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    Ága
    note moyenne
    3,8
    117 notes dont 25 critiques
    répartition des 25 critiques par note
    2 critiques
    9 critiques
    8 critiques
    5 critiques
    1 critique
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    25 critiques spectateurs

    dominique P.
    dominique P.

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    4,0
    Publiée le 24 novembre 2018
    Voilà un très beau film. Une yourte, de la neige à perte de vue. Bienvenue dans le nord de la Iakoutie, l’une des régions les plus inhospitalières de la planète. Dans cette zone arctique de la Sibérie, l’hiver est quasi permanent, et les tempêtes, fréquentes. C’est ici que vivent, ou plutôt survivent, Nanook, un éleveur de rennes nomade, et sa compagne, Sedna, avec leur chien. Leur mode de vie ancestral, en harmonie avec la nature, est menacé par la raréfaction du gibier, mais aussi par le progrès technologique. Leur fille, Aga, qu’ils n’ont pas vue depuis des années, a d’ailleurs succombé aux sirènes de la modernité pour aller travailler dans une mine de diamants. Ce film nous montre tout simplement la vie de ce couple au quotidien et le titre est "Aga" en référence à leur fille unique qui leur manque beaucoup et à qui ils pensent énormément. Egalement cette histoire insiste sur leur mode de vie en harmonie avec la nature, alors que menace à leur porte le progrès moderne et technologie (auquel a succombé leur fille).
    Jmartine
    Jmartine

