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    Swallow
    note moyenne
    3,8
    316 notes dont 39 critiques
    répartition des 39 critiques par note
    2 critiques
    18 critiques
    14 critiques
    5 critiques
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    Votre avis sur Swallow ?

    39 critiques spectateurs

    Maite.ferhat
    Maite.ferhat

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    4,5
    Publiée le 15 janvier 2020
    Carlo Mirabella-Devis signe son premier long métrage avec un film engagé, féministe, et à la photographie assez magnifique, inspirées des années 50. Plusieurs axes sont traités dans Swallow: la construction d’une personne à travers son passé, l’aliénation de la femme sous un patriarcat encore trop présent, et la maladie de PICA (trouble du comportement alimentaire caractérisé par l’ingestion de substances non nutritives et non comestibles). On pourrait penser qu’il est compliqué de traiter trois sujets aussi complexes en un film, et pourtant Carlo Mirabella-Devis le fait avec brio, nourri par son héritage familial. Rien n’est laissé au hasard dans ce film; Un premier rôle féminin puissant, défendu à la perfection par Haley Bennet (dans le rôle d’Hunter). Une bande son incroyable, apportant émotions et profondeur au film. Et comme exprimé plus haut, une photographie incroyable. Nous sommes transportés au début du film dans un style 1950. Puis au fur et à mesure qu’Hunter retrouve ses libertés, jusque-là prises au piège par un patriarcat pesant, l’univers et les couleurs deviennent de plus en plus contemporaines. Sans oublier des plans fixes, bruts d’image, autour desquels se créent une jolie poésie. Swallow raisonne comme un chemin vers plusieurs types d’émancipation: l’héritage familiale, le patriarcat, les troubles obsessionnels compulsifs, et autres formes d’addictions.
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 19 janvier 2020
    En femme aliénée au foyer, Hunter, le personnage principal de Swallow, est la digne héritière des héroïnes de Sirk ou de Hitchckock, cadenassées dans un monde patriarcal et considérées comme de jolis bibelots, utiles s'ils restent à leur place et assurent une descendance. Le premier long-métrage de Carlo Mirabella-Davis, très stylisé jusque dans ses codes-couleurs, montre la perfection du rêve américain avec une ironie sardonique qui se transmet au spectateur par la pathologie de Hunter, prête à tout avaler pour ne pas sombrer dans la dépression et la perte d'identité. Plus avant dans le film, une piste psychanalytique désamorce quelque peu le trouble et rompt aussi le "charme" mais le récit s'en retrouve relancé pour évoluer vers un cheminement inattendu et libérateur. Le plus impressionnant dans Swallow est sa maîtrise formelle et la façon subtile de montrer l'évolution psychologique de cette "ménagère désespérée". Le film est dérangeant et volontairement répétitif avec une manière d'annoncer les scènes les plus difficiles à digérer qui est proche de celle des longs-métrages d'horreur. Le film doit aussi énormément à Haley Bennett, entre Mia Farrow et Alba Rohrwacher, en femme fractale, blonde comme un fantasme de macho américain, qui révèle un talent et un tempérament qu'aucun metteur en scène n'avait à ce point su mettre en valeur jusqu'alors.
    Loïck G.
    Loïck G.

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    4,0
    Publiée le 15 janvier 2020
    Le Pica est un trouble du comportement alimentaire. Il se manifeste par l’ingestion d’objets divers comme une pointe, une pile, une bille ou un dé à coudre. Enceinte, Hunter découvre cette passion pour l’avalement disproportionné ( swallow : avaler ) au sein d’une famille qui la couve et surtout l’étouffe. Son mari est bienveillant, mais il en fait sa chose, sa poupée … En remontant au source de son mal, à la demande bien évidemment de sa belle-famille, Hunter va prendre conscience de sa réelle position au sein de la société, et de la manière désormais de s’en émanciper. Il n’est plus tant question de guérison, que d’indépendance, de liberté. L’un n’allant pas sans l’autre. C’est à mon avis toute la force de ce film réalisé par un cinéaste au classicisme hitchcockien et qui profite surtout d’un cadre assez large pour le nourrir du trop-plein de l’ennui, de la vacuité d’une bourgeoisie repoussante. Pour ne pas dire répugnante. Dans son duel d'une cruauté morale et psychologique intense, Hunter révèle aussi l'interprétation d'une déjà grande comédienne : Haley Bennett Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
    Dandure
    Dandure

