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    Sympathie pour le diable
    note moyenne
    4,0
    170 notes dont 39 critiques
    répartition des 39 critiques par note
    12 critiques
    12 critiques
    9 critiques
    6 critiques
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    Votre avis sur Sympathie pour le diable ?

    39 critiques spectateurs

    Jmartine
    Jmartine

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    4,0
    Publiée le 30 novembre 2019
    Il y a un mois sortait Camille de Boris Lojkine, qui évoquait la courte vie de photographe de guerre de Camille Lepage , tuée en 2014, à l’âge de 24 ans lors de la guerre civile en Centrafrique…Déjà l’héroïne et ses collègues photos reporters, se posaient la question sur l’éthique de leur profession, écartelés entre le devoir de réserve et la compassion envers les victimes d’un conflit, entre l’objectivité inhérente au devoir du reporter et la nécessité de prendre parti face aux horreurs dont sont victimes des populations civiles…. En plein siège de Sarajevo, en 1992, le grand reporter Paul Marchand, accompagné d'autres journalistes internationaux, réfugiés à l’Holiday Inn, en pleine ligne de front sur la fameuse snippers allée, tente de rendre compte de l'horreur dont il est témoin à travers ses reportages réguliers donnés aux radios francophones, françaises, canadiennes, suisses et belges…. Le conflit serbo-croate bat son plein, la ville est assiégée depuis un an…les civils sont les premières victimes et les Nations Unies, via leurs Casques bleus, restent impuissantes à arrêter le massacre. Adapté du livre éponyme écrit en 1997 par Paul Marchand, Sympathie pour le diable est le premier long métrage du réalisateur québécois Guillaume de Fontenay. Le cinéaste, qui avait connu Marchand dans les années 90, avait écrit une première ébauche de scénario en collaboration avec le reporter, qui s’est donné la mort en 2009. Remanié avec Jean Barbé et Guillaume Vigneault, il aura mis 14 ans à faire ce film mais le résultat est saisissant, sans voyeurisme ni misérabilisme, dès la première séquence on voit Paul et son photographe Vincent sur les lieux d’un carnage de civils effectué par l’armée serbe. On plonge dans les entrailles d’un conflit fratricide, au côté d’un Paul Marchand, conduisant à toute allure sa Ford Sierra immatriculée à Paris, courant d’un point à un autre, accompagné de sa « fixeuse » Boba, évitant les snippers, traversant les lignes serbes ou tchetniks pour mieux nous faire comprendre la complexité d’un conflit absurde. On sort groggy des 1h40 de projection, le film ne nous épargne rien, passant du cru au pudique, on se demande comment une telle horreur a-t-elle pu être possible alors que la communauté internationale savait et laissait faire… On aurait pu craindre qu'en tant que portrait de Paul Marchand, le film ne vire rapidement dans l'hagiographie, dans le respect de cette légende du reportage de guerre, de tous les conflits, gommant les angles un peu gênants pour en faire une figure héroïque bravant tous les interdits et s'en sortant toujours la tête haute. Or, heureusement, il n'en est rien. Paul Marchand y est décrit comme ambivalent, ambigu, complexe, coléreux, montrent un mépris souverain du danger, tout autant repoussé que fasciné par ce qu'il vit, voulant s'en écarter le plus vite possible, mais s'en servant comme carburant. Il faut saluer l'extraordinaire performance de Niels Schneider, habité par le rôle, totalement méconnaissable, qui tient son personnage et le film du début à la fin, entouré qui plus est par des acteurs exceptionnels et complétement investis dans le projet, Vincent Rottiers qui joue son fidèle photographe, et Ella Rumpf l’interprète « fixeuse » serbe avec laquelle Paul aura une brève liaison…. . C’est un film à la mise en scène nerveuse, tourné caméra à l’épaule, et qui provoque anxiété et tension… Il remet en mémoire le siège de Sarajevo , probablement un peu trop oublié et qui est pourtant le plus long de l’histoire de la guerre moderne. Il dura de 1992 à 1996, occasionnant la mort de douze-mille personnes et cinquante-mille blessés. 70 journalistes ou membres d’organisations humanitaires y perdront la vie…Pendant ce siège, dans cette cuvette encerclée par des positions serbes sur les collines, on a compté une moyenne de 330 obus par jour. Sympathie pour le démon, est un premier film remarquable, impressionnant d'authenticité, et dont on sort secoué.
    MathieuAder
    MathieuAder

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    5,0
    Publiée le 27 novembre 2019
    Un film coup de poing ! Le casting est parfait, avec une belle mise en scène. Une véritable réussite !!
    nicolas b.
    nicolas b.

