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    La Tendre indifférence du monde
    note moyenne
    3,5
    92 notes dont 18 critiques
    11% (2 critiques)
    44% (8 critiques)
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    18 critiques spectateurs

    Takoyaki Pierogi
    Takoyaki Pierogi

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    3,0
    Publiée le 30 octobre 2018
    À la suite du décès de son père, la famille de Saltanat se retrouve avec d’énormes dettes qu’elle ne peut payer. La seule solution pour la jeune fille sera de partir pour la ville afin de rencontrer un riche parent, susceptible de pouvoir lui apporter son aide. Son ami Kuandyk ne pouvant se résigner à la laisser partir décide de l’accompagner. Débute alors un récit à l’issu tragique. « La tendre indifférence du monde », citation tirée de l’épilogue du roman « L’étranger » d’Albert Camus, d’ailleurs cité plusieurs fois par les personnages, résume en effet ce que l’on retiendra principalement du film. Rythme lent, plan longs, omniprésence de l’immensité de la nature, aussi bien par le biais de l’image que du son, … Tout cela vient se mettre totalement en contradiction avec l’action qui se déroule. Alors que les personnages nous racontent des événements tragiques, on peut voir en arrière-plan un magnifique et immense paysage, et on entend les insectes chanter, indifférents à tout ce qui pourraient bien arriver à nos protagonistes. Cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. La nature prend tellement de place qu’on se rend compte que tout problèmes est dérisoires comparée au monde si vaste. C’est ce que suggère cette fin, spoiler: où Saltanat et Kuandyk disparaissent subitement du monde . Tous leurs problèmes partent avec eux, comme s’ils n’avaient jamais existé, et on se retrouve seuls à contempler le paysage, comme eux l’ont fait à plusieurs reprises pour tenter d’échapper à la réalité de leurs problèmes. L’absence de musique est un des éléments les plus présents, paradoxalement, et le plus important à l’impression générale d’indifférence, car n’accompagne donc jamais l’action. Le film est très poétique, utilise beaucoup de métaphores, comme cette récurrente fleur blanche, prémonition du sort de nos personnages. On remarque aussi qu’aucune scène excessivement violente n’est jamais montrée malgré la dureté du récit. Tout est toujours suggéré par une mise en scène intelligente ; cependant un peu surchargée parfois, certes. Certains points sont critiquables, par exemple la longueur des plans qui pourrait faire perdre l’attention du spectateur, ou encore le fait qu’on ne s’attache qu’à moitié aux personnages. Mais ces choix son justifiables par ce thème de l’indifférence qu’a décidé de développer le réalisateur. C’est finalement un film qui pourrait paraître assez simple mais comporte beaucoup d’éléments pertinents, invitant le spectateur à une réflexion sur la place qu’il occupe réellement dans son environnement.
    ElBlasio
    ElBlasio

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    4,5
    Publiée le 8 août 2018
    Entre deux combats de lutte dans la campagne Kazakhe, le valeureux Kuandyk n’a d’yeux que pour la belle Saltanat. Malheureusement, le père de cette dernière est décédé, laissant une énorme ardoise de dettes. La seule solution pour Saltanat, c’est d’aller en ville rencontrer le riche associé d’un parent éloigné. Kuandyk ne peut se résoudre à l’abandonner et c’est donc ensemble qu’ils vont vivre ce périple, elle vêtue de rouge, lui de noir. Ça n’est pas un film que signe le réalisateur Adilkhan Yerzhanov, mais un véritable musée. Dès le premier plan, la composition impressionne. Et ça n’est que le premier d’une longue série où le travail sur les cadres, les couleurs et les jeux de lumières sont éblouissants. Evoquant tant les œuvres de Van Gogh, du Douanier Rousseau et… Hergé, la tendre indifférence du monde est de toute beauté. On pourrait craindre que le film soit écrasé à force de citations et de références, mais au contraire. Voir ces personnages citer Camus, Stendahl ou Shakespeare au fil de leurs pérégrinations entre la rugueuse campagne et la sauvage métropole crée un décalage inattendu et surprenant. En combinant ces références avec un ton plus léger, notamment lorsque Kuandyk et Saltanat se transforment en héros révolutionnaires et romantiques, ce métrage crée un univers sublime et inédit.
    soulman
    soulman

