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Le Phallus et le Néant
note moyenne
3,7
56 notes dont 39 critiques
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39 critiques spectateurs

Laurine M

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5,0
Publiée le 20/01/2019
J'ai eu la chance d'assister à l'avant-première de ce film d'utilité publique au cinéma Balzac à Paris. Après avoir été massacrée par deux psychanalystes, je me suis retrouvée dans beaucoup de scènes du film, et ce fut une véritable thérapie. Au delà des gens qui iront voir ce film pour des raisons analogues aux miennes, le phallus et le néant pose la psychanalyse comme un fait social total. Il décortique une pensée philosophique qui se veut médicale, permet de réfléchir sur un dogme moderne, l'affligeante bêtise de ses figures d'autorité... Et malheureusement, ses conséquences catastrophiques dans la vie de gens qui n'avaient rien demandé. Un grand bravo à Sophie Robert.
nicoleon67

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4,0
Publiée le 21/01/2019
La réalisatrice jete un pavé dans la mare de la psychanalyse nous alerte sur les dérives sectaires au sein de la profession et on peut faire le constat qu’il y a de la maltraitance thérapeutique, des gens en danger. Contrairement à ses détracteurs, je ne trouve pas que le film a vocation a décrédibiliser la psychanalyse mais certains practiciens certainement .
solian

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5,0
Publiée le 20/01/2019
Ils vous diront que les citations sont tronquées, que Sophie Robert est une vilaine sorcière manipulatrice, qu’elle a un compte à régler avec son parent du sexe opposé, puis, s’ils regardent le film, ils se rendront compte que rien n’est tronqué, que d’illustres psychanalystes parlent librement de ce qu’ils pensent, de ce qu’ils font... Alors ils vous diront que ce n’est pas à prendre au premier degré, comme la Bible ou le Coran, que c’est métaphorique, que c’est du second degré. Ils s’etonneront ensuite d’etre pris pour des fanatiques et jureront qu’il y en a des bons... et là ils auront enfin raison : il y en a des bons. Mais alors ceux-ci, ceux que l’on voit ici sont ils les bons ou les mauvais? Si on les juge sur leur réputation au sein de la communauté psychanalytique, sur leurs titres, sur leur CVs, ce sont des bons psychanalystes. Seraient-ce donc les mauvais qui sont finalement des bons? Seraient-ce donc les mauvais psychanalystes qui sont les bons thérapeutes?
Françoise A

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4,5
Publiée le 01/02/2019
Plusieurs fois j'ai ri, à défaut de pleurer, à l'écoute de postulats aussi cocasses que décalés mais assénés avec un dogmatisme déconcertant. Mais j'ai aussi retenu du film une notion-clé fondamentale : la psychanalyse en tant que démarche intellectuelle de découverte de soi, peut convenir aux personnes qui vont bien. Aux personnes qui vont mal, qu'elles soient victimes de violences sexuelles, autistes, dépressives, en quête d'identité, on ne peut que leur souhaiter de ne pas tomber dans le piège et de se faire aider par d'autres d'approches validées par la science et encadrées, telles les TCC. Et quant aux étudiants de psycho pétris de psychanalyse, souhaitons-leur de faire preuve de curiosité intellectuelle et d'esprit critique, de dépasser les enseignements universitaires, de lire ce qui se publie ailleurs qu'en France, afin de ne pas alimenter à leur tour, par paresse ou par lâcheté, des pratiques psychanalytiques désastreuses dans les institutions qui les emploieront.
Marie F

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0,5
Publiée le 28/01/2019
Le film n'apporte rien, aucune nuance possible...C'est dommage. Sophie Robert estime que les psychanalystes sont victimes d'une manière de penser qui les exclut du monde ordinaire, mais par cette démarche, c'est elle même qui se met en position de propagande. Pourquoi ne pas ouvrir plutot un débat avec des psychanalystes, des neuroscientifiques et pourquoi pas d'autres disciplines (philosophiques, sociologiques..). Il me semble que contrairement à l'idée véhiculée dans le film, les psychanalystes font un effort constant de liens et d'actualisation de leur pratique clinique. Le fait de consacrer son énergie dans un positionnement aussi peu nuancé à l'égard de la psychanalyse témoigne d'une rigidité qui ne mérite pas de figurer sur un écran de cinéma.
mickadu78

