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    Little Joe
    note moyenne
    3,0
    191 notes dont 30 critiques
    répartition des 30 critiques par note
    1 critique
    5 critiques
    14 critiques
    7 critiques
    3 critiques
    0 critique
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    30 critiques spectateurs

    CinÉmotion
    CinÉmotion

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    3,5
    Publiée le 24 novembre 2019
    Le film avait un fort potentiel et je dois avouer qu'à la vue de la bande-annonce je m'attendais à beaucoup mieux, ou en tout cas à beaucoup plus palpitant. Le scénario est bon avec en toile de fond une mise en question des risques de la transformation génétique et l'idée concept est pour le coup vraiment bien trouvée. Ce choix de ne jamais vouloir prendre une direction tranchée dans l'évolution de l'intrigue et de jouer et dérouler toute l'ambiguïté sur l'origine inoffensive ou non de la fleur permet de retenir l'attention jusqu'à la fin. Le casting est superbe et ça joue très juste, mention spéciale pour Emily Beecham. Les plans, le cadre et les mouvements caméras sont tout au long du film très soignés, précis et très travaillés, jouant constamment sur l'avant plan et l'arrière-plan. La musique ou devrais-je surtout dire le sound design joue un rôle majeur dans la mise en place du climat global, qui est clairement angoissant. Le gros bémol que je mettrais est sur le rythme du film, qui se veut trèèèèèès lent ce qui à mon sens fait perdre beaucoup d'intensité au déroulement de l'intrigue et à l'évolution de la fleur et de son impact sur ceux qui l'entoure. J'aurai je pense aimé voir un crescendo beaucoup plus rythmé et surtout plus abrupte avec une fin beaucoup plus violente, étant donné que la fin ne laisse pas de doute sur la question centrale du film. Je reste donc sur la fin en restant un peu sur la mienne, de faim. Mais le film est bien malgré tout.
    BabyDoll
    BabyDoll

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    3,0
    Publiée le 22 novembre 2019
    Une expérience moderne qui démontre que la science est parfois stupide. On peut d’ailleurs noter un certain cynisme dans ce domaine, j'ai apprécié l'actrice principale qui participe grandement à l'étude du suspense. J'ai quelques réserves sur l'utilisation volumineuse de la musique, qui n'a pas toujours sa place dans un duel de dialogues bien troussés. J'ai soupiré à plusieurs reprises à cause de ça mais c'est un bon moment, un film original mais ne vous attendez pas à un film avec de l'horreur et de l'action.
    Frederic S
    Frederic S

