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Alpha - The Right to Kill
note moyenne
2,8
49 notes dont 8 critiques
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8 critiques spectateurs

Kinopoivre
Kinopoivre

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2,5
Publiée le 19/04/2019
Ce « droit de tuer » accordé à la police des Philippines, s’il est moralement discutable, peut néanmoins se comprendre : le trafic de drogue fait des ravages dans ce pays (dont le très contesté président Rodrigo Duarte, qui a déclaré lors de sa campagne « Oubliez les droits de l’homme, si je deviens président, ça va saigner », encouragerait plutôt la méthode forte !). Le récit, basé sur des personnages imaginaires mais très vraisemblables, oppose un policier et un trafiquant. Leurs motifs sont évidemment différents, mais tous deux y laisseront la vie, le premier spoiler: étranglant le second avant d’être abattu par la bande des trafiquants... qui ne manquent pas d’ingéniosité, puisqu’ils utilisent même... des pigeons pour livrer leur marchandise ! Nous voyons peu de films philippins, et le maître de ce cinéma, Lino Brocka, est mort en 1991. Il possédait un énorme talent, et il était près du peuple. Mendoza semble voir prendre sa succession, mais il est inégal, et a signé quelques horreurs, comme l’épouvantable « Kinatay », en 2009.
Yves G.
Yves G.

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2,5
Publiée le 14/05/2019
À Manille, de nos jours, la police philippine mène une lutte sans merci contre les trafiquants de drogue. Bon mari, bon père, le lieutenant Espino est à la pointe du combat. Pour l’aider, il peut compter sur Elijah, son indic – un « alpha » dans l’argot policier. Avec son titre à la "Rambo" et son pitch simpliste, "Alpha – The Right to Kill" n’a rien pour lui. D’ailleurs, quatre semaines après sa sortie, il a quasiment disparu des écrans. Mais ce serait oublier le talent de son réalisateur. Brillante Ma Mendoza est le plus grand cinéaste philippin contemporain – c’est en vérité le seul que je connaisse, n’ayant jamais eu le courage de regarder les films de Lav Diaz dont les plus courts dépassent les deux cents minutes. Sa dernière réalisation "Ma’Rosa", présentée à Cannes en 2016, avait valu à son actrice principale la Palme d’Or de la meilleure interprétation féminine. On retrouve dans "Alpha" les mêmes décors que dans "Ma’Rosa" : les bidonvilles de Manille, l’inextricable lacis des ruelles qui les sillonnent filmées caméra à l’épaule dans d’impressionnants plans séquence. Mais le point de vue n’est pas tout à fait le même : si dans ces précédents films, Brillante Mendoza s’était intéressé aux petites gens et à leurs déboires face à un pouvoir autoritaire, il renverse ici la perspective en prenant pour héros un flic corrompu. On a beaucoup reproché au réalisateur d’avoir pris parti en faveur du nouveau président philippin, Rodrigo Duterte, partisan de la manière forte pour démanteler les réseaux de trafic de drogue. On a même fait à Alpha le reproche de s’en faire la propagande. Je ne comprends pas ce mauvais procès. Je ne vois aucune complaisance dans la caméra de Mendoza. Au contraire : Alpha est une dénonciation implacable de la corruption qui gangrène, à tous les niveaux, la police philippine. Et la prise d’armes qui le conclut loin de lui rendre hommage stigmatise son cynisme.
this is my movies
this is my movies

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2,5
Publiée le 01/05/2019
Ça commence plutôt pas mal, comme un polar classique en fait, avec l'arrestation programmée d'un dealer. L'opération se passe bien, et on comprend donc que c'est l'après qui va intéresser le cinéaste. B. Mendoza est reconnu pour ses films polémiques, et il signe là une charge évidente contre le pouvoir en place, l’État policier dans son ensemble, et charge la mule au maximum, tout en nous immergeant dans le quotidien des exclus et des opprimés (qui survivent donc en vendant de la dope, à qui, on ne sait pas, et c'est bien pratique pour sauvegarder la morale que le cinéaste veut défendre). Visuellement, on est dans le cinéma d'auteur moderne, avec ses gros plans et ses travellings derrière les persos. C'est aussi un peu trop ennuyeux, pour rester poli, et au bout d'un moment, j'ai décroché, j'en avais vraiment marre. On comprend où le film veut en venir, mais ça reste un peu trop facile et caricatural. C'est aussi assez risible quand les journalistes philippins interpellent le chef de la police en disant que la communauté internationale s'est émue de l'intervention de la police (ce qui n'arrive jamais, on est aux Philippines, pas aux USA). Je comprends où Mendoza voulait en venir (avec ce film, il veut interpeller la communauté internationale), mais ça reste un film redondant, pénible et trop moralisateur. Non merci, et à jamais ! D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
traversay1
traversay1