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    4,0
    Publiée le 30 octobre 2018
    Une belle surprise où le recul et l'humour du cinéaste permet de traiter une histoire dramatique avec douceur et poésie. La beauté des cadrages et le choix des décors participent à la réussite du projet. La fuite finale fait penser à "Pierrot le fou", tout comme l'héroïne a tout de la sublime Anna Karina.
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 25 octobre 2018
    Pour nous, français, "La tendre indifférence du monde" semble être le premier long métrage du kazakh Adilkhan Yerzhanov. Que nenni : il s'agit bel et bien de son 6ème long métrage. Son passage à Cannes dans le cadre de la sélection Un Certain Regard lui permet cette fois ci de sortir dans nos salles et on ne peut que s'en féliciter. En effet, ce "petit" film, réalisé avec peu de moyens, est une véritable pépite dont on espère qu'il arrivera à rencontrer "son" public. "Son" public ? Oui, le public formé par les spectateurs qui apprécient les films tout à la fois poétiques (le côté très décalé de certaines séquences, la beauté des images et celle des sentiments, les références à Camus et à Stendhal) et sociaux (Le statut de la femme au Kazakhstan, la corruption endémique, la soif des protagonistes pour l'argent), les films tout à la fois sérieux et plein d'ironie, dans lesquels on ne sait pas si on a le droit de rire tellement les situations sont souvent très graves. En résumé, les films qui ne sont pas formatés. Dans ce film d'Adilkhan Yerzhanov, on retrouve souvent l'univers de certains films de Jim Jarmusch, voire de films de Aki Kaurismäki. Franchement, il y a pire comme comparaison !
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    2,5
    Publiée le 21 mai 2018
    En provenance du Kazakhstan, « La Tendre Indifférence du Monde » est une libre adaptation de Camus. Le film raconte le parcours de Saltanat promise à un riche mariage car sa famille croule sous les dettes. Son ami Kuandyk l’accompagne et ils vont vivre ensemble des événements plutôt hors du commun. Réalisé avec peu de moyens, Adilkhan Yerzhanov parvient tout de même à sublimer sa mise en scène grâce à une utilisation délicate des lumières et des couleurs. Les plans d’ensemble fixes sont soignés et à peu près tout nous fait penser à Aki Kaurismäki qui a notamment réalisé « Le Havre ». L’œuvre est presque contemplative et oublie trop souvent qu’un spectateur a besoin d’un peu plus de formes pour s’évader. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    fcaponord
    fcaponord

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    5,0
    Publiée le 27 octobre 2018
    une histoire à la base assez tragique mais remplie d'une telle poésie, fantaisie, entouré de personnages tous plus insolites les uns que les autres s'affichant soit par leur indifférence, fatalisme, violence ou machiavélisme par des plans caméras simple mais esthétique avec un clin d’œil à Stendhal, Camus ou Van Gogh, qu'on en oublie la société corrompue où se déroule l'histoire de nos 2 personnages en quête de liberté et d'amour.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 24 octobre 2018
    Le cinéma d'Asie centrale ne nous parvient plus que par bribes, hélas. La tendre indifférence du monde est déjà le 6ème film du kazakh Adikhan Yerzhanov mais c'est le premier à sortir sur les écrans français après sa présentation cannoise. Il tire son titre d'une phrase de Camus, auteur cité à deux reprises dans le film, dans cette oeuvre existentialiste qui emprunte aussi au Shakespeare de Roméo et Juliette avec ses amoureux innocents confrontés aux dangers de la perversion de la ville. A cet univers corrompu et violent, Yerzhanov oppose la beauté de l'art, avec ses nombreuses références picturales, et la dimension esthétique de La tendre indifférence du monde est son principal atout alors que sa progression narrative est-elle entachée d'une certaine opacité, s'égarant parfois dans des sous-intrigues pas forcément très claires. De ce film inégal, on retient les scènes réunissant les deux personnages principaux, protégés de la vilenie de leur environnement par leur candeur et leur pureté éternelle.
    Christoblog
    Christoblog

