« Tandem » est une comédie dramatique réalisée par Patrice Leconte en 1987 avec Jean Rochefort (Michel Mortez) et Gérard Jugnot (Rivetot) dans les rôles principaux. C’est un "road-movie" mélancolique et pudique qui marque un tournant dans la carrière du réalisateur, passant de la pure comédie (époque Splendid) à un cinéma plus intimiste et sensible. L’histoire suit deux hommes : Michel Mortez, animateur radio vedette qui présente depuis 25 ans "La Langue au chat" et qui ne vit que par et pour son micro, et Rivetot, son ingénieur du son, chauffeur et homme à tout faire. Ils sillonnent la France profonde à bord d'une Peugeot 505. L’intrigue bascule lorsque Rivetot apprend que la direction de la radio a décidé de supprimer l’émission, que va-t-il décider de faire ? Informer Mortez ou lui mentir ? Le film repose sur l’alchimie entre les deux acteurs principaux. Leconte filme une France grise, pluvieuse et un peu triste, ce qui renforce le sentiment de solitude des personnages. La chanson "Il mio rifugio" de Richard Cocciante, souligne parfaitement cette atmosphère de nostalgie. « Tandem » est un film sur la dignité et le mensonge salvateur, qui montre que derrière chaque "vedette" se cache souvent une solitude immense, et derrière chaque "subalterne", une noblesse d'âme insoupçonnée
Porté par le duo Jean Rochefort/Gérard Jugnot, ce film est vraiment à découvrir ou redécouvrir. D'une, le duo formé par ces deux acteurs populaires fonctionne immédiatement. Jean Rochefort, le grand distingué, associé au petit Gérard Jugnot qui ne paye pas de mine, c'est à voir. Dans l'histoire, Rochefort est un présentateur de radio très connu depuis de longues années, mais vieillissant : il parcourt la France entière pour animer chaque jour un jeu avec des questions. Jugnot est son assistant et homme à tout faire. Ils passent beaucoup de temps ensemble sur la route pour se rendre d'une ville à l'autre. Jusqu'au jour où la radio informe Jugnot que l'émission va être supprimée. Il va donc devoir l'annoncer à Rochefort... La réalisation est de qualité, tout comme la musique et son thème principal, qui est une chanson accrocheuse interprétée en Italien par Richard Cocciante. Ce film est intéressant dans le sens où il montre le quotidien de l'animateur incarné par Rochefort : parfois sympathique, parfois abject et imbu de sa personne. Il se vante d'être écouté par des millions d'auditeurs, mais il est finalement très seul dans sa vie personnelle. Ce long-métrage donne une image assez juste de ces métiers du spectacle.
Un bonne réalisation de Patrice Leconte avec un duo qui fait vraiment mouche : Gérard Jugnot et Jean Rochefort, à la fois amusant, rempli de tendresse et mélancolique, "Tandem" est typiquement le genre de film français comme on en fait malheureusement plus, une histoire toute simple 2 grands acteurs et voilà le tour est joué. Ce n'est pas le film le plus connu de Patrice Leconte mais il vaut franchement le détour.
Quel film.. C’est un sentiment tout le long du film de mélancolie, de simplicité et d’amour.. Les personnages sont d’une justesse incroyable. Je viens de le regarder pour la première fois et on le découvre sans songer aux années. La BO est juste parfaite
Ce film n’est pas seulement une parodie du jeu des 1000 Francs. C’est une version moderne de Don Quichotte de la Manche, avec le merveilleux Jean Rochefort (Mortez) dans le rôle de Quichotte et Gérard Jugnot (Rivetot), qui révélait à cette occasion de nouveaux talents, dans celui de Sancho Panza. Chapeau les artistes. Un bémol cependant, l’image donnée de la « France profonde » est un peu cynique, bien proche parfois du mépris.
Jean Rochefort (l'animateur radio sur le déclin) et Gérard Jugnot (son chauffeur et technicien) sont d'une justesse absolue dans cette histoire à la fois pathétique et attendrissante d'un duo qui sillonne les routes de villages en villages pour animer un jeu radiophonique voué à disparaître. Une vie de saltimbanques solitaires entre euphorie, colère, injustice et désespoir, mise en image avec pudeur par un Patrice Leconte inspiré qui brosse ici le portrait de ses deux personnages bouleversants de complicité. Le tout porté par la magnifique musique de Richard Cocciante. A mon avis le meilleur film du réalisateur.
