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    Sibel
    note moyenne
    4,0
    332 notes dont 51 critiques
    répartition des 51 critiques par note
    6 critiques
    28 critiques
    11 critiques
    4 critiques
    1 critique
    1 critique
    Votre avis sur Sibel ?

    51 critiques spectateurs

    alice025
    alice025

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    3,0
    Publiée le 13 mars 2019
    Un joli film sur l'émancipation et l'indépendance d'une jeune femme face à son village conservateur où les traditions et l'honneur sont sacrés. L'actrice principale est dotée d'un réel charme et dégage beaucoup d'émotions sans avoir besoin de parler. L'originalité de ce coin reculée de Turquie est la langue sifflée, apprise par presque tous les habitants du village. Sans être percutant, "Sibel" arrive tout de même à séduire par son message et son côté très nature. cinephile-critique.over-blog.com
    Nathalie S.
    Nathalie S.

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    5,0
    Publiée le 27 février 2019
    J'ai eu la chance de voir ce film lors d'un festival de cinéma avant sa sortie officielle en salle. C'est un chef d'oeuvre pour moi. Plusieurs scènes me touchent encore aujourd'hui tellement les résonances du film et son impact sont durables. Les personnages sont denses et les acteurs (l'actrice principale particulièrement mais aussi celui qui joue le rôle du père) sont excellents. L'intrigue est à la fois fantastique, mythique, sociologique et psychologique. C'est un film à plusieurs dimensions et à plusieurs sens. Il est Superbe !
    Ghislaine D
    Ghislaine D

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    4,0
    Publiée le 2 juin 2019
    Allez voir ce film, c'est l'histoire d'une jeune fille muette qui s'exprime uniquement en émettant des cris d'oiseaux, il faut savoir que ce langage existe encore dans un village à l'Est de la Turquie. Pas de droit à la différence, puisque cette jeune fille est rejetée par la commmunauté et qu'elle va tenter par ses escapades dans la fôret de tuer un loup, objet des fantasmes et de terreur chez les habitants, pour se faire accepter. Néanmoins, l'histoire prend un autre tournant quand elle rencontre de façon fortuite, un fugitif recherché. La dualité qui s'oppose au père entre son amour pour ses fillles et le poids des traditions et des convenances, dans ce vilage aux moeurs rétrogrades, est bien amené. Sibel affronte avec courage l'hostilité des villageois et se rebelle, pour s'émanciper de la pression patriarcale. De jolies prises de vue dans ce film et on aimerait un arrêt sur image sur certaines scènes. Quant à l'actrice elle a obtenu 11 prix d'interprétations. Ce film n'est servi par aucune musique, il n'en a nul besoin. Ce film en VO se termine sur une touche d'optimiste, car le sourire légèrement esquissé de Sybel à une autre jeune fille est comme un gage d'une promesse d'avenir.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 25 mars 2019
    Depuis l'âge de cinq ans, Sibel est muette. Pour communiquer, elle s'exprime avec la langue sifflée qu'utilisent les habitants de son village. Son handicap la maintient à distance des membres de la communauté et lui autorise une liberté que les autres femmes n'ont pas.Toute la journée, le fusil en bandoulière, elle arpente les collines à la recherche d'un loup qui terrifie les paysans. C'est ainsi qu'elle rencontre Ali, un déserteur. Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti viennent du documentaire. Leur première  réalisation "Noor" (2012) traitait des transgenres au Pakistan. On retrouve dans "Sibel" cette veine ethnographique : il s'agit de documenter la pratique toujours vivace de la langue sifflée à Kusköy, un village reculé de Turquie non loin de la Mer noire. Mais il s'agit surtout de raconter l'émancipation d'une femme. Dans la communauté, Sibel jouit d'un statut paradoxal : son père, le maire du village, qui l'a élevée seul après la mort de sa femme lui laisse la bride lâche alors qu'il surveille sa cadette comme le lait sur le feu. Personne ne songe à la marier. C'est elle qui a la responsabilité de Narin, une vielle recluse dont on apprendra bientôt le terrible traumatisme qui l'a rendue folle. "Sibel" a des allures de conte. Avec son bandana coloré autour du cou, dans lequel elle refuse de voiler sa chevelure, l'héroïne a des airs de Petit chaperon rouge ; Narin serait une gentille sorcière ; Ali un gentil méchant loup. "Sibel" oppose deux mondes. En haut, la forêt qu'elle parcourt à grandes enjambées, comme pressée par on-ne-sait quelle urgence : une espace sauvage, vierge, anomique. En bas la société des hommes qui font régner un patriarcat sans faille sur des femmes dures à la tâche (elles seules semblent travailler), aux corps invisibles sous d'épaisses couches de vêtements, qu'on imagine déformés par les mariages et les grossesses. L'héroïne pousse un long cri muet qui rappelle inévitablement Munch, cri de haine contre cette société qu'elle vomit, cri d'amour pour son amant qu'elle a perdu dans la nuit. "Sibel" rappelle "Mustang". Il en a la puissance dramatique et l'élan vital. Souhaitons lui le même succès.
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 8 mars 2019
    J'avais déjà entendu parler de ces gens dans les montagnes, qui communiquent en sifflant….Le film parle de l'une d'elle. En Turquie….La fin du film est juste somptueuse. Tout se dénoue dans l'émotion. Ce film c'est le poids des traditions, du Patriarcat….L'héroïne est belle et solitaire, elle rencontre un déserteur dans la montagne...Tout est dit….Le film est romanesque, du côté de l'enfant sauvage, la jeune fille révoltée. La sœur peut être mauvaise, le père peut être mauvais. que de choses dans ce film pudique dans un cadre magnifique, avec des plongées sur la forêt, sur la liberté. Liberté si fragile quand l'âme est en souffrance...il y a tout cela dans ce film… et pourtant il manque quelque chose au film, une profondeur, une intensité, une beauté à couper le souffle...Ce n'est donc pas un chef d'œuvre…C'est un film turc, original , qui laisse une empreinte, une belle empreinte, mais peut être pas celle qu'on voudrait...On n'est pas dans la maitrise de Ceylan....Mais quand même...Je conseille...
    Laurent C.
    Laurent C.

