoué, même si les louanges charismatiques peuvent donner lieu à des démonstrations d'excès d'exhaltation. Idem pour le bêlement qui mène à l'arrivée du berger, même si je crois les adultes tout à fait capables de ce mimétisme et notemment dans un effêt d'entrainement des enfants dans ce 'jeu'. Le fait est, que ces adeptes sont dans un délire collectif et que leur raisonnement est altéré. Freud: "En fixant fortement ses adeptes à un infantilisme psychique et en leur faisant partager un délire collectif, la religion réussit à épargner à quantité d'êtres humains une névrose individuelle" Bravo et merci, Madame la Réalisatrice
    garnierix
    garnierix

    Suivre son activité 42 abonnés Lire ses 9 critiques

    4,0
    Publiée le 6 décembre 2019
    Film éminemment difficile, qui exigerait, sauf exception, un réalisateur aguerri ––ce n’est pas le cas, puisque l’auteur est avant tout impliqué dans le sujet pour y avoir été impliqué dans son passé, dit-on, et que c’est son premier long-métrage. Est-on dans l’exception qui fait la règle ? En gros, une famille est phagocytée par un gourou déviant du catholicisme ––il se fait accueillir par les bêlements (réels) de ses ouilles quand il apparaît (il est « le berger ») ––et dans ce rôle Jean-Pierre Darroussin est excellent. Ce qui est exceptionnel dans ce film, c’est le suivi que fait la caméra de cette adolescente, l’ainée de la famille, plus que tout autre. On la suit très longuement dans son doute (qui évidemment est diabolique), dans ses émois sexuels (qui évidemment sont diaboliques), dans son amour pour sa famille (qui évidemment n’est pas diabolique). On la suit plusieurs fois dans les allers et retours de ses constats, de ses pensées. Ça endort peut-être certains spectateurs, mais ça en émeut beaucoup d’autres, qui passent plusieurs fois par divers états allant de la compassion, à la tristesse, à la haine... Cette insistance et ces longueurs sont dans doute le parti-pris de l’auteur. Et cette longue valse-hésitation est une réussite grâce à cette actrice (Céleste Brunnquell) qui joue cette complexité de la personne en situation, ainsi que la complexité de l’enfance, que même les mots écorchent, déchirent. C’est ce qui est admirable dans ce film, plus que sur le traitement du sujet, qui vaut ce qu’il vaut, qu’il s’agisse de l’église, des fous de dieu, de l’endoctrinement, des services sociaux, de la police. Pour ces derniers sujets, le film est insuffisant et donc un peu présomptueux (sauf que certains problèmes sont bien posés ––comme celui de la vérité dans le cerveau de celui ou celle qui est habilement manipulé). A.G.
    Marie L
    Marie L

    Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 67 critiques

    3,5
    Publiée le 21 novembre 2019
    Camille Cottin est bluffante dans ce rôle à contre-emploi. L'histoire est captivante, saisissante et révoltante à la fois.
    andy003
    andy003

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 6 critiques

    4,5
    Publiée le 30 novembre 2019
    Très très joli 1er film. La jeune actrice Céleste Drunnquell qui porte le film est une incroyable révélation
    Florent
    Florent

    Suivre son activité Lire ses 2 critiques

    4,0
    Publiée le 1 décembre 2019
    Un film très bien filmé, très bien réalisé, mais juste une chose : j'ai trouvé que les parents tombaient un peu vite dans la secte, dès la première rencontre ils sont déjà à fond. Un peu dommage, mais à part ça c'était super !
    Levengeurmasque57730
    Levengeurmasque57730

    Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 2 décembre 2019
    une juste combat servie par un scenario prenant et un jeu des acteurs excellent. "l'emprise des sectes ... glissade vers l'enfer maquillée de bonnes intentions". scenario juste, partage impressioniste d'emotion sans excès d'oppression. Eclairage soigné sur les mecanismes pernicieux d'envoutement progressif, eloignés de nos preoccupations quotidienne mais qu'une tragique actualite nous rappelle parfois malheuteusement Peut etre un denouement simpliste renvoyant a un cliché qui ne resume pas a lui seul, les effets devastateurs du phenomrne des sectes. un film qui remue les consciences, a voir pourquoi pas dans les ecoles.
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 583 abonnés Lire ses 1 409 critiques

