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Pierrot le Fou
note moyenne
3,7
2142 notes dont 219 critiques
39% (85 critiques)
21% (45 critiques)
11% (23 critiques)
13% (28 critiques)
10% (22 critiques)
7% (16 critiques)
Votre avis sur Pierrot le Fou ?

219 critiques spectateurs

jimmyc

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 20/09/2013

Jean Paul Belmondo est l 'image et l 'image représente Jean Paul Belmondo ..L 'oeuvre suprême du cinéaste est ici le tableau de la fin d 'un amour passionné et final entre Anna Karina et Jean-luc Godard ,elle est aussi la plus poussée en matière de transgression des codes .Le sphinx Belmondo incarne Ferdinand Griffon et Ferdinand Griffon est l 'ombre de Jean -Luc Godard ,comme si les mots de son héros étaient siens de manière permanente .Mais au delà de la férocité des images le metteur en scène offre à Anna Karina son plus beau cadeau .Et même si le tourbillon des instants magiques opère indubitablement vers une destinée tragique conduisant le personnage principal au meurtre, il réside également ici un immense parfum d'amour envers son héroïne Celle-ci est filmée avec une passion sans retenue tout au long de l 'oeuvre ..Même ses chuchotements lui donne forme et sa mort ,vie .Une forme d'espoir que Jean -Luc Godard à souhaité probablement s'offrir Jean-Paul Belmondo lui ,est flamboyant, plongé dans une dimension d 'espace entre réalité et fiction ,il traverse la pellicule sans jamais perdre haleine mais tout en parlant peu et cela le plus souvent possible il est celui qui est et celui qui n'est pas ..il est présent sans jamais l 'être vraiment .Il représente la face solaire tout en incarnant le coté obscur ..Il se perd dans les dédales d'un amour dévastateur tout en restant le plus souvent éloigné de celui ci .. Sa gestuelle est minimaliste il reste simplement didactique tout en apportant à son personnage des mouvements radicaux .L'image défile et défile encore alors que le "Sphinx "s'arrache de sa vie simple pour la compliquer d 'avantage ...La poésie du récit absorbe le spectateur dans une spirale désordonnée ou l 'ordre est bien établi ..la folie de l 'oeuvre au delà de sa façon "puzzle "est le bilan de la vie ,vide ,pleine ,colorée ,grise ,amoureuse ,triste ,joyeuse ,il y a du sens dans le non sens et des mots cachés dans les masques portés par les personnages ,des envies ,des regrets dans les dialogues qui ne sont pas prononcés ...Ce monument du cinéma français(oeuvre admirée par Tarantino et autres Scorsese) sorti en 1965 fût un véritable ovni cinématographique et prouvait que l'art français n 'était pas "A bout de souffle " ....

Mad Gump 10

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2,0Pas terrible
Publiée le 11/03/2016

Bon alors c'est du Godart : et vas-y que je te fais n'importe quoi avec le son, et vas-y que je te colle de la philosophie à deux balles, et vas-y que je te coupe la musique n'importe quand, et vas-y que je te place des références bien balourdes, et vas-y que je te colle des passages ridicules, et des passages de comédie musicale encore plus ridicule et vas-y que je te tisse une intrigue sans aucun sens et vas-y que je te monte mon film avec les pieds... Mais qu'est-ce que c'est pénible à regarder comme film ! Alors je me pose une question : est-ce que l'originalité est toujours bonne. Ce film prouve clairement que non. Parce que peut-être que le film est beau, peut-être qu'il est intelligent, mais il est si déshumanisé, brouillon et ridicule moi juste je ne peux pas. On a acclamé Godart pour avoir détruit tout ce qui faisait du cinéma un art beau et noble. On a acclamé Godart pour avoir fait des films avec un style quasi nanar. Et le pire, c'est que ce n'est pas comme si c'était original dans la filmo du type : c'est la même démarche qu'A bout de souffle (et A bout de souffle était plus original de ce fait et assez intéressant, là où Pierrot le fou n'est que complaisance d'un type visiblement très fier de sa personne)... Alors quand j'entends que Godart "se renouvelle et renouvelle le cinéma dans chacun de ses film", ça me fait juste hurler. Bon alors j'ai quand-même mis deux étoiles, parce que le film a des qualités. On a des plans séquence vraiment bons, une patte esthétique très marquée par la récurrence des couleurs bleues et rouges, et il y a des scènes très fortes, notamment le monologue du fou, qui est juste absurde, mais beau... Et je trouve ça fort de réussir à rendre un tel truc beau, ainsi que le " A qui tu parles ? - Bah au spectateur ", surprenant et drôle. Niveau jeu des acteurs par contre je m'attendais à mieux, c'est très inégal (parce que môssieur Godart aime détruire le talent de ses acteurs en les dirigeant (exprès sinon ça ne serait pas un génie) affreusement). Une oeuvre avec ses qualités, mais insupportable de prétention et brouillonne au possible. Je pense que je vais m'arrêter là avec le cinéma de Godart : je n'aime pas cet homme, et je ne comprends pas qu'on puisse acclamer un quelqu'un qui méprise clairement son spectateur en lui lançant des films comme ça au visage.

