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L'Homme qui a surpris tout le monde
note moyenne
3,2
19 notes dont 4 critiques
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4 critiques spectateurs

velocio
velocio

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4,0
Publiée le 19/03/2019
Femme et mari, Natalya Merkulova et Aleksey Chupov ont tous les deux commencé leur carrière à la télévision, elle comme présentatrice, lui comme journaliste. En 2013, ils ont écrit et réalisé ensemble un premier long métrage de cinéma, "Lieux intimes"", qui, malgré une très bonne réception dans de nombreux festivals et des critiques élogieuses, n’a pas été distribué dans notre pays. C’est de nouveau ensemble qu’ils ont écrit et réalisé L’homme qui a surpris tout le monde". C’est probablement la sélection de ce film dans la section Horizons de la Mostra de Venise 2018 qui lui permet de pénétrer, cette fois ci, dans les salles hexagonales. "L’homme qui a surpris tout le monde" se déroule au sein d’une petite communauté de la taïga sibérienne et c’est par une scène très forte que l’on fait connaissance avec Egor, un des membres de cette communauté : confronté à deux braconniers qui viennent de tuer un cervidé, ce garde forestier est contraint de tirer sur l’un d’eux. Cet acte, entrant dans le cadre de la légitime défense, ne le conduira pas en prison, contrairement à ce que craignait Natalia, son épouse. Par contre, dans un premier temps, Natalia n’est pas mise au courant par Igor d’une issue beaucoup plus grave encore : son mari vient d’apprendre qu’il est en phase terminale d’un cancer et qu’il ne lui reste guère plus de 2 mois à vivre. Lorsque Natalia finit par apprendre ce qui menace son mari, ce dernier a déjà tout organisé pour que, financièrement, son décès soit le moins douloureux possible pour son épouse et pour Artem, leur fils. Contrairement à Egor, qui semble prêt à attendre la mort sans demander d’aide à personne, Natalia se montre aussitôt prête à tout pour trouver le moyen (médical) et les moyens (financiers) de le guérir. Toutefois, une rencontre avec une chamane va amener Egor sur une autre piste, consistant à se confronter à la mort et à essayer de la tromper. Certains films présentent un grand intérêt grâce aux thèmes abordés, grâce à l’histoire qu’ils racontent mais présentent des points faibles dans la mise en scène, ou le montage, ou la photographie, ou l’interprétation. Pour d’autres, ce peut être le contraire. "L’homme qui surpris tout le monde" entre dans la catégorie finalement assez rare des films où le fond, c’est à dire la grande qualité des thèmes abordés, le dispute à l’excellence de la forme, mise en scène, montage, photographie, interprétation.
Cinéphiles 44
Cinéphiles 44

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4,0
Publiée le 06/04/2019
« L'Homme qui a surpris tout le monde » est un film éprouvant parce qu’il va effectivement nous surprendre. Dans la Taïga sibérienne, Egor est garde forestier. C’est aussi un mari, un bon père de famille et il semble respecté de ses voisins. Mais Egor est atteint d’une maladie et il ne lui reste plus longtemps. Un soir, il décide de se maquiller et de porter une robe. Egor est-il homosexuel ? Veut-il changer de sexe ? Est-ce pour lui une échappatoire à sa vie qui bascule ? Est-ce une croyance pour tromper la mort ? Vous n’aurez pas les réponses, Egor se tait. Ce sont les autres qui vont apporter leurs vérités, mais pas forcément la vérité. Dans un pays fort en discriminations, les voisins vont imposer à cet homme des injures et des violences. Souvent insoutenable pour le spectateur, Egor lui, tient bon. Entre ambiguïtés et démonstrations dérangeantes, « L’homme qui a surpris tout le monde » est un conte atroce et empoignant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Jmartine
Jmartine

