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    Mario
    note moyenne
    3,7
    143 notes dont 22 critiques
    répartition des 22 critiques par note
    1 critique
    9 critiques
    10 critiques
    1 critique
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur Mario ?

    22 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 1 août 2018
    L'homosexualité dans l'univers du football ? Pensez-donc, le sujet est tabou. Parce que les supporters, parce que les sponsors, parce que les intérêts des clubs. On n'en parle pas ! Mario, film suisse, a pour atout principal de défricher un terrain relativement vierge, avec l'intelligence de ne pas s'attaquer au monde professionnel mais celui des équipes de jeunes, où les joueurs tentent de se faire remarquer dans l'antichambre d'une gloire incertaine. Inutile de dire que pour ces apprentis enfants de la balle, s'afficher gay est une position intenable, à la limite du hors jeu. C'est de cela que parle Mario, de façon le plus souvent pudique avec quelques excès de démonstrativité, tout de même. Le film est sans doute trop centré sur le rôle-titre, très bien interprété, il faut l'avouer, par Max Hubacher. Le scénario reste dans l'ensemble convenu, s'attardant presque uniquement sur les états d'âme de Mario, sommé de choisir entre ses inclinaisons "coupables" et la carrière qui s'annonce à lui. La mise en scène, un peu mièvre, ne s'anime que dans les entraînements ou les bribes de matches qui sont pour une fois bien filmés, alors que le sport en général et le football en particulier le sont rarement au cinéma. D'une veine réaliste et malgré un manque d'ambition dans sa réalisation et sa narration, Mario est un film qui donne finalement une assez bonne idée des enjeux liés au microcosme footballistique, comparable en cela à La surface de réparation, sorti plus tôt cette année, nonobstant des angles de vue différents.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    2,5
    Publiée le 10 octobre 2018
    Petit drame gay suisse dans la lignée de ce que proposait l’allemand Free Fall il y a quelques années, avec cette fois le milieu du foot au lieu de la police. Le film a le bon goût d’éviter ou de laisser hors-champ pas mal de lieux communs du genre (la scène de bagarre, le flagrant délit, etc.). Le problème, c’est qu’avec une esthétique strictement naturaliste, des personnages secondaires inconsistants ou caricaturaux et un manque de souffle qui maintient toujours l’ensemble en deçà du vrai mélo, il ne reste finalement à Mario que le canevas classique du film de coming out, qui est devenu l’un des sous-genres les plus convenus du coming of age movie. Quand en plus ce canevas s’étire sur 2h (soit une bonne demi-heure de trop) on finit par se désintéresser du récit, malgré un couple de héros plutôt attachant.
    Wilde
    Wilde

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    3,5
    Publiée le 2 août 2018
    Les histoires d’amour gay dans les milieux dits « machos », faits de males se voulant dominants, de virilité affichée et de testostérones... ça vous dit (déjà) quelque chose? Il y a eu le milieu des cow-boys, des sauveteurs, des pompiers.... et voilà celui du foot avec « Mario ». Ce film suisse n’est donc, de base, pas (et même « plus » car il arrive après tant d’autres) très original. Sa mise en scène, son déroulement et dénouement non plus et il s’avère parfois long dans certaines scènes sur les deux heures de sa durée. Il ne manque cependant pas d’intérêt, surtout pour les scènes de foot remarquablement bien filmées et pour la retranscription de l’univers et l’ambiance du milieu avec des enjeux et tabous. Et pour ces deux interprètes principaux tellement proches que l’on se sentirait vivre avec eux dans l’intimité de leur appartement, ils sont touchants et aimants. Leur amour respire la pureté, la sincérité. De même que certaines scènes sont touchantes (la mère de Mario qui, apprenant que son fils est gay et vit une liaison avec son coéquipier Léon, déclare sobrement « et alors? Ça prouve qu’il a bon goût. », la scène où Mario supplie Léon de ne pas le quitter - « Bite, bitte, bitte! »). Après, et c’est un autre point manquant d’originalité, la fin triste avec cette énième conclusion sur les amours impossibles dus au poids du milieu, sur les occasions manquées (encore un film avec cette fin!) fait que c’est rageant (à la longue) et que « Mario » n’est donc pas un film très marquant si on le compare à d’autres. Car déjà vu au cinéma, trop souvent et trop récemment.
    Victor-Hugo Rodriguez
    Victor-Hugo Rodriguez

