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    Sofia
    note moyenne
    3,6
    294 notes dont 37 critiques
    5% (2 critiques)
    43% (16 critiques)
    41% (15 critiques)
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    37 critiques spectateurs

    CaMéo Gironde
    CaMéo Gironde

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    4,0
    Publiée le 28 mars 2019
    Premier long métrage, primé à Un certain regard, Sofia suit le l’accouchement, houleux car hors mariage, d’une jeune femme et les pressions familiales qui s’ensuivent. Un thème fort, bien ancré encore dans la société marocaine que la réalisatrice dépeint avec minutie.
    Pistache1
    Pistache1

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    3,0
    Publiée le 31 octobre 2018
    Film bouleversant et révoltant car le coupable de la vie gâchée de plein de gens ne sera pas inquiété. Le carcan culturel bloque toute possibilité de réparation. Quel dommage pour cette jeune fille ! Quel dommage pour le jeune homme qu'elle entraîne dans son calvaire !
    rerererere
    rerererere

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    4,0
    Publiée le 28 octobre 2018
    Ce film met en évidence un détail actuel ahurissant de la loi marocaine : avoir un enfant hors mariage est puni par la loi ! Cela oblige la population à des petits arrangements... L’histoire déroule un certain suspense, à voir.
    mat niro
    mat niro

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    3,5
    Publiée le 22 octobre 2018
    "Sofia" est un portrait glaçant de la condition des femmes au Maroc en 2018. En effet, Sofia (Maha Alemi) accouche d'une petite fille suite à un déni de grossesse et va se voir confronter à l'incompréhension de sa famille et surtout encourir des ennuis judiciaires. La réalisatrice signe un film engagé où la réputation de la famille est sacralisée. spoiler: Le retournement final est aussi bien ficelé qu' inattendu et la vérité n'en est que plus cruelle . Dommage que ce film soit si court mais il mérite d'être vu non seulement en France mais aussi au Maroc et ailleurs.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,5
    Publiée le 6 octobre 2018
    Voici un film d'une grande sobriété. Un portrait sociétal, qui éclaire l'écart entre un pouvoir patriarcal, auquel chacun.e est soumis. Il faut en passer par les hommes. Un enfant sans père n'est pas concevable au Maroc. Mais lorsque les femmes parlent entre elles, ce pseudo pouvoir que les hommes pensent détenir est bien dérisoire. Lorsque les femmes entre elles se parlent de la nuit de noces, le mari semble bien dérisoire. Ce qui me fascine chaque jour un peu plus, c'est le pouvoir grandissant de préceptes religieux, mais quel dieu pourrait faire si peu de cas des problématiques individuelles ? L'enfant conçu hors mariage aura un père. Celui désigné par la mère, quand bien même ce ne serait pas lui. L'auteur présumé est coincé. Point de test ADN, ici la parole suffit. Point de rapports sexuels hors mariage édicte la loi en s'appuyant sur la parole du prophète. "Sofia" nous démontre qu'un drame se prépare, tandis qu'un autre a eu lieu. L'enfant aura un père désigné. L'amour ne suffit pas, mais il peut aider. Parfois, l'ascension sociale versus la misère peut brouiller les pistes. La dignité est sauve en apparence, même si les êtres sont bafoués au plus profond d'eux-même. Je n'aime pas cette cohésion, qui repose sur les apparences. la réalisatrice, Meryem Benm’Barek, nous fait une démonstration éloquente de rapports humains tronqués. La police occupe une place centrale dans la vie des gens. Elle a le pouvoir d'imposer des alliances ou de méconnaître la complexité des situations en faisant pression sur les individus.
    benmima
    benmima

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    4,0
    Publiée le 6 octobre 2018
    film certes court .....mais je dirais heureusement car la problématique est trop poignante voire étouffante. On entre direct dans le vif du sujet et ensuite on en décortique les enjeux de cette société.
    Bernard D.
    Bernard D.