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    2,0
    Publiée le 21 janvier 2020
    Attention, cet avis comporte ce genre de spoiler: Chez les bourgeois...et en fait dans toutes les familles unies quelque soit leur classe sociale, on n'attend pas après le mariage pour demander d'où vient le ou la conjoint.e. En revanche, chez les bourgeois, si on apprend qu'il.le n'a pas le même statut, on empêche le mariage. Oups, ça aurait empêché le film. Un couple s'installe dans une bien belle glass house isolée. Monsieur va au travail, Madame reste au foyer. Cette solitude lui pèse sur l'estomac. Elle va donc découvrir les joies du pica, manie qui consiste à avaler n'importe quoi. C'est quand même plus original que l'automutilation. Et moins salissant. Quoi que... Sur la forme, Swallow est un brillant exercice de style. Avec d'anodins objets du quotidien, la mise en scène parviennent à instiller un véritable malaise. On entre très vite en empathie avec l'héroïne, qu'on regarde se détruire, impuissants. Et comme le scénario connait différentes évolutions, le film ne tourne pas en rond. Sur le fond, le réal n'a pas les mêmes délicatesses qu'avec ses cadrages et ses couleurs et assène ses thèses à grands coups de marteaux. En bon élève, il coche avec obstination tous les clichés attendus de la version spoiler: toxique d'un patriarcat blanc bourgeois . Le film finit par plus ressembler à un tract politique maladroit qu'à une aventure spoiler: d'émancipation humaine. On dit que les nouveaux convertis à une religion la prennent plus facilement au pied de la lettre que ceux qui baignent culturellement dedans. En irait-il autant avec le féminisme?
    CinÉmotion
    CinÉmotion

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    4,0
    Publiée le 19 janvier 2020
    J'ai adoré ce film !! L'actrice Haley Bennett y est sublime et est encore plus sublimée par la caméra, avec ces nombreux gros plan visage, mettant en avant ce visage qui semble si angélique, pure et pleine d'innocence alors qu'il cache en réalité un mal-être profond et auto-destructeur. L'actrice est vraiment bluffante tout au long du film, et son jeu par le regard est assez fascinant et vraiment bien joué. La mise en scène est vraiment intéressante aussi. J'ai été réellement surpris de voir qu'il s'agissait en fait qu'un premier film du réalisateur Carlo Mirabella-Davis ! C'est fou ! Il y a un énorme potentiel dans sa réalisation, cela ne fait aucun doute. Le cadre est posé, très précis, et j'ai surtout été admiratif de son travail monstrueux effectué sur l'utilisation des couleurs dans le film avec dans une majorité de scène, cette dichotomie omniprésente et constante entre la couleur bleue/rouge, et la couleur verte/jaune, que ce soit dans le choix des costumes, des accessoires, des éléments du décors, de la lumière, des paysages, du maquillage..., tout se rapporte continuellement à la dualité de ces couleurs, et parfois même souligné subtilement par certaines répliques ("J'aime bien cette robe" (robe rouge porté par un personnage)..."cette robe te va à merveille" (robe bleu portée par un autre personnage)... Cela mériterait une analyse scène par scène pour comprendre en profondeur l'intention de mise en scène à ce niveau, qui en première lecture et dans mes quelques souvenirs, est effectivement toujours corrélé à la psychologie du personnage ! Le scénario est en plus assez original, je ne connaissais pas ce trouble alimentaire appelé Le Pica, caractérisé par l'ingestion durable de substances non nutritives et non comestibles : terre, papier, plastique, piles, objets, etc. J'ai donc été captivé et arraché par les enjeux de l'histoire assez rapidement et facilement. J'ai bien aimé l'évolution psychologique et l'ambiance thriller psychologique qui s'est instauré au fil du film, l'explication du mal-être et sa confrontation a été vraiment bien développé. Certaines scènes étaient vraiment angoissantes et difficilement supportables à regarder. J'ai hâte de découvrir la suite de la carrière de ce jeune réalisateur du coup. BRAVO !
    Hugo C.
    Hugo C.

