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    L'Amour l'après-midi
    note moyenne
    3,8
    161 notes dont 20 critiques
    30% (6 critiques)
    35% (7 critiques)
    30% (6 critiques)
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    20 critiques spectateurs

     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    "L'Amour l'après-midi" est une belle réflexion sur l'amour et le désir, inscrite dans un lien étroit avec ce que représente la vie de couple. Peut-on aimer deux êtres en même temps? Peut-on coucher avec deux femmes sans que ce soit immoral? Ces deux questions centrales (qui en appellent d'autres) sont exprimées avec une finesse et une intelligence rares, propres à Rohmer qui fait quelques ajustements dans sa direction d'acteurs (le décalage dans la diction des personnages est moins fort qu'à l'accoutumée) ou encore dans l'écriture de sa fin (moins cruelle et plus pulsionnelle). Parfois drôle, le film parvient surtout à être sérieux tout en restant léger; cette prouesse est rendue possible grâce à des dialogues élégants et à une interprétation originale et rafraîchissante. Un très bon Rohmer, une fois de plus.
    stebbins
    stebbins

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    5,0
    Un film à l'efficacité constante, peut-être le conte moral le plus abordable d'Eric Rohmer. Oeuvre à la portée passionnante, L'Amour l'après-midi reprend les thèmes propres au cinéaste ( à savoir - entre autres - le destin, le choix des actes à entreprendre ou encore l'infidélité ) tout en faisant la part belle à un style moins emprunté qu'à l'accoutumée. Ce sixième et dernier chapitre s'affirme effectivement comme un métrage moins grandiloquent que les précédents, sans pour autant laisser de côté la verve littéraire de notre auteur. Le phrasé rohmerien et la simplicité stylistique sont donc encore au goût du jour, mais avec moins d'insistance qu'auparavant. Il s'agit par conséquent d'un film étrangement maîtrisé, d'une évidence naturelle... Assumant pleinement la banalité de son intrigue, Eric Rohmer dirige la charmante Zouzou avec une précision désarmante. Quant au dénouement, émouvant dans sa manière de mettre à nu les sentiments des personnages, il finit de nous charmer. Le film le plus abouti de la série à mon sens. Excellent !
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    4,0
    J'avais 15 ans quand j'ai vu "l'Amour l'après-midi" un dimanche après-midi sans amour dans un petit cinéma de la petite ville de province où se traînait mon adolescence. On était en 72, ou peut-être bien début 73, et le film m'avait marqué, presque traumatisé : on y (entre-) voyait plusieurs très belles femmes nues, et le triste "héros" du film s'enfuyait en courant plutôt que de coucher avec la sublime Zouzou. Tout cela m'avait semblé certes fascinant, mais quand même bien mystérieux ! Puis au fil des années, étant devenu le fan numéro 1 (j'en suis persuadé) d'Eric Rohmer, j'ai tourné et retourné autour de "l'Amour l'après-midi" sans vouloir lui attribuer plus qu'un strapontin en tant que "Conte Moral" un peu mineur, faisant pâle figure, comme son héros blafard et un peu mou, devant les chefs d’œuvre l'ayant précédé, et ceux qui suivraient... Mais à le revoir une fois de plus, cette fois, son prologue m'a scotché, hypnotisé même, avec cette superbe voix off (un exercice pourtant difficile, on le sait) décrivant une vie citadine et une attraction pour les femmes qui furent régulièrement miennes, et aboutissant à un stupéfiant retour rêvé de Rohmer sur ses héroïnes antérieures. Après une telle introduction, le reste du film en devenait presque superflu... Il s'est avéré que le problème que m'avait longtemps posé sa très amère (voire douloureuse) conclusion - ce retour prudent à la norme, alors que j'avais toujours désiré quant à moi le triomphe de la liberté de vivre et de penser, symbolisée par la belle Zouzou, archétype séduisant de la jeune femme soixante-huitarde, sur le conformisme bourgeois (d'ailleurs assez malmené à l'époque...) - ne me semblait plus désormais aussi grave ! La belle lucidité de cette peinture de la lâcheté (et de la mauvaise foi) masculine, contrebalancée par l'indiscutable empathie que Rohmer nous fait ressentir vis à vis de son "héros", brouillant ainsi très efficacement son discours "moral", me paraît aujourd'hui élever le film au dessus de la légèreté qu'on lui avait attribuée à l'époque. Défiant toujours largement toute interprétation simpliste, "l'Amour l'Après-Midi" résiste bien au passage du temps et pourrait bien continuer à fasciner longtemps le spectateur du XXIème siècle.