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Senses 5
note moyenne
3,9
159 notes dont 14 critiques
14% (2 critiques)
29% (4 critiques)
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7% (1 critique)
7% (1 critique)
Votre avis sur Senses 5 ?

14 critiques spectateurs

RayManzarek

Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 153 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 21/05/2018

Présenté comme un "film-série", "Senses" de Ryusuke Hamaguchi serait plutôt une oeuvre unique d'une durée assez folle de plus de 5h. Divisé en 5 parties, le film peut se regarder en une seule fois tant les épisodes s'enchaînent sans qu'il n'y ait véritablement de coupure. Encore faut-il tenir jusque là... Portrait de 4 amies au tournant de leur existence dans un Japon entre traditions et modernité, "Senses" offre une expérience de cinéma assez inédite puisque le réalisateur fait la part belle aux séquences très longues où l'improvisation d'acteurs amateurs est mise en avant. Le résultat, de ce côté, est assez mitigé. Le quatuor au centre de cette histoire fait de véritables prouesses alors que certains acteurs, notamment les personnages masculins, semblent quelque peu absents. Il est vrai que la culture japonaise ne fait pas trop dans l'expansion des sentiments mais au détour de certaines scènes, on se surprend à voir certains acteurs qui, visiblement, ont l'air de s'ennuyer profondément quand ils ne se livrent pas à une prestation totalement neurasthénique. Autre soucis, la longueur de certains passages, et notamment la quatrième partie, atteignant parfois les 30 à 40 minutes autour d'une seule scène, voire d'une seule idée. Mais le message véhiculé par "Senses" parvient tout de même à tenir le spectateur en haleine. Rarement, on se sera senti autant immergé dans une culture voir même d'un système de pensées. L'attachement que l'on porte aux quatre héroïnes se dessine au bout de la première scène et on se passionne réellement pour leur quête d'émancipation dans un pays où les mentalités évoluent petit à petit face à une morale quelque peu figée. "Senses" est un film sur l'individu face à l'image qu'il renvoie dans la société. A plusieurs égards, le film se veut aussi universel dans les nombreux débats et discussions auxquels se livrent les personnages sur des sujets aussi divers que l'éducation, les moyens alloués aux services médicaux, la littérature et la place de l'auteur dans son oeuvre, ... Malgré ses longueurs et ses acteurs parfois assez fades, le film de Hamaguchi offre une vision particulière d'un cinéma résolument tourné vers l'avenir.

Amelie H.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/05/2018

Et c'est le moment où l'on voit la carapace des hommes se fendre qu'on se rend compte plus que jamais de la pression sociale... Les femmes qui se libèrent sont magnifiques dans ce dernier chapitre

Carlos Stins

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3,0Pas mal
Publiée le 17/05/2018

Chapitre final de cette oeuvre faste qu'est "Senses", "Senses 5" conclut bien l'intrigue entamée il y a deux semaines de cela avec la sortie des deux premiers chapitres. Ryusuke Hamaguchi dépeint une société japonaise tiraillée entre modernisme et traditionalisme, une société dans laquelle quatre personnages féminins vont devoir se débattre pour s'affirmer et faire bouger leur condition. Ce sont des femmes en apparence épanouies et intégrées socialement mais dont le mal-être va rapidement sauter aux yeux. Dans ce chapitre 5, ce sont des femmes métamorphosées que nous retrouvons, des femmes qui se sont affranchies des conventions sociales et ont défié les règles pour s'imposer et c'est en cela que ce chapitre 5 est passionnant. C'est dans cette évolution des personnages et sa portée féministe que j'ai trouvé un intérêt à "Senses" même si je dois avouer que je reste un peu sur ma faim. Si dans sa globalité l'oeuvre est pertinente, le propos reste à mon goût un peu trop "modeste" face à l'ambition du projet, notamment sur sa forme. Pour un film de plus de 5h00, "Senses" ne prend pas beaucoup de risques, laisse beaucoup de questions en suspens et m'a donné l'impression de ne pas être allé au bout de son sujet. Cela ne m'empêche pas d'être admiratif du travail de Ryusuke Hamaguchi qui a su composer une oeuvre délicate et sensible qui mérite d'être saluée.

