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    À la recherche d'Ingmar Bergman
    note moyenne
    3,4
    27 notes dont 9 critiques
    répartition des 9 critiques par note
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    9 critiques spectateurs

    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 21 octobre 2018
    Ingmar Bergman aurait eu cent ans le 14 juillet 2018. À l'occasion du centenaire de sa naissance, deux documentaires sont sortis quasi-simultanément sur nos écrans. Le premier, "À la recherche d'Ingmar Bergman", est une œuvre de commande à la célèbre réalisatrice allemande Margareth von Trotta, qui n'hésite pas à se mettre en scène pour montrer comment elle découvrit l’œuvre de Bergman dans les cinémas d'art et d'essai de Paris où elle était venue faire ses études dans les années soixante. Le second, "Bergman, une année dans une vie", prend comme point de départ l'année 1957 où Bergman sort "Le Septième Sceau" et tourne "Les Fraises sauvages" tandis qu'il monte au théâtre "Peer Gynt" et "Le Misanthrope". Les deux documentaires se ressemblent - qui présentent d'ailleurs une affiche quasiment similaire où l'on voit Bergman de trois quarts dos coiffé du même béret. Ils décrivent un monstrueux génie et un monstre génial. Durablement traumatisé par la stricte éducation qu'il avait reçue de son père, pasteur de l’Église réformée, Ingmar Bergman était affligé d'une série de troubles psychosomatiques : ulcères d'estomac, insomnies, syndrome des jambes sans repos... Il transcendait sa profonde angoisse existentielle par trois remèdes : le sexe, le travail... et un régime alimentaire à base de yaourt et de biscuits. Sa vie sentimentale, sur laquelle chacun des documentaires revient longuement, fut chaotique : Bergman fut marié cinq fois et eut neuf enfants, légitimes ou naturels. Il négligea ses obligations familiales, ignora ses enfants et n'eut sa vie entière qu'une seule passion dévorante et narcissique : son œuvre créatrice au théâtre comme au cinéma. Il est croustillant d'imaginer les réactions que susciteraient aujourd'hui une telle personnalité. Son comportement donjuanesque lui attirerait les foudres des féministes et sa nonchalance à l'égard de sa progéniture celle des associations familiales.. La discipline de fer qu'il faisait régner sur ses plateaux lui vaudrait des procès en harcèlement. Ses dérèglements morphologiques le forceraient à une cure stricte faute de quoi les assurances refuseraient de couvrir ses films. Cet homme névrosé, déréglé, égoïste, en un mot profondément antipathique, a pourtant produit quelques uns des plus grands films du siècle passé. Les deux documentaires qui lui sont consacrés ont cette double vertu : ne rien taire des démons de l'homme, éclairer la grandeur de son œuvre.
    Brady20
    Brady20

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    4,5
    Publiée le 6 septembre 2018
    Un film destiné aux cinéphiles et faux fans de Ingmar Bergman ! Riche en extrait de films on y apprend beaucoup sur l'oeuvre de Bergman ... et de sa relation avec Margarethe von Trotta ! Un film à voir !
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    3,0
    Publiée le 15 juillet 2018
    A l’occasion du centenaire de la naissance Ingmar Bergman fêté au Festival de Cannes 2018, la réalisatrice allemande Mararethe von Trotta, une amie de ce cinéaste considéré comme l’un des plus grands de l’histoire du cinéma, est repartie sur ses pas pour interroger sur son héritage dans le cinéma aujourd’hui. Son enfance, sa relation quelque peu conflictuelle avec sa famille, ses premiers films, ses comédiennes, « A la recherche de Ingmar Bergman » dresse le portrait d’un génie admiré et d’influence. Si le fil conducteur semble aléatoire au gré des interviews, on se plaît à en connaître davantage sur Ingmar Bergman. Le documentaire cible néanmoins seulement les cinéphiles qui maîtrisent la plupart de ses œuvres. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Loïck G.
    Loïck G.

