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L'Île au trésor
note moyenne
4,0
100 notes dont 11 critiques
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11 critiques spectateurs

poet75

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4,0
Publiée le 22/07/2018
La base de loisirs de Cergy-Pontoise est un lieu que tous les cinéphiles connaissent, en tout cas tous ceux qui apprécient Éric Rohmer, puisque ce dernier y a tourné des scènes de l’un de ses meilleurs films (« L’amie de mon amie » en 1987). Guillaume Brac, lui, s’y est tellement plu qu’il y a tourné deux films : une fiction (« Contes de juillet », bientôt sur les écrans) et ce documentaire, projeté dans les cinémas depuis début juillet. L’endroit mérite bien qu’on lui consacre ces deux nouveaux films : la base de loisirs de Cergy-Pontoise se présente comme une île au milieu des étangs, une île recelant de multiples possibilités que, bien sûr, le cinéaste se fait une joie d’explorer tout en déjouant allégrement la ronde des clichés qu’on se plaît à égrener dès qu’il est question de la banlieue. Certes, dès le début du film, Guillaume Brac filme des adolescents parvenant à entrer dans la base de manière frauduleuse (car les mineurs non accompagnés n’y sont pas admis), deux d’entre eux essayant à nouveau, dans une autre scène, d’y pénétrer en escaladant un portique, mais ce ne sont là que des gamineries, ce que comprennent parfaitement les gardiens qui, chaque fois, les refoulent en douceur. C’est sur les modes de la découverte et des rencontres que se déroule le film, comme s’il fallait explorer chaque recoin du parc tout en ne manquant aucune occasion de donner la parole aux uns et aux autres. En filmant le temps qui passe lors de belles journées d’été (sauf à la fin du film où la survenue d’un orage annonce la saison suivante et donc la fermeture de la base de loisirs), le cinéaste se déplace de lieu en lieu, offrant à nos regards les multiples aspects de son champ d’investigation : la plage où l’on vient se prélasser en famille et se baigner, la diversité des jeux proposés (pédalo, toboggan, plongeoirs, jetlev flyer, etc.), mais aussi les endroits plus secrets, plus retirés, voire plus sauvages, où l’on peut s’isoler de la foule. Guillaume Brac va même jusqu’à glisser sa caméra dans le bureau de la direction où le directeur et son adjoint débattent de questions de sécurité : des emplacements qui conviennent le mieux pour l’installation de nouvelles caméras de surveillance ou de ce qu’il faut faire si l’on repère des individus ayant réussi à entrer dans le parc avec un NAC (c’est-à-dire un Nouvel Animal de Compagnie, rat, perroquet, serpent ou autres espèces n’étant ni des chiens ni des chats) ! On rencontre de tout à la base de loisirs de Cergy-Pontoise : des jeunes hommes occupés à draguer des jeunes filles, des sportifs qui se livrent à des exploits, des enfants qui jouent, des nostalgiques qui se mettent à l’écart pour essayer de retrouver un peu de ce qu’était le lieu avant qu’il ne devienne, comme le dit l’un d’eux, « un luna-park », des femmes chantant d’une voix stridente lors d’une fête portugaise, un homme expliquant comment il est parvenu à sortir d’une geôle de Conakry, un Afghan ayant échappé à la griffe des Moudjahidines et expliquant combien sa femme et lui ont eu du mal à apprendre le français et à s’intégrer lorsqu’ils sont arrivés dans l’hexagone… Cette énumération non exhaustive pourrait donner à croire que l’on a affaire à un film fourre-tout, mais il n’en est rien. Si Guillaume Brac s’est laissé surprendre par des rencontres imprévues, il n’en a pas moins réussi, assez subtilement, à indiquer une sorte de fil conducteur ou, si l’on préfère, un thème sous-jacent à tout le long-métrage. Ce thème est d’ailleurs énoncé clairement par un jeune homme faisant la démonstration de ses talents de plongeur avant de raconter sans vergogne ses libertés concernant la réglementation du parc : chaque fois, le garçon exulte non pas tant à cause de ses exploits mais, simplement, parce qu’il s’émerveille d’être vivant. Ses actions éclatantes lui procurent davantage que d’ordinaire ce sentiment d’être doté du plus beau des cadeaux, celui de la vie ! Mais ce sont les enfants, très présents dans le film, qui magnifient le mieux le don de la vie : leurs jeux, leurs rires et leurs émerveillements en sont la manifestation la plus authentique. Le cinéaste se plaît tant à les filmer qu’il s’attarde assez longuement sur deux d’entre eux, deux frères qui, avec trois fois rien, des bouts de bois, une flaque d’eau, des broussailles, un chemin pentu, s’inventent le plus trépidant des terrains d’aventure. Ces deux-là, sans le savoir, ont trouvé le trésor de l’île, le fameux trésor : il a pour nom la joie de vivre !
Yves G.

