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    Les Etendues imaginaires
    note moyenne
    3,3
    121 notes dont 28 critiques
    7% (2 critiques)
    21% (6 critiques)
    39% (11 critiques)
    18% (5 critiques)
    14% (4 critiques)
    0% (0 critique)
    Votre avis sur Les Etendues imaginaires ?

    28 critiques spectateurs

     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,5
    Publiée le 28 mars 2019
    "Les étendues imaginaires", premier long-métrage du singapourien Siew Hua Yeo, témoigne d'une ambition formelle enthousiasmante et pointe aussi les quelques faiblesses d'une écriture manquant de rigueur – problème récurrent des cinéastes plasticiens. La beauté du film tient dans l'homogénéité d'un rythme indolent aux rares ruptures, condition d'envoûtement du spectateur, et dans sa démarche obtuse de ne pas démêler le réel du rêve; à ce sujet, le cinéaste ose un paradoxe qui nous défie de chercher une quelconque explication à cette enquête obscure : le policier et l'ouvrier disparu sont tous deux insomniaques, et tous deux rêvent (il se pourrait qu'ils ne fassent même que cela) l'un de l'autre. Par de très beaux effets de symétrie aux subtiles variantes et dont le point commun serait une jeune femme séduisante – quoi d'autre, quand on lorgne du côté du film noir – "Les étendues imaginaires" nous perd dans ses méandres que l'on sent pas loin d'être vaines mais convainc in extremis par une recherche de transe hallucinée, échappatoire à un système social ravageur. Implacable dans sa description des conditions de travail d'ouvriers, la plupart immigrés, exploités par des patrons sans scrupules et menacés par l'absence de sécurité sociale, le film peine toutefois à connecter rigoureusement ce constat à son projet onirique et planant. Malgré sa difficulté à jouer sur les deux tableaux, "Les étendues imaginaires" interpelle, séduit et donne envie de se pencher sur la carrière de Siew Hua Yeo.
    Christoblog
    Christoblog

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    3,0
    Publiée le 12 mars 2019
    Objet étrange que ce film singapourien, Léopard d'Or du dernier festival de Locarno. Les étendues imaginaires oscille sans cesse entre un drame social explorant les conditions de travail dans l'île-état (le développement incontrôlé, la main d'oeuvre surexploitée des immigrés bangladais) et la balade onirique et éthérée. En cela il ressemble beaucoup au très beau film de Davy Chou, Diamond island, en un peu moins convaincant. On suit d'abord l'enquête d'un flic vaguement dépressif, puis on bascule sur l'histoire de celui qu'il recherche, un jeune travailleur qui se blesse à un bras. Les deux lignes narratives ont un point commun, qui est un salon de jeux vidéo géré par un personnage féminin et mystérieux, jouée par la magnifique Yue Guo, déjà repérée dans Kaïli blues. Tout cela est très bien photographié et vaporeux à souhait. Il ne faut pas y chercher la résolution d'enjeux dramatiques, mais plutôt les plaisirs générés par une rêverie poétique solidement ancrée dans le réel. Je le conseille aux aventuriers aux goût orientaux.
    vidalger
    vidalger