chrischambers86

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4,0Très bien
Publiée le 14/07/2013

Taxè d'anarchisme moral et intellectuel, il y a pourtant tellement de choses à dire sur ce film mythique du cinèma français! Au-delà de la vision du mètrage, pourtant marquante, on se souvient avant tout du titre ècrit partout sur les murs. En 1965, "Pierrot le fou" de Jean-Luc Godard devint un cri de guerre, un signe de ralliement, l'identification à une gènèration et à une èpoque! Dans ces annèes prè et post 68, c'ètait en quelque sorte la grande èpoque avec un metteur en scène qui osait tout! Film anarchique, d'une beautè extraordinaire et qui est le rèsumè d'une sèrie d'oeuvres que certains trouveront irritantes, mais que beaucoup trouveront passionnantes, "Pierrot le fou" n'en finit pas de fasciner les cinèphiles du monde entier! De même qu'il est une entreprise iconoclaste qui fait voler en èclats les structures du rècit, fondèes sur la psychologie des sacro-saints « personnages » . Plus Godard avance dans son travail, plus il malmène les cadres ètroits du cinoche classique et de la reprèsentation! Or, ce n'est pas seulement à la forme que le cinèaste s'en prend mais aussi au contenu! Les images et le langage sont directs, dèpouillès de tout scrupule idèaliste! Ce sont ceux d'un amoureux de la femme (un peu moins ici), dont le lyrisme poètique ne dissimule jamais la base sexuelle de l'amour! Ici, les deux hèros sont d'abord liès par une passion charnelle! Jean-Paul Belmondo (juste inoubliable) incarne mieux qu'un autre ce personnage un peu fou, image indèlèbile de la nouvelle vague qui joue sa propre destruction! A ses côtès, Anna Karina est magnifique de prèsence dans une histoire qui repose entièrement sur les èpaules des deux interprètes! Avec la participation exceptionnelle de Raymond Devos dans sa dernière partie, "Pierrot le fou" est un tournant capital, cet adieu dèfinitif à un certain cinèma et à une certaine culture. « Dèsespoir, amour et libertè. L’amertume. L’espoir. La recherche du temps disparu. » Merci Jean-Luc, merci Bèbel, merci Anna...

JimBo Lebowski

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/05/2014

Quel film ! Godard m'avait conquis avec "À bout de souffle" et je me suis directement tourné vers "Pierrot le fou", considéré comme son long métrage le plus abouti, à juste titre ... C'est l'histoire de Ferdinand (Jean-Paul Belmondo) et Marianne (Anna Karina), amoureux renaissants fuyant Paris et ses conventions pour le sud de la France désireux de vivre leur aventure, entre quête de liberté spirituelle, délits et confrontation, les amenant inéluctablement vers une route sans fin. À l'instar de "À bout de souffle" cette fois le scénario m'a vraiment enthousiasmé, la dualité des deux protagonistes, l'un est avide de lettres, de philosophie, l'autre est insouciante et frivole, un cocktail détonant de sensibilité passionnelle mais contrasté (la scène de la plage est symptomatique), rares sont les films où les personnages sont aussi travaillés avec autant de sincérité et de complexité. La mise en scène jouit d'un décalage anti conformiste, marque de fabrique de Godard, avec également des regards caméra malicieux comme la fameuse réplique "À qui tu parles ? Au spectateur" ou les déclamations de Marianne "Je me fous de tout, ce que je veux c'est vivre" et de Ferdinand "Nous sommes fait de rêves et les rêves sont fait de nous", renforçant le degré d'immersion du public, au plus près du film et de leurs protagonistes. Visuellement j'ai trouvé ça extrêmement intéressant, avec un jeu de couleurs primaires proche par moment du mouvement néo réaliste, le rouge et le bleu sont très souvent associées et/ou confrontées illustrant parfaitement le thème de l'opposition idéologique. Belmondo et Karina sont juste parfaits dans leurs rôles, tout en authenticité, malice et charisme, un vrai couple emblématique du cinéma, niveau interprétation la courte apparition de Raymond Devos en homme névrosé est exceptionnelle. La fin du film est déchirante, d'une grandeur symbolique frappante de fatalisme, d'une volonté de quitter ce monde inexorablement corrompu pour rejoindre l'éternité pure de l'au delà. La morale est volontairement subversive, d'ailleurs chose étonnante ce long métrage a été interdit au moins de 18 ans à sa sortie pour cause "d'anarchisme intellectuel et moral" en pleine France gaulliste pré 68, on peut donc légitimement le considérer comme avant-gardiste. "Pierrot le fou" est un film majeur, extrêmement intelligent en tout point, brillamment interprété et d'une beauté poétique sans pareil, Godard prouve là son génie mais également son goût pour la provocation et sa haine du conformisme, une œuvre à découvrir.

