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Ma mère est folle
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Ma mère est folle" et de son tournage !

Naissance de l'histoire

La genèse de Ma mère est folle est personnelle pour Diane Kurys puisque c’est avec son fils Sacha Sperling qu'elle a eu l’idée du scénario. La réalisatrice se rappelle : "Un jour il m’a dit : « Viens, on va se promener au parc de Saint Cloud ». Une fois sur place, nous avons décidé que nous n’en sortirions pas sans avoir trouvé cette fameuse bonne idée ! Après des heures de marche, la trame d’un road-movie entre une mère et son fils était vaguement esquissée… On s’est quitté et Sacha est allé écrire cette histoire avec son co-auteur Pietro Caracciolo. Je dois dire qu’ils l’ont fait dans une totale liberté, imaginant le voyage de cette mère en train de monter un improbable trafic d’herbe aux Pays-Bas ! Peu à peu, le scénario a pris corps et j’y ai finalement apporté ma petite touche. Sacha s’est nourri de notre relation en la réinventant mais on ne réinvente jamais complètement. Alors bien sûr qu’il nous ressemble, mais je dirais que c’est avant tout un très beau portrait de femme : celles des années 70, qui ont vécu tout en liberté et sans tabou."

Femme libérée

La Nina de Ma mère est folle jouée par Fanny Ardant appartient à cette catégorie de femmes qui ont eu des enfants et qui ont tout de même décidé de vivre en toute liberté. "Elle me ressemble un peu, pas dans sa folie ni dans son extravagance mais dans la façon qu’elle a eu de mener sa vie, de ne rien avoir calculé, ni maîtrisé", précise Diane Kurys.

Un film lumineux

Pour Ma mère est folleDiane Kurys voulait une atmosphère gaie et lumineuse. Baptiste (Vianney) vit à Rotterdam, où il y a les écoles d’architectures les plus importantes d’Europe. C’est aussi une ville ouverte sur la mer, bénéficiant d'une lumière particulière. La cinéaste ajoute : "Et puis, j’adore Fanny avec les cheveux blancs, je la trouve radieuse, mais il fallait ajouter à son look des touches de couleur comme ce manteau et ce béret rouges pour qu’elle soit éclatante de vie. Honnêtement, nous avons aussi eu de la chance car nous avons tourné au printemps et il a fait un temps de rêve ! Cela fait partie de la magie, de la chance au cinéma…"

Une première et des retrouvailles

Ma mère est folle permet à Fanny Ardant de tourner pour la première fois sous la direction de Diane Kurys, après plusieurs tentatives qui n'avaient pas abouti. En revanche, la comédienne avait déjà joué aux côtés de Patrick Chesnais dans Les Beaux jours (2013) où ils campaient un couple marié depuis longtemps. Kurys explique au sujet de l'acteur : "C’est la troisième fois que nous tournons ensemble. J’adore l’homme et l’acteur… Ce que je lui ai proposé là était assez difficile à faire : incarner un personnage à la fois mafieux et gay ! Patrick a dû naviguer entre les deux et bâtir le rôle crédible d’un homme que l’on devine dangereux mais qui est également tendre…"

1er film pour Vianney

Avec Ma mère est folle, le chanteur Vianney joue pour la première fois dans un film au cinéma. S'il a préalablement refusé de nombreuses propositions sur grand écran, il a voulu faire partie du film de Diane Kurys principalement en raison de la présence de Fanny Ardant. Le jeune artiste se souvient : "Moi qui n’avais jamais joué de ma vie, je sentais dans son jeu de comédienne quelque chose de familier qui me touchait et auquel j’avais envie de m’identifier… J’ai pensé que tourner avec elle allait m’inspirer et me permettre de donner le meilleur de moi-même pour cette première expérience. Et puis bien sûr, il y avait ce personnage, Baptiste, que j’interprète."

