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Grâce à Dieu
note moyenne
4,3
2561 notes dont 343 critiques
29% (100 critiques)
48% (165 critiques)
14% (47 critiques)
6% (21 critiques)
1% (4 critiques)
2% (6 critiques)
Votre avis sur Grâce à Dieu ?

343 critiques spectateurs

traversay1
traversay1

Suivre son activité 471 abonnés Lire ses 3 001 critiques

4,0
Publiée le 19/02/2019
Après avoir envisagé de traiter l’affaire du père Preynat, ce prêtre du diocèse de Lyon accusé de pédophilie, sous forme de documentaire, François Ozon a décidé de réaliser une œuvre de fiction. Un film fidèle aux témoignages des victimes regroupées dans l’association La parole libérée. Le pari narratif de Grâce à Dieu est d’ailleurs de s’intéresser successivement à trois de ces quadragénaires qui furent dans leur enfance la proie du religieux. Le film est assez laborieux dans son début avec une multitude d’échanges de mails lus en voix off qui alourdissent le tempo. Mais ce procédé a ses vertus pédagogiques et la fluidité de la mise en scène et du montage fait que l’intérêt va crescendo à mesure que la parole se libère et que de nouvelles victimes sortent de leur silence. L’Eglise en prend pour son grade dans Grâce à Dieu mais on ne peut pour autant pas qualifier le film d’anticlérical primaire. L’institution est bien coupable d’avoir fermé les yeux sur les agissements du prêtre mais le long-métrage se concentre tout autant sinon plus sur la solidarité fragile des anciens enfants martyrisés, les dégâts collatéraux dans chacune des familles et, le plus important, la délivrance et la souffrance de la parole libérée. L’affaire, est-il besoin de le rappeler, est toujours dans l’attente d’un jugement mais Ozon n’a rien à craindre : il ne s’est que très rarement écarté de la réalité, usant simplement de raccourcis temporels quand cela se révélait nécessaire. Son film est avant tout un hommage à ces hommes qui ont trouvé le courage de s’exprimer alors qu’ils s’étaient tous reconstruits, plus ou moins bien, après ce traumatisme d’enfance. A noter que pour évoquer les faits dénoncés, Ozon a usé de flashbacks pudiques qui n’en sont pas moins difficiles à voir, non par ce qu’ils montrent mais par ce qu’ils laissent à l’imagination. Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud incarnent les trois victimes que l’on suit tour à tour. Grand metteur en scène d’actrices, Ozon prouve encore son talent à aussi diriger des hommes. Le réalisateur, avant de découvrir l’affaire Preynat, avait l’intention de tourner un film sur la fragilité masculine. D’une certaine façon, et sans le vouloir, c’est qu’il a finalement fait dans Grâce à Dieu.
Lara c 28
Lara c 28

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3,5
Publiée le 02/03/2019
Plus qu’une charge virulente contre l’église c’est un portrait impeccable d’hommes fragilisés que signe F. Ozon. Chacun a vécu les mêmes sévices, la même souffrance mais tous évoluent d’une façon différente, chacun avec ce qu’il est. Il y a Alexandre qui incarne le bon père de famille catholique dont la foi vacille, il y a Emmanuel plus marqué dans sa chair, il y a François, revendiquant un athéïsme radical qui ira jusqu’à l’apostasie. Ozon ne laisse rien au hasard, il explore toutes les ramifications : familiale, structurelle, psychologique…La mécanique de l’omerta est parfaitement mise à nu à travers la parole double, celle du Cardinal Barbarin qui joue sur la bienveillance tout en protégeant les statuts sous couvert de prescription. C’est cette fresque de portraits vivants qui fait le charme du film. Mais le film souffre de défauts, il y a des longueurs mais aussi un mélange des genres détonants entre le genre policier, le thriller psychologique, l’intrigue politico-religieuse, la mécanique judiciaire vient alourdir et parfois gâcher, par son mode répétitif cet ensemble de voix qui s’élèvent. Par ailleurs, on relève des incohérences : Alexandre n’est plus le même au début et à la fin du film, on le trouve prêt à tout pour faire tomber Preynat et il semble s’essouffler à la fin du film laissant la voix aux autres victimes.
nicolas t.
nicolas t.