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    3,0
    Publiée le 9 mars 2019
    Primé à Locarno, ce film mérite l’attention en raison d’évidentes qualités formelles, notamment la photographie ou la bande originale. Aussi parce qu’il explore un domaine rarement vu, l’arrière-cour du Singapour, l’autre face que celle que nous montrait « Crazy Rich Asians ». Sur le prétexte d’une enquête policière (les deux inspecteurs ressemblent plutôt à des privés américains) sur la disparition de deux travailleurs immigrés du chantier où ils sont exploités par une logique économique impitoyable, le spectateur voyage dans l’espace - microscopique territoire des terrains gagnés sur la mer et chantier cyclopéen plein de bruit et de poussière - et dans le temps, dans un entrelacs parfois confus de retours en arrière. L’insomnie chronique des protagonistes, les intrigues et les mines de la tenancière du cyber-café, l’atonie du héros ou quelques scènes de jeu vidéo composent un étrange mélange de scènes hyper-réalistes ou totalement oniriques, sans que la frontière entre ces deux univers soit clairement marquée. Le thriller promis au départ s’enfonce peu à peu dans les sables et la conclusion(!) laisse habilement le spectateur à sa perplexité initiale.
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 12 mars 2019
    Le film est un peu à la mesure du titre...Entre réalisme et ésotérisme….Sur un immense chantier, spoiler: un ouvrier ( Wang, Xiaoyi Liu)) disparait, un inspecteur ( Lok, (Peter Yu)) essaie de reconstituer les évènements précédant sa disparition... Comme un puzzle mystique (bien asiatique) et sur un rythme plutôt tempéré…..Un lent flash back sur les semaines précédant la disparition….Quand on trouve la clé (la compagnie assassine ses esclaves qu'elle ne paye pas toujours, et qui rechignent), le film propose une autre direction….L'ouvrier Wang, personnage principal, enquête aussi sur la disparition d'un ami ( Ajit)???Autre clé ( Dans la salle de jeu vidéo, la séduisante Mindy ( Yue Guo) gère les rencontres….Elle propose ses services de temps à autre aux joueurs un peu paumés…;Le film est une très belle métaphore de l'esclavage moderne….Nul n'y échappe …Le temps se reconstitue au fil du film….Il reste des zones d'incertitude….Les cadres sont invisibles....S'échappe t-on vraiment sans paradis artificiel (drogue, discothèque) La fin magnifique dit aussi que l'amour peut être la solution pour s'échapper du "Château" Kafkaïen (relire son magnifique roman, annonciateur d'une société)….Je retiens l'atmosphère magique du film...Je retiens l'amitié comme une quête, puis l'amour comme une solution contre le pouvoir, contre l'absolu...à l'absolu, répondons par l'absolu….Enquête policière, amoureuse, le temps défile avec douceur, un autre philosophie de la vie, et la fin qui dit que c'est possible de ne pas baisser les bras….Quelle magnifique leçon, j'ai aimé, je conseille…..
    Yves G.
    Yves G.

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    2,0
    Publiée le 10 mars 2019
    À Singapour, de nos jours, Wang, un ouvrier chinois, a mystérieusement disparu du chantier de construction qui l'employait. L'inspecteur Lok est chargé de l'enquête. Le cinéma de Singapour ne s'exporte guère. Tout au plus connaît-on Eric Khoo ("Hotel Singapura", "La Saveur des Ramen") et Boo Junfeng ("Apprentice"). Il renvoie de la Cité-État une image diffractée : "Hotel Singapura" était une variation sur le thème de l'amour, "La Saveur des ramen" racontait la quête d'un père sur fond de chroniques culinaires, "Apprentice" mettait en scène un bourreau chargé d'exécuter les condamnés à mort dans la prison centrale de Singapour. "Les Étendues imaginaires" rajoute une facette au kaléidoscope. C'est la face obscure de Singapour qui y est décrite, loin des gratte-ciel aseptisés du centre ville. Le titre fait référence à la poldérisation qui permet chaque année à la ville, en manque de terres, de gagner quelques arpents sur la mer. Comme dans "Diamond Island", qui se déroulait au Cambodge, comme dans "Taste of Cement" qui se déroulait au Liban, des hordes d'ouvriers pauvres et souvent en situation irrégulière travaillent à ces travaux titanesques. "Les Étendues imaginaires" documente la vie de ces ouvriers cosmopolites venus de tout le continent asiatique, qui vivent dans des conditions misérables, leur passeport confisqué par leurs employeurs, et se retrouvent à la nuit tombée pour communier dans de tristes bacchanales. Mais "Les Étendues imaginaires" n'a pas que cette seule ambition. C'est aussi, c'est surtout, un film esthétisant qui, à la manière de "In the Mood for Love" ou de "Mulholland Drive" - mais avec autrement moins de talent - vise l'envoûtement. Il entrelace, dans un long flashback onirique, les parcours de l'ouvrier Wang et de l'inspecteur Lok. Un cybercafé et son ouvreuse font le lien entre les deux mondes. On se laisse un temps fasciner. Et puis bientôt, à force de n'y rien comprendre (Ajit est mort ou pas ?), on décroche inexorablement. Culturopoing.com parle d'un "épilogue magnifique proche de la transe". Trop assommé pour être touché, je n'y ai rien vu de tel.
    Pierre E
    Pierre E