Cinéphiles 44

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4,5Excellent
Publiée le 26/05/2018

Nous voici à la dernière heure d’une chronique japonaise de cinq épisodes réalisés par un cinéaste à suivre. Alors que les épisodes 1 et 2 de « Senses » présentaient le portrait de quatre japonaises et que les deux suivants abordaient leurs conflits intérieurs, le cinquième épisode ouvre totalement leurs cœurs. Toute la retenue des épisodes précédents s’efface au profit d’aveux. Les personnages sont fatigués des non-dits et leurs langues se délient. Nous venons de partager le quotidien de quatre femmes normales qui comme chacun d’entre nous, ont un jardin secret. La force de Senses, c’est d’avoir pris son temps à décrire une société moderne qui doit suivre un chemin écrit d’avance puis d’avoir égratigné peu à peu les carapaces d’individus qui ont chacun envie de prendre une autre direction. L’homme et la femme sont des êtres sociaux et ont besoin des autres pour exister. Comme ces femmes nous avons besoin d’être écouté, de parler, de sentir, de goûter et de toucher à la vie. Pour y arriver nous devons ressentir des émotions, être en colère, faire des choix et des erreurs quitte à décevoir. Nous devrons alors faire le point, réagir, pardonner ou faire confiance et se faire confiance. Voici l’esprit de « Senses » une œuvre qui marquera son temps et que l’on retrouvera peut-être un jour tellement les portes sont restées ouvertes. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com

ffred

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4,5Excellent
Publiée le 19/05/2018

Sorti au Japon et dans les festivals en un seul film de plus de cinq heures, Senses arrive sur nos écrans en trois films séparés et cinq parties (1 & 2 : 2h19, 3 & 4 : 1h25 et 5 : 1h15). On ne peut pas dire que pour son premier film le réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi a fait dans la facilité. Il nous offre quatre magnifiques portraits de femmes, quatre amies, dans le Japon d’aujourd’hui, à travers leurs amitiés, leurs vies quotidiennes -maris, enfants, travail…-, leurs espoirs et leurs déceptions. Le rythme est très lent. Il s’y passe pourtant énormément de choses. Sur plus de cinq heures, la mise en scène (magnifique, discrète) et le scénario (subtil et profond, comme seuls les japonais savent le faire) prennent le temps pour dresser ces portraits et nous rendre les personnages aussi sympathiques qu’énervant, mais au final tous attachants. Les quatre actrices (dont c’est, pour chacune, le premier film) sont formidables. Elles ajoutent au charme et à la fascination que l’ensemble finit par créer. Au final, on est là, certes, devant un certain exercice de style, mais parfaitement maitrisé et jamais ennuyeux. Techniquement superbe, voilà donc, sous forme de série cinématographique, un magnifique portrait du Japon d’aujourd’hui. Une très belle surprise.

Yves G.

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1,5Mauvais
Publiée le 24/05/2018

À Kobé de nos jours. Une amitié entre quatre femmes qui approchent de la quarantaine. Infirmière aguerrie, Akari vient de divorcer. Femme au foyer, Sakurako vit sous la coupe d'un mari autoritaire. Fumi semble elle heureuse en ménage avec un époux qui partage sa passion pour l'art. Jun a engagé une procédure de divorce particulièrement conflictuelle. Le bandeau qui surplombe l'affiche de "Senses" est trompeur. "Senses" n'est pas la première "série cinéma". Son distributeur Art House avait déjà innové en distribuant en 2013 en deux volets les cinq épisodes de la mini-série "Shokuzai" de Kiyoshi Kurosawa. En tout état de cause, "Senses" n'est pas vraiment une série, comme on en voit tant aux épisodes millimétrés et au scénario rebondissant, mais plutôt un long film de plus de cinq heures découpé en cinq tableaux d'une longueur inégale. Son résumé pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un thriller, que son fil narratif s'organise autour de la disparition d'une des quatre héroïnes. Tel n'est pas le cas. Et sans doute ma déception est-elle née de ce malentendu. "Senses" est en fait un film contemplatif et lent dont il ne faut attendre ni coup de théâtre ni retournement. Il filme au scalpel quatre femmes et s'essaie à travers elles à une radiographie des rapports hommes-femmes dans un Japon encore largement patriarcal. C'est peu dire que les rapports humains au Japon n'empruntent pas les mêmes formes que celles auxquelles nous sommes familiers en Occident. Ils y sont d'une infinie délicatesse, d'une horripilante politesse. On peut s'en étonner ; on peut en sourire, mi-gêné, mi-moqueur ; on s'y habitue au fur et à mesure que "Senses" progresse, filmant ad nauseam d'interminables scènes de groupes de cinq ou six protagonistes où les héroïnes, en compagnie de leurs maris, se déchirent poliment. Leur "body language" est aux antipodes du nôtre : le buste est immobile, les mains ne sont jamais visibles. Tout au plus, à l'acmé d'une dispute, un personnage se permet-il d'élever le ton. Le distributeur a eu le bon goût de diviser ce film en trois épisodes d'une inégale longueur. J'invite ceux que le premier volet - qui dure à lui seul plus de deux heures - n'aurait pas convaincu à ne pas regarder les deux suivants. J'aurais dû suivre ce sage conseil ; mais j'ai imaginé que "l'action" allait démarrer. Je me suis lourdement trompé. Le rythme reste le même : catatonique. Pour autant, fidèle lecteur, n'écoute pas mon seul avis : des "Cahiers du Cinéma" au "Monde", en passant par "Libération" et "Les Inrocks", "Senses" est couvert d'éloges.

