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    Roubaix, une lumière
    note moyenne
    3,7
    1116 notes dont 181 critiques
    14% (26 critiques)
    34% (61 critiques)
    28% (50 critiques)
    13% (23 critiques)
    7% (13 critiques)
    4% (8 critiques)
    Votre avis sur Roubaix, une lumière ?

    181 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2384 abonnés Lire ses 641 critiques

    3,0
    Publiée le 4 septembre 2019
    Avec « Roubaix, une lumière » Arnaud Desplechin s’aventure dans sa ville natale à travers un genre nouveau pour lui, le polar naturaliste et social, où l’ambiance et la complexité des rapports humains prennent le dessus, sans pour autant transcender ce style de cinéma... À la découverte de ce nouvel opus, on a vite l’impression que le cinéaste semble avoir été prisonnier de cette misère humaine et de ce fait divers, comme si Roubaix se résumait pour lui à cette peinture triste et sombre qui ne fait que stigmatiser encore plus la ville elle-même et sa région, jusqu’à se demander pourquoi la citer et la présenter ainsi... Alors qu’au fond, n’importe quelle ville parfaitement imaginaire n’aurait rien changer à l’affaire. Cette façon de plaquer un déterminisme social sur certains lieux de France ou d’ailleurs, pose à la longue vraiment problème ! Et en voulant filmer au plus près tout ce qui préfigure et reflète cette population fragile et vulnérable, pauvre et dépendante de l’alcool, Arnaud Desplechin finit par instaurer un malaise évident... Malaise que ce commissaire très (trop) bienveillant, compréhensif et d’un calme olympien avec tous, ne fait que renforcer et même porter en lui tout au long de cette réalisation. Roschdy Zem est sans aucun doute parfait dans son jeu, comme l’est d’ailleurs aussi son personnage qui semble tout comprendre et connaître mieux que n’importe qui, ce qui frise vraiment l’overdose par cette façon d’insister et d’insister sur cet aspect plus que gênant à la longue ! D’autre part, se pose le problème de l’impasse totale qui est faite sur ce qui caractérise ces deux femmes, sur leur détermination et leur motivation dans cette sordide affaire, sur leur histoire et leur vécu avec cette vieille voisine dont on ne saura rien... Par contre, il faut bien reconnaître qu’on a le souffle coupé rien qu’à regarder Sara Forestier plus vraie que nature, complètement glissée dans la peau de Marie, fille dépassée et perdue sous la coupe de Claude dont l’interprétation par Léa Seydoux est remarquable également. C’est vraiment dommage que ces deux prestations hors pair soient noyées dans un polar qui manque d’un réel impact, polar qui se traîne un peu à l’image de ces deux flics en déshérence, polar où aucune vraie déflagration ne nous tienne en suspens comme on l’était dans le merveilleux et terrible « Conte de Noël » qui nous clouait sur place, du même Arnaud Desplechin ! Alors oui, au niveau de l’atmosphère ce « Roubaix, une lumière » annonce justement et exactement la teneur, mais il s’arrête là, tandis que la suite se fait attendre avec la vie d’un commissariat où aucune histoire ne vienne nous étonner, où aucune enquête ne semble décoller et nous passionner réellement, comme dans ce magnifique film « Polisse » qu’avait si bien réussi Maïwenn !
    francoish
    francoish

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    2,5
    Publiée le 22 août 2019
    Très mitigé devant ce film. Desplechin est talentueux mais aussi surévalué (que de louanges dans les médias culturels !). Il nous propose un mix de film policier, métaphysique et social. Côté policier réaliste, passez votre chemin, Engrenages et The Shield existent depuis les années 2000. On fait quand même plus nerveux et surtout vraisemblable spoiler: (le mobile du crime est quand même très très faible ici ). Sur le côté social et en tant que chti connaissant Roubaix, je dirais que le portrait de la misère n'est pas faux mais forcé, tout le monde n'habite pas dans des taudis déglingués en s'alcoolisant toute la journée. L'image est très sombre avec un effet "tunnel" qui accentue encore le propos. Roubaix est aussi une ville à peu près normale où on travaille et on fait ses courses, vous pouvez aller vérifier... Le côté "lumière", philo, rédemption, bof bof. C'est censé nous rendre intelligent, mais j'ai un peu l'impression de voir Terence Mallick à Roubaix. Je défends en revanche Sara Forestier, très expressive dans son rôle qui restera marquant.
    L'Info Tout Court
    L'Info Tout Court

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    3,0
    Publiée le 27 mai 2019
    Roubaix, une lumière est le film où on ressort sans savoir si on a aimé ou non. Après réflexion, on penche plutôt du côté du « oui ». Entre la musique omniprésente et le style de l’enquête, on pourrait parfois se croire dans une série TV, mais pas dans le bon sens du terme. Néanmoins, Desplechin s’avère redoutable lorsqu’il filme de longs interrogatoires, ainsi que par son talent à reconstituer un fait jusqu’au bout, détail après détail, afin d’en soutirer toute sa complexité
    elrton
    elrton