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    5,0
    Publiée le 27 novembre 2019
    Je ne savais pas dans quoi je m'engageais, mais je ne regrette pas cette séance matinale. J'ai pris une belle claque de cinéma, avec de vrais partis pris esthétiques, des performances d'acteurs incroyables et j'en suis ressorti frissonnant et avec des images en tête pour longtemps. Je ne connaissais pas Paul Marchand, et cette histoire en zone grise pose de vraies questions sur le métier de journaliste de guerre, son implication, son voyeurisme, sa responsabilité... Bref, n'hesitez pas et foncez voir ce petit bijou dans les rares salles qui le proposent. (et c'est un PREMIER film !!! Quelle force pour cette oeuvre fondatrice, hâte de suivre le chemin du réalisateur et les prochains sujets auxquels il va s'attaquer)
    Paul Roux
    Paul Roux

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 15 critiques

    3,5
    Publiée le 27 novembre 2019
    « Sympathie pour le diable » est une belle réussite. Le réalisateur québécois Guillaume de Fontenay a eu besoin de 14 ans (chapeau !) pour mener à terme ce biopic du correspondant de guerre Paul Marchand, qu’on pouvait entendre à Radio-Canada et qui a couvert notamment le siège de Sarajevo. Le film, tourné en Bosnie, se concentre d’ailleurs sur cette période particulièrement mouvementée de sa vie. Le long métrage décrit fort bien à la fois la vie d’un reporter en zone de combat et la misère de ces interminables guerres civiles qui affligent la planète. Niels Schneider, qui s’affirme dans des rôles très diversifiés, est tout à fait crédible dans celui de Paul Marchand.
    Mellow Yellow
    Mellow Yellow

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    5,0
    Publiée le 27 novembre 2019
    Film puissant, qui met en lumière un siège récent (années 90 !!) pourtant peu connu et passé sous silence dans les cours d'histoire en France. Niels Schneider est très convaincant dans le rôle de Paul Marchand, le journaliste "immortel". A voir !
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 583 abonnés Lire ses 1 409 critiques

    3,5
    Publiée le 29 novembre 2019
    Malgré la différence du contexte géographique et de personnalité de ses héros respectifs, il est tentant de comparer Camille et Sympathie pour le diable, deux films qui tracent le portrait de reporters de guerre. Le film de Guillaume de Fontenay s'appuie sur un personnage fort, complexe, intransigeant et charismatique, Paul Marchand, une sorte de modèle de journaliste qui témoigne et agit sans pour autant nier le fait de sa relative inutilité dans le conflit qu'il couvre en ex-Yougoslavie, face à l'indifférence de l'Occident. Pas un héros, non, le film remet les choses à leur place, car la population de Sarajevo assiégée et menacée par les snipers occupe une part importante, à raison, dans cette dramaturgie constante. Sympathie pour le diable a des vertus documentaires mais aussi un côté romanesque, voire romantique, assumé, avec ce reporter arrogant, en mission, qui a aussi ce rapport ambigu avec la mort qu'ont tous les journalistes de guerre. Guillaume de Fontenay, qui n'avait signé qu'un court-métrage, a choisi de nous immerger dans un quotidien rythmé par le nombre de blessés et de morts, comme dans un étau mortel, à peine desserré par quelques moments de détente et de partage entre envoyés spéciaux. C'est âpre, parfois confus comme peut l'être une zone de guerre, avec la tragédie qui peut survenir à n'importe quel instant. Niels Schneider, méconnaissable sous son bonnet et ses lunettes, un éternel cigare cubain vissé aux lèvres, fait une composition sidérante. De nombreux films ont été tournés sur les conflits des Balkans, Sympathie pour le diable est l'un des plus saisissants et humains, sans céder une seule seconde à la sensiblerie.
    mem94mem
    mem94mem

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 145 critiques

    3,5
    Publiée le 28 novembre 2019
    Guillaume de Fontenay rend hommage à un compatriote. Niels Schneider est complètement rentré dans la peau de ce journaliste spécialisé en reportages à risque, sur le terrain. La narration est tendue, il faut tout le temps bouger, être toujours au plus près. Pour un premier film, c'est franchement réussi. L'absurdité de la guerre saute au yeux.
    Shadya
    Shadya