    Suivre son activité 633 abonnés Lire ses 244 critiques

    2,0
    Publiée le 13 novembre 2019
    Le bonheur par les fleurs ! Voilà l'objectif que s'est fixé un laboratoire en créant une espèce végétale génétiquement modifiée dont le parfum doit rendre heureux son propriétaire à condition de s'en occuper régulièrement. Supervisées par Alice (Emily Beecham), une jeune mère divorcée, les recherches autour de ces fleurs évoluées vont bientôt prendre une tournure particulièrement dangereuse lorsque leur pollen va sembler influencer le comportement humain bien au-delà de l'effet voulu... Esthétiquement, "Little Joe" se démarque rapidement du tout-venant par son extrême minutie apportée au moindre détail à l'écran pour que chaque élément du cadre soit en corrélation avec ce que le film est en train de raconter. De ce point de vue, la démarche artistique presque jusqu'au-boutiste de Jessica Hausner est assez bluffante. En vrac, on pourrait citer les décors avec notamment celui de ces serres à la froideur clinique en totale contradiction avec l'élément "naturel" étudié, la signification très révélatrice de certains costumes (par exemple, la blouse verte délavée des chercheurs renvoie encore à ce paradoxe science/nature, les tenues florales de la psychanalyste de l'héroïne en disent beaucoup sur la façon de traiter sa patiente dans la continuité des "créatures" du film, etc) ou, enfin, les différents jeux jamais innocents de lumières et de couleurs de chaque scène... Bref, "Little Joe" est incontestablement un film doté d'une identité visuelle forte aussi utile à nous immerger dans son ambiance que pour souligner chacun des points soulevés par le déroulement de son "Invasion des Profanafleurs". Sur le fond, on ne peut en effet contester que le long-métrage de Jessica Hausner use de son sujet pour brasser un nombre conséquent de thématiques. À la lecture du pitch, les conséquences d'une manipulation artificielle et dangereuse de l'environnement sont bien sûr la toile de fond la plus évidente mais "Little Joe" met surtout en son centre la complexité du lien entre Alice et son fils Joe. Si tout paraît idyllique au premier abord, Alice est en réalité complètement partagée entre son rôle instinctif de mère qui la force à avoir son fils auprès d'elle et le frein inconscient que représente Joe sur sa vie personnelle ou professionnelle. L'apport d'une fleur (dont elle est la "mère") au sein de l'environnement familial va être l'occasion d'exposer les non-dits autour des contradictions de cette relation aussi bien du point de vue maternel que celui de l'enfant en pleine puberté. Par le prisme de cette prise de pouvoir florale, "Little Joe" va également aborder l'uniformisation en milieu professionnel où tout élément marginal a pour vocation d'être éradiqué ou encore celle plus large des individus toujours prompts à suivre un chemin prédéfini. On n'ira pas plus loin pour ne pas dévoiler les perspectives offertes par les tenants et aboutissants de l'influence de ces fleurs mais le fait est que le film explore la plupart des méandres thématiques que lui offre son cadre et ses personnages. Seulement, à l'instar de sa direction artistique, il le fait avec une telle méticulosité (et, parfois, en le surlignant sans grande subtilité -fallait-il vraiment que l'héroïne exprime sa plus grande faille à voix haute ?) qu'il donne le sentiment d'être presque trop scolaire, comme une sorte de premier de la classe qui s'assurerait de ne rien avoir oublié des points d'une leçon à aborder sans faire place à sa propre imagination. En bon élève, "Little Joe" propage les racines de son sujet SF à tous ses niveaux de lecture mais il utilise finalement cet aspect SF comme un simple prétexte à sa savante étude de cas sans jamais aller au-delà des poncifs induits par une telle idée. On se retrouve ainsi spectateur d'un film totalement prisonnier de sa démarche auteurisante et dont on guette un débordement, un grain de folie, qui ne viendra jamais tant la démonstration paraît bien trop appliquée. De fait, cette volonté de perfectionnisme agaçante dans lequel "Little Joe" se complaît le condamne à éviter toute sortie de route qui lui aurait fait un bien fou et se retourne fatalement contre lui pour ne provoquer qu'un ennui poli... À moins de s'injecter directement le pollen de ces fleurs dans les veines, dur de ressentir la moindre euphorie devant ce film de Jessica Hausner ! Les qualités de forme et de fond ont beau être notables, l'ensemble se veut tellement brillant et bien pensé à chaque recoin qu'il en devient terriblement excluant vis-à-vis de la moindre implication émotionnelle.
    Jorik V
    Jorik V

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    3,5
    Publiée le 7 décembre 2019
    Rare de commencer par cet aspect d’un film mais, en dépit de la qualité de ce long-métrage, la musique est ici tellement horripilante qu’elle ne mérite qu’une chose : c’est qu’on la mette en avant dans le mauvais sens du terme. Nous sommes dans une sorte de thriller minimaliste mâtiné de science-fiction (ou de fantastique selon comment on le prend) et Jessica Haussner, la réalisatrice de ce « Little Joe », a fait le choix d’une bande son complètement décalée par rapport à son sujet. Ce n’est pas forcément un mauvais choix et pas mal d’œuvres ont su trouver le ton (ou plutôt la note) juste avec une musique qui soit en total décalage avec ce que l’on voit à l’écran, on pense notamment aux films de Lars von Trier. Mais alors ici cette espèce de musique de restaurant chinois mêlée à des aboiements de chiens et des cris de singe assortis de cordes stridente est tout simplement épouvantable. Elle fait mal aux oreilles et apparaît totalement inappropriée. Heureusement, elle n’est guère présente dans ce long-métrage de l’autrichienne habituée aux univers froids et désincarnés. On se demande aussi par quel hasard son film s’est retrouvé en compétition officielle au dernier Festival de Cannes. Pas qu’il soit mauvais, c’est même plutôt intrigant et réussi, mais pas vraiment en phase avec les diktats habituels de la sélection. Plus étrange encore, le fait que le jury de cette édition ait décerné le prix d’interprétation à Emily Beecham pour ce film. L’actrice est bonne, on ne peut le nier, mais on est loin, très loin d’une prestation renversante et d’un rôle mémorable. Surtout quand en face vous avez, par exemple et pour être chauvin les filles de « Portrait de la jeune fille en feu » ou « Roubaix, une lumière » … Ceci mis de côté, « Little Joe » ne plaira pas à tout le monde par son aspect clinique extrême et son rythme parfois neurasthénique mais il développe un côté intrigant et un univers original tout à fait plaisant pour qui voudra bien s’y laisser plonger. Certains y trouveront des longueurs mais cette certaine langueur et ces scènes répétitives au laboratoire servent le film et permettent de s’investir dans son ambiance si particulière. L’histoire embrasse un peu celle des films de contamination ou d’invasion du type « L’invasion des profanateurs de sépulture » ou « La Chose » mais sur un ton, une esthétique et un aspect tout sauf horrifique. C’est davantage poétique et métaphorique ici puisque c’est par le biais des fleurs que se fait l’infection et que ça rend les gens différents mais visiblement heureux. Là est aussi tout l’art de la cinéaste puisque, si le film ne fait pas peur, il inquiète tout de même avec ces personnages légèrement différents. Elle parvient à instaurer le doute dans l’esprit du spectateur à savoir si tout cela est le fruit de la paranoïa d’un personnage puis de la protagoniste principale ou si ces fleurs sont bien nocives. On y voit en creux donc un parallèle malin avec notre société de consommation, prête à tout pour atteindre un bonheur factice nous rendant tous similaires et abêtis. La mise en scène carrée, sèche et froide colle parfaitement au sujet et aide à instaurer cette ambiance clinique où tout est aseptisé, du laboratoire au foyer de l’héroïne, théâtres principaux de l’histoire. Une esthétique travaillée basée sur les blancs et les verts d’où ressort le rouge de cette fleur si particulière. C’est beau à regarder et intrigant tout du long. On aurait aimé peut-être un côté thriller plus développé et une ou deux scènes bizarres ou de tension en plus mais on accepte le côté soft et pudique à ce niveau sans peine. Et Kerry Fox est un second rôle de choix, en contrepoids à la bizarrerie ambiante. Un film original et hautement sympathique. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 582 abonnés Lire ses 1 408 critiques