    2,5
    Publiée le 20 novembre 2019
    Difficile de critiquer Les éblouis, le premier film sincère et largement autobiographique de Sarah Suco. Difficile aussi de ne pas adhérer à cette dénonciation d'un embrigadement tragique d'une famille au sein d'une communauté religieuse à la perversion toxique. Mais il faut bien se placer un tant soit peu du côté cinématographique et là, le film est malheureusement lesté de semelles de plomb qui en limitent singulièrement l'impact. Tout commence pourtant plutôt bien et Les éblouis ne manque pas de subtilité dans sa mise en place en donnant la vision de la fille aînée dans le cheminement progressif de sa famille vers l'obscurantisme, auprès d'un "berger" (Darroussin, étonnant) et de ses ouailles, au pernicieux discours de saint sectaire (qui a le goût d'un fromage moisi). Mais quand le film bascule dans l'horreur quotidienne des techniques d'enrégimentement, il devient pesant et sans plus aucune nuance, démagogique dans sa dénonciation même si la réalisatrice s'en défend en précisant qu'elle a beaucoup "édulcoré les faits." Cette histoire très personnelle ne manque pas de puissance mais elle aurait sans doute gagné à montrer les choses avec davantage de finesse, en suggérant plutôt qu'en utilisant les manières d'un réquisitoire. Cela n'enlève rien cependant à la formidable interprétation de la jeune Céleste Brunnquell qui a obtenu le prix d'interprétation féminine à Sarlat, le film recevant pour sa part la Salamandre d'or.
    Pacciapaccia
    Pacciapaccia

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 3 critiques

    4,5
    Publiée le 30 septembre 2019
    Ce film hallucinant est inspiré de la jeunesse de la réalisatrice, Sarah Suco, et cette information est essentielle, tellement on a parfois du mal à croire ce que l’on voit. Il raconte l’histoire de Camille, 12 ans au début du film et aînée d’une fratrie de 4 enfants dans une famille catholique pratiquante. Si, à première vue, on a l’impression de revoir les Lequesnois dans « La Vie est un Long Fleuve Tranquille », on comprend rapidement que la tonalité du film sera loin d’être comique. En effet, les parents de Camille, de plus en plus religieux, rejoignent progressivement « La Communauté de la Colombe », groupe de catholiques qui vivent ensemble et s’en remettent à Dieu pour tout, guidés par un prêtre appelé « le berger ». spoiler: Le bêlement des membres de la communauté pour acclamer le berger, les enfants abandonnés plusieurs jours car les parents partent faire une retraite, la fièvre de Camille soignée par la prière au lieu du paracétamol, les séances d’exorcisme … tels sont, entre autres, les effets de la manipulation psychologique dont sont victimes les membres de cette communauté. Un sujet extrêmement intéressant qui n’est pas une caricature de la communauté catholique mais la description pure et simple du fonctionnement d’une secte, dans l’œil d’une jeune adolescente spoiler: qui garde son bon sens pour pallier les carences de ses parents et protéger sa fratrie. Le casting de ce film est parfait : Jean Pierre Darroussin, dans le rôle du berger charismatique, Camille Cottin que l’on découvre dans le rôle dramatique d’une maman déséquilibrée, et Eric Caravaca, un papa prêt à accepter n’importe quoi, pourvu que sa femme soit contente. On soulignera enfin la découverte dans ce film de la jeune et très talentueuse Céleste Brunnquell (Camille) ; elle a un jeu très juste et les expressions de son visage donnent autant d’informations au spectateur que son texte. Un film qui met en lumière un thème, celui des sectes, qui n’a pas ou peu été abordé au cinéma jusqu’à présent ; à voir absolument.
    Cinemadourg
    Cinemadourg

    Suivre son activité 104 abonnés Lire ses 11 critiques

    2,0
    Publiée le 23 novembre 2019
    Camille a 12 ans et se passionne pour l'école du cirque. Dans le même temps, sa famille intègre une communauté religieuse afin de soit-disant se rapprocher des valeurs essentielles de l'âme. Tout d'abord bienveillante, cette collectivité s'apparente rapidement à une sorte de secte avec toutes les dérives que l'on peut imaginer. Cette jeune adolescente va alors tenter tout ce qu'elle peut pour sortir ses proches de cette impasse... Je me suis beaucoup ennuyé dans cette réalisation pourtant portée par de bons comédiens (Camille Cottin, Jean-Pierre Darroussin). Aborder le sujet difficile et délicat des sectes du point de vue d'une jeune teenager était un pari intéressant, mais cette histoire traitée de façon paresseuse m'a totalement laissé de marbre. Malgré une scène finale réussie, l'ensemble reste très décevant pour moi. Mou et sans flamme. Site www.cinemadourg.free.fr
    Raphaël T
    Raphaël T

    Suivre son activité 86 abonnés Lire ses 3 critiques

    2,5
    Publiée le 23 novembre 2019
    Une première oeuvre sincère, mais trop maladroite et en mode gros sabots pour convaincre vraiment, sur un sujet qui pourtant aurait pu être passionnant si mieux traité. C'est dommage, surtout que sa comédienne principale, la jeune Céleste Brunnquell, est vraiment impeccable dans son rôle.
    ffred
    ffred