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    1,5
    Publiée le 9 mars 2019
    En dépit des belles images et de la lenteur certes fascinante, il ne reste quand même pas grand chose d’interessant. Pas de vues de Singapour, un scénario fin comme une nouille chinoise et avec aussi peu de goût. Bref, une déception.
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 8 mars 2019
    Les étendues imaginaires est un film insaisissable, venu de Singapour, moins percutant que Apprentice mais captivant malgré tout pour ses emprunts aux codes du film noir et sa résonance sociale. Singapour, son miracle économique, son absence d'identité, son obsession de gagner des terres nouvelles sur la mer ... Comme à Dubaï, l'envers du décor est constitué de sa légion de travailleurs immigrés, corvéables à merci, ou peu s'en faut. Ces ouvriers du sable, insomniaques, Les étendues imaginaires les fait exister tels qu'ils sont en réalité, presque invisibles pour les singapouriens ou les touristes. Perdus entre des rêves nocturnes, dont on ne perçoit plus les contours, seuls remèdes à la solitude et au déracinement, et la dure réalité sur les chantiers. Yeo Siew Hua, jeune cinéaste doué, réussit parfaitement à brouiller les repères, temporels et identitaires, dans cet univers somnambule. Le film souffre tout de même de son caractère hybride, à la limite de l'abstraction, dans une narration qui fascine moins que, disons, chez Wong Kar Wai qui, il est vrai, joue une partition beaucoup plus romantique que Yeo. Mais C'est justement à Wong que l'on pense avec le personnage qui lie les différentes strates du récit, une responsable de cybercafé jouée par la mystérieuse et ravissante Luna Kwok. Sans doute pas complètement abouti, Les étendues imaginaires est tout de même un film notable pour sa volonté de mélanger réalisme et onirisme, échappant ainsi à toute tentative d'être rangé dans une catégorie précise.
    A P
    A P

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    2,5
    Publiée le 12 mars 2019
    confus étrange Une pépite incompréhensible pas vraiment de fin, mais des choses magnifiques des personnages qui frôlent le nouveau roman : pas de narrateurs, des histoires possibles et jamais finies
    OzDeniro
    OzDeniro