    3,5
    Publiée le 12 novembre 2019
    Comment le style clinique et peu générateur d'émotions de Jessica Hausner allait-il s'acclimater dans un scénario de science-fiction, genre que la cinéaste autrichienne n'avait pas pratiqué jusqu'alors ? La réponse donnée par Little Joe surprend peu quand on a vu ses précédents films mais ce n'est pas pour autant qu'elle est dénuée d'intérêt, tout au contraire. L'histoire de ces fleurs génétiquement modifiés et de leur pouvoir sur les humains pourrait être un épisode de la Quatrième dimension et a même quelque chose à voir avec la célèbre série Les envahisseurs. L'atmosphère générale de Little Joe est très particulière, oppressante et douce à la fois, admirablement orchestrée par une mise en place visuelle très travaillée de même que le climat sonore avec sa musique dissonante et japonisante. Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, cette citation du bon vieux Rabelais est illustrée dans le film avec un humour à froid assez monstrueux et typique de la réalisatrice (on n'ose dire à la manière autrichienne mais il ressemble à celui de Haneke ou de Seidl). Dans cette espèce de fable ou de cauchemar climatisé qu'est Little Joe, certains verront sans doute un côté grotesque et affecté mais c'est précisément ce que vise Jessica Hausner dont le cinéma est toujours dans la rupture d'équilibre et dans une ambigüité déstabilisante. Formidable en tornade rousse dans Daphné, Emily Beecham a remporté le Prix de la meilleure interprétation à Cannes et la récompense est amplement méritée. Son jeu subtil et sans effets se marie parfaitement bien à une mise en scène soyeuse qui privilégie les lents travellings.
    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 22 novembre 2019
    La première chose qui frappe est l'esthétique du film, à la fois plutôt classique pour le genre et d'une atmosphère anxiogène singulière. Visuellement c'est assez hypnotisant, mais malheureusement on en dira pas autant de la musique, aussi inattendue que bizzaroïde. La force du film réside sur un point, en effet jamais on nous sert la solution sur un plateau et donc le film repose sur l'ambiguité de la problématique : est-ce que Little Joe est en mutation pour sa survie ou est-ce que Alice et Bella traversent un moment difficile de leur vie ?! En toile de fond il y a aussi les questions que posent la manipulation génétique, avec sa dose de paranoïa. Sur le fond donc la réalisatrice signe un film plein d'acuité et d'intelligence, à la fois dérangeant et interrogatif. Site : Selenie
    Christoblog
    Christoblog