Vianney et son personnage

Vianney campe Baptiste, un jeune homme qui n'est pas très positif et qui, au début du film, n’aime pas beaucoup sa mère. Le chanteur confie ne pas trop apprécier son personnage, qu'il voit comme un "gosse de riche" ne rendant pas ce qu’il a reçu et qui reproche trop de choses à sa mère. Le fait qu'il perçoive Baptiste comme quelqu'un d'antipathique (et éloigné de ce qu'il est dans la vie) n'a pas posé problème à Vianney, bien au contraire : "Quitte à essayer de jouer la comédie, autant incarner quelqu’un qui ne me ressemble pas et à qui je ne souhaite pas ressembler dans la vie… En revanche, si j’y réfléchis, il y a chez Baptiste une fêlure qui m’a beaucoup plu et qui va l’entraîner dans ce périple avec sa mère. Finalement, quand elle débarque chez lui, certes il croit la détester mais au fond il a peur pour elle et décide de l’accompagner le temps d’un go-fast. Ça je pouvais m’y identifier mais franchement le reste…"

Et de 2 !

Avec Ma mère est folle, Fanny Ardant tourne pour la deuxième fois avec un chanteur célèbre. La première, c’était avec Johnny Hallyday dans Conseil de famille (1986) de Costa-Gavras. La comédienne se rappelle : "Johnny n’avait pas tourné beaucoup, il était intimidé et je trouvais ça fou ! Lui qui avait chanté devant des foules immenses avait peur de jouer… Il ne faut jamais avoir peur…"

Début du tournage

Le tournage de Ma mère est folle est arrivé à un moment où Vianney sortait de 200 dates de concert ! L'artiste multitâches a donc apprécié changer d'activité et se glisser dans la peau de quelqu'un d'autre. Il se rappelle au sujet de ses premiers pas sur un plateau de cinéma (la première scène tournée correspondait d'ailleurs à la dernière séquence du film, la plus émouvante) : "Mes potes étaient très inquiets pour moi mais je ne me suis pas du tout posé la question de savoir si je serais bon ou mauvais. En arrivant sur le plateau, dans le décor de la cuisine où nous tournions, je me suis simplement demandé si je savais jouer. Moi je n’ai jamais pris de cours de comédie mais il était de toute façon trop tard pour se poser la question ! J’y suis allé… Alors il est vrai que par moments, je me suis senti en difficulté mais je trouve ça hyper sain, ludique."

Un petit garçon à bord

Le personnage de Nina prend la route avec Baptiste, son fils, mais aussi avec Nono, un petit garçon originaire d’Europe de l’Est qu’elle recueille. Nono est arrivé après le travail d’écriture effectué par Sacha Sperling et Pietro Caracciolo. Via ce personnage, Diane Kurys voulait apporter à cette histoire légère un peu de profondeur. Ce petit garçon lui permettait également d'offrir à Nina un interlocuteur dans sa première partie de voyage (même si Nono ne lui répond pas puisqu’il ne parle pas sa langue). La cinéaste précise :

"Mais attention, il n’était pas question de traiter le drame des migrants - ce n’est pas du tout le sujet, mais plutôt de mettre dans les pattes de Nina un gamin dont elle va devoir s’occuper alors qu’elle ne l’a pas du tout fait avec son fils à elle quand il avait 10-12 ans… Baptiste ressent forcément une pointe de jalousie quand il voit sa mère s’attacher à ce gosse. Il se dit qu’elle ne lui a pas donné le quart de cette attention ! Nina fait d’ailleurs un transfert presque inconscient en lui donnant ses vêtements, en étant de plus en plus attendrie par lui, au fil de l’histoire et d’ailleurs elle finit par l’appeler « Babou » qui est le surnom de Baptiste. C’est comme si elle refaisait le chemin, mais en mieux, ce qui arrive parfois chez les grands-parents avec leurs petits-enfants. C’est quand on a compris ses erreurs qu’on peut essayer de les corriger… Je ne le suis pas encore mais comme beaucoup de femmes, je pense que je serai meilleure grand-mère que je n’ai été mère !"
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