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Bon je ne vais pas mentir ce n'est pas le meilleur des Rohmer et je ne suis peut-être pas fan des contes moraux, c'est le troisième que je voie sur les six et j'en ai adoré aucun, même si la collectionneuse c'était très sympa. Celui-ci est à peu près du même niveau... En fait j'ai beaucoup aimé le début, j'ai adoré la fin, mais le milieu ça ne m'a pas parlé outre mesure et ceci pour une raison toute simple : la fille ne me plaît pas. C'est tout con, mais c'est comme ça. Je m'explique, le héros rohmérien c'est sans doute l'une des plus belle chose qui soit, si ce n'est la plus belle chose qui soit, pourquoi ? Parce qu'il est infiniment vrai et d'une grande justesse dans ses émotions, ses sentiments, ce qui fait que le spectateur ne peut que éprouver de l'empathie pour le personnage et s'identifier totalement à lui. Et ici ça marche franchement bien, puisque le début il expose son point de vue son l'amour, sur les femmes, ces femmes qu'il regarde dans la rue... et j'aime cette expression : "faire la cour". Cependant voilà, la tentatrice me dit rien, elle me parle pas, je la trouve vulgaire et elle ne m'intéresse donc pas du tout et ça rompt du coup l'empathie que j'avais avec le héros vu que de toute façon cette fille ne me tenterait pas et je ne lui aurait même pas adressé la parole. Alors le héros aussi au départ ne l'apprécie pas trop, mais ça change, mais voilà, moi ce changement je n'y crois pas trop parce que je suis incapable de changer d'avis sur elle, elle m'insupporte et m’indiffère. Du coup contrairement à quasiment tous les Rohmer où quelque part j'ai envie, comme le héros de céder à la tentation, ben pas là... Lorsque la tentation grandie, j'étais mal, parce que je voyais évidemment ce qui se tramait, mais parce que je préférait mille fois sa femme. J'étais un peu comme lorsque je jouais à Catherine, où un type trompe sa copine, j'étais en empathie avec le personnage, mais j'éprouvais beaucoup plus d'intérêt pour la compagne "légitime". Du coup la phase de flirt pour ces deux raisons m'a un peu déçu, par contre la fin est assez monumentale et rattrape tout le reste. Entre une scène d'une tension érotique inimaginable, une scène comme seul Rohmer sait les faire... et une scène finale d'une immense émotion, tout en pudeur, en justesse et vraiment minimaliste... La fin est grandiose. Je suis donc un peu partagé, entre un début et une fin que j'aime beaucoup et un milieu, assez long et un peu en-dessous du reste.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    3,5
    Avec sa sèrie de contes moraux (celui-ci est son sixième), Eric Rohmer traite le point de vue fèminin et à imposè la mèmoire du spectateur une galerie de portraits de femmes, de caractères analysès en fonction de leur condition face à la sociètè et à l'homme: èpouse et femme libre de "L'amour l'après-midi" ou il est bien èvident que le point de vue de Rohmer n'est nullement celui d'un fèministe, c'est à dire quelqu'un dont le souci idèologique serait l'illustration et la dèfense de la condition fèminine: mais simplement d'un homme passionnèment intèressè par les femmes essayant de les mieux comprendre et montrer! Tournè dans des dècors quelconques de la règion parisienne, Bernard Verley et Zouzou (ègèrie des annèes 60, du swingin' Paris et du Grand Londres) se montrent excellents! Avec cette capacitè de poursuivre des dialogues intelligents et de sa bouleversante conclusion, ce joli film dècrit bien la dèrive du couple et l'infidèlitè qui rôde en chacun de nous...
    Matthias T.
    Matthias T.