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    1,0
    Publiée le 16 novembre 2019
    L'idée originale du film n'est pas mauvaise : une plante est capable d'influencer les sentiments des hommes à son profit, pour survivre, du fait qu'elle a été créée génétiquement stérile. Du coup, les humains l'entourant deviennent possédés par elle, façon bodysnatchers. De ce concept fumeux, on imagine que certains réalisateurs auraient pu tirer quelque chose de décapant et potable (Lanthimos, Ostlund, Ozon ?). Ce n'est pas le cas de Jessica Hausner, qui propose un exercice de style théorique et peu incarné. Les intérieurs, les extérieurs, les lumières, les couleurs, les vêtements vraiment affreux : tout concourt à inspirer un sentiment clinique de froideur très calculé. Les acteurs jouent assez mal (regardez la photo ci-dessus pour vous en convaincre) et ne contribuent aucunement à la crédibilité du propos. La progression de l'histoire est surlignée de façon outrancière, notamment par une bande-son qui semble faite pour éprouver notre résistance au stress auditif (stridence, balle qui rebondit et aboiement de chien). Regarder ce film absolument raté constitue une véritable souffrance.
    L'AlsacienParisien
    L'AlsacienParisien

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    3,0
    Publiée le 29 novembre 2019
    "Little Joe" est un film d'auteur stylisé et très atypique. C'est une belle tentative de la réalisatrice allemande, Jessica Hausner, qui s'essaye ici au thriller psychologique aux connotations écologiques. Pour ma part, il ne m'a pas laissé indifférent et a même réussi à me mettre mal à l'aise par son atmosphère totalement anxiogène. Ici, une fleur transformée par une équipe de scientifiques aurait la vertu singulière de rendre celui qui la hume heureux. Mais l'accès à ce bonheur se transforme en délire paranoïaque, embarquant le spectateur dans un doute total, jonglant constamment entre une double, voire une triple lecture barrée et dérangeante. Est-ce un virus qui se propage ? Une folie parano ? Ou bien simplement l'effet escompté à l'origine de cette expérience ? On ne sait quelle piste suivre tellement la forme a tendance à nous induire en erreur ; entre ses tableaux épurés aux couleurs criardes et ses musiques stridentes et démonstratives. C'est d'ailleurs peut-être l'une des imperfections du film, celui de surligner une ambiance au détriment d'un fond un peu trop nébuleux. C'est dommage car ça réduit parfois "Little Joe" à un exercice de style étrange et pas pleinement maitrisé. Sinon, l'aspect thriller "seule contre tous" fonctionne à merveille, suscite notre intérêt et gêne. On perçoit aussi un message de prévention écologique démontrant que jouer avec la nature peut s'avérer néfaste pour l'Homme... Et bien que "Little Joe" vaille le coup d'oeil, son prix d'interprétation féminine décernée à Emily Beecham au dernier Festival de Cannes reste un gros point d'interrogation...
    Yves G.
    Yves G.

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    1,5
    Publiée le 21 novembre 2019
    Alice (Emily Beecham) élève seule son fils Joe. Elle s’investit plus que de raison dans son travail de phytogénéticienne dans un laboratoire botanique. Elle y est chargée avec son collègue Chris (Ben Whishaw) du développement d’une plante révolutionnaire susceptible de développer chez ceux qui en hument le pollen un sentiment de tendresse maternelle. Toutefois les premiers tests révèlent des résultats surprenants. Jessica Hausner est une réalisatrice au style particulier. Formée à l’école de Michael Haneke (elle travailla comme script sur le tournage de "Funny Games"), elle reproduit les caractéristiques bien reconnaissables du maître autrichien bi-palmé (pour "Le Ruban blanc" en 2009 et pour "Amour" en 2012) : des plans savamment composés, une musique et un son très travaillés, la violence sous-jacente des situations, des univers glaciaux qui reflètent le vide désespérant des cœurs et des âmes… Cinéaste européenne par excellence, elle a d’abord tourné en Autriche ("Lovely Rita", "Hotel"), puis en France ("Lourdes"), en Allemagne ("Amour fou") et maintenant au Royaume-Uni avec un casting cosmopolite où on reconnaît Kerry Fox, l’actrice néo-zélandaise fétiche de Jane Campion qui tenait, il y a près de trente ans, le premier rôle de "An Angel at my table". "Little Joe" flirte avec le surnaturel : la plante créée par Alice diffuse un poison qui prend possession de la volonté de ceux qui la respirent. Le film se réduit à cette idée-là. Certes, Emily Beecham joue excellemment (sa composition lui a valu le prix d’interprétation féminine à Cannes) ; mais le plaisir qu’on prend à la regarder ne suffit pas à lui seul à maintenir l’intérêt du spectateur deux heures de rang.
    ffred
    ffred