Entre Road movie et huit-clos, le chef-d'œuvre de Patrice Leconte nous raconte une fable intimiste, un animateur radio sur le déclin et son technicien sillonnent les routes de France dans le cadre d'un jeu (Référence a Lucien Jeunesse et son "jeu des 1000 francs"). Leurs quotidiens, leurs sales manies, leurs angoisses, ils les partagent sans se connaître vraiment ou plutôt en se connaissant mieux que n' importe qui. Jugnot tient là, avec brio, son premier rôle dramatique... Mais que dire de Rochefort? Fabuleux dans son personnage a la fois grandiose et pathétique, odieux puis bouleversant de désespoir. La musique de Cocciante vient magnifiquement couvrir leur solitude. On sourit, on pleure mais avec l infinie pudeur que suggére Patrice Leconte dans sa magnifique mise en scène
Film poignant sur un animateur radio et son chauffeur, homme à tout faire.
Film poignant sur deux hommes qui ont besoin l'un de l'autre car il ne leur reste pas grand chose l'un sans l'autre.
Rochefort est grandiose, son regard est moqueur, son oeil sensible et intelligent, perdu et pourtant lucide. Il énerve Jugnot qui est pourtant admiratif de cet homme. Ils se connaissent un peu plus que ce qu'ils pensent, en fait ils se connaissent mieux que quiconque ne les connait.
Le tout sur une musique de Cocciante, la sauce prend et Lecomte nous livre une de ses plus belle partition. C'est très intime comme ambiance et en même temps très pudique. Film a voir et a revoir.
Film émouvant, les deux protagonistes sont tout simplement parfait dans leurs rôles. Jean Rochefort y est touchant, Gérard Jugnot accompagne son partenaire avec brio. La bande son quand a elle, richard Cocciante, ajoute de l'intensité émotionnelle.
C'est un chef d'oeuvre de Patrice Lecomte. Un road movie à la française. Les routes de France en 1987. Avec deux grands acteurs français, le film est sauvé. Il est sauvé mais plus, c'est un chef un oeuvre.
Ce n'est pas un film sur le déclin. C'est (pour moi) une allégorie de l'amitié saine, partagée et non dite, une histoire de personnes différentes qui ressentent et réagissent à leur manière à la vie, à ses changements, son évolution, sa dureté, son ingratitude. Deux caractères distincts joués par deux acteurs de comédie et de dramaturgie séparés par des générations mais unis dans l'émotion, la complicité ressentie à l'écran et qui sont à l'unisson pour offrir le meilleur d'eux mêmes (Rochefort sublime Jugnot). Tout deux sont magnifiques, la candeur de Jugnot masque ses doutes ses angoisses, l’exubérance de Rochefort masque son désabusement sa noirceur. Lecomte, en parfait chef de chantier construit une histoire un récit comme jamais je l'ai vu faire avant ou après. Dialogues, images, cadrages (voyez Rochefort parmi les mouettes sur une décharge signifiant sa Vie et déclamant un monologue halluciné), voyez le encore passant du sourire de circonstance à un masque sans émotion avec un regard vide en 1/4 de seconde, voyez Jugnot regarder Rochefort avec les yeux d'un jeune marié ébahi d'avoir une si belle femme... Tout le talent d'un réalisateur sachant capter tout le talent de deux acteurs merveilleux sur ce film. Cerise sur ce gâteau, la musique de Cocciante placée à chaque fois aux bons moments, en rythme d'une émotion qui vous prend et vous fait savoir que la vie, c'est çà, c'est dur, c'est fatiguant mais elle peut aussi offrir de rares mais superbes moments, même simples, si vous y êtes disposés. 10/10
Un chef d’œuvre rythmé par la mélancolie de la musique de Richard Cocciante. Jean Rochefort magistral et Gérard Jugnot poignant dans leurs rôles. Loyauté, admiration, nostalgie, déception … des sentiments familiers qui nous font plonger dans l’univers de ce film inoubliable.