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    4,0
    Publiée le 24 septembre 2018
    J’aime beaucoup ce documentaire car il ne s’appesantit pas sur une analyse trop formelle de l’œuvre de Bergman, mais retient avant tout les contours d’un personnage, le révèle dans son enfance, puis sa jeunesse comme un être quasi ordinaire. Sa filmographie apparait à travers de nombreux extraits, assez longs et donc tout à fait significatifs des propos tenus à son endroit. Ils convergent sur une personnalité contrastée, narcissique qui aura toujours mis dans ses films beaucoup de lui-même. « Heureux ou déprimé, il recycle ses émotions et les confie à ses personnages ». Le témoignage de son fils Daniel est sans équivoque sur les relations que le père entretenait avec toute sa grande famille. Un comportement dont le réalisateur s’inspirera dans plusieurs de ses films… Pour en savoir plus : lheuredelasorite.com
    Jrk N
    Jrk N

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    2,5
    Publiée le 9 septembre 2018
    Bergman n'aurait pas tourné ses scénarios, il serait tout de même l'un des deux ou trois plus grands dramaturge du XXème siècle. Il n'aurait pas écrit de scénario et uniquement tourné des films il aurait été tout de même l'un des plus grands cinéastes de tous les temps. Cette affirmation très juste qui conclut le film de Margarethe von Trotta sur Bergman (2018), son film justement ne le démontre pas vraiment en détail. Soit, pour ceux qui connaissent bien Bergman et ont lu son autobiographie et étudié ses œuvres, il n'est qu'une illustration sympathique où l'on est heureux de retrouver des extraits et un long entretien avec Liv Ullmann. Pour ceux qui ne connaissent pas bien Bergman, c'est un peu juste comme introduction : il vaut mieux voir ses films que d'écouter ce qui apparaît toujours comme du bavardage quand on n'a pas le film en mémoire. Dans un cas comme dans l'autre, c'est bien, mais ce n'est passez. Soit c'est trop tard et les témoins vivants manquent. Soit c'est trop tôt et le temps n'a pas encore fait son travail.
    Peter Franckson
    Peter Franckson

