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16 levers de soleil
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "16 levers de soleil" et de son tournage !

Naissance du projet

Lorsque Pierre-Emmanuel Le Goff a appris que Thomas Pesquet partait pour la Station spatiale internationale, il lui a montré Gravité Zéro, un documentaire coproduit par la Vingt-Cinquième Heure qui portait sur la mission spatiale de l’astronaute allemand Alexander Gerst. Le réalisateur se rappelle : "Après l’avoir visionné, Thomas Pesquet a souhaité, non seulement nous accompagner dans notre démarche, mais aussi s’impliquer beaucoup dans le tournage car il considère que la communication et la vulgarisation font partie intégrante de sa mission." 

Thomas Pesquet a par ailleurs accepté de participer à cette aventure cinématographique car il avait envie de raconter cette mission. "Je l’avais déjà fait sur les réseaux sociaux au quotidien, mais ce n’était pas encore suffisant : je trouvais important de raconter la vraie histoire avec un début, un milieu et une fin", confie-t-il.

Dispositif technique

Le dispositif technique du documentaire a été pensé en amont du voyage. Thomas Pesquet disposait d’une shooting list : il devait, par ordre de priorité, essayer de tourner un certain nombre de plans. Tout lui avait été précisé : le type de plan, d’optique, de caméra, de mouvement, etc. Cependant il s’est, bien évidemment, produit des situations imprévues au cours desquelles Thomas a dû prendre l’initiative de tourner certaines images, démontrant ainsi qu’il avait aussi un regard de cinéaste. Pierre-Emmanuel Le Goff précise : 

"Il y avait plusieurs types de caméra à bord: des caméras de surveillance, plusieurs types de caméras mobiles au format HD et des RED avec capteurs grand format (6K). Il y avait aussi une GoPro 4K spécialement préparée pour la sortie extravéhiculaire qui demandaient une préparation particulière pour résister à des températures extrêmes (de – 100 à + 150 degrés Celsius). Jamais des caméras d’une telle qualité n’avaient été utilisées que ce soit dans la station spatiale ou pour filmer des sorties extravéhiculaires. Du coup, nous avions un nombre incalculable d’heures de rushs. Le montage a duré sept mois. Les repères temporels sont très peu nombreux en effet car il ne s’agit pas d’un film qui traite de l’actualité mais d’un film que j’ai souhaité rendre intemporel et universel. Il s’agissait de donner la sensation d’un jour sans fin, comme un basculement dans un univers parallèle."

Le choix du compositeur

Pierre-Emmanuel Le Goff a choisi de confier la musique de 16 levers de soleil au saxophoniste Guillaume Perret. Le metteur en scène justifie ce choix : "Je cherchais un artiste interprète saxophoniste, l’instrument de Thomas Pesquet que j’espérais qu’il emmène dans l’espace. Je me souvenais de cet artiste qui électrifiait son saxophone et dont j’avais utilisé un morceau pour l’épisode pilote d’une série. J’appréciais son travail sur les textures et les bruits d’objet, un travail qui confère quelque chose de très cinématographique à sa musique. Avant le montage, je lui ai indiqué des lignes directrices pour qu’il travaille l’univers sonore. Puis on a travaillé séquence par séquence, en se focalisant sur les émotion à transmettre."

Un dialogue avec le cosmos

Toujours au sujet de la bande-originale, Pierre-Emmanuel Le Goff souhaitait que la musique évoque le dialogue entre Thomas et le cosmos. Grâce à l’aide des agences spatiales, le cinéaste pu fournir à Guillaume des sons retranscrivant fidèlement, de manière audible pour l’oreille humaine, le chant des planètes. Il précise : "Lors des séquences pendant lesquelles Thomas contemple la Terre, je tenais à ce qu’on sente à la fois l’osmose entre Thomas et notre planète mais qu’on entende aussi, à travers des sons naturels inquiétants et des plaintes humaines, la souffrance de ce corps vivant qu’est la Terre. Afin d’exprimer ce chant de la Terre, Guillaume a eu l’excellente idée de solliciter le contre-ténor Fabrice di Falco."

Difficultés de tournage

Pierre-Emmanuel Le GoffThomas Pesquet et le reste de l'équipe ont commencé à travailler avant le décollage, pendant l’entraînement, qui est une phase importante de la vie d’un astronaute et que le public voit rarement. Une fois là-haut, Thomas Pesquet avait donc une idée précise, en terme d’images et de narration, de ce qu'il voulait faire. Mais c’est seulement à la Station spatiale que l'astronaute s'est rendu compte à quel point il est difficile de rendre justice à un spectacle aussi fantastique : la Terre vu de l’espace ! Il se souvient :

"J’étais équipé de caméra de très haute-technologie avec lesquelles j’ai tourné quelques séquences après le travail, lors des pauses déjeuner, le soir et le dimanche. Ce fut compliqué car la station spatiale tourne à 28 000 km/h ! Et ce d’autant plus qu’il fallait jouer avec la lumière car l’intérieur était très sombre alors que la terre était très lumineuse. Mais j’ai affronté de bon cœur toutes ces difficultés car cela me tenait vraiment à cœur de partager mon expérience avec les gens. En effet, je me souviens que, petit, j’étais frustré de voir des astronautes partir dans l’espace, puis de les voir quelques semaines après atterrir sans savoir ce qu’il s’était passé entre-temps : j’étais avide d’informations, cela me faisait rêver. Avec ce documentaire, on montre tout : comment se passe une journée type, les choses exceptionnelles, les soucis que l’on peut rencontrer, etc, avant, pendant et après la mission. D’une certaine manière, ce documentaire, c’était une manière d’emmener tout le monde avec moi."
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