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    3,5
    Publiée le 15 novembre 2019
    Prix d'interprétation féminine pour Emily Beecham au dernier festival de Cannes pour ce film. Elle est très bien, dans un rôle un peu ambigu et tout en retenue, mais je ne l'ai pas trouvée renversante. N'ayant pas vu tous les films en compétition je ne me prononcerai pas plus avant, étonnant cependant. Le film en lui-même est intriguant. Un côté fantastique assez hypnotique, une ambiance oppressante et paranoïaque dans une atmosphère froide et clinique. La mise en scène de Jessica Hausner (Lourdes) est assez minimaliste, sèche, efficace. Le scénario aussi...jusqu'au dénouement. Pas de rebondissement, pas de surprise, avec une impression de "tout ça pour ça". Dommage car le sentiment d'ensemble était très positif jusqu'à là. Malgré cela, et un rythme très lent, je ne me suis pas ennuyé. Belle interprétation du reste du casting également, Ben Wishaw et Kerry Fox en tête. Et les enfants sont particulièrement inquiétants. La photo et les décors sont superbes, le son excellent et la musique stressante. Au final un film étrange, qui peut questionner sur le bonheur et faire réfléchir sur les manipulations scientifiques, auquel il manque certainement une certaine émotion. Le tout reste tout de même un peu trop en surface nous laissant, un peu décontenancés, sur notre faim.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    3,5
    Publiée le 16 novembre 2019
    #LittleJoe est une réussite visuelle et narrative 🌹 Dans la lignée du classique Profanateurs de Sépultures, le long métrage est un brillant étalage de l'uniformisation des masses C'est aussi un film envoûtant, paranoïaque, qui s'offre une BO oppressante superbe
    PLR
    PLR

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    2,0
    Publiée le 18 novembre 2019
    Une fleur, génétiquement modifiée, mise au point à partir d’un virus ! Inoffensif normalement mais, le petit malin, aurait envie de muter avec la complicité de son hôte végétal dans un rapport donnant-donnant. Je ne sais pas quelle est la part de science-fiction (ou de simple anticipation) là-dedans ou s’il y a déjà des bases scientifiques ? Cette fleur est censée agir sur l’humeur et rendre heureux, une sorte d’anxiolytique finalement. Pourquoi pas, il y a bien des parfums qui sont apaisants. Fil conducteur du scénario, c’est dangereux ou pas ? Pour le cerveau surtout. Quelques alertes, quelques symptômes pourraient le faire penser. Alors, on arrête tout ou on continue sans ébruiter les soupçons ni le protocole scientifique discutable utilisé ? Ça fait penser à des situations sanitaires qui n’ont pas toujours pu être étouffées. Voilà pour le thème. Pour ma part, ça m’a surtout rendu apathique. Comme quoi… cette fleur a bien des pouvoirs ! Le style narratif est fort peu dynamique et le sujet aurait pu dépasser les états d’âme au profit d’une vulgarisation scientifique, éventuellement moralisatrice, pourquoi pas ? Mais, mis à part, que c’est du cinéma d’Art et d’Essai (j’aime bien en général) on ne discerne pas trop sur quel registre cinématographique tout ça se situe.
    Les choix de pauline
    Les choix de pauline

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    4,0
    Publiée le 30 novembre 2019
    Étrange figure de style. Le film a un charme indéniable. J'ai beaucoup aimé sa stylisation, son ambiguïté , sa froideur, son drôle décalage . On est constamment sur le fil. Est- on face à une dystopie ou à une mère qui perd les pédales face à l'adolescence de son fils? La mise en scène est impeccable .L'actrice est très bien mais de là à lui donner le prix d'interprétation à Cannes ?? J'aurai plutôt donné un petit prix au film . Un bon film mais qui n'est pas non plus majeur.
    Marie M.
    Marie M.

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    3,5
    Publiée le 5 juin 2019
    Réalisé avec une froideur clinique, "Little Joe" est riche en thématiques abordées. Malgré quelques longueurs, le film interroge de manière intelligente sur la façon dont l’humain modifie la nature, sur le bonheur, la maternité, la carrière… Jessica Hausner revisite le mythe de Frankenstein dans une dystopie où l’étrangeté et la cruauté renvoient l’homme à son égoïsme et son égocentrisme. Malgré un travail poussé, quasi chirurgical, sur la mise en scène, celle-ci prend peut-être un peu trop le pas sur le scénario et distance petit à petit le spectateur par une tendance à la contemplation. La réalisatrice autrichienne va jusqu’au bout de son idée et confectionne un univers à la limite de la perfection, remportant au passage le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour son actrice Emily Beecham. de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress
    Hervé L
    Hervé L

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    3,5
    Publiée le 22 novembre 2019
    Un thriller phytogenetique intéressant et original mené par une anglaise frigide et coincée qui finit par croire à la science fiction de ses creations Une très belle ambiance soutenue par la bande son
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