    Suivre son activité 355 abonnés Lire ses 2 127 critiques

    4,5
    Publiée le 22 novembre 2019
    Premier expérience derrière la caméra pour l'actrice Sarah Suco (Discount, Comme des garçons, Les invisibles...). A cette occasion, elle nous relate sa propre histoire. Jusqu'à l'âge de dix-huit, elle a en effet vécu, avec sa famille, dans ce genre de communauté. Un peu comme pour Les misérables, le scénario ne fait ni dans le jugement, ni dans le manichéisme, ni dans le pathos. Le mécanisme de l'emprise et de l’asservissement progressif sur l'esprit et donc la vie de gens, pourtant apparemment "équilibrés", est parfaitement décrit. Le malaise monte progressivement jusqu'à un dénouement terrible qu'on sentait malheureusement arriver. Pour un coup d'essai, que ce soit sur la mise en scène ou l'écriture, j'ai trouvé l'ensemble particulièrement maitrisé. Et fait avec beaucoup de tact et sensibilité, pour une émotion sèche mais puissante. On sent que le sujet est important pour l'actrice/réalisatrice et qu'elle avait besoin de mettre ça en images. Sa direction d'acteur est aussi très réussie. Camille Cottin est vraiment saisissante. Un des rôles les plus durs qu'elle ait interprété jusqu'ici. Une actrice polyvalente aussi bonne dans les comédies que dans les drames. Eric Caravaca et Jean-Pierre Darroussin sont comme toujours impeccables et la jeune Céleste Brunnquell est une belle révélation (en fait c'est elle qui porte le film sur ses épaules). A noter aussi la très belle photo de Yves Angelo. En résumé, un film oppressant mais fort et nécessaire, qui a sans doute les défauts d'un premier long métrage, mais dont le sujet (et l'interprétation) transcende le reste et qui, personnellement, m'a beaucoup marqué. Dire que ce genre de communauté est validée par le Vatican, cela laisse songeur. Sans surprise, Les éblouis conforte un peu plus ce que je pense des religions...Mais le film lui, l'un des plus forts de l'année, est une très belle surprise. .
    Yves G.
    Yves G.

    Suivre son activité 359 abonnés Lire ses 371 critiques

    3,0
    Publiée le 25 novembre 2019
    Camille (Céleste Brunnquell) a treize ans et une passion : le cirque. Elle est l'aînée d'une fratrie de quatre enfants. Elle vit à Angoulême. Son père (Eric Caravaca) enseigne sans passion le français dans un collège. Sa mère (Camille Cottin), comptable de profession, s'est arrêtée de travailler pour élever la petite dernière. Catholiques non pratiquants, ses parents vont se rapprocher de la Communauté de la colombe. Ils vont lentement tomber sous l'emprise de son chef, le Berger (Jean-Pierre Darroussin). Sarah Suco est une jeune actrice qu'on avait remarquée dans ses premiers rôles : "Discount", "La Belle Saison", "Orpheline", "Aurore", "Place publique", "Les Invisibles", "Guy"… Elle a passé son enfance dans une communauté charismatique et s'est inspirée de son expérience pour mettre en scène Camille, son double autobiographique. Alors que la pratique catholique ne cesse de diminuer, le cinéma français lui fait depuis quelques années la part belle : "Des hommes et des dieux", "L'Apparition", "La Prière", "Lourdes"… Il y aurait un article à écrire pour décrire le retour de cette thématique (on peinerait à citer un film semblable dans les deux décennies précédentes) et essayer d'en comprendre les causes. "Les Éblouis" décrit avec beaucoup de finesse le processus d'embrigadement. Il montre en quoi l'adhésion à une communauté répond à un malaise existentiel : offrir à des individus anomiques un sentiment d'appartenance et de fraternité. Rien de violent, rien de contraint dans cette emprise qui s'installe progressivement. Pour l'adolescente, par les yeux de laquelle l'histoire est racontée, la mue est particulièrement troublante. Il lui faut arbitrer entre plusieurs impératifs : le premier est l'amour filial qui l'unit à ses parents dont elle avait ressenti le mal-être et dont elle constate le rétablissement. Le deuxième est l'amour qu'elle porte à ses jeunes frères dont elle sent confusément le danger qui pèse sur eux. En même temps, ses camarades de classe lui renvoient l'image de sa marginalité qu'elle essaie de cacher en troquant sur le chemin du collège son uniforme pour des jeans-basket. Et ses grands parents s'inquiètent de son sort, provoquant en elle une crise de légitimité. "Les Éblouis" est très bien servi par une interprétation impeccable. Eric Caravaca est, comme d'habitude, d'une parfaite justesse. Après "Chambre 212", Camille Cottin est en train d'administrer la preuve qu'elle est une grande actrice dramatique. Jean-Pierre Darroussin est d'une suave ambiguïté dans le rôle d'un padre cauteleux. La révélation du film est la jeune Céleste Brunnquell aux faux airs de Simone Signoret jeune.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top