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    4,5
    Publiée le 22 novembre 2019
    PRIX MISE EN SCENE (Festival Film Muret) attribué par le jury jeune ou j'étais...): Scénario original, jamais vu, touchant. Mise en scène hors du commun, belles couleurs, plans et cadrages très bien réalisés, le sujet est très bien amené. L'actrice est formidable aussi. Usage du silence réussi, beau film sur cette femme mal a l'aise dans cette famille bourgeoise et gênée par son origine (naissance due à un viol) qui va se rendre compte de qui elle est vraiment. Magnifique film Bravo.
    Hugo M
    Hugo M

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    4,0
    Publiée le 18 janvier 2020
    Swallow est un film fascinant. Outre la performance remarquable de Haley Bennett qui incarne Hunter, une femme malheureuse dont la solitude et le manque d’attention de la part de son mari et de ses beaux parents suggèrent un mal-être qui se fait de plus en plus pesant au fur et à mesure que cette dernière avale des objets divers et variés qui lui passent sous la main, la réalisation sobre et méticuleuse du film jouant beaucoup sur un esthétisme et un cadrage qui traduisent une certaine modernité captive l’oeil et l’esprit. La thématique de l'émancipation de la femme est traitée de façon originale car la lumière qui en émane est amenée par l'obscurité. Hunter, par l’intermédiaire son trouble psychologique, le Pica, qui se traduit par ce désir compulsif d’avaler des objets, nous montre qu’elle est libre de disposer de son corps et de déroger au modèle occidental de femme au foyer. En effet, plus elle avale et plus elle semble se substituer au rôle qu’elle joue devant son marie et ses beaux parents, s’échappant alors un instant de la prison dorée dans laquelle elle est enfermée. Swallow signifie certes avaler mais également hirondelle. Cette seconde signification prend tout son sens avec Hunter, une femme qui prend son envol
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    3,0
    Publiée le 19 janvier 2020
    Ne trouvez-vous pas qu’il y a quelque-chose de légèrement interpellant dans ce « Swallow » ? Parce qu’au fond, pour un film qui entend nous faire partager l’enfer quotidien d’une jeune-femme captive de sa prison dorée, moi je suis pas mal surpris par les signaux qu’il nous renvoie. Des signaux appelant à un tout autre genre que le simple drame social. Déjà ce titre : « Swallow ». « Avale… » J’ai l’impression d’être à mi-chemin entre le cinéma d’horreur et le cinéma porno. L’affiche elle-aussi entretient cette drôle d’ambigüité. Une femme douce et délicate baignée d’une lumière rose d’un côté, mais d’un autre côté ce regard inquiet qui lorgne vers le hors-champ. Me concernant en tout cas, tout à participé pour que je sois interpellé par ce film. Titre. Affiche. Bande-annonce. Même le début du film en lui-même… Or pour moi, c’est incontestablement la première force de ce « Swallow. » Autour d’une intrigue aux allures ordinaires, il est parvenu à générer chez moi une posture singulière. C’est que « Swallow » dispose selon moi clairement de deux qualités. Il est d’abord un cinéma qui sait exacerber les sens. Il est ensuite un cinéma qui parvient à surfer sur la brèche, entretenant toujours un certain malaise. Cinéma des sens d’abord car – comme chacun aura pu le voir ne serait-ce que dans la bande-annonce – « Swallow » est un film assez rigoureux et élégant