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    Système K
    note moyenne
    3,7
    20 notes dont 10 critiques
    répartition des 10 critiques par note
    4 critiques
    3 critiques
    2 critiques
    0 critique
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur Système K ?

    10 critiques spectateurs

    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 17 janvier 2020
    Dans les rues de Kinshasa, la trépidante capitale de la république démocratique du Congo (RDC), quelques performeurs créent. Freddy Tsimba érige sur une place de Matonge une "maison de machettes" que la police a tôt fait de venir détruire. Le métis Béni Barras, qui désespère d'obtenir la nationalité belge, passe ses journées dans un squat à sculpter du plastique fondu. Géraldine Tobe peint des toiles cauchemardesques à la suie. Le performeur Majestikos traverse Kinshasa dans une baignoire remplie de sang. Les Kongo Astronauts déambulent dans des combinaisons spatiales fabriquées à partir de matériaux de récupération. I y a quelques années on voyait sur la chaîne Planète "Afrik'art", une émission culturelle consacrée à la création contemporaine en Afrique. Perésentée par Elizabeth Tchoungi, ce magazine reposait sur un principe simple : nous présenter chaque mois les créations de cinq ou six artistes d'une vile d'Afrique différente. "Système K" - K comme Kinshasa, on l'aura compris - repose sur le même principe. C'est ce qui en fait la principale limite. Il s'agit de découvrir une dizaine d'artistes congolais à Kinshasa et de les suivre dans leur processus créatifs. Ce qui frappe, ce n'est pas seulement la radicalité de ces jeunes artistes, c'est l'incroyable anarchie qui existe dans les rues défoncées et encombrées de la capitale congolaise. Renaud Barret y a posé sa caméra depuis près de vingt ans et y a réalisé plusieurs documentaires. En 2010, c'est le succès surprise de "Benda Bilili !", un documentaire sur un orchestre de musiciens handicapés. Le photographe parisien a été happé par la formidable énergie de cette ville tentaculaire. "Chaos permanent", "anarchitecture", "désurbanisme", "darwinisme social absolu", Renaud Barret trouve les mots, ou les invente, pour décrire, dans les interviews qu'il a donnés à l'occasion de la sortie de "Système K", cette ville électrique.
    Olivier Barlet
    Olivier Barlet

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    4,5
    Publiée le 11 janvier 2020
    Ce street-art est l’expression d’une urgence, épidermique, sans institution, rebelle et critique face à la déliquescence généralisée d’un pays exsangue alors qu’il déborde de richesses. Leur rage nous concerne autant que nous parle leur impuissance. Le scandaleux état de ce pays est la conséquence de la prédation coloniale, du soutien aux dictatures, du partage du gâteau au détriment de sa population. L’image de Lumumba humilié avant d’être sacrifié continue de nous hanter. Ces artistes travaillent la matière car ce sont les matières premières de ce pays qui sont pillées. Leur dérisoire matiérisme est nécessaire pour récupérer une parole, celle de leurs gestes artistiques. Saisi par ces gestes, Renaud Barret s’est immergé sur cinq ans pour les recueillir. Il le fait en toute discrétion, en parfaite écoute, respectant la dignité de tous, avec l’œil et la patte du graphiste qu’il était avant de se faire cinéaste. Ses images nous importent : elles dérangent et bousculent et c’est la moindre des choses car elles ne sont pas là pour rassurer. Ces artistes tentent d’alerter et le film répercute leur acte au-delà des frontières. Système K n’est pourtant pas seulement un film-alerte : il est le cri d’un système de la débrouille pour survivre et se révolter. Nous sommes certes dépassés par tout ce qu’il faudrait corriger dans ce monde en péril, mais Kinshasa n’est pas à oublier car il s’y joue quelque chose d’essentiel, qu’Alain Gomis mettait déjà admirablement en exergue dans Félicité : lorsqu’on est au bout du rouleau, que le désespoir guette au fond du chaos, il reste à faire avec les possibles pour développer l’énergie de vivre, lutter, aimer, résister, créer. C’est le message et l’apport des artistes. (lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures)
    jean l.
    jean l.

