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Le Journal d'une femme de chambre
note moyenne
3,8
612 notes dont 72 critiques
21% (15 critiques)
38% (27 critiques)
31% (22 critiques)
8% (6 critiques)
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Votre avis sur Le Journal d'une femme de chambre ?

72 critiques spectateurs

Estonius
Estonius

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5,0
Publiée le 19/08/2013
Qu'on arrête de dire que les films de Buñuel sont des critiques de la bourgeoisie, ce n'est pas seulement la bourgeoisie qu'il critique c'est la nature humaine. (à ce que je sache la pire ordure du film, joué par Géret, n'a rien d'un bourgeois !) On n'a pas assez insisté sur le rôle de Michel Piccoli, pourtant excellent comme à ses habitudes. Jeanne Moreau est sublime dans ce rôle où tout le film nous la montre d'une lucidité extrême (elle ira même jusqu'à coucher avec Géret et se parjurer, rien que pour obtenir sa confiance), puis quand elle constatera que la justice ne fonctionne pas, elle épousera un vieux réac en attendant qu'il claque. Si on peut regretter une certaine propension de scénario à parfois trop caricaturer, le film n'en reste pas moins un chef d'œuvre.
halou
halou

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5,0
Publiée le 12/11/2006
Délicieux et cynique
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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4,5
Publiée le 11/01/2017
Avec "Le journal d'une femme de chambre" Luis Buñuel inaugure sa collaboration avec le producteur Serge Silberman et le scénariste Jean-Claude Carrière. Six films majeurs naitront de cette prolifique réunion de talents. Buñuel dont c'est le premier travail en France depuis sa période surréaliste, choisit d'adapter le roman d''Octave Mirbeau. Avec Carrière, pour répondre aux préoccupations de Buñuel, ils apportent quelques modifications au roman qu'ils transposent dans les années 1920. Le cinéaste se délecte d'observer les manies des bourgeois qui tournent autour de Célestine, la nouvelle femme de chambre venue de Paris dans ce manoir normand où vivent le couple Monteil et le père de l'épouse. Toutes les petites perversions s'expriment à travers les abus dont sont victimes les gens de maison de cette époque, que Mirbeau décrit comme "La pourriture des nantis". Rabour (Jean Ozenne), Monteil (Michel Piccoli) et le capitaine Mauger (Daniel Ivernel) tout à la fois pathétiquement drôles et terriblement conscients de l'indu pouvoir que leur confère leur rang social n'en sont pas moins humains. Pareil pour Joseph, le garde-chasse, joué par Georges Géret dont Buñuel contrairement à Mirbeau, en le désignant clairement coupable du meurtre d'un petite fille voisine, nous indique comme souvent dans ses films que la perversion n'est pas une affaire de classe. Célestine jouée par Jeanne Moreau alors au sommet de sa gloire, accumulant les collaborations prestigieuses, observe tout ce manège avec l'air amusé que lui autorisent sa grande force de caractère et son intelligence des situations. Jeanne Moreau qui dégage ce mélange bizarre de froide détermination, de candeur mutine et de sensualité bestiale s'insère parfaitement dans l'univers du réalisateur espagnol dont il se dit qu'il aurait été à plusieurs reprises dérouté par la hardiesse du jeu de Miss Moreau. Il est intéressant à ce propos de comparer sa prestation avec la Célestine proposée en 2015 par Léa Seydoux et Benoit Jacquot beaucoup moins complice et dont transparait à chaque instant la soif de revanche. Plus fidèle au roman, Jacquot a cherché à en extraire toute la rage sociale dont Mirbeau était habité lors de son l'écriture. Buñuel épicurien et fasciné par les perversions sexuelles de l'homme s'est par tropisme intellectuel davantage attardé à cet aspect de l'œuvre. L'une à côté de l'autre, ces deux versions rappellent que d'un seul roman suffisamment riche plusieurs lectures sont possibles qui ne dénaturent en rien la vision de l'auteur.. La carrière française de Buñuel était donc lancée de la plus brillante des manières.
Galoupiotte
Galoupiotte

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4,0
Publiée le 02/09/2013
Superbe film et superbe interprétation. Mais pourquoi cette fin nécessitant la consultation de plusieurs articles encyclopédiques pour la comprendre ?
cylon86
cylon86

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4,0
Publiée le 06/03/2015
Luis Bunuel et Jean-Claude Carrière adaptent le roman d'Octave Mirbeau et transposent l'action dans les années 30 alors que le fascisme monte en puissance. A travers l'histoire de Célestine, femme de chambre arrivant de Paris pour servir une famille de bourgeois provinciaux, Bunuel dénonce une fois de plus les travers et la décadence d'une bourgeoisie qui se meurt et qui est pourrie de l'intérieur. Entre le père de la famille qui fait porter à Célestine des bottines, la femme puritaine et hautaine et le mari qui ne cesse de la harceler sexuellement, le portrait des êtres humains fait ici est peu reluisant et ce n'est pas Célestine, qui finira par se marier et asservir son mari qui viendra changer la donne. C'est donc un portrait de mœurs féroce que voilà et dont le propos n'a encore rien perdu de sa force aujourd'hui.
Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