tout aussi bien dans sa plastique que dans son atmosphère sonore. Lignes claires. Teintes harmonieuses. Et malgré cela toujours un élément qui vient rompre l’équilibre : une robe ou un rouge-à-lèvres trop vifs, un phrasé trop pincé, un bruit parasite qui finit par trop s’imposer dans l’espace. Clairement, il y a toujours quelque-chose qui cloche dans ce joli paradis bourgeois. La maison a beau être grande et confortable. L’homme a beau être charmant sous toutes ses coutures. Tout ce monde pue le fake. Il semble totalement artificiel. Malaisant. Etouffant. Aussi n’a-t-on pas besoin de nous expliquer ce qui cloche dans le quotidien de cette pauvre Hunter car ce qui cloche, au fond, on le ressent déjà. Mais ce « Swallow », c’est aussi du cinéma qui surfe sur la brèche. Des actes étranges et difficilement explicables de Hunter au comportement de plus en plus oppressif de son entourage, le malaise n’est jamais loin. Et si l’espace d’un instant j’ai craint que le film ne sache suffisamment se renouveler pour éviter l’enlisement, le développement de l’intrigue a fini par me rassurer sur ce point-là. Petit à petit la prison se referme, révèle de nouveaux barreaux insidieux, transforme le palais en donjon et le prince en crapaud. Pourtant, c’est dans cette manière d’évoluer que ce « Swallow » a fini par me diviser. D’un côté je salue l’initiative qui a consisté à creuser sans cesse davantage le parcours de Hunter, au point de signifier de plus en plus clairement ce qu’implique pour elle le fait d’avaler, d’ingérer, voire même carrément de s’auto-pénétrer et de s’auto-lacérer. De l’autre côté, je n’ai pu m’empêcher de voir dans cette résolution une certaine simplification des choses, pour ne pas dire pire encore. spoiler: Par exemple voir Richie se transformer en bête sanguinaire qui ne pense plus qu’à pourchasser sa femme pour récupérer l’enfant qu’elle porte, c’est certes signifiant et assez essentiel pour la démonstration du film, et pourtant j’ai quand même trouvé ça too much. Richie était pour moi bien plus flippant quand il était ce prince charmant froid, calculateur et manipulateur. Et même chose finalement pour la rencontre avec Erwin. D’un côté je trouve très intéressant de montrer qu’Erwin, au-delà d’être violeur, est aussi un papa et un époux plutôt sympa. Par contre, son discours – aussi utile pour l’intrigue soit-il – est aussi pour moi trop limpide, évident, démonstratif. Et chez moi c’est passé sans passer. Ainsi suis-je ressorti de ce film sur un sentiment partagé. D’un côté je venais de passer un vrai bon moment de cinéma face à un film qui a su me faire une proposition suffisamment singulière et inspirée pour qu’elle me parle. De l’autre, je me suis senti bridé par un caractère légèrement trop démonstratif sur le final, au point que ça m’a laissé une certaine amertume dans la bouche. Malgré tout, reste cette évidence : « Swallow » n’est pas un film anodin. Et à mon sens, ce n’est pas un hasard s’il a su m’intriguer à ce point avant même que je ne le voie. Donc à vous de vous faire votre idée mais moi, j’apprécie toujours que, dans le cinéma d’aujourd’hui, un film sache encore réussir cet exploit de plus en plus rare. Celui d’intriguer. Celui de surfer sur la brêche. Voire, tout simplement, celui de faire tout simplement une vraie proposition de cinéma. Mais bon… Après, ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    Alice025
    Alice025