Del arte

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4,0Très bien
Publiée le 01/07/2018

Le Japon, ses conventions, ses traditions sociales et culturelles. Les sentiments qu'ont ne dit pas, et qui n'arrivent même pas à la conscience tellement c'est lourd. Filmé comme un documentaire, surtout au niveau de la prise de son, ces films éveillent en nous le sentiment que le Japon n'a pas encore tout dit, que seuls les japonais peuvent entrevoir cette réalité pourtant évidente que les mots ne se disent pas, qu'ils ne s'expriment pas et que les sentiments doivent rester cachés. Sinon, au hasard d'un déséquilibre, tout bascule inexorablement : le départ de Jun (la femme par qui tout arrive) et le problème des femmes divorcées au Japon, les copines et les relations qui craquent, les adolescents et les rapports amoureux, les conventions, etc. Un excellent film sur cinq épisodes (Japon oblige), qui est parfois long pour un européen mais qu'il faut savoir surmonter. Inutile de chercher de l'action, même si certaines scènes n'en sont pas dépourvues. Inutile de chercher l'humour, même si certaines scènes en comportent. Le thème du suicide arrive forcément à la fin, comme dans tout bon film japonais qui se respecte.

peutpeut

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/05/2018

La claque avec ce dernier volet de Senses. Tenir en haleine le spectateur malgré la longueur et la lenteur, c'est ce que Ryusuke Hamaguchi a réussi avec moi. Certaines scènes sont subjuguantes, mettant en scène des situations d'une tension contenue, que nous, occidentaux, ne pourrions certainement jamais appliquer, ni même n'aurions pu imaginer, tant cette vision de la société nippone est éloignée de nos caractères latins: pas d'éclats, pas de cris, pas de violence physique ni de larmes, ou si peu, et pourtant les protagonistes transpirent leurs émotions malgré un visage impassible et une politesse empirique. Ce film qui dépeint les rapports de couple et d'amitié dans cette société patriarcale encore imprégnée du poids des traditions et du sens de l'honneur, est tout autant un documentaire passionnant grâce après la vision duquel on comprend alors tout à coup le syndrome japonais qui touche certains touristes nippons en voyage en France. Outre le propos de Senses, la technicité des plans (le nombre de prises pour certaines scènes de réunion autour d'une table doit être vertigineux) en font une oeuvre à part et une expérience cinématographique palpitante.

Laurent C.

