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Genèse
note moyenne
3,5
59 notes dont 8 critiques
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Votre avis sur Genèse ?

8 critiques spectateurs

Sylvain P
Sylvain P

Suivre son activité 103 abonnés Lire ses 1 260 critiques

3,0
Publiée le 13/04/2019
Dans une première partie, on suit un adolescent qui découvre son homosexualité et une jeune fille qui découvre le sexe sans amour. Maladroitement filmé, avec des personnages peu sympathiques, cette première partie comporte néanmoins quelques jolis moments. La deuxième partie n'est ni plus ni moins qu'un court-métrage qui constitue la suite de "Les Démons", précédent film de Philippe Lesage. Cette rencontre amoureuse adolescente est remarquablement réalisée, tout en pudeur, pleine de vérité. Un magnifique court-métrage.
traversay1
traversay1

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4,5
Publiée le 23/04/2019
Le premier long-métrage de fiction de Philippe Lesage, Les démons, après plusieurs documentaires, ne laissait pas planer le doute quant aux qualités de mise en scène de son auteur même si le film n'était pas des plus convaincants. Genèse, qui ne plaira pas à tout le monde, ce qui n'est pas forcément mauvais signe, se singularise par des choix narratifs très forts même si déconcertants avec un épilogue qui n'a rien à voir avec ses deux intrigues principales, si ce n'est qu'il y est question de la découverte du sentiment amoureux. Ce dénouement est plutôt optimiste et innocent et contraste avec le reste du film, beaucoup plus nuancé, voire sombre. Deux récits non sans rapport, puisque concernant un frère et sa soeur, poursuivent leur cours en parallèle, avec une fluidité exceptionnelle où la mise en scène et surtout l'art du découpage et la maîtrise temporelle de Lesage font merveille. Hormis le fait que le cinéaste s'appuie un peu trop sur son excellente B.O, petit travers qui le rapproche de son compatriote Dolan, le film réussit à rendre électrisant un scénario somme toute banal à base d'hésitations sentimentales et de tourments adolescents. Il faut bien que Genèse se passe, y compris dans la douleur, l'humiliation, le rejet ou la déréliction. Mais cette chronique n'est pas pour autant plombée par trop de noirceur, cadencée par la musique, donc, et remarquable dans deux ou trois scènes d'épiphanie dont une lors d'un exposé en classe. L'humour et l'ironie ne sont pas non plus absents de Genèse et accompagnent ces battements de coeur erratiques et souvent synonymes de déception au contraire de l'amitié, quoique. Le film mêle grâce et gravité avec deux interprètes admirablement dirigés : Théodore Pellerin et Noée Abita, l'héroïne d'Ava, laquelle devrait faire une belle carrière si de vilains prédateurs ne la mangent pas. Tomber amoureux ne s'explique pas et l'être de Genèse est un sentiment finalement très personnel qui n'a pas besoin d'être commenté plus avant.
Yves G.
Yves G.

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3,0
Publiée le 21/04/2019
La genèse du sentiment amoureux vu à travers les premiers émois de trois adolescents. Élève fort en gueule dans un pensionnat pour garçons, Guillaume tombe secrètement amoureux de son meilleur ami. Sa demie soeur Charlotte prend au mot son copain en s’essayant à l’amour libre. De quelques années plus jeune, Félix tombe amoureux de Béatrice lors d’une colonie de vacances. Genèse a un charme qui doit beaucoup à son origine : le film nous vient du Québec dont les héros ont le vocabulaire. On y dit « être en amour » plutôt qu’être amoureux, « une blonde » plutôt qu’un flirt. Ils en ont aussi l’accent qu’on ne comprendrait pas de ce côté-ci de l’Atlantique sans le recours aux sous-titres. Mais son charme ne se limite pas à son seul exotisme. Genèse le doit surtout à l’infinie délicatesse avec laquelle Philippe Lesage filme les tourments amoureux de ces adolescents. On s’attache à chacun d’eux : à Guillaume, qui cache derrière sa gouaille un trouble dont il est le premier surpris, à Charlotte, qui cherche sa voie entre une conjugalité étouffante et un libertinage sans boussole, et surtout à Félix et Béatrice, si jeunes et pourtant si graves. Mais Genèse souffre d’un défaut de construction. Si les deux histoires de Guillaume et de Charlotte sont entrelacées et durent 1h40, la troisième entre Félix et Béatrice est racontée indépendamment durant la dernière demie heure du film. Elle a beau être lumineuse, elle arrive trop tard, déséquilibrant une structure qui aurait pu en faire l’économie.
Louise R
Louise R

