Horizons perdus
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mai 2026
Avec Horizons perdus, Frank Capra transforme le récit d’aventure en utopie mélancolique, où Shangri-La apparaît moins comme un paradis terrestre que comme un refuge fragile face à la brutalité du monde moderne. Le film fascine par son atmosphère suspendue et par la douceur presque irréelle avec laquelle Capra met en scène cette communauté hors du temps, portée par une véritable aspiration humaniste. Certaines séquences dégagent une puissance contemplative étonnante pour le cinéma hollywoodien des années 30, notamment dans leur manière de faire sentir le désir d’échapper au chaos historique qui menace déjà l’époque. Pourtant, derrière cette ambition philosophique et cette poésie exotique, le film paraît parfois prisonnier d’un idéalisme naïf et d’un orientalisme très daté qui limitent aujourd’hui sa portée émotionnelle. Une œuvre singulière et profondément rêveuse, traversée par une sincérité touchante, mais dont la dimension allégorique empêche par moments une véritable incarnation dramatique.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juillet 2025
"Horizons perdus" illustre la thématique récurrente de Capra : la condition de l'homme moderne confronté à une certaine idée du bonheur. En vertu du sujet qui est une parabole sur la quête du Paradis, c'est à un bonheur chrétien que fait référence le cinéaste. En dénonçant la guerre, l'argent et toute forme de gangrène pernicieuse de l'humanité, Capra replace la vertu et la simplicité, l'humilité au codeur du bonheur. Malgré l'évidence et la raison, je suis peu réceptif à ce discours pas proprement naïf mais un peu trop pieux pour ne pas agacer.
Pour illustrer son propos, Capra réunit un groupe d'hommes et de femmes divers, autant d'incarnations de l'humanité pervertie qui, fuyant une guerre civile en Asie, atterrit en catastrophe à proximité d'une cité tibétaine. Le groupe découvre une civilisation édénique nichée au milieu de la nature hostile, difficilement accessible, et on y verra la métaphore de l'exigeant cheminement vers le Paradis.
Le cinéaste observe ces visiteurs venus de l'occident barbare, en particulier le diplomate Conway, et leur transformation. Malheureusement, la mise en scène est terne, démonstrative aussi, et n'est plus que le support de longues et molles tirades philosophiques. Fortement imagé, le message verse dans un sentimentalisme convenu et mièvre, voire pontifiant.
Rien de transcendant en définitive.
Albert
Albert

14 abonnés 438 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 janvier 2024
Aucun intérêt, moi qui m'attendais à un beau film plein de sagesse, tout est horriblement niais et pas subtil, même si le film a un peu du charme de l'époque, ça reste très très long, on s'ennuie constamment, le film n'est même pas entier, il y a des images à la place de certaines scènes et certaines coupes de montages arrivent au mauvais moments. NUL.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2022
Un film d'aventure au message humaniste et utopiste, qui nous plonge au cœur d'une cité perdue dans les montagnes du Tibet, où tout est amour et paix.
Si le film ronronne un peu au milieu, reste une œuvre démesurée pour l'époque, avec des décors sublimes et des scènes épiques, et l'interprétation solide de Ronald Coleman. 3,25
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2024
La cité imaginaire de Shangri-La, nichée au creux de la vallée de La Lune Bleue, au fin fond du Tibet est apparue en 1933 dans « Horizons lointains », un best-seller écrit par le romancier anglais James Hilton. La lamaserie bouddhiste où le temps est suspendu et toutes les tensions humaines apaisées, a depuis lors éveillé bien des fantasmes. Quand il lit le livre alors qu’il est en plein tournage de « New York-Miami », Frank Capra est immédiatement conquis par le discours humaniste de l’auteur et se promet de l’adapter pour en faire son prochain film.
Il ne voit personne d’autre que Ronald Colman pour interpréter Robert Conway. Soldat et écrivain devenu ministre des Affaires étrangères britannique, il a fui Baskul (ville chinoise à la frontière japonaise) en guerre et découvert par hasard avec quelques autres rescapés, Shangri-La. Ronald Colman indisponible, il remet son projet et tourne « L’extravagant Mr Deeds ». Quand il peut enfin s’atteler au tournage, Harry Cohn le patron de la Columbia lui attribue un budget très conséquent qui place le Studio dans la cour des grands, fréquentée par la MGM et la Paramount. Autant dire que le « mogul » risque très gros sur ce coup qu’il a accepté de jouer en raison de la confiance qu’il place en Capra qui lui a déjà apporté cinq oscars majeurs avec « New York-Miami».