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    3,5
    Publiée le 13 août 2018
    Film qui ne restera pas dans les annales du cinéma (sans être mauvais non plus bien sûr) mais qui a un immense mérite, celui de lever un tabou absolu, à savoir évidemment l'homosexualité dans le football (et plus généralement dans le sport). Partant de là, ce film est important par le seul fait qu'il existe, et qu'il existe de manière tout à fait correcte.
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 7 août 2018
    Mario (Max Hubacher révélé par "The Captain") n'a qu'un rêve : devenir footballeur professionnel. La prochaine saison s'annonce déterminante. Son père et son nouvel agent le lui rappellent à l'envi. L'équipe de Mario, les YB de Berne, voit l'arrivée d'un nouvel attaquant venu d'Allemagne, Leon (Aaron Altaras), avec lequel Mario emménage dans une colocation mise à leur disposition par leur club à proximité du stade. Entre les deux jeunes gens l'attraction est immédiate. Mais la révélation de leur liaison risque de compromettre leur avenir sportif. Joli sens du timing pour Mario, qui est d'abord édité le 3 juillet en DVD et VOD avant de connaître le 1er août au MK2 Beaubourg une - confidentielle - sortie en salles : sa diffusion coïncide avec le "Mondial" de football 2018 et prend pour sujet l'homophobie dans le sport dont la "Gay Pride" du 30 juin avait fait son thème. Le sujet est délicat. Quand la rumeur de la liaison entre Mario et Leon circule dans les couloirs du club, deux attitudes sont possibles, qu'incarne chacun des deux joueurs. Celle de Mario consiste à nier envers et contre tout, allant jusqu'à convoquer une amie d'enfance pour convaincre les autres joueurs et l'encadrement de son hétérosexualité. Celle de Leon est moins hypocrite : il assume son homosexualité et ses sentiments pour son coéquipier, renvoyant ceux qui les dénigrent à leur homophobie. Mais le film est gâché par une mise en scène insipide, proche des canons téléfilmiques, qui en étire la durée sur près de deux heures. On tangente plus la bluette gay que le drame de société - comme l'affiche hélas aurait dû nous en avertir. Et l'épilogue a beau éviter l'écueil du "happy end" convenu, il ne suffit pas à sauver ce film trop mièvre. Son contenu et son traitement rendent d'autant plus dérisoire la décision des organisateurs de "Cannes Écrans Juniors" de le déprogrammer, faisant à ce film sans grand intérêt une publicité paradoxale qu'il ne méritait pas.
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 25 juillet 2018
    Lorsqu’on a présenté le scénario de "Mario" à Marcel Gisler, ce dernier s’est d’abord montré dubitatif, persuadé qu’un film traitant le sujet de l’homosexualité dans le milieu du football professionnel existait déjà. Lorsqu’il a découvert que ce n’était pas le cas, et, qu’en plus, ce sujet était l’objet d’un véritable tabou, lui qui n’est pas vraiment un fan de foot a compris qu’il y avait là matière à la réalisation d’un film, un film racontant l’histoire d’un amour difficile à vivre dans un milieu très particulier. Dans les grands clubs européens de football, il y a une équipe fanion, l’équipe dont on entend parler dans les médias, celle qui participe au championnat de son pays et, éventuellement, à une des coupes d’Europe, et, à côté, il y a les équipes de jeunes, qui ont leurs propres championnats et qui abritent de jeunes joueurs qui caressent le rêve d’intégrer au plus vite l’équipe fanion. C’est ainsi que les Young Boys de Berne, l’un des trois plus grands clubs de Suisse, possède une équipe U21, c’est-à-dire une équipe de joueurs ayant moins de 21 ans. C’est dans cette équipe que joue Mario Lüthi, un attaquant qui semble bien avoir toutes les qualités pour être bientôt retenu dans l’équipe fanion. Sauf qu’arrive dans le club Leon Saldo, un attaquant allemand en provenance de Hanovre et, lui aussi, très talentueux. Sauf, que très vite, les deux hommes vont se trouver attirer l’un vers l’autre. Si un certain nombre de footballeurs ont fait leur « coming-out », c’était toujours, ou presque, après avoir arrêté leur carrière professionnelle. En fait, à l’échelon du monde entier, on peut compter sur les doigts d’une seule main les footballeurs ayant fait part de leur homosexualité alors qu’ils étaient encore en pleine activité professionnelle. Cette réalité prouve bien que, pour Mario et Leon, la situation devient très difficile à vivre lorsqu’ils prennent conscience de leur attirance mutuelle : en ne cachant pas leur liaison, le risque est énorme de sacrifier une carrière qui s’annonçait prometteuse. En effet, quelle va être la réaction des dirigeants ? Celle des sponsors ? Celle des spectateurs, dont beaucoup se revendiquent homophobes ? Quant à cacher leur liaison, à faire taire d’éventuelles rumeurs, comment s’y prendre ? Peut-être en mettant en avant une liaison factice avec une jeune femme consentante ! Ou alors, dernière option, se doivent-ils de faire fi de leur sentiment pour privilégier leur carrière ? Dans ce film très crédible, les comédiens le sont tout autant, en particulier Max Hubacher et Aaron Altaras qui interprètent les rôles de Mario et de Leon. Non seulement le premier, 25 ans, est bien suisse, natif de Berne qui plus est, et le second, 22 ans, allemand, mais, bien plus important, ils s’avèrent très convaincants quand on les voit balle au pied sur un terrain. Quant à leurs qualités de comédiens en dehors du terrain, elles sont tout aussi évidentes, tout comme celles de Jessy Moravec, l’interprète de Jenny Odermatt, l’amie de Mario qui se prête au jeu de la vraie-fausse petite amie chargée de donner le change.
    David L
    David L