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    4,0
    Publiée le 24 novembre 2018
    C’est réellement à un voyage en terre inconnue auquel nous convie le réalisateur bulgare Milko Lazarov… C’est le premier film étranger tourné en Iakoutie, une immense région du nord-est de la Sibérie, à peu prés l’équivalent de la surface de l’Inde…Situé en zones arctique et subarctique c’est une région aux températures extrêmes, le permafrost occupe 95% du territoire…Le sous-sol est richissime en ressources minières précieuses et semi-précieuses notamment en diamants... Le film s’ouvre avec une femme en costume traditionnel, bagues en argent sur les doigts, clignotant des yeux avant d’entonner une chanson endiablée avec sa guimbarde, comme venue de nulle part , un instrument qui nous rappelle la musique des Chevaux de Feu de Sergei Paradjanov…une sorte d’introduction à la poésie et la beauté du Grand Nord . Nanouk (le choix du prénom peut être vu comme un hommage à « Nanouk l’esquimau » tourné par Robert Flaherty en 1922) et Sedna forment un couple d’une soixantaine d’années. . Les enfants sont partis. . Avec son chien de traîneau, Nanouk traverse la banquise, fait de la pêche blanche, pose des pièges, scrute l’horizon, rapporte des morceaux de glace qui permettront de lester la yourte quand viendra la tempête. Sedna l’aide ou chante. Elle fabrique des gants, dépèce une bête, prépare des onguents. On ne sait pas grand-chose de leur passé, Nanouk a été éleveur de rennes mais n’a plus de troupeau, autour de la yourte stationnent plusieurs traîneaux, mais Nanouk n’a qu’un seul chien…Les enfants sont partis, mais le départ de la fille Aga semble avoir laissé une plaie non cicatrisée et on ne saura jamais pourquoi le père n’arrive pas à pardonner à sa fille… Imperceptiblement, un monde nouveau les cerne. Il suffit de voir, dans le ciel dont l’immensité se confond avec celle de la glace, le sillage des avions qui passent au-dessus de leurs têtes. C’est avant tout un film contemplatif que nous propose Milko Lazarov… Il peint avec sa caméra des paysages grandioses dotés d’une lumière assortie d’une gamme de blancs et d’une douceur inouïe, par contraste les scènes à l’intérieur de la yourte font l’objet d’un travail sur la lumière extrêmement travaillé…Lazarov a montré à son chef opérateur Kaloyan Bozhilov, des tableaux de Vermeer pour s’en inspirer…et le résultat est de toute beauté…Chaque plan rend compte de ce monde extraordinaire où chaque geste compte….la poésie des gestes s’oppose à la rudesse de leur existence…. Le rythme est lent, entre tranquillité et contemplation, symbiose entre l’homme et la nature, entre les visages et les paysages... Tout réside dans le non-dit, aussi indicible que la frontière entre ce ciel et cette terre entremêlés dans la lumière. Ici, tout s’explique par des absences et des signes comme une tache noire sur la peau ou une tache rouge au sol. Dans les rares moments où le père ou la mère s’expriment par la parole, ils essaient de décrypter leur destin à travers de contes ancestraux de rennes et d’ours polaires. En dehors de la cinquième symphonie de Mahler, une musique intimement mélancolique, créée par la compositrice bulgare Penka Kouneva, accompagne les derniers moments de cet ancien monde avant la déliquescence ultime qui paraît inévitable…et est suggérée dans cette vue aérienne saisissante de cette gigantesque mine de diamants à ciel ouvert, comme un cancer à la surface de la terre…C’est beau…mais exigeant pour le spectateur ( ils étaient d'ailleurs peu nombreux à ma séance) car il ne se passe pas grand-chose !!!
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 21 novembre 2018
    Au nord-est de la Sibérie, s'étend la Iakoutie. C'est là que vivent, complètement isolés, les vieux Nanouk et Sedna. Aga, le film du bulgare Milko Lazarov, commence comme un documentaire sur leur quotidien fait de chasse, de pêche, de ravaudage et de conversations dans la yourte (nature). Des occupations traditionnelles, de plus en plus menacées par les changements climatiques. Cependant, le film évolue peu à peu vers la fiction, avec le questionnement sur Aga, la fille du couple qui vit loin d'eux. Au-delà de certaines scènes attendues, dignes de Nanouk l'esquimau (1922), le film devient plus qu'intéressant, malgré une certaine lenteur, en explorant la sphère intime de ses deux personnages seulement accompagnés de leur chien fidèle. Les images sont superbes évidemment mais Aga donne aussi accès à la vie intérieure de Nanouk et de Sedna, en gardant une simplicité narrative qui n'empêche pas une certaine subtilité et profondeur dans le domaine psychologique. La musique de Mahler se marie parfaitement avec le récit qui ne cherche jamais à poétiser plus que de raison ces existences soumises aux lois de la nature.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,0
    Publiée le 10 novembre 2018
    Nanouk et Sedna ont la cinquantaine et vivent dans leur yourte dans le Grand Nord. Ils ne parlent pas beaucoup mais se comprennent. Le spectateur est invité à découvrir le quotidien traditionnel de ce couple. La chasse, la pêche, la façon de se réchauffer, de circuler, de se soigner, les conditions climatiques difficiles, tout prête à croire que nous sommes dans un documentaire. A l’image de « Nanouk l’Esquimau » réalisé en 1922 par Robert Flaherty « �ga » est une fiction. Milko Lazarov a tout mis en scène et dirigé de vrais comédiens. Seule Feodosia Ivanova n’en est pas une mais est troublante d’authenticité. « �ga » est un long-métrage qui dépayse et qui nous fait découvrir un monde dont nous avons peu connaissance. Le réalisateur ancre aussi à merveille une dimension dramatique pleine de pudeur à son histoire. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    poet75
    poet75