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    5,0
    Publiée le 1 décembre 2019
    Ce film est époustouflant, éreintant, majestueux, troublant, saisissant dans son âpreté, et sa vérité. Sarajevo debout même quand elle est assaillie par la mort qui mutile les corps. J’étais bouleversée de voir une partie de votre histoire, véritable mélodie, qui rythme les minutes qui défilent à l’écran. J’étais happée par la ressemblance iconique incarnée par un Niels Schneider exceptionnel et une Ella Rumpf qui était grandiose et tout aussi exceptionnelle. Comment ne pas être profondément troublé par ce film ma chère Boba, j’avais le sentiment de te voir à l’écran, majestueuse d’intelligence et d’humanité, de nuances et sans complaisance aucune. Quelle claque au visage et au cœur, l’esprit explose dans un rythme qui fait crisser les pneus de la Ford Sierra, dans notre sang ! Le réalisateur a fait un travail exceptionnel, qui n’est pas une ôde à Paul mais qui reflète la complexité savoureuse d’un homme sidérant. Vous étiez au milieu de cette symphonie d’une mort annoncée, suintant de chaque parcelle de la « Ville », les réels Vivants. Merci du fond du cœur Boba d’avoir permis à ce film d’exister et d’être encore cette discrète majestueuse, qui incline les cœurs et bouleverse l’âme. Il y a tant à dire, mais le principal est je crois dans cette profonde humanité irrévérencieuse, cette rébellion permanente de l’esprit qui force le respect et nous permet de vous aimer encore plus, et d’avoir pour Sarajevo une intime ferveur et une immense passion. J’espère vraiment pouvoir revenir bientôt dans ta chère « Ville » et me laisser de nouveau bousculer par ses murmures et ses silences.
    Anne-Claire D
    Anne-Claire D

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    5,0
    Publiée le 1 décembre 2019
    Un film coup de poing qui donne une perception du terrain. On s'y plonge et on apprécie le réalisme et l'histoire de ce grand reporter mal connu. Allez le voir les yeux bien ouverts :)
    Marianella
    Marianella

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    5,0
    Publiée le 10 décembre 2019
    Magnifique film qui revient sur l'une des tragédies du XXe siècle, le siège de Sarajevo, au prisme de la sensibilité d'un journalisme marqué à vie par cette terrible injustice. A ne pas manquer !
    Mona Muhidinovic
    Mona Muhidinovic

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    5,0
    Publiée le 2 décembre 2019
    Je viens de Sarajevo et je suis née après la guerre mais nous pouvons toujours sentir les conséquences. Je suis chanceuse de connaître Boba et de regarder ce film est très touchant. Paul Marchand était un excellent journaliste et ce film n’est qu’un extrait. Le film est très bien réalisé, BRAVO!!!
    velocio
    velocio

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    2,5
    Publiée le 23 novembre 2019
    "Sympathie pour le diable", premier long métrage du canadien Guillaume de Fontenay, nous amène à côtoyer Paul Marchand, un reporter de guerre français que l'on retrouve à Sarajevo, en novembre 1992, 7 mois après le début du siège, le film étant inspiré par son livre homonyme écrit en 1997. D'une certaine façon, le film s'apparente à un documentaire sur les reporters de guerre, sur leur fonctionnement, sur la façon dont ils vivent les événements qu'ils couvrent pour la radio, la télévision ou la presse écrite. Sauf que Paul Marchand était un reporter de guerre atypique, radical et entier dans son comportement, généreux, refusant toute compromission, ce qui l'amenait parfois à entrer en conflit avec des confrères. Le film a réellement été tourné à Sarajevo, en hiver, en format 4/3 et caméra à l'épaule, avec dans l'équipe, de nombreux bosniaques qui avaient connu le siège de la ville et certains qui avaient connu Paul Marchand. Niels Schneider est absolument parfait dans le rôle de Paul Marchand. Quant au titre du bouquin de Paul Marchand et du film, il faut sans doute y voir une référence aux Rolling Stones, groupe préféré de Paul Marchand, et à leur chanson "Sympathy for the devil". Et alors, pourquoi n'ai-je que modérément apprécié ce film ? Tout bêtement parce que je me suis souvent ennuyé, la caméra à l'épaule étant, en plus, très fatigante.
    Bertrand Barbaud
    Bertrand Barbaud

    Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 92 critiques

    2,0
    Publiée le 25 novembre 2019
    Peut-être que ce film arrive beaucoup trop tard. Il n'opère pas à vif sur l'Histoire. Par conséquent il a un côté périmé et ne sert plus à grand chose. Pourtant, les comédiens parviennent à donner corps à cette histoire cruelle qui parle (comme tous les films de guerre) d'absurdité de la guerre. Les seconds rôles sont excellents et convaincants. Niels Schneider se débarrasse enfin de son enveloppe adolescente et affirme son caractère d'homme à travers ce rôle de journaliste passionné à Sarajevo. Mais le film est trop manichéen, trop du bon côté, avec trop d'emphase pour emporter l'adhésion.
    Oizorar
    Oizorar

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    2,0
    Publiée le 20 octobre 2019
    Ça va plaire : c'est violent, inepte… et violent. Vous verrez de belles images de guerre qui rendent esthétique la lente dégradation de la psyché des protagonistes de cette absurdité. Je suis venu ignorant de ce qui avait généré ce conflit. Je n'ai rien appris et, transformé en voyeur complaisant, je suis reparti hébété. Ressentir la guerre ne me fait pas vibrer dans mon slip, mais Si vous aimez la guerre, allez-y.
    Jorik V
    Jorik V

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    2,5
    Publiée le 5 décembre 2019
    Les décors sont plus vrais que nature, le réalisme est à son comble et l’intensité du métier de reporter de guerre est montrée dans sa véracité la plus intense. Sur tous ces points, « Sympathie pour le Diable » ne peut souffrir d’aucune critique. Ce métier est tantôt montré de la plus belle des manières (adrénaline, métier indispensable pour ouvrir les yeux au monde, passion d’informer, vie à cent à l’heure…) mais aussi clairement de façon plus moche (danger constant, vie de famille absente, imprévisible, …). Tous ces aspects sont montrés sans être pour autant être très approfondis mais on a une bonne vue d’ensemble. Ici, on a plus tendance à voir les risques inconscients que peuvent prendre ces passionnés pour exercer leur métier et assouvir leur passion qui s’apparente parfois à une drogue. Il n’est clairement pas donné à tout le monde de vivre dans ces conditions et d’assister à de telles atrocités et le film le montre très bien. Sur le versant documentaire à propos de ce métier à la fois prestigieux et dangereux, « Sympathie pour le Diable » est donc irréprochable. On sent les années de recherches du cinéaste qui s’est appuyé sur le livre du journaliste Paul Marchand. Journaliste qui est ici le personnage principal. De Fontenay le met ici en scène sous les traits d’un Niels Schneider plutôt convaincant et base son récit sur les souvenirs de journaliste de son protagoniste principal mais aussi sur ses propres investigations. Le film a cependant du mal à captiver sur la longueur à cause de cette part de documentaire qui empiète trop sur le côté fictionnel, une fiction qui en devient caduque. Il manque de romanesque et d’une intrigue plus concrète ici. Le film hésite constamment entre les deux formes et nous perd un peu. On suit une semaine voire plus (la notion temporelle est peu claire ici) de la vie de ce célèbre journaliste durant le siège de Sarajevo. Mais il n’y pas d’histoires, juste une succession de mini-aventures d’un reporter de guerre sur le terrain. Les personnages errent sans but réel au cœur du conflit. Et c’est tout, il faut voir d’ailleurs comment débute et se clôt le film, sur l’instant sans véritable prologue ni épilogue. De plus, le contexte géopolitique n’est pas toujours bien posé et le conflit des Balkans ne semble pas assez vulgarisé en détail pour comprendre les déplacements des protagonistes, les enjeux de ce siège et ce qu’ils encourent. En revanche, l’inanité et le statut de simple observateur de l’ONU est pointé du doigt avec sens. Alors on ne peut pas dire que l’on s’ennuie, le montage étant assez alerte et le film plutôt court mais on est loin d’être captivés. Le film déroule son programme opératique et seules trois scènes chocs viennent nous stimuler, comme si le metteur en scène avait besoin de ces moments sensationnalistes pour faire exister son long-métrage. Le fait de se servir d’une réalisation caméra à l’épaule est tout à fait justifiée mais n’a rien de révolutionnaire vu le sujet du film. On ne peut donc s’empêcher d’être un peu déçu par « Sympathie pour le Diable » qui semble n’être empli que de bonnes volontés mais ne parvient pas vraiment à se rendre passionnant ni à prendre aux tripes, en dépit de quelques séquences chocs ou instructives. Dans le même genre, le méconnu mais magnifique « Harrison’s Flowers » sur le même sujet et ayant pour cadre le même conflit est bien plus palpitant et émouvant. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
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