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    5,0
    Publiée le 15 janvier 2020
    superbe documentaire sur l'explosion de l'art à Kinshasa , une des ville les plus dangereuse au monde
    Adelme d'Otrante
    Adelme d'Otrante

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    4,5
    Publiée le 17 janvier 2020
    Documentaire lumineux et électrisant sur l'incroyable vivacité de la scène artistique kinoise. Dans un pays où la richesse du sous-sol n'a d'égale que la pauvreté de la surface les plasticiens congolais réinventent l'art de la performance et de la débrouille. Souvent radicaux et se mettant réellement en danger ils utilisent en partie les objets de seconde main manufacturés par les occidentaux à partir des richesses de leur propre pays auxquelles ils n'ont pas accès. Pour crier cette injustice il crée un art vivant au contact du public des quartiers pauvres dans lesquels ils vivent. L'un d'eux dit que (sur)vivre à Kinshasa est déjà en soit une performance, les images sont magnifiques et illustrent une ville où l'art est partout et permanent, une ville dont le poul artistique bat bien plus qu'à Londres, Berlin, Paris ou New-York. Un superbe travail.
    Barnabé Jarrot
    Barnabé Jarrot

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    5,0
    Publiée le 15 janvier 2020
    Un documentaire absolument fascinant sur les arts de la rue à Kinshasa. A la fois poétique et lucide, le réalisateur Renaud Barret porte un regard très juste et inspiré sur les artistes qu'il filme, des femmes et des hommes engagés qui créent pour dénoncer. Un film qui incite à la réflexion et qui vous marque par son spectacle surréaliste et poétique. A voir absolument !
    fesse_loquace
    fesse_loquace

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    3,0
    Publiée le 16 janvier 2020
    Je ne sais pas pourquoi, alors que Kinshasa est un fourmillements d'émerveillement, je me suis ennuyée. Peut-être une question de montage. Il y a eu quelques films sur le sujet au cours de ces dernières années qui, au contraire, mon passionnée En tout cas, merci de ce documentaire que tout le monde devrait voir. Kinshasa, c'est un monde à part.
    Agnes Santoro
    Agnes Santoro

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    3,5
    Publiée le 29 novembre 2019
    j'ai eu la chance de visionner ce film en avant premiere, je deconseille aux enfants de le regarder (il y a une scene de sacrifice d'un animal...) Cependant c'est un film / documentaire qui marque l'esprit, il rempli son rôle à merveille, il fait réflechir...
    Diawara
    Diawara

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    5,0
    Publiée le 16 janvier 2020
    Je suis allée voir ce film sans trop savoir ce que j'allais découvrir et j'ai été complètement transportée ! C'est une véritable immersion dans cette ville de Kinshasa au milieu de ces artistes qui créent pour survivre, dénoncer.... Un film d'une puissance rare ! Certains plans sont juste sublimes ! Et spéciale mention à la musique !
    Louna
    Louna

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    5,0
    Publiée le 16 janvier 2020
    gros gros choc cinéma ! y'a du génie là-dedans ! un voyage au coeur de kinshasa avec ces artistes qui nous bousculent !
    Gabrielle Delaunay
    Gabrielle Delaunay

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    4,5
    Publiée le 15 janvier 2020
    Un documentaire poignant ! J'ai vite été emporté par le film en découvrant tout un univers. En effet, le film part à la découverte de ces artistes urbains de Kinshasa, qui se servent des matières premières qu'ils trouvent afin de pratiquer leurs arts. C'est un art d'urgence et d'alerte, qui cherche à se faire entendre. C'est un art engagé, qui peut être parfois dérangeant mais qui reste très poétique. C'est un art dangereux à pratiquer et qui cherche à dénoncer les conditions désastreuses des ghettos de Kinshasa. Ce film nous alerte avec subtilité et nous remet en question. En tant que spectateur, on est à l'écoute direct des artistes, de leur vision et de leur vécu. On découvre également une image maîtrisée, en accord avec le film et qui reste en tête. Le réalisateur a su capter avec sensibilité et humilité, cet art si particulier ainsi que l'ambiance lourde qui règne dans les rues de Kinshasa.
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