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3,0
Publiée le 09/07/2018
L'île de loisirs est une base nautique construite dans un méandre de la Seine près de Cergy-Pontoise. Guillaume Brac y a posé sa caméra l'espace d'un été, y filmant ses usagers : des ados dragueurs, des retraités nostalgiques, des gamins resquilleurs, un veilleur de nuit guinéen, un Adonis du pédalo, des Philippins qui jouent à la balle à la nuit tombée... Guillaume Brac fait partie de ces nouveaux réalisateurs qui avec Antonin Peretjatko ("La Fille du 14 juillet"), Justine Triet ("La Bataille de Solférino") et Thomas Salvador ("Vincent n’a pas d’écailles") sont en train d'insuffler un grand courant d'air frais dans le cinéma français. Il a tourné dans l'île de loisirs de Cergy Pontoise un marivaudage rohmérien qui sortira le 25 juillet. En ouverture de rideau, il nous livre son making of inspiré qui en décrit le cadre dépaysant : une base de loisirs aux portes de la capitale, un morceau de banlieue loin des clichés de la banlieue. On pourrait y voir à première vue un documentaire dans la veine des chefs d'oeuvre de Frederik Wiseman ("Ex Libris", "In Jackson Heights"...) : le décryptage d'une institution et de ses règles de pouvoir. C'est l'impression que donnent les scènes filmées avec le directeur et son adjoint sécurité qui tentent tant bien que mal de faire régner l'ordre sur la base. Mais là où Wiseman ausculte les règles, Brac préfère montrer leur transgression. Il filme avec tendresse des gamins resquilleurs qui tentent de s'introduire sur la base sans payer, des plongeurs qui attendent que les vigiles aient le dos tourné pour nager dans une zone de baignade interdite, des moniteurs qui se sont laissés enfermer dans le parc à la nuit tombée... De briques à Brac. Le documentaire procède de rencontres en rencontres, sans logique apparente, au risque parfois de la platitude et de la répétition. Il aurait pu durer une demie heure de moins ou, comme un documentaire de Wiseman, trois heures de plus. Autre défaut : il cède parfois à la célébration béate d'un vivre-ensemble sans accroc, comme si les pathologies des banlieues (pauvreté, enclavement, communautarismes, incivilités) trouvaient soudainement leur antidote en maillot de bain. Pour autant, la caméra de Guillaume Brac a une vertu rare : sa bienveillance. Chacun des personnages qu'elle filme est fait du lait de la tendresse humaine, même ce retraité qui se lance dans une histoire scabreuse qu'on craint l'espace d'un instant de voir dériver. Brac filme un bout d'Eden, la magie de l'enfance éternelle, où le temps semble suspendu, sans ignorer que l'été se terminera bientôt et que la pluie de septembre obligera les estivants à quitter le parc.
Jean-Marc P.

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4,0
Publiée le 08/07/2018
Poilant et tendre, un regard empathique sur une certaine idée de la République. Ados dragueurs, familles de tous pays, gosses seuls viennent ensolleiller leur Été dans le paradis d'une base de loisirs de la grande banlieue. Sous le regard bienveillant d'un personnel rompu aux petites fraudes et porteurs humanistes du service public.
Romain S

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5,0
Publiée le 21/07/2018
Du grand art! De la poésie, de la simplicité. Un regard bienveillant sur la société. Encore un beau film de ce cinéaste qui ne cesse de nous toucher
WutheringHeights

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4,0
Publiée le 15/07/2018
Une chronique estivale drôle et touchante doublée d'une fine observation sociologique dans un lieu de tous les possibles.
Mandel S.

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4,0
Publiée le 09/07/2018
Modeste, beau, émouvant et drôle, la très belle réussite d'un cinéma qui dit beaucoup avec très peu.
Koalahama

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3,0
Publiée le 07/07/2018
Docu sympa sur la base de loisirs de Cergy. On passe un bon moment, on peut s'attacher à certaines personnes, mais au-delà de ça, on n'en retient pas grand chose à la sortie.
clement LP

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5,0
Publiée le 04/07/2018
Émouvant, drôle, et estival. A aller voir de toute urgence, c'est mieux qu'un cahier de vacances ! (Si, si !)
Castor

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5,0
Publiée le 29/07/2018
Un très beau film , comme aussi les contes de Juillet. Guillaume Brac a cette aptitude à filmer presque rien, les instants suspendus, l’éclat du moment , on retient son souffle, on rit, on est touché, les personnages sont formidables , tout conspire à éveiller les sens
Scénario Catastrophe

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4,0
Publiée le 22/07/2018
Un film qui fait du bien, surtout pour ceux qui ne sont pas en vacances. La caméra vaque aux rytmes des visiteurs, des familles, des enfants, des jeunes. Ce sont des rencontres comme on en fait à la plage, en vacances, des personnes qu'on oubliera mais qu'on est ravi d'avoir croisé entre deux baignades. Il y a des histoires surprenantes, d'autres droles, on se prend au jeu des petits fraudeurs, du dragueur, du surveillant. On ressent une sérénité objective, mais aussi de la tendresse, parce que c'est aussi un film sur la bienveillance et le fait de prendre soin des autres: quand on est maître nageur, ou bien que l'on souhaite apprendre la vie et l'aventure à son petit frère. Très beau, très tendre, très nostalgique !
soulman

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3,0
Publiée le 17/07/2018
On retrouve le ton de Brac dans ce documentaire sur la base de loisirs de Cergy. Ecoute des différents personnages, humour, mélancolie font partie des caractéristiques de ce film attachant. Manque un regard un peu plus personnel, qui aurait fait basculer le long métrage parmi les oeuvres dont on se souvient, entre Marker et Depardon.
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