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    3,5
    Publiée le 23 mars 2019
    Première séquence fascinante et hors sol que ce profil de gorge, à travers une radiographie, qui répète des mots en les sifflant. Puis, survient le visage de Sibel, cette jeune chasseuse de loup dans les confins des forêts turques, dont on finit par comprendre qu'elle est muette et qu'elle communique en sifflant. Cette idée-là de transformer la parole privée par le handicap en un sifflement, fait d'emblée verser le film dans une forme de conte social. Nous sommes en Turquie, dans ces zones reculées où le pouvoir est tenu par le chef du village, pris dans les contradictions de la tradition. Il y a quelque chose, dans la manière de filmer et de raconter cette histoire, qui fait ressembler aux romans philosophiques de Mircea Eliade. La question de la transmission culturelle, du poids des conservatismes culturels est posée de façon directe, dont on imagine que la jeune Sibel en fera vite les frais. Ce n'est sans doute pas le plus grand film de l'année. Pour autant, le rythme est effréné. La mise en scène est convaincante, et la jeune comédienne, filmée caméra épaule, s'engouffre avec conviction dans un rôle exigeant et cruel. Il faut saluer aussi une photographie soignée qui montre une forêt resplendissante et une Turquie qu'on ne connaît pas. En tous les cas, "Sibel" est un film honnête, engagé, certes peu original dans sa façon d'appréhender la discrimination féminine, mais formidablement porté par l'équipe de comédiens.
    AZZZO
    AZZZO

