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    Dans un jardin qu'on dirait éternel
    note moyenne
    4,1
    536 notes dont 67 critiques
    répartition des 67 critiques par note
    21 critiques
    31 critiques
    7 critiques
    6 critiques
    2 critiques
    0 critique
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    67 critiques spectateurs

    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 9 juin 2019
    La qualité première du film est la délicatesse...C'est presque une leçon de poésie, savoir profiter de l'instant, et cela s'inscrit dans une tradition nippone, préparer le thé….la première partie du film, nous montre l'apprentissage, et je dois avouer qu'il y a un savoir faire spécifique, et que ce n'est pas en quelques heures de cours que vous saurez l'acquérir...Le spectateur assiste donc à quelque chose de très délicat, mais aussi très technique., pour ne pas dire artistique….Le film allie humour sophistiqué et délicatesse….Les spectateurs riaient régulièrement (mais il faut dire qu'ils étaient bon public et plutôt en forme) …le film nous montre le souci du détail, (pour plier une serviette, la faire claquer, pour mélanger les feuilles de thé, les broyer, pour verser le breuvage, pour choisir son bol, et plein de petites choses qui peuvent perdre un peu le spectateur) Mais quel régal de suivre les deux jeunes actrices et leur professeur, dans ces cours artistiques…On apprend des tas de choses, sous forme de fiction, et l'on comprend l'importance à ce niveau des traditions...Que d 'émotions autour de celles ci…. Mais le film a une seconde partie où la vie rattrape les deux jeunes amies ( peinte étudiantes), (amour, études, décès ) l'émotion devient très palpable vers la fin du film, nous donnant d'autres leçons cette fois, sur la vie, le temps qui passe, l'amitié, l'attachement aux parents, avec toujours autant de délicatesse et de poésie…..Ce film c'est de la poésie en temps réel, avec une photographie et une lumière digne de Kore Heda, (Japon) voire de grands cinéastes coréens (Im Kwon Taek)...Ce film c'est du bonheur et de l'intelligence, dans un écrin de délicatesse (ne manquent que des liens plus étroits entre la professeur et ses deux élèves (le film m'a semblé froid à ce niveau)..Qu'importe, ça se regarde et s'écoute comme du grand cinéma poétique….
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 27 août 2020
    Dans un jardin qu'on dirait éternel est l'exact opposé de Tenet et fait un bien fou, éloge de la lenteur et de la contemplation dans ce monde de brutes. Comme l'exprime le leitmotiv du film, "Chaque jour est un beau jour", et la répétition peut-être source de bonheur et de sérénité. Ainsi, l'héroïne du long-métrage de Tatsushi Ômori (réalisateur jusqu'ici inconnu au bataillon) convoque ses souvenirs des thés, pour évoquer cette sorte de thérapie qui lui a fait comprendre quelle était sa place dans la société. Le film est une expérience sensorielle qui dit l'importance du passage des saisons et de ses propres sensations face à la pluie, le froid ou la chaleur. Pendant la cérémonie du thé, le temps suspend son vol et ces petits gestes qui le caractérisent sont autant de marques de respect à la nature. Quel raffinement, quelle délicatesse et quelle élégance dans ce film aux enjeux dramatiques limités mais dont les vertus apaisantes sont incontestables dans une salle de cinéma où, là aussi, le tumulte du monde est tenu à l'écart, une centaine de minutes durant (à moins de préférer l'agitation de Tenet, hé, hé). Hormis une voix off superfétatoire, Dans un jardin qu'on dirait éternel est un sans faute émotionnel. Bien qu'elle n'ait qu'un second rôle, le spectateur n'a d'yeux que pour la vénérable Kirin Kiki, vénérable maîtresse de cérémonie, qui trouve là un rôle à sa mesure, peu avant sa disparition. Comme un symbole de sagesse et d'expérience, dans la bienveillance et la compréhension harmonieuse du monde.
    tupper
    tupper

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    4,0
    Publiée le 29 août 2020
    Un film autour de la cérémonie du thé ce n’est à priori pas très sexy. Mais à travers l’apprentissage de ce rituel, c’est l’apprentissage d’une vie auquel on assiste. L’apprentissage du geste juste, harmonieux, respectueux de la tradition. L’apprentissage des sens, du temps qui passe au fil des saisons, de l’échec, de la fierté, de la déception,... De manière poétique, apaisante, lente mais pas longue ou ennuyeuse ce récit monopolise nos sens et invite à la méditation et l’introspection. On peut aussi y voir une critique ou tout au moins une description de la condition féminine dans la société japonaise.
    Vanin0_o
    Vanin0_o