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3,5
Publiée le 06/07/2013
Avec ce "Journal d'une femme de chambre", Luis Buñuel réalise un film d'abord étrange et cynique, puis devient tout à fait lucide et effrayant, en profondeur. Jeanne Moreau interprète une jeune femme qui s'établit en tant que domestique dans une famille qui n'a rien de rassurant. Elle va tenter de trouver sa place dans cet univers gangréné par l'arrivée du fascisme et de ses conséquences. Pour parvenir à ce terrible constat, on remarque la progression continue de l'atmosphère régnante. On prend d'abord un malin plaisir à savourer des dialogues d'un comique décalé, puis à s'inquiéter lentement devant un film basculant dans le policier. L'œuvre est donc une démonstration de la montée des pensée racistes et xénophobes, mais manque cependant d'un point de vue fort. Le film est très personnel, mais n'est pas assez audacieux dans la façon de montrer l'horreur ambiante. Il reste toutefois très intelligent et ingénieux.
Cegipede
Cegipede

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3,5
Publiée le 02/07/2013
Le journal d'une femme de chambre est un film à la réalisation très soignée de Buñuel. La critique de la bourgeoisie est un des thème favoris du réalisateur et fidèle a son habitude, il dépeint au vitriol une famille bourgeoise juive française sur fond de montée de l'extrême droite. L’héroïne Célestine entre au service de la famille Monteil constituée de Mme Monteil une femme puritaine frigide et psychorigide, de son mari sexuellement frustré, au désir bestial et du père Monteil, un vieux fétichiste des pieds (les pieds, toujours le pieds chez Buñuel). Buñuel reste maitre dans l'art du portrait et chaque personnage est décrit avec minutie, il nous expose ses pulsions, ses passions et ses haines. Jeanne Moreau, l’actrice principale est sublime dans ce rôle de femme de chambre évoluant dans ce monde nauséabond et hypocrite. Elle va faire tout son possible pour en montrer les travers et faire éclater la vérité sur un meurtre. La fin du film laisse un goût d'inachevé et un peu décevante surtout quand on sait ce dont est capable de faire Buñuel.
il_Ricordo
il_Ricordo

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4,0
Publiée le 26/06/2012
Adaptation sulfureuse d'un roman sulfureux, Le Journal d'une femme de chambre est bel et bien un film de Luis Buñuel. Et pourtant, on pourrait s'y tromper en première approche : Jeanne Moreau, un noir et blanc et format cinémascope, des histoires d'amour, ne serait-ce pas plutôt un Truffaut ? Bien sûr que non, l'amour n'est qu'instincts sexuels et fantasmes de vieux (on retrouve un personnage similaire au pervers de Viridiana), et tout concourt à ridiculiser les bourgeois et toute la société dont Buñuel se sentait la victime (ayant souffert de l'action des extrémistes). Buñuel sait s'attarder sur chacun des personnages pour le décrire avec précision, et son film est comme une pièce de théâtre où chaque protagoniste nous livre sans détour ses envies, ses ambitions, ses haines et ses remords. Depuis la cuisinière au garde-chasse chez les domestiques, le soldat à la retraite, le curé du village, le sacristain et bien sûr les châtelains, tous sont peints avec minutie et intelligence, et font de cette œuvre une petite comédie humaine. Cruel et dérangeant, Le Journal d'une femme de chambre est l'un des Buñuel les plus aboutis, l'un de ceux qui permettent de dire de son auteur qu'il est l'un des metteurs en scène les plus marquants de l'histoire du Cinéma.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

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4,0
Publiée le 29/06/2011
Du tres grand Luis Buñuel, du tres beau... "Journal d'Une Femme De Chambre" est une fresque magnifique s'attaquant a la bourgeoisie de façon tres subtile, par le biais de la femme de ménage, n'étant par nature pas du tout des mêmes mœurs. On rencontre dans ce film des personnages tous plus étrangement détestables les uns que les autres, mystérieux, dérangés... Buñuel n'hésite pas a exagérer le comportement de ses personnages (sauf bien sur celui du touchant personnage de l'extraordinaire Jeanne Moreau) sans jamais tomber dans l’excès, ce qui le rend incroyablement crédible et pertinent. Un magnifique film, et un des meilleurs de son réalisateur.
Parkko
Parkko

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4,0
Publiée le 07/07/2010
Très semblable au charme discret de la bourgeoise, Luis Bunuel aime décidément se moquer de la petite bourgeoisie française. Le tout fait mouche. Tout le monde y prend pour son grade : armée, religion, domestique etc. Une satire sociale avec quelques passages vraiment amusants. Luis Bunuel se moque allègrement de ses personnages. Le spitch simple, permet au spectateur de découvrir tout comme Célestine cette famille et ses voisins, avec une Jeanne Morreau dont on a bien du mal à savoir parfois quels sont les réelles intentions de son personnage.. Bref, une satire sociale où Luis Bunuel semble prendre un malin plaisir à tourner en dérision et à se moquer allégement de cette petite bourgeoisie.
Gonnard
Gonnard