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5,0
Publiée le 20/02/2019
Sobre et bouleversant, le film touche juste avec délicatesse et sans caricature. Ozon suit trois personnages émouvants qui luttent et réunissent leur souffrance pour combattre l'omerta de l'église sur la pédophilie de l'église. La mise en scène les accompagne avec ferveur et attention et laisse la part belle à des acteurs en état de grâce. Melvil Poupaud, Denis Menochet et Swann Arlaud sont géniaux. Sans oublier les femmes qui les entourent, de Balasko à Aurélia Petit ou Hélène vincent, elles sont magnifiques, dans l'ombre mais tellement nécessaires à ces hommes meurtris.
dominique P.
dominique P.

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4,0
Publiée le 21/02/2019
Le réalisateur a souhaité faire un film sur cette terrible histoire. On ressort de là complètement bouleversés et secoués. Les acteurs sont tous parfaits.
Epikouros
Epikouros

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4,5
Publiée le 20/02/2019
J’ai vu ce film le matin de sa sortie, à l’UGC des Halles à Paris. Une salle remplie et, à la fin, des applaudissements nourris — dont les miens. Cette œuvre de salubrité publique se regarde comme un thriller parfaitement maîtrisé et agencé. On se souvient qu’Ozon est un réalisateur français de premier plan et tout dans sa « fiction » fonctionne à merveille, depuis les interprètes épatant jusqu’à un art consommé du montage. Et même temps, il ne s’agit pas d’un règlement de compte, le réalisateur s’efface devant les témoignages, tous plus authentiques les uns que les autres (à l’origine, ce devait être un documentaire). Oui, ce sont des êtres humains qui ici se cherchent, doutent, se souviennent, se confrontent, vibrent, se reprennent ou s’effondrent… tout occupés à revisiter leur passé. Pour l’assainir. C’est cette authenticité qui accroche et console le spectateur, forcément empathique, et aussi son adhésion : que la parole éclate enfin, avec cette évidence (que l’Association incarne) : « l’union fait la force ». La Foi n’est pas le sujet du film – « Dieu merci ! » dirait l’archevêque de Lyon, spécialiste en lapsus qui tuent ! – même si l’on sent à la fin (on le serait à moins) à quel point l’un des personnages est ébranlé et vacille quand son fils adolescent lui demande : « Papa, tu crois encore en Dieu ? » Car il ne faut pas éluder la grande question de la cohérence évangélique quand enflent les scandales : jusqu’à quel point peut-on à la fois attester la véracité du message du Christ et les contre-témoignages de certains de ses représentants ? Formidable hiatus qui ébranle et fait réfléchir. Personnellement, je suis sorti ému de la salle, à la fois retourné et conforté par la force des témoignages à qui Ozon a donné corps. L’Eglise, en tant que peuple de croyants, n’est pas directement mise en cause, rien à voir, seulement une hiérarchie, responsable mais non coupable, qui peu à peu a pris conscience de ses frilosités, de ses complicités, bref, de la Loi du silence régnant en son sein. Souvent trop tard ! Aujourd’hui, — car il faut être objectif — les choses changent dans le catholicisme et dans la gestion de ses défailles institutionnelles. D’abord, une prise de conscience de la pédophilie. Même si, ici comme partout, il reste des loups dans les bergeries… Demeure la saisissante complexité de l’être humain où sans cesse s’affrontent la tendresse et la sexualité, la responsabilité des aînés et la tyrannie de leur ego, de leur désir interdit, de leurs frustrations cuisantes et vite séductrices… À 8-10 ans, singularité si vulnérable de l’individu en face des compromissions massives et anonymes d’une l’Institution qui, obsédée par la Pureté, est surtout soucieuse de sa pérennité, loin du scandale. Le cas échéant, un simple déplacement du curé fera l’affaire… Comme ce serait simple ! L’âme d’abord, le corps plus tard, le sexe… jamais ! Puisqu'il n'existe pas. Impensable en Eglise, inimaginable, indicible. Mais la vie résiste, se bat, capitule ou reprend le dessus. À la fin de la projection, il n’y a pas de happy-hend (judicaire), pas encore, mais le spectateur ressort de la salle avec des tas de questions. Voici les miennes — celles d'un petit séminariste qui fut autrefois tripoté par un clerc devenu… évêque — : " Pour l’adulte qui prend conscience longtemps après les faits et témoigne des crimes subis, cette anamnèse volontaire n’est-elle pas pour lui, pour ses proches, aussi traumatisante… voire davantage ?… que la blessure enfantine qui, vaille que vaille, avait fini par cicatriser ? Faut-il lui (me) souhaiter une telle "opération vérité" ? Grâce à Dieu, il y a prescription ! Autre interrogation : jusqu’à quel point peut-on incriminer les déviations cléricales pour expliquer et justifier les ratages de sa propre vie affective ou professionnelle ? Un peu facile, non ? Etonnamment, des enfants pareillement agressés dans leur enfance, donnent ensuite un Alexandre, bourgeois à qui tout semble réussir, et un Emmanuel, passablement amoché et écorché vif. Reste enfin LA question qui plane du début à la fin de cette œuvre magistrale : qu’est-ce que le pardon ? À partir de quand peut-on pardonner ? Et jusqu’où ?... Et la charité peut-elle primer la justice ? Pas celle des tribunaux ecclésiastiques, mais celle des hommes. Pour avoir permis à ces questions, et bien d'autres, de prendre corps, et visages, bravo et merci, M. Ozon !
Loulou B
Loulou B

