Mon AlloCiné
Rosie Davis
note moyenne
3,8
53 notes dont 6 critiques
0% (0 critique)
67% (4 critiques)
33% (2 critiques)
0% (0 critique)
0% (0 critique)
0% (0 critique)
Votre avis sur Rosie Davis ?

6 critiques spectateurs

Yves G.
Yves G.

Suivre son activité 254 abonnés Lire ses 1 545 critiques

3,5
Publiée le 17/03/2019
Rosie Davis, son mari et leurs quatre enfants sont à la rue. Cette famille modeste était locataire d'un pavillon, dans la banlieue de Dublin. Leur propriétaire a décidé de le vendre. Mais Rosie et son mari n'avaient pas les moyens de l'acheter. En attendant de trouver un nouveau toit, ils en sont réduits à vivre dans leur voiture. L'affiche du film, sa bande annonce donnent une impression de déjà-vu. Des histoires de femmes célibataires qui se battent courageusement pour sauver ce qui leur reste de dignité et offrir un meilleur avenir à leurs enfants, on en a déjà vu treize à la douzaine. La plupart ont été réalisées par Ken Loach dont "Moi, Daniel Blake", Palme d'Or en 2016, racontait à s'y méprendre la même histoire. Mais le cinéma français y a pris aussi sa part : "Y aura-t-il de la neige à Noël ?" en 1996 et, plus récemment, le bouleversant "Louise Wimmer" qui révéla Corinne Masiero. Pour autant, en dépit de cet effet de répétition, "Rosie Davis" émeut profondément. Comme dans un film des frères Dardenne - qui avait filmé dans Rosetta une héroïne aussi résiliente - le tempo ne se relâche jamais. Pendant vingt-quatre heures, on suit pas à pas Rosie dont la détermination à protéger ses enfants et à leur trouver un toit se fracasse à mille et uns obstacles dérisoires : un doudou perdu, un pyjama souillé, la benjamine malade, l'aînée qui disparaît.... Contrairement à ce que l'affiche pourrait laisser croire, Rosie n'est pas célibataire - à la différence des héroïnes des films précités. Elle a un partenaire qui travaille et qui l'épaule. Cette situation matrimoniale rend peut-être sa situation plus encore touchante : elle fait partie de la classe moyenne inférieure, de ces "working poors" qui, sans tares particulières, peuvent sombrer dans la pauvreté sur un coup du sort.Rosie Davis est d'une étonnante brièveté. Sans qu'on s'y attende, il s'interrompt là où on escomptait qu'il se prolonge une bonne demie-heure supplémentaire. Sa conclusion est aussi abrupte que poignante. Elle laisse une trace qui ne s'efface pas. Bien que sa bande annonce ait été largement diffusée, bien que son affiche soit placardée dans le métro parisien, "Rosie Davis" est très mal distribué. Pour sa première semaine, il n'était à l'affiche que de deux cinémas dans Paris intra muros et d'une quarantaine dans toute la France. Raison de plus pour courir le voir.
dominique P.
dominique P.

Suivre son activité 313 abonnés Lire ses 1 843 critiques

4,5
Publiée le 19/03/2019
C'est un film irlandais remarquable qui parle de la précarité. C'est particulièrement juste, sensible et très émouvant. J'ai été touchée par cette histoire dramatique poignante. C'est vraiment dommage que ce film soit peu distribuéspoiler: car il est beaucoup plus important que certains petits films sans grand intérêt qui sont à l'affiche actuellement.
btravis1
btravis1

Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 553 critiques

3,0
Publiée le 21/03/2019
Une triste réalité bien amenée par le réalisateur qui filme sur 2 jours le quotidien de cette famille, très unie, très touchante, qui lutte désespéramment pour avoir un toit chaque soir. Tourné caméra à l'épaule, les plans renforcent le caractère d'urgence, mais le réalisateur en abuse (la traversée du terrain vague par exemple n'a aucun intérêt) et, en monopolisant le film sur les appels, crée une répétitivité, qui n'avait pas besoin d'être, la situation était assez explicite. On aurait préféré que le film délivre un peu plus d'informations sur le couple, mêmes si certaines sont suggérées via les dialogues avec la mère de Rosie.
Padami N.
Padami N.

Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 429 critiques

4,5
Publiée le 18/03/2019
excellent film , tourné de manière simple ,a faible budget et réussi le plein d'émotions. sur un thème actuel le mal logement, les travailleurs précaire...sans aller dans le pathos on comprend les difficultés et l'angoisse de cette mère en particulier. on sait que c'est une fiction , tirée de fait réels , cela ne ressemble pas un doc fiction mais bien a un film.
Catherine R
Catherine R

Suivre son activité Lire sa critique

4,5
Publiée le 14/03/2019
Film magnifique, on en ressort ému, bouleversé, film qui nous dévoile la vérité sanglante d'une famille qui ne parvient pas à se loger. Loin d'y voir comme certains, une manière de nous culpabiliser sur ce que l'on a, au contraire, ce film nous ouvre les yeux sur les difficultés de se loger à Dublin, mais il pourrait également retracer également les mêmes soucis dans d'autres films; il nous fait prendre conscience de ce problème tout en nous montrant une famille courageuse qui fait tout pour s'en sortir;
velocio
velocio

Suivre son activité 288 abonnés Lire ses 2 074 critiques

4,0
Publiée le 13/03/2019
En 2016, le réalisateur irlandais Paddy Breathnach s’était fait remarquer avec un film tourné à Cuba, "Viva". Cette fois ci, c’est vers l’Irlande qu’il dirige sa caméra, et, plus particulièrement, vers sa capitale, Dublin, une ville qui, ici, n’a rien à voir avec le Dublin des touristes. Quant à l’écriture du scénario de Rosie Davis, on y retrouve une vieille connaissance, Roddy Doyle, auteur de la « Trilogie de Barrytown », "The Commitments", "The Snappe"r et "The Van", 3 romans devenus 3 films réalisés par Alan Parker pour le premier et par Stephen Frears pour les deux autres, avec des scénarios écrits par l’auteur lui-même. Vu par les économistes orthodoxes, l’Irlande peut être considéré comme un pays modèle, avec un taux de croissance impressionnant et un PIB par habitant très élevé. Cela signifie-t-il que la vie est facile pour tous ses habitants ? Bien sûr que non ! Ne serait ce que pour une raison très simple : ce boom économique va de pair avec une pénurie de logements, tout particulièrement à Dublin et, lorsqu’une famille avec 4 enfants, ne disposant que de revenus très faibles, se retrouve à la rue suite à la vente par son propriétaire de la maison qu’ils louaient depuis sept ans, la situation est loin d’être rose. Rosie Davis est une « mère courage » exceptionnelle. Depuis qu’elle et sa famille n’ont plus de domicile fixe, elle passe ses journées, après avoir conduit à l’école ses 3 enfants les plus âgés, à rechercher un toit pour les nuits suivantes. Au minimum, pour LA nuit suivante. Avec patience, elle appelle les numéros de téléphone qui lui ont été communiqués par la mairie, s’enquérant de la disponibilité d’une « family room », une chambre familiale. Si rien n’est trouvé avant le soir, probabilité qui augment si jamais Lady Gaga se produit ce jour là à Dublin, ce sera une nuit dans la voiture. Une voiture où s’entasse l’indispensable, quelques vêtements de rechange, des affaires de toilette et Peachy, la peluche de Madison, 4 ans, la plus jeune de la famille, le reste de leurs affaires ayant été accueilli par des membres de leur famille et des amis.Un film peut très bien avoir un caractère social assumé sans pour autant se vautrer dans le misérabilisme ; il peut montrer des situations très dures sans pour autant se refuser à faire preuve de beaucoup de chaleur humaine et de tendresse. Ken Loach et les frères Dardenne nous ont habitués à de tels films. Bien aidés par la prestation de la comédienne Sarah Greene, c’est dans cette famille cinématographique que se situent Paddy Breathnach, Roddy Doyle et leur film, "Rosie Davis".
Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top