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    4,5
    Publiée le 10 mars 2019
    Une des forces de ce film est qu'il peut être interprété de multiples façons mais, à bien y regarder, c'est la Turquie contemporaine, celle d'Erdogan, qui est subtilement vilipendée. Dans ce monde moderne, les chasseurs de terroristes étouffent les libertés, particulièrement celle des femmes, en s'appuyant sur les sociétés villageoises et leurs vieilles coutumes aussi froides et inamovibles que les murs d'une prison. La photographie est superbe et Danla Somnez est hypnotique.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    4,5
    Publiée le 24 avril 2019
    Dans le Nord Est de la Turquie, le paysage montagneux et les vallées reculées font le lit de croyances ancestrales, de valeurs morales patriarcales ; mais a aussi permis à la langue sifflée de se développer et de se perpétuer. Pour communiquer dans cette topographie forestière, les autochtones sifflent la langue turque. Dans un de ces villages reculés, une jeune femme de 25 ans muette, Sibel, communique ainsi avec un père aimant et une sœur jalouse de la préférence paternelle pour son aînée handicapée. Mise au ban de cette société archaïque, elle va au champ pour aider mais reste souvent isolée, comme si son handicap était transmissible. Pas mariée à 25 ans, alors que toutes les filles pensent à trouver un mari dès 15/16 ans, personne ne veut de cette handicapée ; et c’est ce qui fait sa force, sa liberté de parole et d’action. Lorsque sa sœur, brillante étudiante, est demandée en mariage à 16 ans, elle se révolte par procuration ; mais sa sœur y trouve une forme de gratification. Les femmes organisent les mariages, les rencontres ; elles sont les têtes de proue d’un conservatisme dont elles sont des victimes via ces mariages organisés. La toxicité suprême est de rendre les femmes agressives entre elles, tant elles sont déchirées entre la fierté d’être données en mariage et leur instinct caché de liberté. Sibel affranchi de ce carcan, mais rejetée du fait de son handicap, décide afin d’être reconnue d’aller chasser le loup dans la forêt ; un loup rodant près du Rocher des Mariés et empêchant les mariages. Partant fusil à l’épaule et sans foulard, affichant donc un statut particulier pour les femmes de la communauté, elle arpente les montagnes jusqu’au jour où elle tombe sur une autre forme de loup, un déserteur. Le village et la maison pour les codes moraux sociétaux locaux ; la montagne et la forêt pour le côté naturaliste et conte. Dans cette forêt dans laquelle la liberté est pleine et entière, Sibel y rencontre un serpent (Adam et Eve ne sont pas loin), une vieille folle (victime de la morale et poussée à l’isolement), un déserteur assimilé comme un terroriste par les autorités,… Ce dernier est l’alter ego de Sibel, un homme épris de liberté. Le père de Sibel est un personnage lui aussi important du film pris en tenaille entre les traditions et l’amour inconditionnel pour sa fille ; grand écart difficile à tenir pour celui qui représente aussi l’institution, il est le maire du village. Entre Sibel et ce père, deux scènes s’impriment durablement dans les esprits. Vous avez aimé « Mustang » et son côté uppercut et explicite ; vous aimerez « Sibel » et son approche fable engagée, progressiste et plus implicite. Sibel est une jeune femme avec des convictions chevillées au corps ; son handicap est sa force. Sa liberté permise par ce handicap lui permet de s’affranchir de cette société autant patriarcale que matriarcale et de s’émanciper socialement et sexuellement. De toutes les scènes, avec un magnétisme et une puissance incroyable, Damla Somnez est la « Rosetta » de 2019. Les festivals ont eu le nez creux, elle s’est vue décerner 11 prix d’interprétation. Jusqu’à la scène finale, elle porte ce film. La dernière séquence est aussi à l’image d’un film où le couple franco-turque de réalisateur (Cagla Zencirci-Guillaume Giovanetti) ne cède pas à la facilité avec de l’intelligence dans chaque plan. Issus tous deux du documentaire, leur scénario est aussi irréprochable ; aucune facilité et beaucoup de bienveillance malgré un engagement total. Assurément un film phare de cette année ciné. A voir absolument. D’une richesse incroyable, même à revoir très vite. tout-un-cinema.blogspot.com
    jpdeg
    jpdeg

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    5,0
    Publiée le 9 avril 2019
    Quel film merveilleux ! J'ai été sous le charme de Sibel (Damla Sönmez), de la première à la dernière minute du film : ému, inquiet, bouleversé, haletant, furieux puis au bord des larmes lorsque... mais il ne faut pas le dire pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui n'ont pas vu le film. Avec le personnage principal de l’œuvre de Çagla Zenciri et Guillaume Giovannetti, il ne faut pas oublier les paysages somptueux, impressionnants des montagnes turques, près de la mer Noire. Elles sont, avec la forêt, d'une grande importance dans l'aboutissement d'un film qui sort de l'ombre la langue sifflée.Féloche, avec sa fameuse chanson, Silbo, avait fait connaître la langue sifflée de l'ïle de la Gomera, aux Canaries, mais j'ignorais que, dans les montagnes turques, une telle tradition aussi étonnante, était encore vivante. Bien filmé, bien mené, Sibel est encore servi par Emin Gürsoy qui joue le père de Sibel, cette jeune fille muette qui ne s'exprime qu'en sifflant ou encore par gestes et mimiques très expressives. Sa rencontre avec le fugitif, sa lutte contre des traditions bridant tout espoir d'indépendance pour les femmes, tout cela est bien mené, bien dosé et je regrette que ce grand film n'ait pas fait l'objet de davantage de promotion afin d'être vu par le plus grand nombre.
    Zoly
    Zoly