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    5,0
    Alors qu'il a une femme, un enfant et un poste respectable de président directeur-général, un jeune cadre voit son existence chamboulée, lorsque s'immisce dans sa vie une ancienne camarade de lycée, libre, révoltée et attirante. A partir de ce pitch simple et somme toute classique, Éric Rohmer a tiré un long-métrage puissant et limpide, d'une imparable fluidité et force. En fait, tant par des dialogues soigneusement ciselés ("Maintenant quand je vois une femme je n'arrive plus aussi nettement qu'autrefois à la classer dans le clan des élus ou dans celui des réprouvés.", "En étreignant Hélène j'étreins toutes les femmes. Mais d'autre part je sens que ma vie passe et que d'autres vies se déroulent parallèlement à la mienne et je suis comme frustré d'être resté étranger à ces vies, de ne pas avoir retenu chacune de ces femmes, ne serait-ce qu'un instant, dans leur marche précipitée vers je ne sais quel travail, vers je ne sais quel plaisir..."...) que par une image aussi belle qu'épurée ou des comédiens inspirés (le regard bleu de Bernard Verley vous hantera longtemps), le film s'impose à nos yeux avec évidence, malgré le sujet éculé qu'il traite (triangle amoureux, figure de la Femme Fatale, adultère...). Pendant tout le film, l'usage de la voix-off est certes abondant. Néanmoins celle-ci n'envahit jamais le récit de façon maladroite. Bien au contraire, elle est un vecteur à part entière du plaisir cinématographique éprouvé devant L'amour l'après-midi (les deux "amants" se rencontrant chaque fois l'après-midi). Elle contribue au charme vénéneux du film, et crée une ambivalence intéressante: elle remplit une fonction explicative tout en nous laissant percevoir tout ce que nous savons pas. Elle ne comble jamais complètement notre attente, laisse percer le mystère. Après s'être longuement battu avec sa conscience, le personnage principal se laisse faire, se laisse prendre dans cette toile d'araignée tissée avec malice. Il se rend chez la sulfureuse Zouzou, regarde bouche bée comme elle se déshabille, s'accroche à ce dos, à cette taille, à ces jambes, comme ivre, comme ensorcelé... Puis il se rend à la salle de bain pour se déshabiller de son pull. Mais, lorsqu'il est sur le point d'enlever ce vêtement et qu'il se voit, le miroir de la salle de bain lui renvoyant son portrait, il se rappelle d'une scène de famille, où il avait joué avec ce même pull pour amuser son fils, et s'était retrouvé exactement dans la même position. Par ce souvenir, il retrouve le courage suffisant pour quitter l'appartement de celle qui allait tout détruire. Dans un ultime plan-séquence fixe, Rohmer, secondé de l'impérial Almendros, filment les retrouvailles de ce couple, où larmes, rires, chuchotements, plaintes, gémissements et exclamations se côtoient confusément. Réflexion sur l'adultère, la polygamie et l'amour; renouvellement original d'un sujet éculé; drame poignant d'une intensité rare; L'Amour l'Après-Midi prouve avec maestria que c'est dans les plus vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes.
    tagada-of-filth
    tagada-of-filth