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3,0
Publiée le 23/04/2019
Le film commence et se termine par une parade à la gloire de la police de Manille, avec drapeaux flottant au vent et hymne patriotique. Faut-il y voir un soupçon d'ironie vu que Alpha-The right to kill a parmi ses deux personnages principaux un flic corrompu jusqu'à la moelle ? Contradictions et ambigüités, le cinéma du philippin Brillante Mendoza en est pétri y compris dans sa vision de la violence qui a parfois été complaisante et insoutenable. Ce n'est pas le cas dans Alpha qui exploite de manière intense une histoire polardeuse autour des coups de filet menés par la police pour lutter contre le trafic de drogue. A juste titre, on a souvent reproché à Mendoza de filmer des scénarios opaques et mal agencés. Ce genre d'observation ne saurait être fait à son dernier long-métrage qui, à l'inverse, est presque trop limpide dans son déroulement. Bien entendu, la grande force du cinéaste philippin reste son attention au côté documentaire de la vie (et de la misère) des habitants de Manille. S'y ajoutent dans Alpha, les portraits croisés de deux pères qui, s'ils trichent, le font avant tout pour survivre dans la jungle urbaine et assurer l'avenir de leur famille. Inutile de dire que Mendoza dresse un constat très pessimiste de cet environnement et ne laisse guère de chances à ses protagonistes. Corruption et châtiment, sans échappatoire. Le film se termine par un carton précisant que tout y est fictif à commencer par ses personnages pourris. Moui, ne doit-on pas à voir là aussi une grande part d'ironie ? Hum.
soulman
soulman

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3,0
Publiée le 23/04/2019
Un polar qui atteint sa cible, sans temps mort et avec un talent documentaire appréciable. Ce qui gêne, c'est cette glorification de la police philippine, dont on voit à-travers l'un des deux personnage principaux, à quel cynisme et à quelle corruption elle peut faire appel. On aurait aimé un minimum de recul de la part de Mendoza et, sans doute aussi un brin d'humour, à la manière du remarqué "Le Caire Confidentiel".
William Dardeau
William Dardeau

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3,0
Publiée le 18/04/2019
Ce polar réaliste philippin est constamment intéressant. Rien de très original certes, un infiltré, un ripou, une descente violente chez les dealers, on a vu cela à maintes reprises. Mais Mendoza filme bien Manille, et décrit sans fards la lutte contre la drogue telle que la pratique le président Duarte, sans s'embarrasser des droits de l'homme. Le film est bien sûr très pessimiste. L'ambiance est tendue du début à la fin. L'indic et le flic sont deux jeunes pères, qui, d'une certaine manière, entendent survivre pour leur progéniture. Pas de manichéisme ici. A voir.
Cinéphiles 44
Cinéphiles 44

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3,5
Publiée le 14/04/2019
Encore discret en France, Brillante Mendoza est pourtant un habitué des festivals. Dans « Alpha, the right to kill », le réalisateur philippin dénonce la corruption qui règne dans la police du pays. L’action se déroule à Manille. La lutte antidrogue fait rage et il faut faire preuve d’imagination pour pouvoir faire circuler la drogue. Un officier de police et un petit dealer ont passé un accord. Sous leurs apparences à vouloir faire tomber le plus gros trafiquant de la ville, ils en profitent pour en faire des affaires lucratives. Le policier Espino est alors corrompu mais le jeune Elijah s’est surtout engagé pour subvenir aux besoins de sa famille. « Alpha, the right to kill » est un thriller écrit sur des œufs où tout peut exploser à tout moment. La grande force du film repose justement sur cette tension qui ne désemplie jamais. Un film hyperréaliste joué avec vigueur. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Ingrid2171
Ingrid2171

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3,5
Publiée le 09/04/2019
Prix du jury au festival policier de Beaune. Bon scénario qui nous montre l opposition et le contraste de vie et differences sociale entre les deux personnnages principaux. La réalisation nous plonge en immersion au Philippines. On est vite embarquer dans l histoire. Mérite son prix.
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