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    5,0
    Publiée le 6 mars 2019
    Un film vibrant et magnifique. Animiste. Une nature forte, qui parle, qui accueille, ceux dont la société ne veut pas. La langue "sifflée" parlée par le personnage principal est aussi constitutive de ce lien précieux entre l'individu et la nature. Au final, un hymne à la liberté, à l'émancipation. Avec l'immense Damla Sönmez, plus qu'une actrice, une galaxie. À voir absolument.
    Pierre E
    Pierre E

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    4,0
    Publiée le 14 mars 2019
    Un film superbe, étrange mais prenant, tout en subtilités et merveilleusement interprété. Un véritable coup de cœur.
    Marie Noel B
    Marie Noel B

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    2,5
    Publiée le 17 avril 2019
    Des femmes enfermées dans le regard de l'autre qui juge et condamne, qui bannit et qui tue. Comme on sait, c'est ainsi que des femmes vivent. Des hommes aussi car, pour s'être exprimé devant tous les autres dans la langue de sa fille, le père se condamne et la fin du film annonce la brutale déchéance qui attend, ce « chef de village ». En admettant qu'il finisse son mandat, pas la peine qu'il se représente ! En aucun cas, il ne s'agit de progrès ni d'espoir. Il s'agit d'obscurantisme et de désespoir. Fatma, sa sœur, et Çiçek, la jeune mariée forcée, sont les alliées de Sibel, mais tacitement et en aucune façon ces trois jeunes femmes n'ont le pouvoir de faire changer les traditions de Kusköy, village des oiseaux. Que peuvent ces malheureuses contre le chapelet multicolore de femmes accrochées dans le paysage ? Rien. Il ne leur reste que l'exil impossible. Ou la montagne, comme Narin, la villageoise fugitive qui continue à attendre Kuat, son amoureux massacré cinquante ans plus tôt sous ses yeux pour sauver les traditions, la condamnant, elle, à perpétuité. Sibel aura-t-elle la même destinée ? Peut-être. Si tous les loups enragés guidés à distance par les louves serviles et furieuses, visages durs, silhouettes lourdes, retrouvent Ali et le sacrifie sur l'autel de la moralité, la plongeant, elle, dans les ténèbres de sa vie perdue. C'est toute cette horreur qu'on entend dans son cri muet assourdissant. On aurait voulu sentir nos cœurs se révolter mais si Sibel, haletante, ride du lion activée, en permanence, enjambe du même pas décidé les obstacles de sa route, nous, on bute sur les raccourcis déblayés, le manque de nuances du récit, de l'interprétation, le simplisme, finalement, de l'intrigue. On nous le siffle. Encore heureux.
    Frédéric B
    Frédéric B

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    4,5
    Publiée le 17 mars 2019
    Une actrice remarquable ... Une histoire forte, originale, politique et poétique. ..... Un jeu tout en finesse et bien rythmé..
    isa.kupiec
    isa.kupiec

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    3,0
    Publiée le 8 avril 2019
    Histoire un peu longue et bien que documentaire, peu crédible (une langue sifflée ET compréhensible ?!) Belle actrice rebelle, canon avec son foulard russe et sa veste de treillis...
    Ceiner M
    Ceiner M

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    2,0
    Publiée le 8 avril 2019
    certes je suis pas en forme en ce moment et très fatiguée, mais j'ai quand même failli m'endormir une bonne dizaine de fois pour une séance de 18h30 et le film ne dure que 1h35. La nature est très bien filmée, c'est intéressant et dépaysant mais il ne se passe rien qu'on ne subodore, et entre les sous-titres à lire, qui empêchent de s'attacher aux visages filmés de près et où les expressions sont importantes pour l'héroïne, qui siffle mais ne parle pas et a un regard magnifique, et la caméra à l'épaule...Franchement, ça a eu un effet assoupissant...
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