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    0,5
    Publiée le 21 août 2019
    Ce film est d’une longueur... le scénario part dans tous les sens, le 3/4 des plans sont des gros plans sur les visages des acteurs.... on s’ennuie
    EXPOSITO P
    EXPOSITO P

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    1,5
    Publiée le 27 août 2019
    Le type même de ce que le cinéma français fait de plus pathétique quand il veut faire son malin .Une intrigue qui tient sur un timbre poste ( 2 heures d interrogatoire c'est long ). Le Nord comme cadre de la misère humaine ( Encore) . Des actrices à cheveux gras pour faire pauvre, un commissaire maître Yoda qui devine tout tout tout, une jeune recrue bigot qui semble échappé d'un bar vegan parisien ( on s attends à ce qu' il dise " oui grave ... " ). Une équipe de flics qui ne ferait pas peur à un môme de 5 ans : le pompon revenant à celle qui zozotte en élevant la voix , Roubaix une lumière... pour se diriger vers la sortie.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 2 septembre 2019
    Roubaix, une des villes les plus pauvres de France. Entre Noël et Nouvel An, on y suit le commissaire Daoud (Roschdy Zem) et le jeune lieutenant Louis Coterelle (Antoine Reinartz) dans leurs enquêtes : une arnaque à l’assurance, un incendie criminel, un viol sur mineure, une adolescente en fugue et deux jeunes marginales (Léa Seydoux et Sara Forestier, pétrifiée et passionnée) accusées du meurtre de leur voisine. En compétition pour la dixième (!) fois à Cannes, Arnaud Desplechin surprend. Chef de file du cinéma français post-Nouvelle Vague, il a longtemps fait de la cellule familiale la matrice névrotique de ses films et s’est complu dans un cinéma intellectualisant qui ne m’a jamais convaincu alors même que je me situe probablement dans le cœur de cible de son public. Il abandonne cette veine pour réaliser un polar, à la frontière du documentaire et de la fiction. Il s’est inspiré de faits réels qui se sont déroulés en 2002 à Roubaix, sa ville natale et qui furent relatés dans un documentaire qu’il a vu par hasard sur France 3 en 2008. Le film d’Arnaud Desplechin respecte scrupuleusement la trame définie par ce documentaire. À travers lui, c’est la radioscopie d’une ville entre chien et loup, lessivée par un crachin sournois, qui se dessine. Le risque est de laisser le spectateur sur sa fin en esquissant des histoires dont on ne nous livre pas le fin mot : pourquoi la famille de Daoud est-elle repartie en Algérie ? pourquoi son neveu emprisonné lui voue-t-il une telle rage ? pourquoi la jeune Sophie a-t-elle fugué ? D’ailleurs les deux personnages principaux, le commissaire et le lieutenant, restent-ils l’un comme l’autre opaques à toute analyse psychologique. Mais il y a plus grave. "Roubaix, une lumière" souffre d’un déséquilibre rédhibitoire. Il est écartelé entre deux parties et deux partis. Le premier est de raconter, au fil de l’eau, ces historiettes – comme l’avait très bien fait en son temps "Police". Le second est de se focaliser sur Claude et Marie. En confiant ces rôles à deux stars, Desplechin ne pouvait pas ne pas leur laisser la part du lion. L’enquête menée par les policiers sur leur crime [dans des conditions dont je m’interroge sur le réalisme et la violence] occupe toute la seconde partie du film. Le rythme du film en est brisé. On passe de la chronique au huis-clos, du pluriel au singulier, du kaléidoscope au microscope. Je ne dis pas que la première partie n’est pas intéressante. Je ne dis pas que la seconde ne l’est pas non plus. Mais je dis que leur attelage l’une à l’autre ne fonctionne pas.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,5
    Publiée le 23 août 2019
    Mais que Sara Forestier est grandiose ! Son visage à l'air hébété est grandiose ! Roschdy Zem en commissaire sombre est parfait, Léa Seydoux complète bien le trio. Aucun personnage dans ce film n'est anodin. Ce film plaide en faveur d'une police dotée d'une éthique, une police comme on aimerait qu'elle redevienne, une police humaine, humanisante, engagée dans la recherche de la vérité plutôt que concentrée sur des missions répressives à l'endroit de la contestation comme c'est le cas depuis quelques années. C'est un plaidoyer en faveur d'une police de proximité, qui connait le terrain, qui respecte ceux qu'elle interpelle ou ceux sur lesquels elle enquête. Ce film est aussi un constat social alarmant de combien des villes deviennent des zones sinistrées et qu'il est urgent qu'une politique de la ville soit engagée au service de ceux qui n'ont rien d'autre que le désespoir d'un quotidien sans avenir. Une incursion en prison nous présente aussi un personnel pénitentiaire respectueux des personnes incarcérées. Arnaud Desplechin a réalisé ici un "compte de noël", qui, pour paraphraser Nicole Anquetil, une psychiatre, lorsqu'elle écrivait "le pire noël est une heure dure", plébiscite un recours à la loi respectant la dignité de chacun.e. C'est un appel urgent avant que la situation n'explose.
    SYLVIE B.
    SYLVIE B.