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    5,0
    Publiée le 27 août 2020
    Vous est-il déjà arrivé de voir un film tellement MÉDIOCRE que votre colère s'épand à flots ? Cela m'est arrivé hier, avec TENET. J'aurais pu m'arrêter là, faire une insomnie... Mais non ! J'ai enchaîné avec DANS UN JARDIN QU'ON DIRAIT ÉTERNEL qui a finalement sauvé ma journée, par l'apaisement qu'il distille, sa grâce, sa profondeur existentielle et thématique. Moralité... Le bonheur n'est pas là où les masses se ruent (la consommation), mais dans l'intimité humble, où infuse l'âme tout en saveur. Je tâcherai de me souvenir qu'il importe de vivre l'instant présent, avant toute chose, même si la vie nous bouscule dans ses urgences...
    Adelme d'Otrante
    Adelme d'Otrante

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    4,5
    Publiée le 28 août 2020
    Aller voir ce film le jour où sort celui qui est censé "sauver le cinéma mondial" est presque un acte politique, en tout cas un acte de foi. Foi dans un cinéma différent, foi dans un cinéma qui prend le temps, qui privilégie la patience à la vitesse, foi dans un cinéma qui glorifie les petites choses apparemment anodines, et foi dans le lâcher-prise que propose le bouddhisme zen japonais. La perfection du geste, l'épure dans la répétition, le mouvement immuable des saisons, le bruit de la pluie sur les feuilles en automne, le thé matcha plus corsé en hiver, les bols que l'on n'utilise que tous les 12 ans, l'apprentissage qui ne sera jamais complètement accompli. Ce film suspend le temps, il transforme la salle de projection en un petit cocon protecteur que l'on emporte avec soi à la fin de la séance (qui n'aura jamais aussi bien méritée son nom), la sagesse et la philosophie japonaise infuseront encore longtemps. Et puis c'est là dernière apparition de Kirin Kiki, l'éternelle grand-mère de Kore-Eda ou Naomi Kawaze, quand son personnage transmet les codes de la cérémonie du thé à ses élèves on devine en filigrane les conseils d'une ancienne actrice à la jeune génération. On ne pouvait espérer pour elle plus beau testament. Nichinichi Kore Konichi (Chaque Jour Est Un Bon Jour)
    remyll
    remyll

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    5,0
    Publiée le 29 août 2020
    « Je restais immobile, tendu, quand j'entendis soudain : - Rien ne disparaît si l'on accroche une calligraphie portant le nom « Néant», alors que si c'est le mot « mort », tout s'annihile : Le néant n'anéantit rien , c’est la mort qui abolit tout». Je reconnus la voix basse et grave de Maître Rikyiu... » Si vous avez aimé ce passage tiré du très célèbre livre « LE MAÎTRE DE THE » de Yasushi INOUE vous aimerez le film DANS UN JARDIN QU’ON DIRAIT ÉTERNEL. Tout n’y est pas parfait, comme toute vie qui est forcément imparfaite, mais la poésie y est absolument sublime. Par ce film également didactique, on comprend mieux la réactique intellectuelle et societale japonaise, si particulière car absolument unique au monde. On retrouve avec un ultime grand plaisir l’actrice Kiki KIRIN que j’avais trouvée sublime dans LES DÉLICES DE TOKYO. Quant à la jeune Haru Kuroki elle caractérise à la perfection et par le biais de cette fameuse cérémonie du thé, toute la sublime beauté extérieure et intérieure de son propre personnage : Noriko. Ce film est un petit chef d’œuvre.
    Pascal C.
    Pascal C.

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    5,0
    Publiée le 30 août 2020
    Un film d'une rare profondeur, loin des blockbuster à l'américaine. Des images somptueuses. Apparaît ce que peut signifier l'instant présent, ici et maintenant. Un poème, à la gloire d'une culture ancestrale et intemporelle.
    FlecheDeFer ..
    FlecheDeFer ..

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    4,0
    Publiée le 5 mars 2020
    Un beau film, souvent émouvant, assez triste, esthétiquement magnifique, où il ne se passe en gros rien mais sans que ça ne gêne le moins du monde le plaisir du spectateur. Très japonais aurait-on envie de dire. Le film est surtout est un grand numéro du trio d'actrices avec en sus une sorte de passage de témoin entre la regrettée légende du cinéma japonais Kiki Kirin (dont ce sera le dernier film) et celle qui s'impose de plus en plus comme sa remplaçante, la magnifique Haru Kuroki.
    peehair
    peehair

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    5,0
    Publiée le 20 juillet 2019
    Beauté et sérénité. Magnifique philosophie de vie. Une plongée dans l'éternité du présent A voir absolument
    Kurama93
    Kurama93

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    5,0
    Publiée le 27 août 2020
    Dans un jardin qu'on dirait éternel est un très joli film, sur une jeune femme en perte de repères et d'idéal. A ces questions universelles (que fais-je faire de ma vie ? par quoi suis-je réellement animé ?), il offre des réponses douces et bienveillantes. Tout est histoire de prendre le temps, de se consacrer aux choses simples, trouver du sens à ce que l'on fait. C'est un film magnifique qui nous réapprend à aimer la vie. Le concept japonais Mono no aware, l'empathie pour les choses, est tout trouvé pour nous expliquer comment ce rituel autour du thé peut avoir un écho aussi fort en nous ! A voir absolument pour s'aérer l'esprit !
    JLY
    JLY

