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Roxane
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Roxane" et de son tournage !

Parcours de Mélanie Auffret

Mélanie Auffret est originaire de la ville de Vannes, en Bretagne. Ses grands-parents étaient agriculteurs et avaient une exploitation de vaches laitières du côté de Corlay (une commune des Côtes-d'Armor) où elle passé l’essentiel de son temps libre. Lorsque la future réalisatrice est montée à Paris, à 20 ans, elle s'est inscrite dans une école de cinéma. Mélanie Auffret se rappelle : "J’ai fait de nombreux stages, à la régie ou en tant qu’assistante sur des tournages et j’ai réalisé deux courts-métrages. Mon deuxième, qui s’appelait Sois heureuse ma poule, se passait dans le même univers que celui de Roxane. C’était une production familiale interprétée par de vrais agriculteurs. Le court métrage m’avait couté à peine 1000 euros mais il m’a permis d’être repérée puisqu’après sa présentation au Festival de L’Alpe d’Huez en 2017, le producteur Foucauld Barré (Quad) m’a proposé de développer un long métrage à partir de cette idée. Pour moi, la jeune bretonne sans aucune connexion, c’était incroyable."

Naissance du projet

Quand son producteur l’a appelée pour lui demander si elle avait une idée de long métrage, Mélanie Auffret n’en avait pas encore ! Elle a donc retardé au maximum la date de son rendez-vous et est repartie passer du temps chez elle, dans les fermes du centre-Bretagne, pour trouver l’inspiration au contact du terrain. La réalisatrice explique :

"Un matin, j’étais à la traite avec un éleveur du coin. Comme beaucoup d’agriculteurs, il est assez taiseux, mais il a fini par me confier qu’il avait souvent récité des textes de théâtre à ses vaches pendant la traite. Il avait arrêté l’école trop tôt pour y découvrir les grands auteurs et ce plaisir secret était pour lui une façon de combler sa frustration. J’ai trouvé l’anecdote si jolie qu’elle a immédiatement fait naître l’idée de Roxane. Ce qui est drôle, c’est qu’en racontant, plus tard, l’histoire de mon film à sa femme sans lui dire qui me l’avait soufflé, elle s’est exclamée « incroyable, il n’y a que le cinéma pour inventer des choses pareilles » !"

Un homme qui veut changer les choses

Mélanie Auffret voulait avant tout raconter l’histoire d’un homme qui est sur le point de perdre son exploitation mais qui ne se résigne pas et qui tente de se faire entendre de manière différente, de changer le cours des choses, à sa façon. La cinéaste confie :

"Raymond est un personnage romantique, et c’est grâce à sa passion pour le théâtre et celle des grands textes qu’il va réussir à fédérer autour de lui et s’en sortir. Cette histoire me permettait aussi de mettre en image la magnifique relation que tissent ces paysans avec leurs bêtes. Chaque agriculteur est toujours accompagné de son animal de compagnie, généralement un chien. Moi, cela m’amusait de décaler ce binôme en faisant de Roxane, la poule domestique de Raymond. Et puis les gallinacées sont de magnifiques actrices ! Elles ont un potentiel comique énorme à travers leurs réactions, leurs caquètements et leurs yeux capables de friser à tout moment. C’est donc logiquement qu’à travers Roxane, elles sont devenues les personnages incontournables de cette histoire."

Immersion à la ferme

Pour l’aider à se glisser dans son personnage, Mélanie Auffret a emmené Guillaume De Tonquédec à la ferme où il a effectué un stage agricole pendant quelques jours. Il a participé au ramassage des oeufs, a beaucoup discuté avec les agriculteurs du village, etc. La réalisatrice se souvient :

"C’est à ce moment-là que j’ai retrouvé chez lui les personnes que je côtoyais pendant toute mon enfance et mon adolescence. C’est à dire quelqu’un d’authentique. Par ailleurs, je lui ai demandé de prendre quelques kilos et de garder les cheveux un peu longs. Après quoi nous lui avons mis les sourcils en bataille et, pour la première fois, il s’est laissé pousser la moustache ainsi qu’une barbe de trois jours, un peu négligée. Cette moustache fonctionne bien car, en effet, ça lui donne un nouveau visage. Je voulais aussi qu’il ait la peau burinée de ceux qui travaillent dehors et la maquilleuse a peint des petits vaisseaux éclatés sur ses joues. C’est tous ces petits détails qui ont fait naître Raymond Leroux et qui ont permis à Guillaume de s’approprier son personnage."

Tourner chez soi

Mélanie Auffret avait une idée très précise des décors, des costumes et des lieux dans lesquels l’action se déroulait. Elle voulait absolument tourner chez elle, à Corlay, sur les terres qui ont nourri l’histoire pendant toute la durée de l’écriture. La cinéaste raconte : "Par exemple, on est allé tourner dans le vrai bar « chez Hubert » et évidemment, dans une vraie exploitation de poules pondeuses. C’était très important pour moi de tourner dans des endroits authentiques et avec mon producteur, on s’est dit qu’il n’y avait pas meilleur endroit pour le film que de tourner là où tout avait commencé. Par ailleurs, avec Nicolas Massart, le chef opérateur du film, nous avons cherché à retrouver les belles lueurs d’été de la campagne française, à sublimer ces paysages colorés et éclatants. J’avais à coeur de filmer la campagne qui m’a apporté tant d’émotions dans ma jeunesse, et qui continue à le faire d’ailleurs."

Transformation physique

Pour le rôle, Guillaume De Tonquédec a pris un peu de poids. Pour arrondir davantage son visage, Noa Yehonatan, la coiffeuse, a travaillé sur sa pilosité : une coupe de cheveux un peu longue, une barbe de quelques jours et une moustache. Concernant le maquillage, Suzel Bertrand a fait le contraire de d’habitude puisqu’au lieu de masquer les défauts de la peau, elle les a accentués. Pour montrer que cet homme travaille dehors toute l’année, elle a évité le fond de teint, fait ressortir les traits de fatigue et accentué les rougeurs de l'acteur. Ce dernier explique :

"Par ailleurs, mes ongles devaient être sales et on a un peu bruni mes mains pour montrer qu’elles avaient souvent pris le soleil et travaillé la terre. En ce qui concerne le costume, nous trouvions intéressant de faire de la combinaison de travail le seul costume de Raymond. Ajoutée aux bottes qui imposent une démarche lente, lourde, ancrée dans le sol, elle me donnait un côté très terrien. Ce costume n’est pas anodin, c’est pourquoi le film s’ouvre sur cette scène où l’on voit Raymond se préparer en enfilant sa combinaison et en passant ses bottes. C’est le rituel par lequel il commence sa journée depuis qu’il a repris l’exploitation de ses parents, à 16 ans."
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