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    3,0
    Publiée le 17 novembre 2018
    Dès le premier plan (une goutte de sang tombe sur une fleur blanche), on sent que le film ne va ressembler à rien de connu. La suite va nous conforter dans cette sensation étrange de découvrir un univers : une relation étrangement platonique entre un jeune homme un peu simplet et une beauté toujours vêtue d'une robe rouge, des situations bizarres comme déconnectées de la réalité, de très beaux éclairages artificiels et des éclairs de violence froides qui surprennent. La tendre indifférence du monde commence un peu comme du Wes Anderson, avant de faire penser (assez souvent) à l'humour froid et distancié de Takeshi Kitano. On assiste aussi à des poursuites dans un champ de containers qui évoquent Buster Keaton, et le personnage principal cite Camus dans le texte. Bref, le film est un assemblage surréaliste qui ne manque pas de charme. L'exercice serait un peu vain si le scénario ne devenait pas vers le milieu du film terriblement noir, transformant la fable poétique en chant du cygne et en ode à l'amour fou. Une sorte de Roméo et Juliette au pays de la steppe.
    Jmartine
    Jmartine

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    4,0
    Publiée le 1 novembre 2018
    Adilkhan Yerzhanov dit de ses films : « le destin de 100% de mes films, au Kazakhstan, c’est l’étagère, personne ne les voit » et c’est bien dommage car ses films, du moins La tendre indifférence du monde , sont d’une éclatante beauté, d’une beauté formelle qui fait presque passer l’histoire au second plan…La belle Saltanat , incarnée par Dinara Baktybayeva, star de films commerciaux, d’une fascinante beauté, et son chevalier servant Kuandyk incarné par Kuandyk Dussenbaey qui allie une réelle virilité et une naïveté enfantine, sont amis depuis l’enfance. Saltanat a commencé des études de médecine, et comme le souligne Yerzhanov, elle fait de l’escapisme, pour échapper à la réalité elle se refugie dans la littérature et la peinture…Elle a été conduite à suspendre ses études pour aider son père à sortir d’une situation inextricable. Criblé de dettes, à la suite d’une nouvelle saisie, son père se suicide et sa mère l’envoie dans la grande ville où elle est promise à un riche mariage avec un associé de son oncle plus ou moins mafieux. Escortée par Kuandyk qui veille sur elle, Saltanat quitte son village pour l’inconnu. Mais peut-on gagner de l’argent dans ce pays sans trahir et mettre soi-même un pied dans l’engrenage mafieux… Et les deux jeunes gens se trouvent entraînés malgré eux dans une suite d’événements qui les conduiront à une fin à la Bonny and Clyde. Une fleur blanche en premier plan, à la fois fragile et solidement attachée au sol, ouvre le film. Et soudain, le sang coule lentement sur les pétales éclatants de soleil. Ce sang qui entache l’immaculé de la fleur, c’est celui de lutteurs qui se battent pour gagner trois sous et améliorer leur quotidien. Une jeune femme qui porte une robe rouge et une ombrelle charmante qui la fait ressembler à une héroïne de Maupassant, qui chemine à travers les blés…Un jeune homme qui a compris que la seule façon de survivre à son destin, c’est de le réinventer en le peignant ou en le dessinant sur les murs, une feuille de papier…et qui dans une scène magnifique de poésie, mime un voyage en avion qui l’emmènerait avec sa belle loin de la triste réalité de son monde, sans doute vers Paris, tant les références à la culture française sont présentes …La tendre indifférence du monde est une citation de l’Etranger de Camus….Autant de plans d’une grande beauté graphique, à la rigueur toute bressoniènne … La tendre indifférence du monde aurait pu se cantonner à une critique sociale et politique d’un pays rongé par la corruption et la pauvreté, mais Adilkhan Yerzhanov fait un film sur la création artistique. Le réalisateur propose une mise en scène soignée, précise, dans laquelle ses comédiens s’intègrent avec douceur et naturel. Il se plaît notamment à insérer dans son film des dessins, des peintures naïves notamment du Douanier Rousseau, des croquis sur les murs…Il met en scène ses personnages dans des endroits volontairement clos, comme des embrasures de portes, des encadrements de fenêtres ou de miroirs, à la façon de tableaux de peinture où l’artiste chercherait à dépeindre le monde mais aussi surtout à le transcender dans une autre réalité, forcément plus heureuse….C’est un film magnifique…
    __ap__
    __ap__