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3,5
Publiée le 02/04/2019
C’est un film étrange, surprenant et potentiellement dérangeant que nous présentent Natasha Merkulova et Aleksey Chupov, couple à la ville et derrière la caméra… avec L’homme qui a surpris tout le monde… Ce film atypique dans le paysage du cinéma russe contemporain s’ouvre sur Egor, un garde forestier, ou plutôt garde chasse, dont la première séquence démontre et accentue la virilité : il se bat, le fusil à la main, puis à mains nues avec des braconniers. Le personnage est incarné par Evgueni Tsyganov, une star du cinéma russe contemporain, acteur de séries policières, parangon de virilité…Mais très vite, on lui annonce, qu’il est atteint d’une tumeur incurable et qu’il n’en a plus que pour deux mois, maximum. Sa première réaction est de tenter de protéger ses proches, de mettre en ordre ses affaires Nous suivons alors la chronique d’une vie ordinaire dans le grand nord de la Russie, en pleine Sibérie, dans un village boueux, aux isbas délabrées…Egor vit avec sa femme, Natalia, jouée par la merveilleuse Natalia Koudriachova, son fils Artem et son beau père…au milieu des habitants du village, gens rustiques, aux facies rudes… Natalia met son espoir dans la venue d’une sommité médicale en provenance de Moscou qui vient donner une conférence et qui accepte d’examiner Egor sans lui donner plus d’espoir… Après une séance bien inutile chez une sorcière-chamane alcoolique… Egor la recroise dans la forêt. Elle lui raconte alors l’histoire du canard Zhamba, qui pour tromper la mort s’est grimé en canne, et est parti se cacher au milieu des femelles de la basse cour pour duper la mort… Egor va alors tenter un dernier recours étrange : une métamorphose. Il va s’habiller en habits féminins, se muant en une sorte d’« étrange et triste oiseau », un corps androgyne, exposé aux autres dans sa soudaine fragilité. Egor ne s’explique jamais de son geste, doit-on y voir une référence à l’histoire de la chamane ? Au spectateur de se faire sa propre idée…Egor s’enferme dans son mutisme, il prétend ne plus être lui-même, alors il ne peut parler avec sa voix d’homme, ni à ses proches….Mais là, c’est la petite communauté qui vacille, la chasse à l’homme qui ose la différence est ouverte…Cela m’a remis en mémoire l’excellent film de Peter Fleischmann, sorti en 1969, Scènes de chasse en Bavière…Des critiques ont voulu voir dans le film de Natasha Merkulova et Aleksey Chupov, une condamnation sans équivoque de l’homophobie en Russie…C’est à mon sens réducteur…Est-ce qu’Egor souffre parce qu’il évoque pour les autres l’homosexualité ou la transsexualité ou parce qu’il met des habits de femme. C’est bien cette ambiguïté qui fait toute la richesse du film : le héros ne défend pas une cause, ne porte pas d’étendard, il se présente comme une incarnation de la différence, ou simplement, de la fragilité. Tout est très russe, dans cette histoire : la référence aux contes, l'immensité des espaces, la beauté des paysages filmés au plus prés… la puissance de sentiments, la dimension religieuse, le poids de la tragédie. Sommes-nous dans une fable moderne, dans un plaidoyer pour la tolérance, ou dans un miracle ? ). Le film ne se laisse pas trop vite cataloguer : il propose une expérience cinématographique inhabituelle, entre la chronique sociale et le conte fabuleux…Vraiment un curieux film, tout en gris et en bistre, qui demande au spectateur de s'abandonner et de se laisser porter….peut-être aura-t-il du mal à trouver son public…peu de salles le distribuent…et assistance plus que réduite à la séance à laquelle j’assistais…
LeMagduCiné
LeMagduCiné

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4,0
Publiée le 25/03/2019
L’homme qui a surpris tout le monde de Natalya Merkulova et Aleksey Chupov fait une arrivée discrète dans nos salles ; le film est pourtant riche, très bien mis en scène, et nous permet d’entrevoir des travers de la Russie d’aujourd’hui, mais aussi sa beauté. Beatrice Delesalle
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