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    4,0
    Publiée le 10 juillet 2018
    Un film vrai, qui a su eviter les clichés faciles, et qui traite d’un sujet très fort, l’homosexu Dans le football de haut niveau. Les 2 acteurs principaux sont exceptionnels
    saxoman
    saxoman

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    4,5
    Publiée le 22 août 2018
    La note presque maximale pour ce très beau film, tout d'abord pour remercier Marcel Gisler d'avoir su aborder avec sensibilité mais aussi sobriété le sujet complétement tabou de l'homosexualité dans l'univers du football professionnel. Il est aberrant (honte aux distributeurs) de ne le diffuser que dans une seule salle parisienne ! C'était un sujet délicat à aborder et le réalisateur déroule pourtant son intrigue avec beaucoup de justesse, sans clichés ni scènes de sexe outrancières. Je suis d'accord avec l'internaute qui conseille à l'Education Nationale de projecter ce film dans les établissements scolaires comme antidote à l'homophobie. Le duo est interprété par deux acteurs formidables Max Hubacher dans le rôle de Mario et Aaron Altaras dans le rôle du beau ténébreux qui va semer le trouble dans le coeur de l'attaquant Bernois. Le dilemme entre vivre son homosexualité et privilégier sa carrière de footballeur professionnel verra deux dénouements opposés...au détriment de l'amour ! La scène de photos pour un magazine "familial", où Mario s'enfonce dans le mensonge, pourrait être légère alors que la révolte intérieure de la mère de Mario, la seule à refuser cette mascarade, lui donne une incroyable intensité dramatique. Et côté image, même si on n'est pas fan de foot, on est transporté par ces scènes de match superbement mises en scènes. Donc à voir très vite avant que ce film ne disparaisse de l'affiche !
    ktomparis
    ktomparis

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    4,5
    Publiée le 23 août 2018
    Premier film traitant du sujet très tabou de l'homophobie dans le monde du football. Acteurs très bons et film réussi.
    Brady20
    Brady20