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    0,5
    Publiée le 2 novembre 2018
    Film atterrant qui semble vouloir égrener tous les clichés de divers genres sans choisir d'en approfondir un seul. La niaiserie du scénario est consternante (ne parlons même pas des dialogues), et il semble que le tout soit soupesé pour tenter de plaire au goût des classes moyennes-supérieures occidentales, friandes d'une vision fantasmagorique du monde où l'affabulation complaisante remplace l'observation minutieuse.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    3,0
    Publiée le 9 novembre 2018
    Dévoilé au festival de Cannes 2018 dans la sélection Un certain regard, La tendre indifférence du monde est un conte mélancolique oscillant sans cesse entre comédie et mélodrame. Derrière son titre emprunté à Albert Camus, ce film kazakh file de nombreuses autres références à de grands écrivains ou peintres européens. Et son auteur, Adilkhan Yerzhanov, réalise avec habileté un long-métrage à l’esthétique travaillée écrin parfait aux variations de tonalité observées. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
    Catherine S.
    Catherine S.

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    4,0
    Publiée le 11 novembre 2018
    Une fenêtre ouverte sur un pays encore bien peu connu, des acteurs superbes, un exotisme raffraichissant, des réalités bien peu tendres, de l'humour, une recette innovante, je me suis régalée...
    CaMéo Gironde
    CaMéo Gironde

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    4,5
    Publiée le 28 mars 2019
    Sélectionnée à Un certain regard à Cannes 2018, cette fable initiatique kazakh propose tout en subtilité une critique sociale et politique d’un pays rongé par la corruption et la pauvreté, à travers un superbe travail pictural sur la composition, le cadrage et la mise en scène.
    Newstrum
    Newstrum

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    4,0
    Publiée le 1 novembre 2018
    Beau film kazakh aux très belles images tournées en plans fixes. L'histoire d'une lutte inégale entre deux personnages de conte (une princesse et son chevalier servant) et la corruption généralisée de la société où ils vivent. C'est à voir. Ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com/
    Gfa Cro
    Gfa Cro

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    5,0
    Publiée le 6 novembre 2018
    Vu et avis le 20181105 Lent et esthétique, l intérêt du film est dans sa forme. Beaucoup vont trouver que c est trop lent, qu il ne se passe rien, qu on s ennuie. Je n ai rien ressentit de tout cela mais ce genre de film fait partie de ce que je préfère au cinéma. Il y a beaucoup de volonté esthétique mais par rapport à beaucoup de film, je n ai pas ressentit une volonté démonstrative, que le réalisateur fait de la virtuosité pour montrer son talent et se faire un nom, même au détriment d un film et des spectateurs. Pour moi, l esthétisme ici est justifié, « naturel ». Il y en a parce que le réalisateur le peut et que c est comme ça qu il a envie de faire son film. Je pense que peu auraient réussi à faire une si belle image de la femme dans le couloir de la prison, ou simplement de cette main qui tient le caillou (et pas une souris) avant de le jeter au sol, ou encore de ces dessins faits par l homme. L histoire est simple, voire un poil naïve mais le principal est qu elle fonctionne. Il y a bien des choses qui me plaisent moyennement : la premiere image - la fleur blanche avec les gouttes qui tombent dessus, le geste de tir au fusil de la fille de l associé (probablement pour en rajouter dans le misérabilisme, pour qu on la reconnaisse plus facilement), même les policiers qui font la sieste à l ombre alors que la femme reste dans la voiture. Le film est inégal, mais ses faiblesses ne m ont pas du tout dérangé.
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