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Ni une ni deux
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Ni une ni deux" et de son tournage !

Naissance du projet

Anne Giafferi, à qui l'on doit notamment la série TV Fais pas ci, fais pas ça et la comédie romantique Ange et Gabrielle, a eu l'idée du pitch de Ni une, ni deux en voyant à la télévision un reportage sur des jumelles d’origine asiatique séparées à la naissance et adoptées par deux familles différentes : l’une à Paris dans le 16e arrondissement, l’autre à Perpignan. La réalisatrice se rappelle :

"Pas la même vie, pas la même culture, pas le même accent mais des copies conformes. Elles étaient sur Facebook et l’ami de l’une des deux a fait le rapprochement entre leurs photos de profil. S’apercevant de leur ressemblance frappante et découvrant qu’elles étaient nées le même jour, elles se sont mises en contact et se sont retrouvées. Cela m’a bouleversé et m’a donné l’idée du film. Quinze jours plus tard, je déjeune avec l’une de mes amies qui me raconte son histoire : une fratrie de quatre enfants dont elle est la troisième, un accident de voiture, la mort des parents et un juge qui décide de placer les gamins dans des familles éparpillées. De nouveau une histoire de séparation déchirante. Je n’ai pas hésité, j’avais envie de traiter ce sujet. Et même s’il y a de la gravité, dans le fond, je voulais que ce soit une comédie."

Le titre

Le titre du film vient de cette blessure d’enfance liée à la séparation dont Laurette est au courant et que Julie pourrait ressentir inconsciemment. Anne Giafferi précise : "Du fait de cette séparation, elles ne sont ni une, ni deux. Disons que la séparation les empêche d’être une, complètement, et qu’elles n’ont jamais été deux moitiés rassemblées. Et puis j’adore cette expression, « Ni une, ni deux », gravée dans l’inconscient collectif, qui donne le sentiment de rapidité et d’action propre à une comédie: on fonce, elle la remplace, on avance, on est dans l’énergie de la vie."

Un film sur les actrices

Ni une, ni deux est également un film sur l’univers du cinéma et plus particulièrement sur les actrices. Anne Giafferi explique : "J’ai plus de la tendresse et de la compassion pour ce que vivent les actrices lorsqu’elles vont vers la cinquantaine comme mes héroïnes. Vieillir est un vrai problème pour toutes les femmes, je le vis comme les autres, mais pour les actrices c’est encore pire, c’est terrifiant il me semble. Parce qu’à un moment elles ne peuvent plus jouer les jeunes femmes fraîches et séduisantes ou les femmes enceintes, comme dit Julie, et qu’elles doivent si elles peuvent, basculer vers d’autres rôles. D’où la tentation de la chirurgie esthétique chez certaines, comme Julie dans le film, qui les abîme plutôt qu’autre chose alors qu’elles auraient pu joliment vieillir. Vous remarquerez que cette angoisse n’existe pas chez les acteurs. Quand nous, les femmes, vieillissons, eux murissent. C’est cruel et d’une injustice totale."

Le choix Seigner

Mathilde Seigner incarne ces jumelles aux antipodes l’une de l’autre. Anne Giafferi a choisi cette comédienne parce qu’elle a, selon elle, ces deux facettes : c'est une star dans le sens où tout le monde la connaît, mais a aussi un côté populaire, un peu "grande gueule", que les gens aiment. La cinéaste confie :

"Moi je n’ai jamais pensé cela, je l’ai plutôt toujours vue comme quelqu’un de radical et cash, ce que j’aime beaucoup. Mais Mathilde est d’abord une super actrice capable d’évoluer dans des registres très différents. Je l’avais adorée dans Harry, un ami qui vous veut du bien de Dominik Moll et dans Une hirondelle a fait le printemps de Christian Carion. Dans Retour chez ma mère de Eric Lavaine, elle avait montré qu’elle pouvait incarner un personnage au caractère horrible. J’ai toujours trouvé qu’elle avait une présence extraordinaire à l’écran, ce qui est rare. Je savais également qu’elle ne se prend jamais au sérieux et qu’elle peut faire preuve d’une certaine forme d’autodérision. Il le fallait pour ce film."

Contraintes techniques

Diriger deux Mathilde Seigner et en avoir parfois deux à l’écran en même temps a été compliqué à gérer au moment du tournage : cela a représenté beaucoup de contraintes techniques pour l’équipe mais aussi pour l'actrice qui avait déjà énormément de texte à apprendre. Anne Giafferi se souvent :

"Par exemple, le matin Mathilde jouait le rôle de Laurette avec une doublure sur fond vert à côté d’elle, puis l’après-midi elle jouait le rôle de Julie, le fond vert étant inversé, rien n’étant touché au décor, et elle étant équipée d’une oreillette dans laquelle elle entendait la meilleure prise de ses dialogues du matin. Pas de pause déjeuner entre les deux puisqu’elle était entièrement consacrée au changement de costume, de perruque et surtout de maquillage, de couleur de peau, et parfois de pose de prothèse suite à son opération de chirurgie esthétique. Et nous avons alterné ces scènes compliquées avec des champs-contrechamps pour rendre le fi lm plus fluide, ne pas insister sur la surenchère technique. Mathilde a toujours été exceptionnelle de patience et de disponibilité."
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