« Horizons perdus », raccourci dans son entame de vingt minutes à la suite d’une avant-première catastrophique à Santa Barbara, contribue avec « Vous ne l’emporterez pas avec vous » (1938) et « La vie est belle » (1946) à marquer du sceau de l’optimisme forcené voire béat la filmographie de Frank Capra qui en sera souvent réduite dans sa totalité à ces qualificatifs un peu trompeurs. Il est vrai que la vision paradisiaque de la vie à Shangri-La, paraît un peu surfaite et très « occidentalisée ». spoiler: Les quatre passagers dont son frère qui accompagnent dans sa fuite Robert Conway jusqu’à la vallée de la Lune Bleue supportent assez mal une douceur de vivre un peu monocorde qui repose sur une modération en toute chose, censée adoucir les mœurs et rallonger la vie qui peut dès lors paraître très vite ennuyeuse et un peu vaine. Quitte à ne pas vivre deux cents ans comme le Grand Lama (Sam Jaffe), guide spirituel de la petite communauté, certains préfèrent emprunter les rues sinueuses et les montagnes émotionnelles offertes par la vie dans les grandes métropoles grouillant de monde
.
Il faudra d’ailleurs à Robert Conway deux dialogues nourris (les meilleurs moments du film) avec le Grand Lama pour qu’il s’entiche de ses théories humanistes utopiques dont il faut préciser au passage qu’elles excluent certaines données matérielles essentielles à rappeler. Cette sérénité méditative, certes séduisante sous de nombreux aspects, se vit dans un somptueux palais et repose sur des ressources aurifères infinies qui assurent des revenus plus que confortables n’obligeant pas ceux qui la pratiquent à trop se préoccuper de leur survie matérielle. Cette contingence, la petite minorité privilégiée en délègue le dur labeur à des porteurs tibétains devant traverser les montagnes au péril de leur vie pour assurer son approvisionnement. La généralisation de cette utopie souhaitée par un Grand Lama inquiet des tensions politiques qui agitent le monde ne pourra malheureusement concerner que ceux qui pourront se l’offrir.
À son corps défendant, les rapports de classe et la domination coloniale irriguent tout le film de Capra. La critique n’a pas relevé cette contradiction majeure. La portée du film en pâtit forcément, ne pouvant prétendre à l'universalisme dont elle semble se parer au premier abord. Frank Capra sans aucun doute sincère quand il a lu le livre de James Hilton ne s’est pas senti concerné par cette problématique, faisant lui aussi partie du clan de ceux à qui cette utopie pouvait sembler un tant soit peu crédible. Pour l’aspect formel du film, on pourra rejoindre le critique Jacques Lourcelles qui observe le manque de souffle, l’habileté de rhéteur, le style statique, l’absence de poésie et de tremblement qui habite le cinéma de Capra qui n’a pas le lyrisme flamboyant, souvent naïf et pour le coup réellement humaniste d’un John Ford dont la spontanéité et l’instinctivité touchent beaucoup plus au cœur. Dans la veine poétique abordant d’autres registres voisins, on pourra préférer « « Peter Ibbeston » (1935) d’Henry Hathaway, « Le chant de Bernadette » (1943) d’Henry King ou encore « Le portrait de Jennie » (1948) de William Dieterle.
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2020
Petit film d’aventure truffé de niaiserie et sentant la naphtaline, « Horizons perdus » offre un exotisme suranné simpliste qui n’est pas déplaisant pour autant. La première demi-heure tient la route avec le départ précipité des orientaux devant le péril jaune. Sans être exaltant, cet exode est plutôt bien filmé pour ne pas dire réussi et l’intérêt persiste dans l’avion grâce aux dialogues des différents protagonistes et des paysages de l’Himalaya. La suite est plus naïve et moins réussie même si ce conte quasi-philosophique aborde des questions humanistes et existentielles. L’œuvre utopique de Franck Capra peine à nous enthousiasmer au final malgré sa portée pacifiste.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2020
Un chef d'oeuvre féérique, à l'esthétique Art Déco ! il va de soi que c'est une utopie, il vaut mieux ne pas trop se poser de question sur la façon dont fonctionne ce paradis et se laisser emporter par le rêve !
Les scènes du début avec le décollage de l'avion sont extraordinairee, la mise en scène esthétisante est à son apogée !
Le scénario de la suite ressemble à l'atlantide de Pierre benoit avec la description d'une vie et d'une société onirique, invraisemblable genre Abbaye de Thélème ! C'est beau et enivrant !