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5,0
Publiée le 20/02/2019
Film remarquable et poignant ! Bravo à F Ozon pour ce travail et à tous les acteurs. Nous avons été très émus.
Jake S.
Jake S.

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4,0
Publiée le 23/02/2019
Tout d’abord, je tiens à dire que c’est un réel plaisir d’enfin voir un film tourné à Lyon sur grand écran. Il est d’ailleurs regrettable d’en arriver à aborder des sujets d’une telle ampleur pour voir cette belle ville. Bref, passons aux choses sérieuses. « Grâce à Dieu » est un film dramatique sous forme de faux documentaire ou de biopic qui suit de façon chronologique les agissements pervers du Père Preynat sur de jeunes scouts dans les années 80 et la création 30 ans plus tard d’une association venant au soutien des victimes de ce dernier. Ce nouveau long-métrage de François Ozon confirme la tendance de ces derniers temps qui consiste à faire des biopic de plus en plus tôt, souvent de façon prématurée. Le procès du Père Preynat n’est pas encore passé et le Vatican n’a pas réellement fait bouger les choses pour les problèmes de pédophilie des prêtres au sein de l’Eglise. Autant dire que tout reste à faire pour changer les choses. Quoi qu’il en soit, ce film a déjà suffisamment d’éléments pour soulever des problématiques essentielles, notamment celles de la maladie, la prescription ou encore la protection arbitraire de l’Eglise vis-à-vis de la justice telle une entité, un institution intouchable à laquelle on ne peut pas s’attaquer. Ce qui fait plaisir à voir, c’est l’alliance de personnes venant de tout bord pour une cause commune. Alexandre, François et Emmanuel sont très différents, mais ils se battent pour que justice soit faite, coûte que coûte. On a des scènes fortes et lourdes de sens, d’autres qui font froid dans le dos… Tous les ingrédients sont réunis pour avoir non pas un documentaire, mais bien un film touchant qui souhaite sensibiliser l’opinion sans choquer. Bon travail Monsieur Ozon !
ed69
ed69

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4,5
Publiée le 20/02/2019
Bon alors vous avez déjà tout lu sur ce film... moi je l’ai vu et il faut le voir ... ce n’est pas glauque ce n’est pas triste à se dire ohh les pauvres non c’est un film sur la relation des uns et des autres sur l’église étouffante et machiavélique c’est une histoire sur la reconstruction et comment avancé ... c’est un film fort et poignant avec des acteurs justes sur leur émotions et leur retenue Bonne séance
Un littéraire cinéphile
Un littéraire cinéphile

Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 642 critiques

4,5
Publiée le 20/02/2019
On ne peut sortir de Grâce à Dieu que convaincu par l’impeccable travail documentaire que des comédiens au sommet de leur art incarnent avec maestria. C’est dire que, sur le plan réaliste, le film relève haut la main son ambition initiale : mettre en scène la parole meurtrie, plongée dans l’obscurité pendant des décennies puis subitement restaurée. Et la place de la lumière est centrale ici : une lanterne dans la nuit, des vitraux aux multiples couleurs, une rupture initiale entre un fond noir sur lequel glissent les titres et la consécration religieuse dans une ambiance nacrée. Et là se ressent une rupture. Une rupture entre la sensibilité d’un cinéaste brillant doté d’une âme romanesque, voire romantique, et le refus de ce même romanesque, qui donne l’impression de voir l’artiste se contenir sans cesse. Muselé par le caractère brûlant de son sujet, Ozon reproduit – mais en mieux – l’esthétique captée sur le vif d’un 120 Battements par minute ; le souci, c’est de conjuguer ce réalisme omniprésent avec un lyrisme de l’effroi lorsque, dans des séquences en flash-back, le spectateur assiste aux perversions du prêtre. La construction s’avère souvent trop mécanique, et ne s’emboîte qu’imparfaitement. Jamais le film n’ose restaurer la lumière par le biais du vitrail, capte le jour depuis un extérieur froid et désordonné qui traduit à la perfection la lutte réelle et réaliste d’hommes et de femmes blessés au plus profond de leur être. L’agitation de la foi, la frénésie de la passion percent çà et là mais s’évaporent trop souvent dans le souci de se montrer irréprochable et religieusement correct. Demeure une œuvre forte et passionnante, un engagement citoyen qui fera date dans l’Histoire et qui confirme, si besoin, la maturité de son cinéaste.
L'AlsacienMarseillais
L'AlsacienMarseillais

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4,5
Publiée le 20/02/2019
Quand on a connaissance des conditions de tournage et des barricades morales et pro-religieuses qui se sont mis en travers de son chemin, "Grâce à Dieu" frappe fort et juste, à l'instar d'un grand film engagé qui ouvre les yeux sur une vérité cachée. Dans cette fiction presque documentaire en trois mouvements, François Ozon met en scène la parole dans tout ce qu'elle a de plus inavouable, de plus intime, de plus libérateur. Cet acte des mots tabous devient l'essence même du film et nous incite à de grands questionnements sur notre société sans pour autant se révéler anti-église. Les révélations et les réminiscences du passé prennent la forme de boulet de canon, ravivant les brûlantes cicatrices qui s'étaient enfouies derrière des faux-semblants. Ainsi, victimes et entourage réagissent chacun à leur manière, segmentant parfaitement cette enquête en trois phases, trois manières de vivre ce combat pour que justice soit faite. Car au delà du film politique, "Grâce à Dieu" est aussi un portrait d'hommes fragiles, sans jamais les rendre faibles. Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud, en première ligne, sont tous aussi émouvants et percutants les uns des autres. Mais chaque seconds rôles, des compagnes aux parents, en passant par les enfants et les autres victimes témoignent de l'ampleur procurée par un tel événement au sein d'une même famille. Je me dois de mentionner le courage et la conviction de l'acteur Bernard Verley qui prête ses traits, d'une façon très humble, à l'homme de foi accusé d'agressions sexuelles. Pourtant, en début de film, le parti prix des nombreuses voix off qui lisent les échanges entre les protagonistes a failli m'ennuyer par leurs tons monocordes. Heureusement, l'émotion et la force du sujet prennent rapidement le dessus, nous impactant directement dans une vérité habituée au silence. "Grâce à Dieu" ouvre les yeux d'une façon très efficace, en perçant à vif le ton rassurant et mielleux des chefs d'Eglise qui tentent à tout prix de minimiser l'affaire. Ca ose dire les choses telles qu'elles sont, tout en s'appropriant très bien au cinéma via la forme d'une enquête, à l'image du récent "Spotlight". François Ozon frappe fort en mettant en exergue ces héros ordinaires. J'en suis sorti bousculé, irrité, profondément touché.
Sabrina S
Sabrina S