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    3,0
    Publiée le 20 novembre 2018
    Dans ce documentaire, la réalisatrice explique qu’elle vivait à Paris en 1960 où elle découvrit Ingmar Bergman à travers son film, « Le septième sceau » (1956). C’est aussi l’époque où elle est influencée par les cinéastes de la Nouvelle Vague et « Les Cahiers du Cinéma » qui mettent en avant Hitchcock et Bergman notamment. Elle montre une déclaration de Bergman qui définit le réalisateur de cinéma comme une personne qui a tant de problèmes à résoudre qu’il n’a pas le temps de réfléchir. La réalisatrice obtient en 1981 le Lion d’Or à la Mostra de Venise pour « Les années de plomb ». Elle y rencontre Liv Ullmann, qui a tourné dans 9 films de Bergman (entre 1966 et 1978) et dont elle a une fille (née en 1966). Elle apprend que « Les années de plomb » constitue l’un des films préférés de Bergman avec « La charrette fantôme » (1921) de Viktor Sjöström (1879-1960). Margarethe Von Trotta interviewe principalement des réalisateurs : - Jean-Claude Carrière, qui indique que Bergman est préoccupé par la culpabilité, tiraillé entre Dieu et ses pulsions, - Olivier Assayas, ayant écrit aux « Cahiers du Cinéma » entre 1980 et 1985, et qui avoue avoir volé, jeune, l’affiche du film « Un été avec Monika » (1952) où figurait l’actrice du rôle-titre, Harriet Andersson et explique que Bergman a donné de l’importance aux actrices et souligne sa recherche de la lumière), - Ruben Östlund (ayant obtenu la palme d’Or à Cannes en 2017 pour « The square ») qui explique que la série américaine « Dallas » a inspiré « Scènes de la vie conjugales » (1972), - Mia Hansen-Løve (compagne d’Olivier Assayas et dont le prochain film sera « Bergman island ») qui évoque l’île de Fårö où le cinéaste a passé la fin de sa vie ; pour elle, Bergman filme les enfants, non pas comme un père mais comme un enfant qu’il est resté, - Daniel Bergman (56 ans), cinéaste et dont la mère, Käbi Laretei, pianiste estonienne, est la 4e épouse (sur 5 !) du cinéaste. Il a vécu sur l’île de Fårö mais avoue que son père ne lui manque pas. D’ailleurs, son père disait que les acteurs lui manquaient, contrairement à ses (9) enfants… Néanmoins, tous ses enfants se sont rassemblés pour ses 60 ans (1978). La scripte de son père, qui a travaillé avec lui à l’âge de 30 ans, a indiqué qu’il ne s’en prenait jamais aux comédiens mais à l’équipe du film (dont la scripte !). En 1976, Ingmar Bergman, soupçonné de fraude fiscale, quitte la Suède pour Munich où il met en scène des pièces de théâtre, notamment, 3 de ses films (dont « Scènes de la vie conjugale »). Il y tourne aussi un téléfilm peu connu, « De la vie des marionnettes » (1979), film expérimental, onirique, en couleurs puis en noir & blanc, sur le meurtre d’une prostituée (Rita Russek). Cette dernière confirme que Bergman avait planifié ses funérailles, souhaitant être enterré à Fårö, à côté de sa 5e femme, Ingrid Von Rosen, décédée d’un cancer à 65 ans, en 1995. Bien qu’ayant renoncé à faire des films, il réalise son dernier en 2003, « Sarabande », en numérique, « suite » de « Scènes de la vie conjugale », 30 ans après. Margarethe Von Trotta conclue en expliquant que la vision du « Septième seau » est à l’origine de sa vocation de cinéaste. Elle a arrêté d’être actrice quand elle est devenue réalisatrice. Un documentaire, bien sûr, sur Bergman mais, indirectement, sur Von Trotta qui donne sa vision personnelle du cinéaste. Le choix de faire parler d’autres cinéastes, admirateurs et/ou influencés par son œuvre, est intéressant, sans oublier son fils, Daniel, au double statut. .
    Lady B
    Lady B

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    5,0
    Publiée le 6 septembre 2018
    En un mot: Splendide! Fan de Bergman de la 1ère heure, je me suis précipitée hier au MK2 Beaubourg, jour de sortie du film, pour voir le subtil documentaire de Margarethe von Trotta dont j'apprécie le travail depuis toujours (la cinéaste était présente pour assurer un débat fort intéressant et éclairant )! "Le 7eme Sceau" étant mon film préférée de tous les temps, j'ai d'autant plus apprécié son enquête dont ce film est le point de départ .. elle perce l'homme, l'artiste à jour et nous montre des facettes de Bergman qui m'étaient jusqu'à alors inconnues.. je n'ai qu'une envie depuis, c'est de me précipiter à la cinémathèque pour revoir tous ces chefs-d'oeuvres, Danke Frau von Trotta!
    René G
    René G

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    5,0
    Publiée le 6 septembre 2018
    Un documentaire passionnant et très instructif sur le maitre suédois, Ingmar Bergman. La réalisatrice Margarethe von Trotta tisse à travers des extraits de films du cinéaste et des intervenants aussi prestigieux et pertinents que Olivier Assayas ou Ruben Ostlund, un documentaire à la fois personnel et ample qui nous éclaire sur cet homme contradictoire et grandiose. A voir absolument pour tous les passionnés de Bergman.
    Violette R.
    Violette R.

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    5,0
    Publiée le 6 septembre 2018
    Le portrait d'une des plus grandes figures du cinéma, réalisé par une très grande dame ne pouvait que donner un ensemble passionnant et réussi ! Appréciant énormément l'oeuvre de Bergman, j'attendais avec impatience de pouvoir découvrir ce documentaire en salles, et je n'ai pas été déçue ! Un bon mélange entre un portrait de von Trotta et celui de Bergman. Bravo !
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