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    3,0
    Publiée le 7 septembre 2019
    Un trouble du comportement alimentaire peu connu mais mis en avant dans ce film, celui d'ingérer des substances non comestibles (pile, terre, papier...) et qui bien sûr, peut devenir mortel pour le malade. C'est le cas d'Hunter, jeune femme qui semble atteinte par cette maladie depuis qu'elle est enceinte, révélateur de traumatismes passés. L'héroïne est convaincante et nous entraîne dans sa vie qui ne semble pas aussi parfaite qu'elle en a l'air. Intriguant. http://cinephile-critique.over-blog.com
    William Dardeau
    William Dardeau

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    3,5
    Publiée le 19 janvier 2020
    Cet excellent film risque de passer inaperçu, faute d'une promotion digne de ce nom. Or il ne s'agit en rien d'un film américain indépendant, a priori destiné à des cinéphiles avertis. Swallow aurait certainement pu être réalisé par David Fincher, ou même Cronenberg, deux références explicites du réalisateur, auxquelles on peut ajouter Hitchcock (évident !) et le Polanski de Répulsion. Mais le film se suffit à lui même. Avec un scope somptueux, une photographie de toute beauté, et surtout un scénario ébouriffant, Swallow doit absolument être vu par un maximum de spectateurs. Cerise sur le gâteau, par les temps qui courent, le film est très subtilement féministe. Mais il s'agit aussi d'une variation sur la lutte des classes. L'héroïne Hunter est issue d'une classe modeste, et elle se retrouve mariée à un bellâtre arrogant , rejeton d'une riche famille newyorkaise, particulièrement odieuse. La scène où elle tente de raconter une histoire à sa belle famille, sans même être écoutée, est particulièrement bien vue et poignante . Mais Hunter va se rebiffer et tenter de se faire entendre , de bien étrange manière. La fin du film n'est sans doute totalement au niveau des 90 premières minutes , ce qui le prive d'une demi étoile ! ( Attention, je ne parle pas du générique de fin, assez exceptionnel). Swallow peut, par moments ,mettre mal à l'aise, mais le réalisateur maîtrise parfaitement son sujet, et sait doser ses effets. Et il faut évidemment souligner la prodigieuse performance de l'actrice Haley Bennet, exceptionnelle de bout en bout. Je ne saurais donc trop conseiller ce film, et je vais suivre avec attention la carrière de Carlo Mirabella-Davis, qui signe un premier film étonnant de maturité.
    velocio
    velocio

    Suivre son activité 353 abonnés Lire ses 2 132 critiques

    4,0
    Publiée le 13 janvier 2020
    Né à New-York, Carlo Mirabella-Davis a passé sa jeunesse à East Meredith, dans l’upstate New-York. Une jeunesse au cours de laquelle Carlo a très tôt demandé à ses parents la permission de passer du temps à « imaginer », rituel qui a débouché sur le goût de raconter des histoires. Alors qu’il avait 14 ans, Carlo a fait l’acquisition d’une caméra Super 8 avec sa sœur et un ami d’enfance. De la réalisation de petits films dont les acteurs étaient des voisins ou des membres de sa famille à un premier long métrage obtenant le Prix Spécial du 45ème anniversaire du Festival du Cinéma Américain de Deauville 2019 et très bien accueilli dans de nombreux autres festivals, le pas est très grand. Carlo Mirabella-Davis l’a franchi avec succès, en passant par la réalisation de quelques court-métrages. Pour des raisons liées à un positionnement fallacieux du film, "Swallow" risque de décevoir une certaine catégorie de spectateurs et, au contraire, d’être une bonne surprise pour une autre catégorie, à condition, toutefois, qu’ils aillent le voir. En effet, "Swallow" a été sélectionné dans un certain nombre de festivals spécialisés dans l’horreur et le fantastique et le risque est grand de le voir estampillé dans l’un ou l’autre de ces genres cinématographiques. Cela risque d’attirer des adeptes de ces genres qui, sans doute, ressortiront déçus et de repousser celles et ceux que ces genres n’intéressent pas. Il est donc important de savoir que "Swallow" n’est ni un film d’horreur ni un film fantastique mais bien un drame très réaliste et très touchant, au féminisme assumé, réalisé par un jeune cinéaste new-yorkais très prometteur.
    Shirin R
    Shirin R

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    3,5
    Publiée le 20 septembre 2019
    Hunter a tout pour elle. Un mari aimant et riche, une maison magnifique dont elle s’occupe avec soin et elle vient d’apprendre qu’elle est enceinte. Mais voilà Hunter s’inquiète de ne pas être à la hauteur, de ne pas être aussi parfaite que son mari le voudrait et elle commence une petite habitude aussi dangereuse qu’étrange: elle avale des objets, une pile, une bille, un mini tournevis et même de la terre. Quand sa belle famille s’en rend compte à la suite d’une échographie, Hunter est mise sous surveillance, elle se rend chez une psychiatre à qui elle confie de manière assez désinvolte un trauma de son enfance. La psychiatre est persuadée que cet événement est la cause de son trouble alors que pour Hunter, ingérer ces objets lui donne l’impression de contrôler sa vie. Jusqu’où ira la compulsion d’Hunter? À la photographie et au décor ultra élégants qui montre une vie sans débordement s’oppose le graphisme et les images assez crues des pulsions d’ingurgitation de Hunter. Plus Hunter tente de soigner son apparence et celle de son foyer plus les objets ingurgités deviennent dangereux et plus le sang tache. Le réalisateur s’attaque à un sujet peu connue mais qu’il épluche progressivement avec minutie.
    Rigsby
    Rigsby