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0,5
Publiée le 19/01/2019
Le message véhiculé dans ce film confond la clinique et la théorie, le tout sans se poser la question du caractère métaphorique des propos énoncés par les cliniciens interviewés. Du point de vue clinique, la psychanalyse est avant tout une situation qui donne la possibilité à un patient de se signifier lui-même, de construire sa propre histoire, avec ses propres mots. C'est une construction qui prend du temps, que beaucoup de patients aujourd'hui apprécient puisque notre société permet moins cet espace élaboratif. Cela a à terme un effet thérapeutique. Dans une telle situation clinique, le psychanalyste n'a pas à donner son avis, et la théorie ne doit jamais être évoquée en cure. Une psychanalyse peut être menée à son terme sans que jamais un terme à caractère sexuel n'ait pu être évoqué ! Autrement dit, cette éthique psychanalytique n'est absolument pas dépeinte dans ce film qui veut donner à la psychanalyse un caractère sectaire, alors qu'elle en est son absolu contraire ! Puisqu'elle donne une liberté totale au discours du patient, à sa trajectoire de pensée et à sa trajectoire de vie. La psychanalyse au sens noble du terme, clinique avant d'être théorique, qui déconstruit les discours plus qu'elle n'en crée, n'est pas abordée dans ce film plus qu'à charge.
Bed66

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5,0
Publiée le 16/02/2019
La psychanalyse sous son vrai visage. Un film qui montre et qui s'attaque à un dogme voir une religion qui possède ses codes, son langage et ses prophètes. Présente à tous les niveaux de la société ces théories ont détruites et détruisent encore des vies que ce soit dans le monde de la psychiatrie, la protection de l'enfance ou encore les violences conjugales. Aucune étude scientifique n'a jamais démontré son efficacité, comment en 2019 peut on mettre ces pratiques empiriques au coeur de la médecine, les tribunaux où autre...comment baser des décisions sur des croyances? Le Phallus et le Néant et sa réalisatrice ont le courage de s'attaquer à une Eglise qui devra un jour ou l'autre rendre des comptes devant les tribunaux pour les vies détruites et le charlatanisme de certains psychiatre... Un grand procès de la psychanalyse? à espérer pour bientôt, pour que cesse ces pratiques d'un autre temps, pour que l'on cesse d'enseigner comme de grandes vérités ces principes dans les cours de philosophie au lycée ou dans les cursus universitaires.
Cel I.

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4,5
Publiée le 15/02/2019
Documentaire qui nous laisse réfléchir. A notre époque nous avons l impression de ne pas avoir avancés. Détruire et rabaisser la femme comme ils le font, c est difficile à comprendre.
Nini27

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5,0
Publiée le 15/02/2019
Quelle prise de conscience ce film ...merci à sophie Robert d avoir osé remettre en question ce système de pensée qui à tant d impact dans nos représentations de la femme ...de la mère...du développement de l ' enfant. Un film documentaire intelligent qui devrait être diffusé à plus grande echelle .
 O.B.Zitel