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4,5
Publiée le 26/03/2019
Cela donne à réfléchir... Surtout dans le contexte actuel. Film vraiment très bien fait, qu'on a eu du mal à voir... Mais qu'on a fini par trouver !!! Merci aux quelques rares salles ayant joué le jeu.
lionelb30
lionelb30

Suivre son activité 61 abonnés Lire ses 1 788 critiques

4,0
Publiée le 03/03/2019
Sujet pas facile qui meritait une certaine austerite et sobriete dans la narration. Reussi de ce point de vue la , des acteurs tous tres bon , des faits qui semblent proche de la realite et pas de parti pris moral. A la justice de faire son travail , peut etre...et a l'eglise de faire le sien , encore moins sur...
Cinemadourg
Cinemadourg

Suivre son activité 70 abonnés Lire ses 582 critiques

3,0
Publiée le 23/02/2019
Nous allons revivre, pendant les 2h17 de cette oeuvre, toute l'affaire des abus sexuels au sein de l'église catholique ayant éclaté depuis quelques années dans le diocèse de Lyon, avec notamment le père Bernard Preynat et le cardinal Philippe Barbarin. Trois hommes clés, Alexandre (Melvil Poupaud), François (Denis Menochet) et Emmanuel (Swann Arlaud), tous trois victimes de ce prêtre pédosexuel dans leurs jeunesses, vont chacun leur tour raconter leurs histoires, leurs calvaires et leurs combats pour demander justice et vivre avec cette terrible souffrance. Une association est d'ailleurs créée (La Parole libérée) afin de soutenir et regrouper les centaines de victimes désirant témoigner. Je reconnais au réalisateur François Ozon (qui porte bien son nom) un courage cinématographique pour ce lancer dans un tel scandale religieux, je suis plus réservé en ce qui concerne la forme un peu trop didactique, pas très captivante et trop longue à mon goût. Les 3 acteurs principaux sont vraiment très bons mais quel dommage d'avoir divisé ce film en 3 sous-parties presque distinctes avec pour chacune un comédien phare. Il faut attendre plus d'une heure pour voir enfin le brillant Swann Arlaud et sa mère Josiane Balasko par exemple ! Un bon reportage sur un drame abject, mais un peu long et un peu lisse. Dommage. Site www.cinemadourg.free.fr
AZZZO
AZZZO

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4,5
Publiée le 23/02/2019
Il y a matière à discuter la forme et les choix de réalisation de François Ozon, certes, mais tout cela compte peu face à la force du propos. Si l'affaire du père Preynat est inévitablement au coeur du récit, le film traite pourtant de deux autres sujets : d'une part, le traumatisme des victimes et, de l'autre, le corporatisme aveugle de l'institution cléricale. Et il faut reconnaitre que François Ozon atteint doublement son objectif : il parvient à la fois à faire ressentir la souffrance des victimes - ce qui est le plus important - et prouve à quelle point l'Eglise catholique est et demeurera toujours sourde, aveugle et inhumaine car, en sortant ce film avant la tenue des procès, il a provoqué la réaction de l'institution qui n'a pu se retenir de lancer une action en justice, faisant une fois de plus le choix de protéger l'honneur du bourreau et non celui des victimes. CQFD. Bravo François Ozon.
Damien H.
Damien H.

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4,5
Publiée le 20/02/2019
Un film dur, émouvant et poignant sur les victimes (leur vie, leur reconstruction, l'impact sur l'entourage) davantage que sur les coupables. Il interroge sur la foi, le pardon, la morale et la justice. Les acteurs sont formidables, notamment Melvil Poupaud, surement le plus complexe des 3 personnages. Un très grand film.
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