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    3,5
    Publiée le 24 novembre 2018
    « Nanouk l’esquimau », l’un des tout premiers documentaires de long-métrage de l’histoire du cinéma, fut tourné dès 1922 par Robert Flaherty chez les Inuits de la côte est de la baie d’Hudson au Canada. Près de cent ans plus tard, le bulgare Milko Lazarov a choisi de s’aventurer sur un territoire tout aussi inhospitalier du nord-est de la Sibérie, à la rencontre de Nanook et Sedna, un vieux couple membre du peuple iakoute. Mêlant documentaire et fiction, le cinéaste s’attarde longuement (peut-être un peu trop longuement d’ailleurs) sur le mode de vie de ces personnages s’efforçant de vivre sur un océan de glace. Malgré les faiblesses de l’âge, tous deux subsistent grâce à la pêche et aux animaux qu’ils réussissent à prendre dans des pièges. Avec leur chien de traîneau, ils se réchauffent dès qu’ils le peuvent dans leur yourte. Les images sont à la fois grandioses et inquiétantes. Qu’est-ce qu’un vieux couple et un chien au milieu de ce territoire uniformément glacé ? Quand arrive la tempête, où puisent-ils leurs forces pour empêcher leur yourte d’être emportée par le vent ? Mais le plus émouvant survient dans la deuxième partie du film à partir du moment où, de manière tout à fait inattendue dans un tel environnement, s’échappe d’un minuscule transistor l’adagietto de la 5ème symphonie de Gustav Mahler. En entendant cette musique bouleversante, Nanook s’interroge au sujet du compositeur. Il perçoit que celui qui a écrit une telle musique y a mis sa souffrance la plus intime. Le même morceau musical accompagne la dernière scène du film. Car, il faut le préciser, Nanook et Sedna ont eu deux enfants. Un garçon qui leur rend une courte visite au cours du film. Et une fille qui a choisi de les quitter pour travailler dans une mine à ciel ouvert. spoiler: Cette fille, Sedna a demandé à Nanook de lui accorder son pardon pour les avoir abandonnés. Une demande que, quand vient l’heure, le vieil homme n’oublie pas d’honorer…
    cinono1
    cinono1

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    3,5
    Publiée le 24 novembre 2018
    Le film cultive un vrai sens de la contemplation. La vie de deux êtres au milieu des éléments du grand Nord. Le film alterne les scènes de vie à l'extérieur et à l'intérieur du tippi. En résulte un film sensible sur un mode de vie menacé par l'attrait du monde moderne. Sensible
    axelle J.
    axelle J.

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    3,5
    Publiée le 24 novembre 2018
    Ce film plaira aux personnes qui aiment les grands espaces, le calme, la contemplation, la nature et les histoires tranquilles où il ne se passe pas grand chose. C'est un délice de suivre ce monsieur et cette dame qui vivent tous les deux dans une yourte avec pour seule présence leur fidèle chien de traîneau. Leur fille est partie depuis longtemps travailler en ville, ce que eux ont toujours refusé de faire. Ils se nourrissent uniquement de la pêche et de la chasse (cette dernière m'ayant déplu avec des scènes pénibles). On les voit dans leur yourte mais aussi en dehors quand ils doivent se déplacer. C'est un film très sensible. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas un documentaire mais une fiction.
    Anned747
    Anned747

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    4,5
    Publiée le 9 novembre 2018
    Film vu en avant première du festival des films de résistance des Glières . Ces deux personnages, émouvants et magnifiques dans un paysage rude de la taïga sibérienne, vivent en harmonie avec leur nature et leur mode de vie ancestral malgré la menace qui gronde d'un bouleversement catastrophique qui nous guette tous. Sublime, ce film échappe avec bonheur à la frénésie et nous offre un pur moment de calme et de finesse. A voir
    Yves G.
    Yves G.

    Suivre son activité 359 abonnés Lire ses 371 critiques

    3,0
    Publiée le 1 décembre 2018
    Dans le Grand Nord sibérien, Nanook et Sedna, la cinquantaine, vivent de la pêche et de la chasse comme leurs ancêtres iakoutes avant eux. Mais leur paisible vie quotidienne cache un drame intime : leurs enfants les ont quittés, préférant aller travailler à la ville que rester sous la yourte. En prénommant son héros Nanook, le réalisateur bulgare Milko Lazarov se revendique haut et fort d'une écrasante filiation : celle du célèbre documentaire de Robert Flaherty "Nanouk l'Esquimau". Comme lui, il raconte, dans la première partie de son film les heures et les jours dans l'hiver arctique. On y voit Nanook creuser la glace pour pécher, poser des pièges, préparer la yourte à affronter la tempête. Akira Kurosawa dans "Dersou Ouzala" ou Zacharias Kunuk dans "Atanarjuat, la légende de l'homme rapide" s'y étaient déjà essayés. Cette (trop) lente description anthropologique occupe la première moitié du film au cours de laquelle quasiment pas une parole n'ait été prononcée. C'est seulement dans sa seconde moitié qu'une histoire se dessine autour de Aga, la fille de Nanook et de Sedna, l'absente qui donne son titre au film et autour de laquelle l'intrigue se noue. Pas de suspense haletant ni de rebondissements en cascade, mais une histoire sans mots qui se termine par deux plans muets d'une sidérante beauté. Ils nous récompensent de notre patience et justifient à eux seuls l'intérêt porté à ce film dépaysant.
    islander29
    islander29