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5,0
Publiée le 15/02/2019
Une réalisation très cohérente et rigoureusement argumentée articule des témoignages de victimes d’agressions avec un exposé de professionnels. Ils détaillent avec une grande précision, une conviction, et souvent une jubilation aboutie, la théorie sexuelle qui guide leur pratique. Ces médecins psychiatres, psychologues, ancien pédiatre ou psychanalystes engagés dans leurs publications sont considérés comme spécialistes de la relation humaine et de la santé mentale en France. Des auditions au Sénat les introduisent, dont celle de la parentalité, et la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les abus sexuels perpétrés au sein de l’Eglise. Cette légitimité du casting pourrait faire craindre des digressions et des développements redondants caractéristiques des discours psychanalytiques dans les congrès, mais non. Le montage nous coupe des habituelles reformulations au pouvoir parfois fascinant. La réalisatrice met en valeur les convictions professionnelles, qui se révèlent remarquablement calibrées et complémentaires. La compréhension devient globale, synthétique et nette. Des arguments extérieurs, vérifiables, parfaitements sourcés sur nos réalités basiques et communes, accentuent l'irréalité. Un un malaise salutaire se forge rapidement. Il interroge non seulement l'idéologie orthodoxe, mais interpelle la capacité culturelle à construire toute interprépation de relation et du développement du nourrisson et de l'enfant à partir de "pulsions sexuelles". Une démonstration implacable. Apparaissent au grand jour des empilements de contradictions, qu’ils soient d’ordre anatomiques, historique, culturels, éthiques. Toutes les caractéristiques révisionnistes sont là. Preuves à l’appui. Un non sens total appliqué aux «soins», à la «cure». Une jeune femme à la recherche d'aide pour son équilibre. Elle expérimente ces concepts appliqués à sa santé. Il lui faut puiser dans ses ultimes ressources pour résister au suicide: une professionnelle l’assure que son salut ne peut passer que par son cabinet, sans limitation de durée, payable en espèces y compris lors d’une absence, justifiée ou non. Double victime, double peine. Un engrenage aux caractéristiques sectaire. Des victimes parlent de ce qu’elles ont vécu lors de ces pratiques. Leurs témoignages sont édifiants, et se posent totalement en adéquation avec les exposés sur la théorie sexuelle. Sexisme, négation de la femme, culture de la culpabilité par nature, pouvoir de créations de maladies par la pensée inconsciente, minimisation des perversions, valorisation de l’inceste, justifications toujours «symboliques», y compris celle de la pédophilie. Ces professionnels d’obédience psychanalytique s’investissent dans la diffusion et l’enseignement universitaire, dispensent les fondamentaux de la psychologie, y compris dans des associations de formations des travailleurs sociaux et paramédicaux. Elles forment des experts judiciaires. Alors, bien entendu, ce documentaire dérange. Mais il ne dérange pas les victimes.
Julien B

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5,0
Publiée le 14/02/2019
Un film d'utilité publique. J'avais l'impression de voire les psychiatres qui m'ont suivi, pendant 10 ans, sans jamais essayer de me diagnostiquer (le diagnostic est la première étape du soin). Puis j'ai découvert que j'étais autiste, et l'équipe pluridisciplinaire du CRA m'a donné raison. Dans les institutions non-traitantes que j'ai été forcé de fréquenter, nos ( = moi et les autres jeunes) problèmes de santé n'étaient jamais pris au sérieux, donc nous n'étions jamais soignés lorsque nous tombions malade. Ma meilleur amie (qui a été diag autiste aussi après) devra passer le reste de sa vie sous morphine en fauteuil roulant, parce qu'on ne la croyait pas pour ses douleurs. Moi, je fais de la kiné depuis un an, mon problème de santé aurait pu devenir chronique à cause du retard de diagnostique. Ce documentaire m'a aidé à comprendre comment fonctionnaient les personnes influencées par la psychanalyse (presque tous les psychiatres et les psychologues français). Ils dénigrent les faits et prennent constamment le contre-pied de ce que le patient leur dit, car ils sont déconnectés de la réalité, du concret, des faits, et cherchent systématiquement ce qui serait "caché" , "occulte" et qu'il faudrait résoudre. Car seul l'inconscient ou le symbolique importe dans la psychanalyse, au détriment du réel ou du matériel...C'est ainsi que nos plaintes de symptômes physique étaient niées mais qu'ils nous inventaient d'autres problèmes de santé, que nous n'avions pas. Pour ma part malgré mes tartines beurre nutella, je suis devenu anorexique (psychogène), tant pis si je mangeais correctement, comme j'étais mince, je devais avoir une anorexie, et forcément psychogène... Je n'ose pas espérer obtenir justice un jour (je n'ai pas porté plainte ils sont présent dans les tribunaux). Pour l'instant, si les journalistes faisaient leur travail, cela me suffirait.
Ilpidi A