Arthur de Bussy

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4,0Très bien
Publiée le 15/05/2012

Incroyable! Voilà un film à redonner confiance en la capacité de l'Art français à proposer une créativité originale, maîtrisée et sans égale (comprenez une source d'inspiration que devraient considérer nombre de cinéastes français d'aujourd'hui histoire de remonter un tant soit peu le niveau de notre cinéma actuel). Jean-Luc Godard explose littéralement les codes esthétiques et narratifs, atteignant le fragile équilibre entre pure maîtrise formelle et touchante sincérité (merci à Bebel et Anna Karina!). Se jouant des couleurs et des mots, jonglant entre absurde et existentialisme, alternant moments de rêverie et de violence, «Pierrot le Fou» est l'un des plus brillants manifestes de la Nouvelle Vague et du cinéma. Les acteurs sont bien évidemment remarquables, bouleversants de fougue et de fragilité en même temps, reflets des interrogations de Godard sur l'Art, la vie, le couple, etc. Les expérimentations visuelles sont nombreuses, et l'usage révolutionnaire de l'écrit à l'écran donne une dimension supplémentaire et surprenante au film, faisant appel à l'essence même de la littérature (où l'on VOIT des choses en regardant des mots). Godard est l'un de ces rares cinéastes possédant un regard extérieur et construit sur le cinéma, d'une rare lucidité, mais n'entravant pourtant pas leur imagination (du moins à l'époque de la réalisation du présent long métrage). Ce film d'une liberté insolente est terriblement jubilatoire du début à la fin (fameuse!) en ce qu'il qu'il parvient à démontrer qu'avec le cinéma TOUT est possible. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

Jean-Sébastien T.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 30/09/2016

Pierrot le fou est de loin le seul bon Godard. Bon n'est pas le terme approprié puisqu'il s'agit bel et bien d'u n chef d'œuvre où le savoir faire en matière de langage cinématographique de l'auteur s'allie à une histoire à la fois poétique et déroutante, De l'humour, des bons mots, un couple d'acteurs qui y croit. Je vous dit : un chef d'œuvre ! Quel dommage que Godard n'ait pas continué dans cette voie

selenie

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4,0Très bien
Publiée le 01/03/2014