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    4,5
    Publiée le 27 novembre 2018
    fin d'une époque, celle de la grande solitude d'un couple au cœur de la banquise...Il faut avouer que l'adagio de la cinquième symphonie de Mahler associé aux grandes étendues blanches a quelque chose de littéralement envoutant….Emotion garantie, et pas de la petite…..Il faut insister sur ce point, si vous voulez savourer la beauté du film…..Scénario minimaliste, vie en couple dans la première partie, puis road movie, la mise en scène autorise le rêve du spectateur, le pousse même dans le rêve…..Cela faisait longtemps que je n'avais gouté une telle bouffée d'air pur, d'oxygène et de lyrisme….Merci Mahler, merci au réalisateur d'avoir sublimé par la musique les paysages et vice versa….Harmonie subtile, magnificence, on s'attache à tous les personnages, au routier plein d'humour, au chasseur, au poète, tout cela dans un cadre qui pendant une heure trente vous berce comme une mère attendrie…..Je conseille vraiment.
    AZZZO
    AZZZO

    Suivre son activité 76 abonnés Lire ses 8 critiques

    5,0
    Publiée le 26 décembre 2018
    Un bijou ! Et pourtant on ne peut pas faire plus simple : un couple de vieux Iakoutes dans la taïga sibérienne, leur quotidien au milieu de paysages froids et monotones, peu de dialogues, peu d'action et de longs plans fixes. Le film ne s'intéresse qu'à la vie des hommes, des femmes, de la nature et à la force des sentiments qui les unissent. Aucune fioriture, aucun artifice, le blanc de la neige et le bleu du ciel sibérien ramènent le spectateur à l'essentiel. D'ailleurs, quel réalisateur peut oser utiliser l'adagio de la 5e symphonie de Mahler sans être ridicule depuis "Mort à Venise" de Visconti ? Milko Lazarov le fait et c'est touchant. Quant au dernier plan large du film, il est tout simplement fabuleux. On se pèle les miches mais dieu que ce film est rafraîchissant.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    4,0
    Publiée le 23 novembre 2018
    L’édition 2018 de la Berlinale s’est clôt en février dernier sur �ga, un film tourné dans le nord-est sibérien par le cinéaste bulgare Milko Lazarov. Une clôture en beauté(s) puisque ce film brille notamment par ses exceptionnelles qualités esthétiques. �ga vaut pour manifeste tant pour sa forme que pour son fond. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
    yeepee
    yeepee

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    5,0
    Publiée le 25 novembre 2018
    Film d'une grande beauté, qui nous ramène à l'essentiel, ce que les hommes modernes, déconnectés des réalités qui ont fait leur quotidien pendant des dizaines de milliers d'années, ont oublié: chasser pour se nourrir, écouter la nature, prendre soin de ses proches (j'entends par là une attention déconnectée de tout artifice matériel). Le film ne fait pas l'apologie de ce mode de vie dur, âpre et beau comme la terre, la glace et le feu. Mais son souvenir nous donne à réfléchir sur ce qui compte vraiment pour nous, semblables et pourtant si éloignés dans notre quotidien de Nanook, Sedna et Aga.
    beida
    beida

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    2,0
    Publiée le 22 novembre 2018
    Un rythme endiablé, une foison de personnages, non je galèje. Rythme très lent, distribution et scénario squelettiques, c'est un documentaire esthétisant qui, comparé au somptueux Derzou Ouzala, ne vaut pas tripette. Raccourci de moitié, il serait plus présentable.
    Cédric B.
    Cédric B.

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    2,5
    Publiée le 27 novembre 2018
    Assez déçu, Après avoir vu un très bon film intense sur les inuits Atanarjuat, la légende de l'homme rapide, quelle atterrissage avec ce film... Le scénario est limité, des belles prises de vue, mais le réalisateur abuse un peu des plans fixes. Par ailleurs ce vieux couple vivant avec un seul husky semble plus qu'improbable...
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