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    5,0
    Publiée le 19 octobre 2019
    Vu à l'Étrange festival : une véritable pépite ! Les stéréotypes américains sur la famille en prennent un sacré coup. Comment une femme en apparence si parfaite révèle des troubles et doit fouiller dans son passé pour les résoudre. L'aspect psychologique est très bien traité.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 22 janvier 2020
    Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Hunter. Elle vit dans une belle maison auprès de son beau mari, accueillie à bras ouverts par ses beaux beaux-parents auxquels elle va bientôt donner un petit-enfant. Mais la grossesse de la jeune femme provoque chez elle des troubles obsessionnels du comportement. Hunter se met à avaler toutes sortes d’objets, dangereux et incomestibles : une bille, un clou, une pile… La folie est un sujet très cinématographique. Les plus grands s’y sont frottés : Polanski ("Rosemary’s baby", "Repulsion"), Cronenberg ("Le festin nu", "Spider"), Cassavetes ("Une femme sous influence", "Faces"), Aronofsky ("Requiem for a dream")… Le réalisateur Carlo Mirabella-Davis raconte s’être inspiré de l’histoire de sa grand-mère, une femme au foyer dans l’Amérique patriarcale des années cinquante, internée en asile psychiatrique pour soigner les TOCs causés par une vie sans joie. Reconnaissant que « filmer un personnage qui se lave les mains n’est pas très cinématographique », il a infligé à son héroïne une maladie peu commune : le syndrome de Pica et l’ingestion compulsive d’objets divers. L’effet est radical. On déconseille vivement "Swallow" à l’heure du repas et/ou aux amateurs de popcorn tant l’ingestion par Haley Bennett d’objets de plus en plus dangereux provoque des haut-le-cœur. Les deux premiers tiers du film sont particulièrement réussis qui ne franchissent quasiment pas les portes de la prison dorée de Hunter et de son bellâtre de mari, dont la beauté n’a d’égale que l’absence glaçante de sensualité. Au bout d’une heure on étouffe des objets ingérés comme de l’atmosphère oppressante qui y règne. On a envie de s’enfuir. Le réalisateur avait le choix de nous enfoncer la tête une demie heure de plus dans ce cauchemar ou de nous autoriser une échappée belle. C’est malheureusement pour le second parti qu’il opte. Une cure psychanalytique permet à Hunter de mettre des mots sur son mal. Ce dévoilement mélodramatique – et assez bateau – la conduira à des choix radicaux dont on ne révèlera rien sans se faire accuser d’être un infâme spoiler. C’est dommage car il y avait encore beaucoup à dire de ces dix dernières minutes, de ces retournements et de ce plan final, interminable, glaçant et paradoxalement énergisant.
    ffred
    ffred

    Suivre son activité 372 abonnés Lire ses 3 145 critiques

    4,0
    Publiée le 22 janvier 2020
    Premier film singulier pour Carlo Mirabella-Davis, jeune réalisateur américain. Une atmosphère très particulière pour un récit dérangeant. Une ambiance étrange à mi-chemin entre Little Joe et Dans ma peau. Ma note aurait été supérieure et même peut être maximale s'il n'y avait eu ce dénouement assez inutile et peu cohérent. Mais surtout trop explicatif et balancé en deux temps trois mouvements. On retiendra donc surtout tout ce que l'on a vu avant. Une mise en scène précise, simple, glaciale mais qui sert parfaitement un récit anxiogène et un suspens qui monte en puissance (mais en vain donc). Le tout est sublimé par l'interprétation assez hallucinante de Haley Bennett, étonnante, aussi belle et touchante qu'effrayante. Au final, un film visuellement splendide, troublant, et qui met mal à l'aise. Un beau mais terrible portrait de femme, une de plus parmi les innombrables victimes d'une société patriarcale qui ne lâche pas le morceau, tout autant que ma découverte d'une maladie dont je n'avais jamais entendue parler. Dommage que la fin gâche un peu tout cela...
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