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2,0Pas terrible
Publiée le 02/06/2018

Si la série est devenue un phénomène esthétique de premier ordre sur le petit écran, marqueur d’un changement profond des modes de visionnage et de production de fictions, après la littérature avec le roman de Harlan Coben, il était naturel que le cinéma s’intéresse à sa façon à ce genre. « Senses 1 2 3 4 5 » est à l’origine un film complet que le distributeur a choisi de diffuser en 3 éléments distincts afin sans doute d’adapter son format au rythme de vie de ses spectateurs, mais aussi pour ménager leur fatigue. Car force est de constater que « Senses » n’a rien à voir avec la série. Chaque épisode succède à un autre, sans véritable rebondissement de l’intrigue. Intrigue est même ici excessif. Car le film ne raconte rien d’autre qu’une amitié entre 4 femmes, soumises aux aspérités du temps qui passe, à l’épuisement du couple et aux questions existentielles. L’impression générale qui se dégage des films est d’abord l’ennui. Bien sûr, on ne peut contester l’intérêt ethnologique de cette série. On découvre avec ravissement la culture japonaise dans son intimité, qu’elle ait lieu dans les espaces publics, les habitations privées ou les espaces de travail. Comme souvent dans le cinéma asiatique, on a envie de s’asseoir à la table des convives pour partager les mets succulents. Surtout, « Senses » est porté par quatre actrice non professionnelle qui amènent dans leur jeu l’énigme de la culture japonaise, ne serait-ce que dans la façon toute particulière d’exprimer leurs sentiments et leurs émotions. Pour le reste, « Senses » est infiniment long. A la limite de l’hypnose.

Padami N.

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3,5Bien
Publiée le 23/05/2018

le meilleur de cinq épisodes, il permet de mieux comprendre l'ensemble, tout en laissant des parties à combler via notre imaginaire et vécu.

Ninideslaux

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0,5Nul
Publiée le 24/05/2018

Je m'étais promis de m'en tenir au IV, et puis quand même, vint la curiosité de savoir où allait Ryusuke Hamaguchi . Réponse: nulle part!      On retrouve nos protagonistes attablés après la calamiteuse séance de lecture qui clôturait le quatrième épisode. Ils parlent pour ne rien dire, d'un air pontifiant, et ça dure!      Les 75 minutes (heureusement c'est court) hésitent entre le ridicule banal et le grotesque anthologique (Akari -Sachie Tanaka- reine du pogo avec sa cheville cassée- serrant dans ses bras sa subordonnée-tête de turc).       Comprenez moi bien: Hamaguchi n'est pas le successeur d'Ozu, le challenger de Koré-Eda, tous réalisateurs que je révère, qui filment sur le souffle, où chaque silence est signifiant, où la lenteur avance.... C'est juste un petit personnage qui cherche à épater le bourgeois, de préférence occidental. Malgré ses courbettes incessantes et ses alligato, ce film n'est pas japonais. Il évoquerait plutôt les pires heures de notre ancienne Nouvelle Vague....

Christiane C

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4,0Très bien
Publiée le 17/08/2018

Enfin se termine cette intrigue de bonnes femmes japonaises, des infos croustillantes, comme dans un manga, les larmes pour les histoires de cœur triste me font de la peine, une mise en scène mélancolique très bien réalisé.

Einleiger

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2,0Pas terrible
Publiée le 16/07/2018

Comment juger ce film en le voyant bout à bout. J'ai vu les trois parties au cinéma dans un laps de temps de dix jours. Il aurait dû être distribué en une fois cinq heures pour avoir plus de fluidité. Car cette cinquième partie, le Goût, est en fait le dénouement rapide d'un long accouchement. Bien qu'encore une fois, nous avons droit à un plan fixe longuet dans le bar de la discothèque Spoiler: entre la soeur d'Ukay et l'infirmière, le générique de fin arrive et je m'exclame : déja. J'ai un Goût amer en bouche, et je ne suis pas le seul : c'est tellement amer que même les personnages en oublient de finir leur bière. Hommes et Femmes, parlent pour ne pas communiquer, centrés sur eux-mêmes, alors qu'il me semblait voir dans les premiers sens une dénonciation de la condition féminine au Japon.

Ricco92

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3,0Pas mal
Publiée le 02/06/2018

Fin de la "série cinéma" de Ryūsuke Hamaguchi, Senses 5 est le film le plus plaisant de la trilogie. En effet, bien qu’il conserve le rythme assez lent des précédents épisodes, le cinéaste évite ici l’ennui du spectateur grâce à sa courte durée et au fait que les intrigues concernant chaque couple soient plus fortes. On pourra juste regretter qu’il ne résolve pas la disparition de Jun. La meilleure partie de Senses.

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