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    4,0
    Publiée le 4 octobre 2018
    « Sofia » est le premier film de la réalisatrice marocaine Meryem Benm’Barek. L’histoire est à première vue simple quand on sait qu’au Maroc une femme ne peut accoucher sans être mariée ou du moins avoir un père … et d’ailleurs en cas de viol si le père reconnaît l’enfant et épouse la femme violée, il est alors exempt de poursuites judiciaires. Sofia, 20 ans, est la fille unique d’un couple marocain traditionnel et de classe socio-économique moyenne mais lié par des affaires dans l’agro-alimentaire avec un couple mixte franco-marocain dont l’épouse est la sœur de l’épouse du premier couple et dont la fille, Lena, élevée de façon occidentale fait des études de Médecine à Casablanca. Sofia après un déni de grossesse perd les eaux et Lena de prendre sous sa coupe sa cousine … et de partir ensuite à la recherche d’un père ... mais je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler le fin mot de l’histoire qu’on peut assimiler à un jeu de poker menteur. Le sujet est fort bien traité avec des regards, des soupirs, des non-dits, des ébauches de gestes qui en disent long avec une adéquation de la lumière avec la situation (cf. la lumière glauque bleutée de la salle de la clinique où Sofia accouche en cachette du chef de service avec l’aide de sa cousine et inversement les tons chauds de la maison de la tante qui a réussi via les affaires de son mari Français ou bien les tons chauds du mariage). Ce film traite de la condition des femmes au Maroc mais aussi dans le monde car in fine les femmes gèrent souvent indirectement les choses avec le dilemme du cœur et de la raison. Il montre aussi le fossé qui se creuse au Maroc entre les personnes qui ont réussi et vivent dans de luxueuses villas et la « populace » des quartiers périphériques ; et le pouvoir de l’argent qui permet d’acheter le commissaire de police ... mais aussi le rôle de l’argent dans les décisions qui seront prises pour Sofia. Un film très linéaire dans son déroulement et qui n’est pas « militant » malgré le carton initial « au Maroc, sont passibles d’emprisonnement toutes personnes ayant des relations sexuelles hors mariage ». Un film qu’on découvre avec un grand plaisir … et pour ma part j’attends le second film de cette réalisatrice et scénariste justement récompensée à Angoulême (festival du film francophone) et à Cannes (section « un certain regard »).
    DestroyGunner
    DestroyGunner

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    3,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    Sur un scénario bien plus retors qu'il n'apparaît en premier lieu, une excellente satire du conformisme traditionnel des sociétés humaines et de l'hypocrisie sociale derrière la morale religieuse, servi par de bons acteurs, et qui range ce film dans un universalisme qui dépasse la seule dénonciation d'une culture devenue archaïque.
    ElBlasio
    ElBlasio

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    4,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    En présentant les conséquences dramatiques d’un déni de grossesse hors mariage au Maroc, Sofia sonde intelligemment les racines d’une société patriarcale. En début de film, un carton nous annonce qu’au Maroc, les relations sexuelles hors mariage sont condamnées par une peine de prison. Dès lors, on se dit qu’on va assister à un film militant mais pas très constructif, un peu comme Much Loved sorti en 2015, qui dénonçait stérilement une société hypocrite et violente envers les femmes marocaines. À l’ère post #MeToo, on est en droit d’attendre une analyse un peu plus subtile de ces discriminations affligeantes… et heureusement, c’est exactement ce que nous propose Sofia. On rencontre donc ce personnage titre, la vingtaine, lors d’une réunion de famille où on parle essentiellement affaires. Sofia n’est guère concernée par ces discussions qui permettraient à ses parents d’enfin s’émanciper de la classe moyenne inférieure. En effet, à sa grande surprise, elle est sur le point d’accoucher et il est très difficile de trouver un hôpital prêt à accueillir une femme victime d’un déni de grossesse hors mariage. Pour éviter la prison, Sofia doit absolument faire reconnaitre l’enfant par son père, un jeune provenant des milieux défavorisés de Casablanca et qu’elle n’a jamais revu depuis 9 mois. Ce dernier se montre réticent à coopérer. Ne s’agit-il que de lâcheté ? La réalisatrice Meryem Benm’Barek, dont c’est le premier long-métrage, nous emmène bien au-delà de ce délit de grossesse. Récompensé lors du dernier festival de Cannes, son scénario d’une sobriété et d’une efficacité redoutable s’en va questionner les aspirations et les valeurs de la jeunesse contemporaine, mais également celles des précédentes générations, dépeignant ainsi le portrait de la société marocaine urbaine toute entière. La situation de Sofia (et de toutes les autres mères célibataires marocaines) a beau être aberrante, elle s’ancre dans une réalité socio-culturelle complexe ou chacun(e) porte sa part de responsabilité. Ce film peut se voir comme un contrechamp à Mon cher enfant qui sortira fin octobre et qui s’intéresse au mal-être des jeunes tunisiens qui partent s’engager dans les rangs de Daech. Cette maitrise d’un récit sobre aux enjeux complexes se retrouve également dans la réalisation, apparemment naturaliste mais recelant un impressionnant travail sur la composition des cadres. Les décors sont formés par des cases oppressantes, à l’image de la famille de Sofia et de la société toute entière. Plus qu’un étau, ces cases ne constitueraient-elles pas un objectif de vie pour les personnages de ce film ? Seule la direction d’acteurs – dont certains ne sont pas professionnels - vient parfois entamer l’excellence de la démarche dans quelques scènes. Cela ne suffit pas à entamer l’enthousiasme de se retrouver face à un film fin, intelligent, efficace et nuancé.
    jean claude a.
    jean claude a.