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    3,5
    Publiée le 20 mars 2019
    Ce film c'est d'abord un contexte. Une enquete sur la disparition de 2 ouvriers bossant sur des chantiers de construction à Singapour, cité état extremement riche, au développement exponentiel à la manière d'un état d'arabie saoudite. Qui dit chantier en asie, dit ouvriers, et le film dépeint ce contexte de mélange de communautés asiatiques (chinois, bengalais, indiens...) travaillant en communauté sur des chantiers, dans des conditions de merde.... Ce n'est pas un film social, car il se concentre sur des individus en l’occurrence les 3 persos principaux que sont wang, la fille et le flic. Mais on sent que le réalisateur a quand même insisté sur ce contexte, et également ce que j'ai trouvé intéressant c'est comment le film dépeint cette réalité entre d'une part la vitrine que peuvent être les tours d'ivoire en asie, et la façade avec les ouvriers qui arrivent de partout pour gagner un peu plus que dans leur pays natal. A ce titre j'ai aimé la relation entre ajit et wang, ce mélange de communautés qu'on ne voit pas au cinéma, une relation assez belle et tres simple. Puis pour rentrer dans le coeur du sujet, des le départ le réalisateur veut jouer sur la temporalité, à travers des flashbacks et flashforwards, avec ce plan dans lequel le flic explique que depuis toujours les rêves lui permettent de "parcourir" le monde, et c'est sur cette phrase que la caméra se détache du personnage et vient se focus sur l'accident de wang. A ce moment j'en tire 2 interprétations, premièrement une plus abstraite dans laquelle on peut considérer que les evenements sont tirés des rêves/interpretations/hallucinations du flic (qui est insomniaque on le rappelle), soit une approche plus terre à terre ou tous les événements sont à prendre pour argent comptant. Je retiendrai pas la 1e interpretation car le réalisateur n'a selon moi pas laissé assez d'indices étayant ce propos. Au final je pense que le réal voulait nous montrer cette aliénation que peut ressentir beaucoup d'hommes dans le cas du perso principal : ouvrier charbonnant pour une misère, personnage mutique caractéristique du cinéma asiatique, s'abandonnant à l'alcool et les jeux vidéos comme exutoire... Le personnage féminin vient rajouter un peu d'humanité. Apres son accident et ses insomnies répétées il finira par péter un peu un cable, il va croire que son ami a disparu, va retrouver un cadavre d'ouvrier sur la plage ( vision hallucinée ou réalité ? ca peut etre les 2, d'autant que y'a un plan dont je me souviens, c'est une image de chantier dans laquelle on voit un tractopelle soulever du sable, et étrangement la caméra pendant de longues secondes... comme pour dire que sous ce sable il peut y'avoir des choses glauques) Au final wang de peur de représailles après avoir trouvé ce cadavre s'enfuit, et le flic le retrouve à la fin dans la boite de nuit. Un peu à la manière d'un Heat ou le flic et la proie se ressemblent sur plein d'aspect Au final wang avait juste besoin d'échapper à cet environnement toxique, de conditions sociales inhumaines Selon moi l'histoire avec le personnage du troll832 est la traduction des névroses de wang
    Lady B
    Lady B

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    5,0
    Publiée le 27 mars 2019
    Dans la lignée des "Eternels" ou encore de "Burning" ou encore des films de Wong kar wai, un thriller hypnotique entre rêve et cauchemar.. polar noir, film social et cyber expérience sur ce qu'est le Singapour d'aujourd'hui.. Ce jeune cinéaste a vraiment un grand talent!
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    2,5
    Publiée le 2 avril 2019
    « Les étendues imaginaires » est un drame policier singapourien. Siew Hua Yeo y décrit l’enquête d’un policier sur la disparition d’un ouvrier chinois sur un chantier d’aménagement du littoral. Si l’esthétisme est irréprochable mais que le thriller patine beaucoup entre ellipses et fausses réalités, le long-métrage a le mérite de mettre en évidence l’exploitation de travailleurs immigrés pour faire gagner chaque année quelques mètres à Singapour sur l’océan. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Petitgraindesable
    Petitgraindesable

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    2,5
    Publiée le 13 mars 2019
    J'aurais aimé aimer, j'aurais sans doute aimé si ma propre étendue imaginaire était à la hauteur. Hélas, trop abscons pour mes capacités. Dommage, je soupçonne les immenses qualités de ce film que j'ai regardé avec un plaisir qui m'a surprise moi-même.
    Steed
    Steed

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    1,0
    Publiée le 19 mars 2019
    Le rythme est lent, très lent, trop lent. L'histoire ne surprendra personne, et la chute est digne d'un David Lynch, spoiler: l'ouvrier que l'on croyait mort et enterré qui finalement est bien vivant. Ces étendues imaginaires sont d'un ennui qui lui n'a rien d'inimaginable.
    LeMagduCiné
    LeMagduCiné

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    4,0
    Publiée le 26 mars 2019
    Les Etendues imaginaires de Yeo Siew Hua est un très beau film, film qui fait idéalement manœuvrer ses rêveries avec sa plongée documentaire dans un Singapour industrialisé à outrance, en perpétuelle transformation et qui se voit inondé par d’innombrables âmes en peine. Sebastien Guilhermet
    enojeanne
    enojeanne

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    3,0
    Publiée le 29 avril 2019
    Ces plans parfaitement composés de Singapour sont colorés et harmonieux. Le mélange de l’onirisme et du réel, le contraste entre les nuits et les jours ; un film un peu étrange mais intéressant.
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