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Une pépite: film délicat, dialogues acides, finesse du jeu. On suit l'ascension d'Orton et la déchéance de l'autre, qui justement, enrage de n'être que l'autre. La désinvolture d'Orton, à l'aise dans les tasses londoniennes, fait face à la névrose de l'autre, qui voit dépité que ses "sardines-riz-au-lait-confiture" ne lui ramèneront pas son Joe. L'histoire finit comme il se doit dans une flaque de sang. Orton n'est qu'un salop pourrait-on se dire, et ne mérite que notre mépris. Mais Frears, et c'est là tout son mérite, filme avec tendresse la complicité, déclinante et asexuée, des deux qui s'adonnent au vandalisme littéraire et à l'essayage de moumoutes. Mais on a de plus en plus mal pour l'autre, gros pédant ridicule. Mais c'est quoi déjà son nom, à l'autre ?
Ajoutée le 27 mars 2012 à 20h15 Signaler un abus
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