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4,0
Publiée le 16/04/2019
spoiler: L’amour nous rend vivants. Lorsqu’il y a ce fragment de sentiment qui naît en nous pour la première fois, et précisément au moment où l’on sait que l’on tombe amoureux, nous savons que rien ne sera plus jamais pareil. Tout devient compliqué, plus intense mais nous n’avons jamais ressenti quelque chose d’aussi beau auparavant. C’est impossible de le repousser, car c’est un besoin viscéral que nous avons au plus profond de nous que de le montrer à la personne que nous aimons. Ce sentiment est précieux et rare, il ne faut pas le rater et saisir la moindre occasion qui se présente, parce que c’est au-delà de tout, l’amour permet à la fois de créer un lien unique entre deux personnes mais également de se connaître soi-même. C’est ce que le film Genèse m’a fait ressentir, tout d’abord grâce à sa présentation sous forme d’un tryptique et également par son esthétisme bien pensé. Le film nous montre trois histoires se déroulant parallèlement les unes des autres. Il est important de noter que la temporalité est assez floue, nous ne savons pas exactement dans quelle ville nous nous trouvons, l’âge des acteurs nous est inconnu et l’époque où se passe le film n’est pas bien définie. Le réalisateur nous donne quelques indices de temps à autre mais tout ce qui lui importe c’est les émotions que les acteurs arrivent à nous transmettre. Dans l’histoire de Guillaume et Charlotte les lieux sont séquencés en trois parties : pour Charlotte cela se passe essentiellement dans des bars, la nuit, dans sa chambre ou chez son copain tandis que pour Guillaume l’histoire se déroule dans le dortoir, dans sa classe et chez son meilleur ami. Le spectateur ne connaît pas leurs parents, leur vie famille, tout est centré sur des lieux qui retracent les événements qui vont bouleverser leur vie. Nous sommes de suite immergés dans chacune des histoire, il est impossible de décrocher le regard et nous ne pouvons nous empêcher de nous souvenir de nos premiers amours, nos premières larmes. Les scènes sont vibrantes et dynamiques pour rappeler le jeune âge des personnages, mais elles sont aussi, pleines de rage et de sentiments soulignant ainsi l’effervescence adolescente que met en avant ce film. L’esthétique est énormément travaillé, comme par exemple les jeux de lumières qui transportent notre regard dans chaque scène. Nous sommes directement plongés dans l’ambiance et dans le temps. Les nombreux plans séquences ininterrompus montrent le côté technique irréprochable du film, notamment avec les fêtes régulièrement mises en avant. De lourds sujets y sont traités, le thème de l’homosexualité est au cœur de l’une des trois histoires, que nous vivons à travers le regard de Guillaume. Nous suivons ainsi la naissance de sentiments amoureux envers son meilleur ami, et tous les doutes et les peurs qui s’amplifient au long de son histoire. Le réalisateur nous fait comprendre que la vie est cruelle, dure, parfois même sans issue comme le passage où Guillaume se fait rejeter par son meilleur ami et de son école à cause de son orientation sexuelle, ou encore lorsque Charlotte se fait violer dans une ruelle sans aucun moyen de défense. Il nous fait également savoir notamment avec la dernière histoire que la vie est truffée d’actes manqués et de regrets. Les trois histoires se finissent mal et ne montrent pas d’espoir, en effet, Guillaume est anéanti par son exclusion sociale, Charlotte est traumatisée par l’acte qu’elle a subi (je tiens à souligner que pour moi, la scène de viol n’est pas nécessaire dans ce film) , mais si on regarde plus en profondeur les personnages ont tout de même évolués. Guillaume a su faire face à ses doutes et ses peurs, il a réussi à assumer ses sentiments et à les avouer lors d’un discours passionnant devant sa classe. Charlotte, elle, a compris que l’amour peut détruire une personne, et que son besoin de liberté que l’on voit tout au long du film par la danse et la musique peut s’avérer être difficile à obtenir dans la vraie vie. L’envie de tomber amoureuse est devenue une illusion à laquelle elle a dû s’accrocher pour se sentir vivante. Les personnages ont vécu des instants difficiles mais sont assez forts pour se relever, car ils sont courageux et ont cette rage de vivre. Pour conclure, ce film est bouleversant, et mérite amplement une visibilité plus importante en France car il permet de nous faire réfléchir et de nous remettre en question. Ce film est moderne et à la fois ancien, il parle à tout le monde, et nécessite un grand intérêt.
Tumtumtree
Tumtumtree