Jean-Luc Godard est considéré par les critiques comme l'un des plus grands réalisateurs du septième Art, il le sait que trop bien et ce, depuis longtemps. "Pierrot le fou" est symptomatique de ce que son cinéma va devenir, une filmographie aussi prétentieuse et élitiste que son mettre d'oeuvre. Les années 60 offrant les derniers vrais chefs d'oeuvres du cinéaste avant de s'enfermer dans son monde. Car finalement Godard réalise ses films tel un dieu teinté du culte de personnalité, il se fout royalement du public... Titré au début "Le Démon de onze heures" ce film fut interdit au moins de 18 ans pour "anarchisme intellectuel et moral" ce qui doit encore le faire bander le bougre. Il retrouve Belmondo après son coup de maitre "A bout de souffle" (1959) et "Une femme est une femme" (1961) et tourne aussi son 6ème film avec sa muse et sa première femme Anna Karina. A l'instar de Fritz Lang dans le superbe "Le Mépris" (1963) il s'offre cette fois-ci la présence de Samuel Fuller... Bref Godard se façonne un mythe auquel on doit également cette célèbre tirade "qu'est-ce que je peux faire ? je sais pas quoi faire..." ... Godard signe là ce que certain considère comme le précurseur du road-movie à la Bonnie and Clyde à la différence près que Godard s'en sert surtout pour parsemer son film de pensées pseudo-philosophiques dont finalement on se fout tant ça devient indigeste. Le montage abrupte est symbolique de l'anarchie souhaité, quoique c'est surtout le pouvoir de dire je fais ce que je veux avec mon film qui transparait. Le début est en soi d'un m'en-foutisme éhonté, l'abandon de famille est ainsi simple et facile. Le glamour du couple Bébel-Karina n'est pas pour rien dans ce film pourtant envoûtant, certaines scènes touchent au sublime et les détails foisonnent (omniprésence du bleu-rouge à chaque plan). Si ce film reste magnifique il est aussi le début du déclin, JLG va s'engoncer de plus en plus dans son narcissicisme.

Estonius

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4,5Excellent
Publiée le 07/12/2013

Esthétiquement c'est un régal, les prises de vues sont somptueuses et Anna Karina merveilleusement mise en valeur. Sorte de road-movie avant la lettre, c'est souvent burlesque, souvent tendre et poétique, parfois surréaliste. On ne s'ennuie pas une seconde (on a même droit à Raymond Devos en guest star). Quant au scénario, le fait qu'il soit incompréhensible (et que Godard s'en tape manifestement) n'a somme toute pas grande importance. Tout au plus pourrait-on reprocher l'overdose de citations culturelle. Probablement le meilleur Godard.

douggystyle

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3,5Bien
Publiée le 26/05/2009

Découvrez la descente en enfer de cet homme posé et cultivé que l'amour à rendu fou incarné par un Belmondo loin de son rôle récurrent d’aventurier cascadeur. Godard y signe l’un de ses plus beaux films grâce à une maitrise parfaite de sa réalisation expérimentale, et donc aussi folle que le héros, décomposant totalement le récit entre un road-movie criminel et une romance délurée. L'histoire en tant que telle n'a pas grand intérêt mais sert de prétexte à une multiplication des idées de mise en scène. Les images étincelantes et le rythme lent sont les arguments, tout à fait compréhensible, des détracteurs de ce symbole éternel de la nouvelle vague.

Plume231

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4,0Très bien
Publiée le 29/08/2010

La photographie de Raoul Coutard est superbe, les paysages sont splendides, la composition d'Antoine Duhamel est inspirée, les caméos de Samuel Fuller, de Jean-Pierre Léaud, de Raymond Devos et de Jean Seberg (enfin je crois que c'est elle!) sont sympathiques, les dialogues sont beaux et l'ensemble fourmille de bonnes trouvailles de mise en scène. Il est juste dommage que le rythme soit un peu languissant au début de la seconde moitié mais c'est sans trop de conséquence bien que j'ai un peu décroché à ce moment-là. Autrement, Anna Karina est absolument belle à croquer. On comprend totalement qu'on puisse tuer ou la tuer pour elle. Jean-Paul Belmondo, bien que son imitation de Michel Simon soit un peu ridicule, loin de son personnage agaçant d'"A bout de souffle" donne une interprétation assez subtile. Allez un peu de poésie anarchique dans ce monde d'abrutis cela n'a jamais fait de mal, au contraire.

fuck-les-modérateurs-allociné

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0,5Nul
Publiée le 03/04/2008