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2018
Le paradis terrestre existe et s’appelle Shangri-la. Œuvre peu connue de Franck Capra, « Horizons Perdus » baigne dans l’utopie et la naïveté. Le film nous touche malgré tout par sa portée pacifique.
Art_Cinéma
Art_Cinéma

9 abonnés 49 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2017
Un chef d'oeuvre qui nous pousse à imaginer le meilleur quelque part. Une fable profonde sur ce que chaque être humain désire un jour ou l'autre, la paix.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2017
"Ce paradis bien à l'abri du reste du monde avec ses idées généreuses et superbes"
Multiples thèmes qui tournent autour du bien-être des peuples: Sérénité, sincérité, transmission du passé (avec cette magnifique scène du père qui annonce sa mort et nomme son successeur) et amour bien sûr.
Franck Capra n'a pas voulu décrire une secte mais bien faire un film sur la recherche du bonheur. C'est pour cela qu'on évitera pas l'écueil du "nigaud" qui se plaint tout le temps et du réfractaire qui ne changera pas d'avis....
Le film possède bien deux parties distinctes et c'est évidemment la deuxième qui contient de très beaux moments sur la vie tout simplement.
Philosophique et possédant un charme quelque peu surnaturel.
Je suis d'ailleurs assez content de voir que ce thème avait donc bien été traité avant son (splendide) pendant 20 ans plus tard sur le registre de la comédie musicale: "brigadoon" d'une beauté magique.
cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 septembre 2015
La mise en place de l'histoire est de qualité, avec un exotisme intéressant pour l'époque (correspondant à toutes les scènes avant le crash). Puis le film sombre dans une niaiserie absurde qui fait vite perdre le fil, l'image d'un Shangrila façon hotel américain au milieu des montagnes tibétaine est absolument indigeste.
ferdinand
ferdinand

17 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 août 2015
le début est bien, mais après l'arrivée à Shangri la au pays du carton pâte c'est sidérant de niaiserie sucrée.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 février 2015
Il fallait tout le talent de Capra et la générosité du producteur Harry Cohn pour entreprendre cette ''Utopie'' qui offre des images cinématographiques de toute beauté. Il fallait aussi cette époque terrible de chômage lorsque les américains avaient absolument besoin de rester prisonniers de leurs rêves pour garder un moral optimiste. Il fallait, tout en osant, ne jamais perdre de vue qu'un film est avant tout une distraction et de ce fait qu'il n'y est par permis de s'y ennuyer. A bien réfléchir, une telle entreprise était chose folle car à côtoyer le sublime, il était certain de toucher parfois au ridicule. En 2015, seuls les cinéphiles passionnés peuvent s'y trouver pleinement heureux tant la condition humaine mêlée au pur cinéma est mise en cause. Les thèmes abordés sont très nombreux, les questions posées sont profondes et aucune réponse ne sera donnée en dehors du mot ''modération''. Contrairement à la plupart des films à la fois philosophiques et fantastiques,'' Horizons perdus'' est dénué de tout lyrisme, il baigne même parfois dans la froideur malgré les images bucoliques, certes bien inutiles, de l'histoire d'amour entre Bob et Sondra. On a l'impression que Capra veut même parfois nous persuader plus que nous émerveiller. Shangri-La dans ces conditions nous fait plus réfléchir qu'elle ne nous fait envie ce qui atténue l'incohérence de la fuite de Maria. Après tout, la mort nous attend et il n'est jamais ici question que d'art de vivre. Il y a vraiment de quoi se perdre dans tout ce qu'il nous ait donné à voir tant ce film est chargé intellectuellement. Si on y entre, il est exceptionnellement riche. Si pour diverses raisons, ne serais ce que la forme du moment, on s'y ennuie, il devient totalement inutile.
Touka Speed
Touka Speed

24 abonnés 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2015
Je suis une inconditionnelle de Capra, j'adore tous ces films, enfin tous ceux que j'avais vu et revus. Celui-là je ne l'avais encore jamais vu et j'avais donc très hâte de le découvrir. Un bon film, un peu long mais dans la veine de Capra tout de même. Donc adopté même si ce n'est pas mon préféré.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 décembre 2011
Une curiosité dans la filmo de Capra. Le début notamment est palpitant, du survol de l'Himalaya à la découverte de la vallée de Shangri-La. La suite est plus naïve, comme dans tout film qui parle d'un monde utopique. Les personnages semblent déboussolés... et le spectateur l'est aussi. Cela n'en reste pas moins un beau film d'aventures à découvrir.
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