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    4,0
    Dernier des six contes moraux, L'amour l'après-midi est une réflexion portant sur la beauté et l'amour sous toutes ses formes, qu'il soit conjugal ou libertin. L'action ne s'inscrit plus dans la campagne luxuriante de La collectionneuse, mais à Paris parmi des bureaucrates affairés. Le film est composé de trois moments, un prologue, une première à laquelle succède une deuxième partie. Le prologue est concentré sur un personnage attachant, celui d'un père de famille se passionnant pour la lecture et qui, dans une entreprise qu'il a créé, se complaît à vivre librement ses journées. Il médite paisiblement sur les femmes et s'amuse à conter fleurette à certaines. La première partie débute avec l'irruption d'un nouveau personnage, celui de Chloé, fantôme du passé qui resurgit dans la vie de notre père de famille. Elle enchaîne les emplois, les petits copains et les appartements sans jamais ressentir le moindre attachement. Elle est aussi impulsive que nihiliste. Les deux se côtoient de plus en plus et une véritable intimité se crée entre eux. Elle a une aversion pour l'amour à long terme mais reconnaît dans le même temps que la seule chose qui la fasse survivre est l'espoir d'avoir un enfant un jour. La deuxième partie gravite autour de la relation entre ces deux protagonistes. Alors qu'il se sentait de plus en plus à l'aise en sa compagnie, Chloé prend une décision irrévocable: il sera le père pour le fils qu'elle désire avoir. En effet, il se présente comme le père idéal pour elle puisqu'il est séduisant et déjà marié. C'est après quelques vaines tentatives qu'il renonce définitivement à la tentation de faire l'amour avec Chloé. Il revient parmi les siens avec la ferme intention de rester fidèle à sa femme. L'amour l'après-midi, à la manière de certaines pièces de théâtre comme on en trouve chez Musset ou Marivaux, va au-delà du simple badinage. Derrière des situations très concrètes, Rohmer dévoile les doutes, les incertitudes, les tergiversations et en tire une leçon de philosophie qui lui est propre. Par ailleurs, on remarquera les clins d'œil intéressants auxquels nous assistons car, lorsque le héros s'imagine posséder un médaillon magique, ce sont les anciennes héroïnes des contes moraux qui lui succombent. Il y a donc de quoi s'interroger sur la moralité supposée de ces contes. Que l'on soit d'accord ou non avec cette morale finalement assez équivoque, force est de constater que la profondeur du propos, accentuée par des dialogues et des monologues intérieurs criants de vérité, est véritablement poignante.
    Louis Morel
    Louis Morel

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    4,0
    Du très grand Rohmer, tout simplement ! Encore un sommet de beauté et de poésie, sur fond d'amour et de hasard.
    Starwealther
    Starwealther

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    4,0
    Un très bon film de Rohmer qui montre la complexité dans le désir d'un homme pour deux femmes en même temps! Intellectuel, auteuriste mais très intéressant.
    FandeDQ
    FandeDQ

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    4,0
    Le film se penche traditionnellement sur la question de l'amour, et sur un homme, en l'apparence parfaitement heureux, marié, qui va être tiraillé entre sa femme et une jeune amie dont il va éperdument tomber amoureux. Le sujet peut donc paraître banal, et finalement l'est. Mais cela est sans compter le talent de Rohmer, qui parvient à nous compter cette histoire de bien belle manière. Le prologue, long, est saisissant. Très long, il propose un constat de la vie de cet homme rangé, de son amour par sa femme, les femmes en général, et que ce soit par les plans ou l'écriture, ce que nous offre Rohmer est d'une pure beauté. Selon moi le plus beau moment du film (bien que celui-ci le soit ensuite), notamment avec cette séquence du rêve, aussi belle que drôle. L'histoire s'impose donc naturellement, et il faut le dire n'a rien de révolutionnaire. Mais pourtant c'est magnifique. Cela me fait penser un peu à Une Nuit chez Maud de Rohmer également. Il filme des instants de vie, entre hommes et femmes, et confrontent leurs existences, leurs doutes, d'une fabuleuse manière. C'est toujours intelligent, et souvent drôle. Dans ce film il pousse le manège très loin, cette amie qui va réussir à le séduire, et dont il va y succomber. Mais un élément, presque anodin, en l'occurrence le fait de remonter son pull-over, comme il l'avait fait devant son enfant pour lui faire peur, va lui rappeler sa vie, ses promesses, son amour, et la raison va finalement prendre le dessus sur le désir. La dernière scène est extrêmement troublante, à la fois symbole d'espoir mais également d'inquiétude (les pleurs de la femme). Il n'y a donc visiblement aucune ambition, et pourtant on passe un très bon moment. L'écriture est toujours juste et parfaite avec Rohmer, les acteurs très bons (sauf un truc bizarre je trouve que pour pas mal de personnages la voix ne correspondait pas vraiment avec leur physique, pourtant j'ai mis en français, par exemple Chloé avec une voix très rauque, Hélène un accent presque italien...), il y a des plans vraiment splendides, je pense au début, le prologue est réellement parfait. Un très beau film donc qui analyse les relations hommes/femmes, assez banal j'ai envie de dire mais c'est dans l'intérêt du film, le sujet est porté magnifiquement par le style Rohmer, ce n'est pas excellent certes, mais par l'intelligence des dialogues, la beauté de la mise en scène, on passe un agréable moment.
    jus d'citron
    jus d'citron