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4,0
Publiée le 17/05/2009
Le film porte mal son nom, il aurait dû s'appeler "Séjour chez les pervers". Entre le vieux qui prend son pied à tripoter des chaussures [vous avez remarqué le subtile jeu de mots...], son rejeton qui a le feu au cul, le domestique pédophile, ou encore le vétéran qui passe son temps à jeter des cochonneries chez le voisin et à en raconter à la boniche, c'est un festival. Les dialogues sont incisifs et le tableau que le réalisateur dresse de la nature humaine bien sombre, j'adore. Jeanne Moreau joue en plus le rôle principal, faut reconnaître qu'elle a quelque chose d'envoûtant. Le seul point faible du film, c'est la fin. Elle est abrupte et laisse un goût d'inachevé.
loulou451
loulou451

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5,0
Publiée le 27/02/2008
A mon sens, le meilleur film de Bunuel dominé par l'interprétation magnifique de Jeanne Moreau. Quelle audace pour un film réalisé au début des années 60. Jeanne Moreau, une fois encore après Jules et Jim campe une femme libre qui ne poursuit que d'autre but que la justice et la liberté. Un grand moment de cinéma orchestré par un Bunuel visiblement conquis par le talent de son actrice principale.
selenie
selenie

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4,0
Publiée le 29/01/2008
Bunuel est énervé ! On est ici en pleine critique de tout ce qu'il a pu y mettre : bourgeoisie, vice et perversion, politique, religion... etc... Le tout enveloppé d'un cynisme qui n'est pas non plus dénué de réalisme ! D'ailleurs Jeanne Moreau, héroïne si on veut, mais pas plus vertueuse que les autres protagonnistes. A voir !
Flavien Poncet
Flavien Poncet

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4,0
Publiée le 18/03/2007
C’est l’illustration de la bourgeoisie campagnarde des années 20 que Luis Bunuel met en images. «Le journal d’une femme de chambre» (France, 1964) confronte le fascisme ambiant, les crimes inévitables, fruits de l’emmurement des campagnes, à la justice des villes, incarnée par la femme de chambre Célestine/Marie (Jeanne Moreau). Le problème d’une telle dichotomie qui tend à opposer les rats des villes des rats des champs, c’est qu’on flotte parfois dans le cliché, Jeanne Moreau, incarnation de la perfection (hormis in fine) est seule, pure, face au reste de la distribution, personnages éclairés sous un affreux jour. Cependant, force de Bunuel en action, le cliché du «Journal d’une femme de chambre» ne demeure pas, ne restant qu’en filigrane. Le film, d’après les dires de Bunuel lui-même, est une version améliorée de «Susana» (Mexique, 1951). Comme dans le film mexicain, il s’agit d’une femme aimée par plusieurs hommes. Là où «Susana» prône la passion et le charnel, «Le journal…» illustre des enjeux politiques comme l’autarcie des campagnes ou l’ultra-nationalisme présent. A travers l’œil de Bunuel, tout ça est tourné en ironie, grinçant derrière chaque acte. Jeanne Moreau est ici en neutre, appareil pivot entouré des folies de cette micro-société. Bref, «Le journal d’une femme de chambre» est une expérience intéressante sur la société par Bunuel comme «Robinson Crusoe» (Mexique-USA, 1952) l’a été sur le manque de société. Le sens obsessionnel de la justice, le pouvoir dangereux de la féminité, les affres du détachement social, l’irrationalisme de l’extrémisme nationaliste, où tout simplement une peinture d’une campagne, voilà ce qui résume ce film important de Luis Bunuel.
chrischambers86
chrischambers86

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4,0
Publiée le 02/06/2009
"Ce n’est pas de ma faute si les âmes, dont on arrache les voiles et qu’on montre à nu, exhalent une si forte odeur de pourriture"...Luis Bunuel et le scènariste Jean-Claude Carrière ont choisi de transposer l'action du roman èponyme d’Octave Mirbeau en 1930, au moment de l'èclosion des ligues facistes! Le cinèaste espagnol cherche à saisir l'essence des êtres bourgeois ou domestiques, à travers leur dègradation! Le film offre en effet le saisissant tableau de la bourgeoisie en dècomposition, vue en principe à travers les yeux de Cèlestine (issue de la classe infèrieure exploitèe) mais en fait à travers ceux de Bunuel! Un portrait au vitriol de la bourgeoisie française en dècomposition magnifièe par Jeanne Moreau dans le rôle de Cèlestine et brillamment interprètè ègalement par Jean Ozenne en fètichiste de la bottine...
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