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    1,5
    Publiée le 26 août 2019
    Trop long, scénario un peu creux. Que viennent faire les scènes au champ de courses et pourquoi le flic achète-t-il un cheval à la fin ? pourquoi tous ces flics hurlent ils sur les prévenues ??? R.Zem et Sara Forestier sont parfaits mais Léa Seydoux est comme d'habitude à jouer de son regard en dessous... PAs terrible
    Nils A
    Nils A

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    2,5
    Publiée le 30 août 2019
    Malgrès le fil conducteur intéressant , certains éléments restent néanmoins sans utilité et ralentissent le film.
    Carole B
    Carole B

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    1,0
    Publiée le 28 août 2019
    Film avec d'innombrables lieux communs. Insupportable. Long et sans intérêt. L'histoire ne mérite pas un film. On ne comprend même pas que les filles se droguent. On ne comprend pas non plus leur motivation. De longs détours sans intérêt pour arriver enfin à la compréhension de ce que les deux jeunes filles sont les assassins. On regrette vraiment de s'être déplacés pour voir un tel film, pourtant bien noté par la critique ( pour ces lieux communs?)
    Alexandre Goldfarb
    Alexandre Goldfarb

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    1,5
    Publiée le 21 août 2019
    Alléché par le casting et l'histoire, j'ai été voir ce film qui est en fait comme un documentaire. Il ne se passe pas grand chose, c'est plutôt soporifique et franchement, j'ai été vraiment déçu malgré la forte présence de Roschdy Zem qui est un excellent acteur. Dommage !
    M Roland65
    M Roland65

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    3,5
    Publiée le 28 août 2019
    film policier où dramatique on si perd, attention ce n'est pas le super thriller polar français annoncé par certain ..inspiré des faits divers réel à Roubaix..super jeu d'acteur nul doute mais dans la deuxième partie du film (première j'ai adoré) on a parfois l'impression d'être en garde à vu avec eux .puis...l'issu est carcérale.. Ni la bienveillance du commissaire ni le mobile naïf de ces deux tueuses si écervelées belles et touchantes semblent crédible à une réalité. Belle réalisation mais Arnaud Desplechin souffle sur les braises de la misère de sa région natale sans y apporter sa lumière.sinon de stigmatiser.(est il vraiment fan de cette ville???).tout est sombre triste et insalubre jusqu'au commissariat.il faut donc prendre ce film pour une pure invention et donc un film d'auteur .pour blaguer si vous avez adoré "les ch'ti "où avez l'intention de partir en séjour à Roubaix c'est pas le meilleur film pour vous.je le note bien pour l'ambiance glauque.
    velocio
    velocio

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    3,0
    Publiée le 21 août 2019
    Soyons franc : je suis toujours resté extérieur au cinéma d'Arnaud Desplechin qui m'a toujours apparu artificiel et oiseux. Eh bien, cette fois ci, pour ce film qui était en compétition (comme d'habitude !) à Cannes 2019, mon jugement se fait beaucoup moins sévère. Ce film, ce polar, Desplechin l'a tourné dans sa ville d'origine, une ville qui vivait pour et par le textile et qui est une des villes les plus pauvres de France. Dans la première partie du film, Desplechin nous fait vivre le quotidien du commissariat de police de cette ville. Puis, suite au meurtre d'une vieille femme, le film s'oriente vers les interrogatoires des deux jeunes femmes soupçonnées, des toxicomanes, des alcooliques, ainsi que sur les reonstitutions. Pour une fois, Desplechin s'aventure donc dans le récit d'une histoire réaliste (le film s'inspire d'un fait divers qui s'est déroulé à Roubaix en 2002) et les qualités qu'il démontre dans ce domaine sont loin d'être négligeables. Il faut dire qu'il est particulièrement aidé par l'interprétation de Roschdy Zem (Le meilleur comédien français de notre époque ?) en commissaire posé et plein d'humanité. Les prestations de Antoine Reinartz en jeune lieutenant de police inexpérimenté et de Léa Seydoux et, surtout, Sara Forestier en meurtrières marginalisées sont également à signaler. A présent, une question se pose : Arnaud Desplechin va-t-il définitivement poser son cinéma dans une certaine forme de réalisme ou va-t-il retourner à ses habituelles élucubrations filandreuses ?
    jspl
    jspl

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    1,0
    Publiée le 26 août 2019
    Ce film est d'une lenteur affligeante et d'un ennui mortel. J'ai failli partir dès le départ mais par respect pour la personne qui m'accompagnait j'ai tenu en lisant les journaux sur mon portable...
    Pascal T
    Pascal T

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    2,5
    Publiée le 25 août 2019
    Bon téléfilm, mais rien de grandiose, on est une fois de plus déçu après tant de louanges .... de plus, je trouve que le film donne une image erronée de Roubaix, les quartiers montrés sont les pires, et certaines scènes nebsont pas à Roubaix. Habitant à Roubaix, je peux vous assurer que cette ville a fortement évolué ces dernières années. Je dois reconnaître l'excellente prestations des 2 actrices principales, contrairement à celle du commussaire qui prend un peu trop l'air mystérieux....
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