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3,5
Publiée le 15/04/2019
Cas rare d'une bande-annonce bien meilleure que le film lui-même... Les deux minutes du teaser laissaient en effet entrevoir une chronique singulière de la jeunesse contemporaine ; un film presque aussi novateur que "Barbara" de Mathieu Amalric, par exemple. La réalité est plus conventionnelle. On suit d'abord en montage parallèle deux frère et sœur, dans leur quête d'amour et de reconnaissance sociale. Comme dans "Pour un oui ou pour un non" de Sarraute/Jacquot, la relation de la jeune femme s'effondre pour une phrase dite maladroitement par son petit copain. S'ouvre alors une recherche d'ailleurs qui la mènera jusqu'au plus sordide. Le film restera d'ailleurs dans ma mémoire pour la scène de viol hyper-réaliste, sans aucune violence ni aucun cri, qui montre la sidérante bassesse de certains hommes. Parallèlement, on découvre la quête personnelle du frère blagueur et forte tête, mais sans réel succès auprès de ses amis et des femmes. Là encore, un personnage complexe qui finit injustement accusé du pire. Après ce diptyque effrayant sur les mœurs contemporains, le cinéaste ouvre une perspective plus heureuse autour d'une troisième histoire, sans lien avec les premières : deux jeunes adolescents tombent amoureux dans un camp de vacances. Étrange optimisme que nous montrent ces premiers émois alors que le début du film nous a signifié la violence qui les attend ensuite. Bref, sans être aussi puissant que sa bande-annonce, Genèse dit tout de même beaucoup de la jeunesse actuelle.
Robert R.
Robert R.

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0,5
Publiée le 13/04/2019
Je comprends mal les bonnes critiques de ce film qui cumule clichés et platitudes. C'est fade, niaiseux, presque insultant pour un spectateur. Pourquoi le sous-titrage qui fait passer la parlure québécoise pour une langue étrangère ? Je suis furieux contre moi : perte de temps !
Jorik V
Jorik V