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    4,5
    Publiée le 4 octobre 2018
    Très beau film réaliste et bien vu. Quelques petites longueurs, sur des gros plans inutiles. Ceci étant le Maroc est décrit en toute vérité. Un petit bémol, Omar, la victime n'est pas assez campé. Il aurait été souhaitable de mieux le définir car c'est un personnage sympatique qui sera sacrifié et se sacrifiera pour tous les autres.
    Gfa Cro
    Gfa Cro

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    5,0
    Publiée le 2 novembre 2018
    Vu et avis le 20180924 Bien, bien fait, très juste et intéressant. Seconde fois que je le vois. La première il y a 10j peut être. Une erreur pas forcément totalement involontaire. Le film avance bien, le scénario est bon, le film bien fait, il y a bien quelques petits points qui ne m ont pas plus (les scènes dans la rue et sur la terrasse où Léna est fâchée contre Sofia et sa famille, la première discussion entre Omar et Sofia - dans la ruelle), mais qu importe, je n aurais pas été capable de faire le reste du film. Au sujet du mariage : « - Tu crois que l amour c est important ? - Oui je crois. - Je ne sais pas. Je crois que l amour vient en se connaissant » Petit dialogue qui prend encore plus de puissance dans son contexte. « Léna ne parle pas de choses que tu ne maîtrises pas ». Toute la scène sur la terrasse est superbe de toute façon (mis à pat je l ai dit, la colère de Léna qui ne fonctionne pas bien). On commence à sentir dans cette remarque la douleur refoulée d une femme qu’une s est jamais laissée aller à s apitoyer sur elle-même, qui a traversé des difficultés dont on a un très léger aperçu principalement lors de la discussion sur le lit avec Léna lorsqu elle lui explique pourquoi elle ne doit pas plaindre Omar et Sofia. La scène se termine par « on s’habitue à tout de toute façon). Douleur qui peut aussi être devinée lorsque Sofia lui dit « et tu n auras plus à payer pour ta sœur ». Des choses que Léna, choyée, a peu de chance de deviner par elle-même. Le film est le dur apprentissage de la vie pour, principalement, ces femmes, qui doivent transiger avec leurs souhaits, la réalité des situations et la société dans laquelle elles vivent. Même la mère d Omar m a parue prodigieuse, lorsque elle essaie de faire la conversation en attendant Omar. Très digne, avec déjà une prescience de ce qui va se passer, un bon sens admirable.
    Shinny
    Shinny

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    3,0
    Publiée le 22 septembre 2018
    Classique dans la réalisation dans le jeu des actrices tout finalement tient dans l'histoire. cela permet de découvrir un autre fonctionnement où les femmes ont des places dures à porter. chacune essaie de s'en sortir en jouant avec ses cartes quitte à écraser les plus faibles...
    Christoblog
    Christoblog

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    2,0
    Publiée le 19 septembre 2018
    Ce premier film de la réalisatrice marocaine Meryem Benm’Barek a de nombreux atouts, propres à séduire spectateurs et critiques : des sujets de société traitant âprement du Maroc contemporain (répression des relations sexuelles hors mariage, violence faites aux femmes, différences de classes), une réalisation brute qui colle à son sujet et un twist surprenant en milieu de film. Malheureusement, le film (qui ne dure pourtant que 1h20) semble avoir été étiré un peu artificiellement pour constituer un long-métrage. Il en résulte quelques plages un peu molles ici ou là. L'organisation de toute la narration autour du twist central nuit aussi au rythme du film : le mutisme initial de l'actrice principale, un peu énervant, ne s'explique que dans la deuxième partie. Sofia aurait constitué un excellent moyen-métrage de 50 minutes. Il peine dans son format final à tenir la distance.
    AZZZO
    AZZZO

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    3,5
    Publiée le 17 septembre 2018
    Quel dommage que la réalisatrice n'ait pas davantage préparé ses plans et que les comédiennes n'aient pas suivi de cours de théâtre car ce film est intelligent. On croit d'abord que Meryem Benm' Barek va suivre les pas de Nabil Ayouch en dénonçant l'aberration de certaines lois marocaines mais, par un switch habile, le personnage effacé de Sofia se révèle au bout d'une heure de film, pour porter l'éclairage sur l'importance des inégalités sociales, première cause de l'inertie de cette société en quête de modernité. Un petit bijou mal emballé.
    Gregory W.
    Gregory W.

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    4,5
    Publiée le 17 septembre 2018
    Un bon petit film situé au Maroc de nos jours, dans un milieu urbain et cosmopolite, où la naissance d'un enfant illégitime provoque néanmoins un drame familial dans le pesant contexte coutumier et juridique. Les familles s'organisent pour éviter le pire enfin, mais au prix de mensonges et manèges qui sont tout aussi terribles à leur manière. Excellentes interpretations, et absence des clichés auxquels on pouvait s'attendre sur une telle thème.
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