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    5,0
    Publiée le 25 mai 2019
    Le dernier film de l'immense Kirin Kiki. Une pépite du cinéma japonais. Sensibilité, épure et émotion.
    labadens
    labadens

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    4,5
    Publiée le 31 août 2020
    Madame Takeda est de celles qui ré-enchante le monde et sait écouter aussi bien les murmures du thé qui frémit que ceux du cœur des hommes. Tandis que le retour des beaux jours portent les habitants sur les plages de Yokohama ou dans les bars karaoké, elle fait le choix de la constance – « Chaque journée est une belle journée» - alors pourquoi chercher à combler l’existence par une frénésie trop humaine ? Son enseignement de l’art du thé lui a déjà beaucoup dit des soifs intérieures et de la manière de s’emplir, sans débordements, de cette matière chaude et savoureuse qu’on nomme aussi la vie. Et quel enseignement ! Captivant et hypnotique, il gorge d’importance tout ce qui pourrait ne pas en avoir. Ou en avoir trop, au point que l’analyse peut parfois prendre le dessus sur le lâcher-prise. La fluidité des gestes de Madame Takeda, du pliage d’une simple serviette à la finesse de ses pâtisseries, n’a ainsi pas d’équivalent. Sans parler de la fascination qu’exerce forcément la découverte d’un rituel riche et passionnant, dont la vieille dame fait don avec sagesse. La cérémonie du thé n’est qu’un prétexte lorsque le film rejoint la quête de la jeune Noriko pour chercher à comprendre le sens profond de sa vie. Sa cousine Michiko, elle, préfère foncer dans l’existence sans prendre le temps du recul. Elle rêve de voyages, d’amour, d’une famille à fonder, elle est le Japon d’aujourd’hui… Noriko admire cette insolence téméraire que sa timidité naturelle l’empêche d’appliquer. Sans idée du futur, elle se rend chaque samedi chez Madame Takeda pour apprendre le temps qui passe. Les saisons. S’inscrivant dans une tradition toute japonaise, elle apprivoise peu à peu le sentiment d’éternité, où le respect de soi et des autres communient. 24 ans plus tard, à l’heure du bilan, sa cousine Michiko, par son désir de modernité, n’a-t-elle pas reproduit un schéma autrement ancestral ? Noriko, elle, s’est vue capable de faire les mêmes choses, chaque année, de la même manière, petit à petit détachée de l’angoisse du lendemain. Plus qu’un récit initiatique de transmission entre générations, ce film apprend à mettre des suppléments d’âme dans nos actes, pour atteindre à une plus grande liberté. Sa force est de rester aussi humble que l’enseignement de Madame Takeda. Les mouvements de la caméra, aériens, rejoignent ceux de la vieille dame dans une osmose douce et sensible. Au beau milieu de ce jardin, hors du temps, l’image de Kirin Kiki, aux yeux rieurs, semble immuable. Dans un jardin qu’on dirait éternel l’honore une dernière fois autant qu’il sublime nos petites existences. Il ne tient donc qu’à nous d’infuser le monde, d’y déployer nos saveurs. Et de déguster cette tasse de thé, revigorante !
    velocio
    velocio

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    2,0
    Publiée le 26 août 2020
    A 20 ans, Noriko ne sait pas encore ce qu'elle va faire de sa vie. Sa cousine Michiko se décidant à suivre les cours de Madame Takeda, une enseignante spécialisée dans l'art du thé, Noriko se laisse entrainer dans cette voie. Et nous spectateurs, nous nous retrouvons embringués à sa suite dans ce cérémonial qui, si on cherche bien, peut s'apparenter à une leçon de vie. Une vie faite de répétitions, de règles intangibles et d'interdictions. Joyeux ! Tout au long du film, on entend la voix off de Noriko nous racontant ses états d'âme se mélangeant avec des déclarations de Mme Takeda ne volant jamais très haut. La question qu'on a le droit de se poser : qu'aurait donné le roman de Noriko Morishita s'il avait été adapté par Naomi Kawase, elle qui avait su si bien mettre en valeur Kiki Kirin, l'interprète de Mme Takeda, dans "Les délices de Tokyo" ? En tout cas, une certitude se dégage du film : le thé conserve ! En effet, on suit Mme Takeda pendant 24 ans et on ne la voit pas du tout vieillir. Et, pourtant, elle est décédée peu après le tournage du film !
    Katell M.
    Katell M.

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    5,0
    Publiée le 18 mai 2019
    Une merveille de délicatesse et de poésie. Sur la vie, les choix, l’amitié, la famille, le chagrin, le partage. Tous les jours est un bon jour.
    Sauron28
    Sauron28

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    5,0
    Publiée le 28 août 2020
    Quelle merveille ! Kirin Kiki nous accueille dans son havre de paix et nous initie à l’art de la cérémonie du thé. Un film doux et apaisant. « Chaque jour est un bon jour » pour aller voir Dans un jardin qu’on dirait éternel !
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