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3,5
Publiée le 16/03/2019
Philippe Lesage, découvert avec « Les Démons », parvient avec son nouveau film « Genèse », si ce n’est à surprendre, au moins à toucher le spectateur avec une œuvre sur le thème on ne peut plus balisé des premiers émois adolescents. Un sujet maintes fois traité sous tous les angles sur le grand écran, notamment dans le cercle du cinéma indépendant américain. Son film est d’une justesse incroyable et il parvient à faire entendre sa petite musique et à créer un univers qui lui est propre en dépit de certaines inspirations notables, notamment la Nouvelle vague avec son décorum lorgnant vers le cinéma français des années 60/70. Le titre peut être pris au premier degré puisque son film narre la naissance du sentiment amoureux avec les premières amours de deux adolescents à Montréal durant un été. Mais également au sens religieux, moins évident, si l’on prend en compte le fait que la genèse parle de la constitution du premier couple dans les écrits religieux. Mais ne nous attardons pas sur cet éventuel parallèle quelque peu prétentieux pour se focaliser sur ce qu’est « Genèse » dans sa vision la plus frontale. En l’occurrence, une chronique puissante et maîtrisée sur l’éveil amoureux au temps de l’innocence adolescente. On y voit un garçon et sa demi-sœur faire face à leurs premières rencontres, sensations et déceptions sentimentales. Il retourne à l’origine du désir, de l’attirance sexuelle et morale pour l’autre, peu importe la sexualité. Des atermoiements amoureux dépeints avec une infinie justesse qui va de la crudité la plus dure (une scène de viol dépeinte avec une banalité qui fait froid dans le dos et tout aussi percutante que celle, provocatrice et voyeuriste, de « Irréversible » par exemple) à la douceur la plus évocatrice. Parce que la naissance de l’amour c’est ça aussi : faire face à la réalité tout aussi belle que pénible de l’amour. Les destins de ces deux jeunes gens nous étreignent et nous emportent et sont montrés et montés en parallèle, un peu trop peut-être car les échanges entre les deux personnages principaux sont trop limités. On pourra reprocher au long-métrage sa durée trop généreuse avec quelques longueurs (le film dure deux heures) mais pas au point de s’ennuyer. « Genèse » a le bon sens d’alterner les parcours amoureux de ses deux protagonistes avec pour ne pas déséquilibrer le récit. Car il contient un atout de choix : Théodore Pellerin. Et sa partenaire d’affiche Noé Abitta a beau être excellente, le jeune comédien fait une nouvelle fois l’effet d’un ouragan après « Chien de garde ». Dans un rôle moins extrême, il est tout aussi bon. Plein de nuances dans son jeu, attachant et drôle, il confirme qu’une grande carrière l’attend et qu’il a une sacrée gueule de cinéma ! Lesage prend le spectateur par surprise dans le dernier quart avec un virage narratif très osé mais payant où l’on change de contexte et de personnages pour voir la naissance d’un amour de vacances. D’une douceur infinie, cette parenthèse permet au film de se clôturer avec un bel optimisme et parvient à faire ressortir en nous, des sensations oubliées. C’est mignon et ça tranche avec la partie précédente mais sans dénoter dans un ensemble cohérent. On retrouve d’ailleurs Emilie Bierre décidément partout en ce début d’année (« Une colonie » et « Dérive » également). Quant à la bande originale impeccable, elle est couronnée par le très beau titre « Outside » de Tap qui permet d’emballer quelques belles séquences en apesanteur. Un film qui magnifie son sujet et frappe en plein cœur par l’évanescence des sentiments qu’il évoque. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Cinéphiles 44
Cinéphiles 44

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3,0
Publiée le 22/10/2018
Après « Les Démons » qui s’attelait à comprendre le passage de l’enfance à l’adolescence, Philippe Lesage présente la vie de plusieurs adolescents en phase de devenir adultes. Le très prometteur Théodore Pellerin est l’un d’eux. En apparence le jeune homme est accompli, populaire et heureux. En réalité ce dernier est tourmenté par un secret. Sa demi-sœur se cherche également. Alors que son petit copain lui propose une relation plus libre, elle tente de nouvelles expériences. C’est la jeune Noée Abita, repérée dans le très joli film « Ava » qui joue cette dernière. Avec ses plans fixes et sa photographie proche d’un Eric Rohmer, le réalisateur québécois tente d’expliquer cette période la plus difficile de la vie. « Genèse » fait rire, nous touche, nous choque, mais traite-il réellement de la complexité de l’adolescence ? Malgré ses beaux effets et ses très bonnes musiques, le film ne semble pas répondre aux questions existentielles de cette génération en perpétuel mouvement. spoiler: Nous sommes alors mal à l’aise devant l’exhibition d’un viol ou du rejet d’un homosexuel, comme si le film avait été pensé pour les prix de festivals plutôt que pour ses spectateurs. Le final déconcerte également. Le gros plan en traveling sur un autre garçon et une autre fille aurait constitué un message très fort s’il s’était arrêté au bon moment. Non Philippe Lesage a préféré rallonger son film d’une demi-heure afin de raconter une nouvelle chronique d’ado. Dommage. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
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