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0,5
Publiée le 14/02/2019
Film qui vise clairement à faire le procès de la psychanalyse, dans une approche parcellaire, réductrice et erronée des concepts psychanalytiques. Ce film ne se construit qu’à travers le prisme d’une revendication féministe qui apparaît bien éloignée des vraies questions traitées par la psychanalyse. La réalisatrice semble animée par une volonté de régler un contentieux personnel avec la psychanalyse et non pas dans un désir d’en comprendre la dynamique et les fondements. Bref, si vous souhaitez comprendre ce qu’est véritablement l’approche psychanalytique et ce sur quoi elle se fonde, passez votre chemin !
Camtruc

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0,5
Publiée le 12/02/2019
Encore un nouveau film à charge contre la psychanalyse, ce n’est assurément pas son intérêt pour les thèmes qui anime Sophie Robert dans son travail, mais bien d’utiliser l’autisme, le féminisme (quels seront les prochains sur la liste ?) pour régler ses comptes avec la psychanalyse. J’ignore quels sont ses contentieux avec la discipline dont elle n’a décidément pas compris grand-chose, mais on a droit à la même malhonnêteté intellectuelle, ce qui questionne l’éthique de cette documentariste : extraire d’un propos des bribes de phrases pour en détacher un mot qui va pouvoir choquer et dénaturer le propos de la personne interviewée. Le tout sur fond de démagogie sirupeuse en utilisant la souffrance et en se prétendant au service des personnes autistes ou des victimes d’inceste.
Maxence C

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5,0
Publiée le 12/02/2019
Excellent documentaire, permettant de bien comprendre les théories dirigeant la pensée psychanalytique.
Margot L

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5,0
Publiée le 12/02/2019
"Le phallus et le néant" est un film documentaire d'utilité publique qu'il faut absolument aller voir. La psychanalyse est partout, dans le secteur médical, universitaire, judiciaire et fait des dégâts insoupçonnés par beaucoup de personnes. La réalisatrice Sophie Robert met en avant les dérives sexistes/homophobes/pédophiles au sein du mouvement freudien-lacanien orthodoxe. Pour obtenir un résultat représentatif de la psychanalyse, elle a fait un travail de fond : faire passer des entretiens à un grand nombre de psychanalystes, avec divers profils. Les pro-psychanalyse vous diront que les propos ont été manipulés, tronqués. Que nenni mon ami ! Il faut préciser que les psychanalystes ont été déboutés par la justice lorsqu'ils ont voulu censuré ces entretiens pour dénaturation des propos tenus. Bref, des propos abjects, immondes, vomitifs, mais bien réels ! La pensée des psychanalystes s'illustre donc par ces propos nauséabondes que les psychanalystes font eux-même. Pas d'excuse possible ! Ces propos ne devraient être tenus dans aucun contexte, encore moins par des supposés professionnels de la santé. Je pleins les témoins apparaissant dans le film pour les rencontres médicales qu'elles ont eu. Merci à elles pour le courage dont elles font preuve en témoignant. En ce qui concerne la partie animée du film, j'ai beaucoup aimé le style de dessin. D'autre part, cette partie explique vraiment bien le processus qui s'établie lorsque quelqu'un rentre en analyse....et n'en sort jamais, ou trop tard. En conclusion, un film à voir et à faire voir à qui n'a pas encore compris à quel point la psychanalyse est néfaste et sans aucune valeur scientifique (soit une pseudo-science que l'on enseigne encore en 2019 en fac de psychologie au même titre qu'on pourrait enseigner l'astrologie dans un cursus d'astronomie). Combien de temps encore allons-nous devoir attendre pour que ce massacre s'arrête ? Combien de patients encore vont-ils devoir subir cela ? La psychanalyse est-elle plus important que le bien-être et la santé des personnes ? Mille mercis à Sophie Robert pour ce film qui, j'en suis sûre, va permettre d'assener les divers secteurs professionnels cités précédemment.
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