une escroquerie

scorsesejunior54

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/02/2007

Un vent de liberté planait en cette année 1965, date de réalisation de "Pierrot Le Fou". La révolution culturelle était engagée, tout comme le mouvement de Nouvelle Vague Française, et par extension Européenne qui a tant marqué l'histoire du cinéma. Cette oeuvre fait effectivement l'éloge de la vie de bohème, sans règles si ce n'est de vivre au jour le jour, alternant entre amour, violence, poésie, littérature et art en général. Tout touche à une beauté sublime rarement atteinte, ce film étant sans aucun doute l'un des points culminants en matière de lyrisme tout mode d'expression confondus. Apaisant, sans aucun doute. Emouvant, tout autant. Philosophique aussi, avec une multitude de questions sans réponses. Provocateur également, à tel point qu'il fut qualifié à sa sortie "d'anarchie intellectuelle". Ce n'est pas faux, mais n'est-ce pas ce qui fait la beauté de cette oeuvre, qui, en s'affranchissant de toute convention possible n'a pour autre objectif que de marquer le spectateur et surtout lui faire vivre une expérience sensorielle extrêmement puissante ? Les sentiments des protagonistes nous envahissent sans aucun temps mort, toutes les capacités du spectateur étant mises à rude épreuve. Comment ne pas se sentir bouleversé par les tourments de Jean-Paul Belmondo, "beau comme tout", alias "Pierrot Le Fou" ainsi que la beauté très rare d'Anna Karina, charmeuse et charmante, parfait symbole d'une innocence perdue impossible à assumer ? Qui pourrait nous empêcher de rêver un peu, de s'envoler à travers toutes ces passions ravageuses qui épuisent en même temps qu'elles soulagent ? Je ne vois personne pour ce rôle et ai vécu ce chef-d'oeuvre comme il se doit, c'est-à-dire avec un regard émerveillé et bouleversé. Bravo et merci.

Rajdevaincre

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4,0Très bien
Publiée le 04/11/2013

Pierrot le fou, c'est l'envie folle d'un Godard fou. Un scénario fou, narrant la folle histoire d'un jeune couple fou. Aventures folles, dialogues de fou... voilà ce qu'y attend Ferdinand le fou et sa folle Marianne. C'est donc une réalisation de fou, accompagné de couleurs folles que nous, spectateurs fous, nous admirons follement. Bleu, jaune, vert, rouge... remplissent cet écran blanc qui nous montre une histoire noire. Un jeune fennec et un perroquet fou complètent cette brochette de folie. Regardant cette folle écriture, nous réfléchissons. Devant les folles mises en scènes de ce Godard fou, nous admirons les courbes folles, de la belle Marianne. Nous écoutons attentivement les folles répliques de Pierrot le fou. Des répliques poétiques, des scènes magnifiques, de superbes musiques, aucun hic, dans la mise en scène si mythique des aventures de notre couple anarchique, traversant le pays dans leur engin mécanique. Pierrot le fou, film référence se référant aux références littéraires. Pierrot le fou, film bleu blanc rouge. Pierrot le fou, film imaginatif. Pierrot le fou, film évasif. Pierrot le fou, film explosif.

Parkko

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1,5Mauvais
Publiée le 18/07/2011

Ingmar Bergman avait dit pour Godard que ses films étaient juste réservés à la critique. S'il est allé assez loin, avouons tout de même que Godard semble se désintéresser complètement de son spectateur. Ce n'est pas forcément un mal (il n'est pas là à vouloir contenter le plus grand nombre et ne cherche pas à dénaturer ce qu'il veut faire) mais dans Pierrot le fou, c'est fait avec tellement de prétention que ça en devient lassant. C'est un cinéma qui ne m'intéresse absolument pas. Je ne comprends pas l'intérêt de son propos et c'est pas en laissant passer deux trois réflexions sur le cinéma que ça va m'intéresser beaucoup plus.

Caine78

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3,0Pas mal
Publiée le 30/01/2009

Dans l'absolu, c'est vrai que "Pierrot le Fou" pose une question essentielle qu'il serait injuste de lui retirer : qu'est-ce que l'art? Et bien justement pour moi, l'art ce n'est pas ça! Godard manie en effet de manière curieuse les genres, aussi bien polar à certains moments que road-movie, évoquant aussi bien la musique que la peinture, certaines scènes s'avérant ainsi des plus savoureuses, d'autres à la limite de l'ennui. On peut il est vrai être charmé par cette déconstruction totale, cette liberté dans un récit qui se construit au fur et à mesure de l'imagination des personnages, mais il est pourtant en conséquence de pouvoir ne serait-ce qu'un seul repère, une seule certitude. Tout cela est bien sur voulu, et Godard sait l'amener avec un réel talent, mais on a vraiment du mal à pouvoir se captiver pour tout cela, et ce même si certains dialogues entre Jean-Paul Belmondo et Anna Karina sont particulièrement savoureux. "Pierrot le Fou" fait ainsi partie de ces films qu'il faut avoir vu, gardant un intérêt profond à bien des aspects (les dernières images sont d'ailleurs particulièrement réussies), mais pour lequel on n'a pourtant un peu de mal à être fasciné à l'arrivée.

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