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    5,0
    Magnifique film de Rohmer. Le film se concentre sur la tentation d'infidélité d’un père de famille dans le début des années 70. Comme à son habitude la mise en scène est très épurée et directe mais le film, en cherchant à se placer du point de vue de son protagoniste, se teinte aussi d’onirisme de sensualité et même d’une certaine beauté plastique. Précis comme une pendule et vertigineux dans les instants décisifs, assurément un des chefs-d’œuvre de son auteur.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

    Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 189 critiques

    4,0
    Les gens passent et disparaissent. On ne les voit pas vieillir. Le film est un long fantasme de la femme « Je rêve que je les possède toutes » Et en même temps c’est une transformation que filme Rohmer. Un homme renversé dans son quotidien qui intellectualise tout, même une relation d’amitié qui devient petit à petit un besoin d’être ensemble. Le couple est charmant et attendrissant comme l’est également la femme qui pleure d’amour à la fin. Il est rare de finir presque bouleversé chez Rohmer. Ici c’est le cas.
    jemeplainsàvous
    jemeplainsàvous

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    3,5
    Conte moral, le sixième, parce que dit Rohmer il supplée à l'acte (baise), le discours de drague. Cinéma du coup bavard : ça parle beaucoup chez Rohmer à tel point que le verbe devient le décor. C'est un cinématographe essentiellement sonore : doux comme une comptine, il nous berce de bout en bout, sans rythme apparent, et pourtant sûr de son essence. Mais aussi un cinéma de l'image (en 4/3) qui rapprend au spectateur ce qu'est le vrai érotisme : un geste, un effleurement des courbes, de jambes (ou de genou) qui excite plus qu'une bite roide dans un trou. Ainsi quand Frédéric essuie avec sa serviette Chloe, sa maitresse, qui sort de la douche. La femme n'est donc pas poignardée, elle est séchée et désirée, plus que sur Youporn. Voir Rohmer, c'est redécouvrir le désir, (la pudeur) et l'amour, celui retrouvé de Frédéric pour sa femme. L'unique : celle qui intimide. C'est si beau qu'on en sort tout triste.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Le film est quand même en-dessous de Ma nuit chez Maud, ne serait-ce que parce que Bernard Verley n'a pas le charisme de Trintignant. "Depuis que je suis marié, je trouve toutes les femmes jolies" dit le héros. La voix off alourdit un récit en cercles concentriques tout en badinage autour du désir, plus cérébral que physique, on est chez Rohmer, hein, pas chez Oshima. Le film reste en surface, moins profond que certaines autres oeuvres de Rohmer et le contexte boboïsant avant la lettre a quelque chose d'un peu agaçant. La fin est assez convenue, aussi, et franchement pas convaincante. Il y a bien la petite musique de Rohmer dans L'amour l'après-midi mais la mélodie n'est pas aussi entraînante qu'on le souhaiterait.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    3,0
    Tout était réuni pour que j'adore ce film mais je reste plutôt déçu, pourtant il y a des moments très réussis mais quelque chose m'empêche de réellement apprécier le film, je trouve par exemple la tension sexuelle peu crédible, du moins je n'y crois pas assez, je ne me suis pas senti autant impliqué que je ne l'aurais espéré. Bien que les bases et la conclusion soient remarquables, bref j'en sors passablement frustré.
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