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    4,5
    Publiée le 3 août 2018
    Très bon casting pour ce film qui évoque un sujet jamais traité au cinéma ... Mise en scène un brin classique mais beaucoup d'émotion ... un film à regarder même en famille car il peut susciter des débats très riches car au-delà de parler l'homophobie dans le sport, il parle d'homophonie tout court dans nos sociétés. Il devrait même être conseillé par l'éducation nationale pour faire des projections avec les scolaires !
    AM11
    AM11

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    3,0
    Publiée le 20 mai 2019
    Marcel Gisler reste dans un registre qu'il connaît bien puisque son film parle encore une fois d'homosexualité et d'une relation entre deux hommes comme dans "Die blaue Stunde" et "F. est un salaud" sauf qu'ici il place son histoire dans un contexte différent à savoir le milieu du foot. Avec "Mario", le réalisateur s'attaque donc à un tabou puisque comme on le sait ce n'est pas quelque chose dont les gens parlent ouvertement dans ce milieu. Et c'est d'ailleurs pour cela que le film est intéressant surtout que le sujet est assez bien traité. Marcel Gisler évite les clichés et ne nous propose pas une histoire trop fleur bleue puis surtout il montre la réalité des choses en montrant qu'aujourd'hui encore les joueurs gays n'ont pas vraiment d'autre choix que de se cacher. Au-delà du thème central, l'immersion dans ce club de foot est également très réaliste. Mario joue avec les moins de 21 ans du club des Young Boys, club suisse qui a d'ailleurs prêté sans problème son image et ses installations pour le film, et l'on voit la réaction de toutes les personnes du club lorsque les premières rumeurs sur l'homosexualité du joueur commencent à circuler. L'agent a peur que cela nuise à la carrière de son joueur, les dirigeants craignent pour la cohésion d'équipe et les membres du conseil d'administration qui insistent sur le fait qu'ils n'ont aucun problème avec ça ne veulent pas que cela nuise à leur image. Beaucoup d'hypocrisie autour du joueur qui lui n'a que deux possibilités à savoir s'assumer au risque de tout perdre ou faire semblant et être malheureux sur un plan personnel. Le film aurait gagné à être moins long surtout que la dernière partie est extrêmement décousue, mais à part ça, c'est pas mal. Le réalisateur a fait un film réaliste qui lève un tabou et qui fonctionne plutôt bien malgré quelques longueurs.
    Ufuk K
    Ufuk K

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    3,0
    Publiée le 17 novembre 2018
    " mario " présenté lors du dernier festival de Cannes est un film lgbt honnête . En effet même si le film n'échappe pas aux clichés et trame classique des films gays, l'histoire de ces deux footballeurs gays reste touchante et intéressante démontrant l'homo phobie dans le milieu des sports et médias.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    3,5
    Publiée le 14 janvier 2019
    Leon est un jeune allemand venu en suisse pour intégrer une équipe de football en tant qu’attaquant. Mario, lui aussi joueur de football, en tombe amoureux. Il ne se savait pas homosexuel. Une relation va se construire entre eux, jusqu’au jour où des rumeurs vont circuler dans l’équipe et nuire à la carrière de Mario. « Mario » est un drame LGBT un peu convenu mais qui a l’originalité de situer son action dans le milieu du football. Les comédiens sont touchants et s’il manque un peu de poigne à l’histoire, le film a le mérite d’aborder un sujet encore tabou. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    elriad
    elriad

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    3,5
    Publiée le 29 janvier 2019
    un joli portrait réaliste sur la difficulté d'un amour gay dans le milieu sportif, ici dans le football, pour les sportifs qui prétendent à une carrière de haut niveau. Et choisir entre les deux n'est pas une décision aisée.Sans surprise mais bien réalisé, avec un duo d'acteurs convainquant.
    WutheringHeights
    WutheringHeights

    Suivre son activité 71 abonnés Lire ses 179 critiques

    4,0
    Publiée le 6 août 2018
    En dépit de quelques longueurs, Marcel Gisler parvient à livrer à la fois une belle histoire d'amour et un film politique qui n'oublie pas de faire du cinéma – les scènes de match sont magnifiquement chorégraphiées et les quinze dernières minutes sont d'une belle maîtrise dramaturgiques.
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